31 août 2007
Journée pète-rouleaux... d'outre-tombe
Aujourd'hui, c'est le dixième anniversaire de la mort de Diana. Inutile de préciser laquelle car il n'y en a qu'une.
De son vivant déjà, les médias nous cassaient les bonbons avec les merveilleuses aventures d'une princesse de Galles complètement déjantée, qui selon certains était plus proche de la nymphomane dépressive que de l'émouvante victime du vilain Charles.
En Angleterre (on l'apprend dans Marianne de cette semaine), beaucoup de patrons ont invité leurs salariés à respecter deux minutes de silence "afin de réfléchir au destin de la princesse Diana", qui si l'on en croit l'actualité est surtout de continuer à nous casser les bonbons que l'on soit fan ou pas.
Ca me fait penser... A qui aurais-je dû dire qu'en 1997, j'ai travaillé avec un gars qui gardait ce qui ressemblait fort à une Fiat Uno blanche bâchée dans son garage ("roulante mais qui ne roulait pas"), quelque part dans le fin fond du 77 ? Pour des raisons connues de lui seul, le type ne voulait à aucun prix que l'on soulève la bâche qui recouvrait la voiture. Il avait l'habitude de conduire bourré, était très dépressif aussi à cette époque là. Bah, on s'en fout.
Londres rend hommage à Diana (ça compense le fait que moi, non)
http://info.france2.fr/europe/33520291-fr.php
La théorie du complot perdure autour de la mort de Diana
(et ta soeur... Selon certains, Diana attendait un morpion au moment du tragique accident qui lui a coûté la vie. Information non confirmée, mais pas vraiment démentie non plus.)
http://www.rtlinfo.be/news/article/29094/--La+th%C3%A9orie+du+complot+perdure+autour+de+la+mort+de+Diana
La Cristaline, de la m... ? Ca se confirme.
Hier, prestation mémorable du RC Lens, qui a infligé un cinglant cinq à zéro au club de football suisse de Berne dans le cadre d'un match qualificatif pour la coupe de l'UEFA.
Sous le haut commandement de Guy Roux, les joueurs de Lens avaient perdu le chemin des buts adverses et s'étaient mis à jouer comme des hommes-troncs, avec JPP c'est terminé !
On ne sait pas encore si Nicolas Sarkozy, qui s'était battu bec et ongles pour soutenir la candidature de Guy Roux au poste d'entraîneur de club de Lens, a déjà téléphoné à Papin pour lui demander de "lever le pied", quant à Guy Roux on n'a aucune nouvelle de lui pour l'instant...
En recherche, probablement, d'un nouveau sponsor minéralisé pour financer sa retraite, l'ex-mascotte du "travailler plus" pour se la raconter plus se contente pour l'instant de la ramener moins, pour faire moins parler de lui.
Coupe de l'UEFA: Papin réussit son entrée avec Lens
http://www.lepoint.fr/content/a_la_une/article?id=198569
Les vins du Rhône menacés par un nouveau parasite
Le parasite, c'est le chômeur, le précaire ou l'étudiant qui refuse désormais de se casser le dos dans les vignobles pour la somme faramineuse de 8,44 euros bruts de l'heure, hébergement et repas non compris...
La maladie, qui frappait surtout la population française (réputée pour être composée de feignasses qui refusent de travailler plus), commencerait maintenant à gangrener les tribus d'Europe de l'Est, dont les pauvres commencent aussi à traîner les pieds pour venir travailler dans les magnifiques vignobles de nos vertes contrées.
L'Agence Nationale Pour l'Emploi ne ménage pourtant pas ses efforts pour faire reculer la maladie, dans un pays où le mépris du bipède désargenté est si institutionnalisé que plus personne ne s'émeut de voir des vignerons déplorer de ne trouver personne pour travailler quelques jours par an !
Les propriétaires vont-ils être obligés d'abandonner les Weston pour les grolles pourries et de troquer la Porsche contre un tracteur ?
A coup sûr, le mythe du patron en prendrait un sacré coup !
Sarkozy : les patrons peuvent compter sur lui !
... mais pas nous, car pour les Français, ce sera légèrement différent : le président de la République n'hésite plus à leur cracher dessus sans aucune retenue.
S'exprimant ce jeudi dans le cadre de l'Université d'été du MEDEF, qui se tenait à Jouy-en-Josas sur le campus d'HEC (le ton est donné), Nicolas Sarkozy, fortement applaudi dès son arrivée devant le micro, a prononcé un discours aussi creux que verbeux duquel on retiendra surtout que "la plaisanterie est terminée" : devant des chefs d'entreprise parmi lesquels il compte un certain nombre d'amis (et même son frère Guillaume), le président a confirmé qu'après avoir jeté quelques amuse-gueules aux Français, on allait enfin pouvoir passer à l'orgie prévue de longue date à laquelle ces derniers ne seront bien sûr pas conviés.
"Orgie patronale", l'expression n'est pas abusive, car si l'on voulait résumer l'allocution du chef de l'Etat devant les patrons, on pourrait dire que Nicolas Sarkozy a repris point par point toutes les exigences du MEDEF inlassablement répétées depuis un an par Laurence Parisot, que pour chacune il a dit tout le bien qu'il en pensait, et qu'il a assuré ensuite ses auditeurs que toutes leurs demandes seraient satisfaites (!). Ainsi, comme les chômeurs l'avaient déjà été avant même le 6 mai 2007, les salariés français et ceux qui ne le sont pas encore ou qui ne le sont plus vont être purement et simplement "exclus" d'une avalanche de cadeaux qui devra écrabouiller les uns pour rouler jusqu'au pied du sapin des autres, infiniment moins nombreux mais tellement plus importants que des millions de smicards aux yeux du chef de l'Etat !
...
Cela faisait déjà 15 ans que la France avait été abandonnée aux grands chefs d'entreprise, avec les résultats que l'on connaît, alors il était temps de sonner l'hallali et Nicolas Sarkozy l'a fait hier, en expliquant à tous mais d'abord à ses amis que le programme économique de la France allait désormais se calquer sur les rêves les plus inespérés des "patrons", fût-ce au détriment de tous ceux qui ne le sont pas.
Inutile de vous dire que Laurence Parisot (une héritière parmi d'autres, car il y en avait plus d'un hier à Jouy -vous avez noté le jeu de mots j'espère ?-) était particulièrement en joie, elle qui avait dû batailler ferme à la tête du MEDEF pour s'imposer en tant que successeure du terrible Ernest-Antoine Seillière, qui contrairement à Laurence n'hésitait pas, à mots à peine couverts, à menacer les gouvernements successifs de mettre toute la France au chômage si le patronat n'obtenait pas satisfaction sur... tout !
Refusant de se laisser houspiller par des éléments majoritairement masculins, qui allaient jusqu'à faire mine ne ne pas voir d'un bon oeil l'irruption d'une femme à la tête de l'organisation (beaucoup pensaient qu'on pourrait facilement manipuler Parisot tout en redorant l'image du MEDEF, ils ont eu raison), Laurence a fini par rentrer dans le rang et par passer de positions assez molles, sur nombre de sujets, à des positions tout à fait dignes de celles que défendait Ernest-Antoine. Résultat, au MEDEF on est plus heureux que jamais et chez les salariés on rigole beaucoup moins, car au fond tout le monde "sait"... A-propos du chômage par exemple, qui ne baisse constamment que dans le petit pois qui fait office de cerveau aux Lagarde et Borloo. Tout le monde sait aussi que les recrutements sont au point mort, dans toute la France. Que pour compenser le passage aux trente-cinq heures, que finalement seuls certains fonctionnaires font réellement, l'ensemble des patrons ont entubé l'ensemble des salariés en créant des systèmes de RTT qui ont souvent fait perdre à ces derniers à la fois de l'argent et des congés. Tout le monde est au courant, aussi, pour les boîtes qui ne cessent de fermer toujours, partout... Et tout le monde sait, enfin, pour les groupes comme Carrefour, le Club Med ou Renault, qui injectent tout l'argent récolté en France dans des pays étrangers où ils créent de l'emploi qui ne coûte pas tripette, mais qui rapporte gros...
On s'était habitués (ça s'habitue à tout un Français, surtout un chômeur ou un pauvre). On pensait que les choses allaient continuer d'empirer tranquillement, presque "gentiment", après 12 ans de présidence d'un Chirac qui tous les matins devait se faire tronçonner les nombreux poils qui lui avaient poussé dans chaque main pendant la nuit.
On se trompait. Avec Nicolas Sarkozy ce sera pire, bien pire, et tout va aller beaucoup plus vite !
Quant à Laurence, elle a rattrapé son retard sur Ernest, gagné définitivement ses galons de chef, mais à quel prix ? On le saura prochainement peut-être, s'il prend l'envie à des terroristes d'extrême-gauche, dont on n'a pas encore parlé, de loger une balle dans la tête de Laurence Parisot avant de lui en tirer une deuxième dans la nuque. Ca ferait du bruit. On retrouverait la cervelle de l'héritière, patronne du MEDEF et nouvelle égérie de Nicolas Sarkozy répandue dans le caniveau. Pendant que certains parleraient d'un assassinat honteux et lâche, d'autres se frotteraient les mains en souriant. Bêtement ?
Il ne pense pas à tout ça, Nicolas Sarkozy... Jamais à tous ceux qui ont pu se dire jeudi que cela "devrait" arriver, bientôt. Qui l'espèrent presque !
Pas vraiment de leur faute... A force de toujours tirer sur la même corde, elle est plus que jamais en train de rompre. A force de toujours aller trop loin, de toujours se foutre ouvertement de la gueule des Français, on les énerve, et on les énerve encore plus en leur servant des conneries comme celles au travers desquelles Sarko livre ses "diagnostics" à un centime d'euro, ou ses promesses empreintes de rhétorique de supermarché : "Les Français sont prêts pour le changement" ! "Je ne laisserai personne édulcorer la rupture" !
... et ma main dans la gueule, tu la veux, dis ?
Les annonces du chef de "son" Etat
- assouplissement des 35 heures : d'après Nicolas Sarkozy, il faut aller "beaucoup plus loin" dans la flexibilité du temps de travail, alors que des millions de Français crèvent quasiment de faim parce qu'ils ne trouvent pas un boulot à temps plein (quand ce n'est pas pas de boulot du tout) ou crèvent tout court pour d'autres parce qu'on les fait bosser 60 heures payées 35 (cela a été mon cas dans un groupe dont je tairai le nom ici, excepté que j'étais payé en "presque toute légalité" quelque chose comme 457 euros pas mois pour 240 à 250 heures mensuelles).
- remise à plat des prélèvements obligatoires (taxes et cotisations), destinée à prévenir les délocalisations : le président de la République semble s'imaginer que tout problème, quelle que soit sa nature, peut se résoudre avec un ou plusieurs cadeaux fiscaux. On en reparlera, car pour ce qui me concerne je ne suis pas persuadé que les chefs d'entreprise aient le souci permanent de faire plaisir au chef de l'Etat en restant en France, pour y produire pour un coût beaucoup plus élevé que dans d'autres pays des biens que les Français n'ont pas les moyens d'acheter, 5 millions d'entre eux ou plus étant déjà "des pauvres", "des précaires" ou "des chômeurs" (sans parler des conséquences sur les familles, dont les enfants, etc.).
- le droit du travail doit mieux protéger les chefs d'entreprise (via notamment une dépénalisation du droit des affaires) : là, je ne sais pas s'il est utile de vous dire ce que j'en pense, attendu que la totalité des entreprises dans lesquelles j'ai travaillé dans le secteur privé (grands groupes comme PME) violaient allègrement le Code du travail, ce qui d'ailleurs semble être un sport national chez nous puisque c'est le cas également pour tous les gens que je connais, sans aucune exception.
- il faut mettre un terme aux dénonciations anonymes en matière fiscale : sur le sujet, Sarkozy n'a pas hésité pas à parler de "Vichy" et de la "collaboration" pour décrire les (donc mauvais) Français qui dénoncent leur voisin ou leur collègue au fisc ! Bientôt, il sera peut-être interdit aussi de dénoncer les crimes de sang, si l'on ne veut pas se faire traiter de "nazi" par des policiers qui vous expliqueront que le président a décidé que cela ne devait plus se faire...
- il faut instaurer une procédure de lienciement à l'amiable : cette fois-ci, Nicolas Sarkozy a choisi de comparer l'entreprise à la... famille (!), citant même en exemple le cas de l'homme et de la femme dans un couple qui se sépare. Si eux peuvent le faire en toute simplicité, pourquoi l'entreprise ne pourrait-elle pas virer ses salariés à coups de pieds dans la gueule avec le plein accord de ces derniers ? (ben oui, comment est-il possible que personne n'y ait pensé plus tôt ?)
- la réduction du nombre de fonctionnaires est maintenue (évidemment) : c'est bien, ça va permettre de mieux financer les retraites des vieux, de relancer le pouvoir l'achat des Français via une relance préalable de la consommation qui va permettre aux entreprises d'augmenter leurs salariés, avec comme événement déclencheur la non-arrivée de nouveaux fonctionnaires dans l'effectif des cotisants... Du Devos ? Non, du Sarkozy.
- on va rapprocher l'Unedic et l'ANPE : ce qui permettra de vérifier l'adage selon lequel "zéro plus zéro égal la boule à Toto". Dans l'esprit du président, les gens bossent comme des malades à l'Unedic et à l'ANPE, et en mixant ces deux populations de fonctionnaires suractifs, on va trouver du boulot à tous les chômeurs, même si le président ne semble pas avoir parlé une seule fois de "créations d'emplois" dans son allocution...
- le taux du crédit d'impôt-recherche va tripler et majoré de 50% la première année : la recherche des meilleurs restaurants du Monde va donc devenir l'activité la plus pratiquée dans les grands groupes français. Pour le reste, on sait très bien que la recherche française se fait déjà à l'étranger et qu'elle contribue au développement économique de pays qui ont compris, eux, que le plus important dans la recherche, ce sont les applications.
- les patrons doivent négocier sur les salaires : mais s'ils ne le font pas, il ne se passera rien du tout, car le gouvernement serait mal placé pour donner des leçons de morale aux entreprises alors qu'il a catégoriquement refusé d'augmenter le SMIC... Il ne se passera donc aucun phénomène d'ampleur ou seulement notable au niveau des salaires en France, l'Etat ayant lui-même envoyé un signal inverse. Au pire, les salariés continueront de perdre leur job "comme tout le monde", parce que leur boîte fermera et au mieux, ils iront faire leurs courses à Ed plutôt qu'à Franprix pour ceux qui sont déjà un peu gênés aux entournures. Les autres continueront de crever la gueule ouverte (comme ça, les deux ou trois qui auront été augmentés pourront essayer d'y jeter des pièces).
- il faut réserver une partie des marchés publics aux PME : Nicolas Sarkozy dit qu'il soutiendra cette idée à Bruxelles, ce qui signifie grosso modo qu'elle ne sera jamais appliquée, d'ailleurs si Sarkozy bécote volontiers tous les caciques du MEDEF, il est beaucoup plus distant avec les gagne-petit de la CGPME (et pour une fois je ne lui donnerais pas tort, car c'est vraiment une organisation d'escrocs et de rigolos que je connais un peu pour y avoir travaillé et y avoir vu, surtout, nombre de choses proprement hallucinantes).
- il faut convaincre la BCE de mettre un terme à sa politique d'un euro fort : c'est l'une des nombreuses tartes à la crême de Sarko. Le chef de l'Etat s'imagine que si la valeur de l'euro diminue, les exportations vont s'en trouver facilitées. Comme tous les mauvais vendeurs, finalement.
- fusion Suez-GDF : Suez doit se spécialiser dans l'énergie. Une étape de plus est franchie dans la fuite en avant d'un ex-ministre dont on savait déjà qu'il n'avait aucune parole, puisqu'il s'était engagé mordicus à ce que GDF ne soit jamais privatisé. Non seulement on doit s'y attendre, mais Nicolas Sarkozy pense que son rôle de chef de l'Etat l'autorise à décider de ce que "devraient" être les activités des repreneurs potentiels ! On nage en plein délire, et ça devient malheureusement une habitude dans le cas Nicolas Sarkozy.
- lutte contre le gaspillage au sein de l'Etat : Sarkozy veut remercier des directeurs d'administrations centrales, fusionner plusieurs services (voir surtout l'article de Libé), dans l'objectif on suppose de placer des Sarkoboys un peu partout. Le serrage de ceinture ne concernera pas les pitreries montées de toutes pièces par le président, par contre, comme la commission Attali qui a un mois pour réfléchir sur les freins à la croissance : elle comporte 43 membres (!) parmi lesquels, on doit s'en féliciter, se trouvent un écrivain, un neuropsychiatre... mais pas de boulanger ni aucun tourneur-fraiseur.
La liste ne serait pas complète si l'on omettait de parler de la mise en place du contrat unique et de l'allongement envisagé de la durée de cotisation, qui devrait faire passer l'âge de la retraite à 61 ans dans un premier temps, puis à 62, etc.
Qu'avons-nous pu oublier ? Ah oui, l'une des meilleures blagues de Nicolas Sarkozy dans une journée qui aurait pu être très comique s'il s'était agi d'un sketch, et non pas d'un discours d'un président de la République qui préfère baisouiller avec les patrons du CAC plutôt que de servir les intérêts du peuple français. La blague, donc (pas si bonne que ça finalement), c'est que la hausse du coût de la vie c'est la faute à l'euro ! Pas la faute de l'Etat, qui ne légifère que sur des conneries mais jamais sur autre chose, et qui en la personne de son chef se montre, plus que jamais, absolument incapable de proposer le plus petit début de projet sérieux pour la France au cours des cinq prochaines années (au moins).
Moralité, les patrons peuvent compter sur Nicolas Sarkozy ! Nous, non.
Les effets de manches de Sarkozy (un des articles les plus complets)
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200735/les-effets-de-manches-de-sarkozy_50575.html
Nicolas Sarkozy aux patrons : «Vous pouvez compter sur moi»
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/275267.FR.php
Sarkozy volontariste devant le MEDEF mais peu de mesures concrètes
http://www.rtlinfo.be/news/article/28921/--Sarkozy+volontariste+devant+le+Medef+mais+peu+de+mesures+concr%C3%A8tes
30 août 2007
Pourquoi il faut faire empailler vos bananes
Le gouvernement français s'est vraiment décarcassé pour sauver la banane et la canne à sucre martiniquaises, puisque 12 jours seulement après le passage du cyclone Dean (un exploit chez nous), il va octroyer la somme colossale de... 225.000 euros, "au titre des secours d'extrême urgence pour répondre aux besoins essentiels des personnes sinistrées" !
225.000 euros sur les centaines de millions d'euros qui correspondent aux premières estimations faites sur le terrain, somme légèrement plus conséquente qui devrait permettre de "répondre aux besoins essentiels", mais aussi de reconstruire et de relancer rapidement la production agricole en Martinique et en Guadeloupe (qui a également été malmenée par Dean).
Pourquoi 225.000 euros ? Parce qu'après avoir annoncé de façon assez bruyante que tout ce qu'il est humainement possible de faire serait fait pour aider nos amis d'outre-mer, il s'avère que le gouvernement français n'a pas l'intention de lâcher un centime d'euro pour réparer les dégâts provoqués par le cyclone Dean.
Actuellement, on peut donc voir des sbires de l'Elysée et du gouvernement cavaler partout : assureurs, Union Européenne, grands-mère de métropole qui ont planqué leurs économies dans l'armoire à linge... Les nouveaux mendiants de l'Etat français ont reçu pour mission de faire cracher au bassinet tous ceux qui seront prêts à cracher pour éviter à la France de connaître une triple humiliation.
Première humiliation : les caisses de l'Etat, qui étaient déjà vides longtemps avant l'annonce du bouclier fiscal qui va coûter de 10 à 15 milliards d'euros, ne permettent plus de débloquer quelques centaines de millions quand la somme n'est pas exclusivement destinée à financer un périple d'un président qui confond volontiers l'Elysée avec une agence de voyages. Il ne faut pas que cela se sache.
Deuxième humiliation : il faut 12 jours à l'Etat français pour débloquer la somme ridicule de 225.000 euros, dans une situation d'extrême urgence où la relance de la quasie-totalité de l'activité agricole en Martinique dépend entièrement de l'action du gouvernement. Il ne faut pas que cela se dise.
Troisième humiliation : si le gouvernement "ne communique pas" sur ce qu'il prétend obtenir (ou apporter) pour venir en aide à la Martinique et à la Guadeloupe, tout le monde finira par en déduire que l'Etat ne veut pas injecter le moindre euro dans les DOM des Antilles touchés par le cyclone Dean. C'est pourtant le cas, mais une fois encore il ne faut pas que cela se sache, ou se dise.
Reste donc une question que tout le monde peut se poser : si les assureurs et l'UE ne veulent pas payer l'intégralité des dépenses à la place de la France pour la Martinique et la Guadeloupe, chez qui les cavaleurs de l'Etat vont-ils aller mendier ? Peut-être chez l'ami Kadhafi, en échange d'une deuxième centrale nucléaire ou de quelques missiles sol-air qui manquent encore à la collection de jouets "made in France" du dictateur libyen...
En attendant, si vous avez une banane martiniquaise à la maison, un conseil : faîtes-la empailler, ça vous fera au moins un souvenir.
Cyclone Dean: enveloppe d'urgence de 225.000 euros pour les sinistrés
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-32210901@7-354,0.html
Estrosi évalue à 500 millions d'euros les dégâts du cyclone Dean aux Antilles
http://www.edicom.ch/fr/news/environnement/1187_4219455.html
Impôt-plancher : quand l'économie sarkozyenne s'enfonce dans le parquet
Ceux qui ne l'avaient pas compris devront se faire à l'idée qu'il n'existe plus en France que trois catégories de citoyens depuis le 6 mai 2007 :
- première catégorie, celles des parasites qui ne travaillent pas : foetus, enfants, chômeurs, handicapés sévères, retraités et autres écornifleurs de tous poils,
- seconde catégorie, celle des parasites qui travaillent mais qui n'ont pour principal objectif, dans la vie, que de voler l'Etat en profitant honteusement d'abattements fiscaux que ledit Etat, dans sa grande bonté, leur a toujours accordés trop généreusement,
- troisième catégorie, les Français "dignes" de cette appellation (qui n'entrent donc dans aucune des deux premières catégories citées) : on les trouve surtout à l'Elysée, au gouvernement, dans les ministères, à l'UMP... Rares, mais ô combien précieux !
Or donc, les parasites des première et deuxième catégories passant leur temps à vouloir fuir l'impôt, contrairement aux "Français" qui ont le pouvoir de les remettre dans le droit chemin, il était temps que l'Etat tape du poing sur la table et instaure un nouvel impôt-plancher, qui permettra de limiter les exonérations dont, selon le fisc, 400 catégories de contribuables voyous bénéficiaient jusqu'à maintenant !
En termes de popularité, le pari est risqué pour Nicolas Sarkozy, qui selon les chiffres "officiels" susciterait toujours une irrépressible envie de le prendre dans leurs bras chez près de 70 % des citoyens, car les étreintes, c'est bien, mais l'argent, c'est mieux : les vrais Français n'aiment pas qu'on touche à leur portefeuille, surtout quand il est vide.
Dans les blogs plus sérieux, on vous expliquera que la première mesure qui promet d'être très impopulaire sur laquelle travaille actuellement le gouvernement Sarkozy est devenue une nécessité, après que l'apôtre de la rupture tranquille ait réussi l'exploit de vider les caisses de l'Etat en à peu près trois mois...
Ici, je ne l'écrirai pas, parce que ce n'est pas mon opinion : de mon point de vue, la vraie nécessité, pour la France, serait plutôt que Nicolas Sarkozy démissionne immédiatement avant de créer toujours plus de dégâts, notamment dans l'intérêt de tous ceux qui aimeraient bien travailler pour payer des impôts mais qui ne le peuvent toujours pas.
Un impôt-plancher à l'étude pour 2008
http://www.liberation.fr/actualite/politiques/274973.FR.php
Bercy prépare un impôt-plancher pour 2008
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/politique_eco/20070828.OBS2482/un_impot_minimumen_projet_pour_2008.html
Rocard rejoint les "débauchés" (ou en a-t-il toujours été un ?)
Après l'accident cérébral qui avait nécessité que l'on pratique d'urgence deux trous dans son crâne, on pouvait craindre que Michel Rocard ne soit plus lui-même et qu'il se décide enfin à choisir un camp : celui des socialistes, sur lesquels Rocard vomissait depuis des années, ou celui du président de la République, sur lequel Michel vomissait beaucoup moins et seulement par intervalles, avec aussi moins de conviction que lorsqu'il vidait ses voies digestives sur ses anciens amis socialistes...
Le plateau de la balance qui penchait, donc, déjà à droite a fini par tomber : entre la gauche molle (qu'il n'a bien sûr jamais incarnée) et la droite dure qui seule pouvait lui permettre de revenir aux affaires avant son prochain trépas, Michel, âgé de 77 ans depuis une semaine, a choisi d'embrasser la cause du chef de l'Etat, faute de pouvoir immédiatement lui embrasser les pieds car ce serait mal perçu : officiellement, le vieux Michel (dont les cheveux ont repoussé comme si on les avait arrosés avec de l'eau provenant de Tchernobyl) refuse de jouer un rôle majeur dans le comité sur la revalorisation du métier d'enseignant que Xavier Darcos lui a proposé de rejoindre.
Si vous voulez réellement savoir pourquoi, il faudra le demander vous-même à Michel, car personnellement je n'ai pas d'explication : dans la mesure où Rocard a toujours roulé pour Rocard, on ne me fera pas gober que le vieux a des scrupules et ne veut pas afficher ouvertement l'enthousiasme passionné que lui inspire l'action de Nicolas Sarkozy (les socialistes se chargeront bien de le traîner dans la boue).
Inutile de vous dire que le président de la République a dû passer une bonne partie de l'après-midi à se caresser discrètement l'entrejambe (lui qui est un fan d'Elvis et même de Johnny) ou à tortiller du croupion (lui qui est aussi un fan de tout ce qui bouge et qui ne sert à rien).
C'est en tout cas un sale coup pour les Gracques, dont Michel pourrait (devrait ?) se faire virer à coups de pompes dans l'arrière-train...
Peu importe, Rocard n'est plus à ça près.
Rocard, nouvelle prise de l'ouverture
http://www.lefigaro.fr/politique/20070829.WWW000000221_rocard_figure_de_proue_de_louverture_pour_leducation.html
29 août 2007
La France peut-elle encore être sauvée ?... Non.
On nous l'explique sans vraiment que l'auteur lui-même s'en rende compte dans un article des "murmures d'Eric Dupin", journaliste-écrivain-chercheur (etc.) qui trouve que Sarkozy préfère surfer sur le monde dans lequel il vit plutôt que de tenir compte de réalités qui pourrissent la vie des Français.
Hyper-prés(id)ence médiatique
http://ericdupin.blogs.com/murmures/2007/08/hyper-prsidence.html
Eric Dupin reprend notamment dans son article des propos tenus par Laurent Solly, ancien chef de cabinet de Sarko, qui dit que "la réalité n'a aucune importance. Il n'y a que la perception qui compte" (il fallait quand même oser la sortir).
Les citoyens apprécieront... Comprendront mieux, aussi, comment des gens comme Eric Dupin, en voulant vraisemblablement éveiller les consciences, arrivent quand même à se laisser piéger par le mirage Sarkozy en écrivant que "Sarkozy devrait peut-être moins sautiller sur les sujets d'actualité et se pencher plus attentivement sur les réformes structurelles".
Bon sang mais c'est bien sûr ! Les réformes, c'est la clé de tout !!! Changer tout ce qui se faisait avant, et qui était de la merde, en autre chose qui sera plus tard décrit comme... ayant toujours été de la merde. Ca peut durer encore longtemps.
Dans le grand cinoche qu'est devenue la France, il n'y a plus personne pour actionner le rideau, parce qu'on ne sait plus quand la séance a commencé et parce que tout le monde se fout de savoir si elle se terminera un jour.
Un peu ce que je voulais dire au travers d'un commentaire que je viens de laisser dans le sujet "Sarkozy : à présent, il achève de briser les familles" (commentaire reproduit ci-dessous) :
http://poliblog.canalblog.com/archives/2007/08/29/6030768.html#c9026641
Même problème que pour les pédophiles
Comme beaucoup de schizophrènes, Dupuy est un patient relevant de la psychiatrie qui était susceptible de devenir dangereux (on le savait). Estimant malgré tout qu'il était "réintégrable" (mais pas forcément réinsérable) dans la société, on l'a lâché dans la nature sans trop s'occuper de lui, en le laissant même se démerder avec des antipsychotiques qu'il ne prenait pas (comme beaucoup de schizophrènes qui cessent le traitement quand ils estiment qu'ils vont mieux, pensant qu'ils sont guéris...). La drogue (dont Dupuy était un gros consommateur) et le mal-être / désoeuvrement liés à la maladie ont pu suffire à faire le reste. C'est "juste" une crise de shizophrène comme les gens en HP en voient des dizaines tous les ans, avec cette fois-ci des conséquences qui dérangent quelque peu des politiques qui ne veulent pas mettre un rond dans la psychiatrie ni dans le système carcéral...
Ce n'est pas parce que le système a une nouvelle fois failli (et bien, même) que l'on devrait couper les deux bras de Dupuy, afin d'éviter qu'il commette de nouvelles atrocités. Comme pour la pédophilie, le meurtre par Dupuy de deux personnes s'inscrit dans une évolution logique qui était même prévisible (et annoncée de longue date par beaucoup !) dans un pays où les politiques vont faire du scooter des mers pendant que les Français se font égorger et que leurs enfants se font violer.
Nicolas Sarkozy peut toujours additionner les shows, d'une façon ou d'une autre lui et ses acolytes sont responsables par leur passivité des faits divers atroces qui font les choux gras des journaux. Ce ne sont pas quelques promesses jetées en l'air et des engagements qui ne seront jamais respectés faute de moyens qui changeront quoique que ce soit dans l'énorme bordel qu'est devenu la France.
Dans ce sens, la récupération par Sarkozy des affaires Evrard et Dupuy a quelque chose de proprement scandaleux, surtout quand on sait que Sarkozy traite maintenant avec le même mépris tous les sujets, qu'ils pèsent lourd ou pas dans ce que la France pourra devenir au cours des prochaines années (chômage, pauvreté et précarité, vulgaires criminels de droit commun en Corse que l'on s'obstine à vouloir appeler des nationalistes, grands patrons devant lesquels Sarko va aller s'agenouiller à Jouy-en-Josas, etc.).
Pour concrétiser la rupture qu'il a si souvent promise, Sarkozy et beaucoup d'autres devraient céder leur place à des gens qui ne se foutent pas de la gueule du monde. Ca nous changerait.
Casse-toi de ma télé
Citations en vrac :
La bite des Noirs est responsable de la famine en Afrique.
Il faudrait stériliser la moitié de la planète.
Le tourisme sexuel était une bonne chose pour les pays en développement (...) Sinon, qu’irions-nous faire dans des pays infestés de moustiques ?
On ne sait pas s'il s'agit d'une réaction aux propos écrits ou/et tenus par Pascal Sevran, toujours est-il que la direction de France 2 semble avoir estimé que les conneries de Sevran étaient responsables d'un climat qui fait désormais passer la chaîne pour un repaire de gros cons qui sont très fiers de l'être. Résultat, l'émission "Chanter la vie" animée par Pascal Sevran depuis 2001 dégage de la grille des programmes de la chaîne publique dès la rentrée prochaine.
Il se murmure déjà que le vieil inverti pourrait refaire surface sur la 3, si Sevran apprend à la boucler... Autant dire que ses fans, fussent-ils enragés, ne sont pas forcément près de revoir l'animateur le plus méprisable de la TV française à l'écran.
"Chanter la vie" de Pascal Sevran, c'est fini
http://www.rtl.fr/info/article.asp?dicid=555975
Sarkozy : à présent, il achève de briser les familles
En s'exprimant récemment pour dire que selon lui, par respect pour les victimes et leurs familles, il paraissait juste et même souhaitable de juger les "fous", Nicolas Sarkozy a fait naître dans l'esprit des familles des victimes de Romain Dupuy un espoir qui avait de fortes chances d'être déçu. En effet, Dupuy trainait déjà un long passé de schizophrène paranoïaque derrière lui quand il a tué, dans des circonstances particulièrement horribles, une infirmière et une aide-soignante de l'hôpital psychiatrique de Pau.
Pourtant, sans vraiment se soucier des conséquences, le président avait "promis" (ou pas loin) lundi que les Dupuy et consorts ne pourraient plus passer au travers des mailles du filet, étrennant même, c'était nouveau et mieux qu'une loi, un "état d'esprit Sarkozy" qui semblait devoir entrer en vigueur dès le lendemain matin !
Manque de chance pour Nicolas, le non-lieu psychiatrique a été confirmé et Romain Dupuy ne sera jamais jugé. Sauf si les avocats des familles des victimes arrivent à faire valoir la thèse de l'unique psychiatre, sur les trois qui ont été consultés, qui pense que le discernement de Dupuy était simplement "altéré" au moment des faits.
Que Dupuy soit jugé ou non, cela ne change rien pour le président de la République qui voulait simplement faire parler de lui, mais cela change tout pour les familles des victimes qui se sont laissées aveugler par le baratin du chef de l'Etat : évidemment, elles ne comprennent pas la décision de justice qui exonère Romain Dupuy de toute responsabilité...
Pas grave. Nicolas Sarkozy leur fera envoyer une petite lettre pour "les assurer de son soutien" et leur répéter... qu'il a fait ce qu'il a pu !
Non-lieu psychiatrique pour le double meurtre de Pau
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-32190262@7-37,0.html


