31 octobre 2007
Sarkozy : l'Etat, c'est lui !
Les éclaircissements tombent au compte-gouttes sur l'augmentation substantielle du traitement du président de la République. Ainsi, on apprend aujourd'hui que le chef de l'Etat passerait d'un traitement mensuel de 6.100 euros nets (équivalent à celui d'un cadre supérieur, ose-t-on dire par endroits) à un traitement de 19.331 euros, toujours en net mensuel, soit une augmentation de 216%, assez éloignée de l'augmentation de 140% "seulement" dont beaucoup de journalistes avaient parlé dans un premier temps.
De son côté, le nouveau budget de l'Elysée serait toujours fixé à une somme avoisinant les 100 millions d'euros pour l'année. René Dosière, député PS devenu spécialiste du sujet, observe que pour le même montant, quand il interroge ça et là sur le nombre réel de collaborateurs de l'Elysée susceptibles d'entrer dans une prochaine enveloppe de 100 millions d'euros, on lui annonce tantôt un chiffre de 987 personnes, tantôt un chiffre de 1.045 (deux semaines plus tard), dont personne ne peut véritablement dire de "qui" il s'agit ni qui ferait quoi...
L'information ne sera pas pour rassurer des Français qui peinent à croire le chef de l'Etat quand Nicolas Sarkozy parle, en agitant l'index, d'un retour indispensable de la... transparence, qu'il entend bien incarner ! En la rendant plus floue que jamais ? Car aussi bien en termes de nombre de collaborateurs qu'en termes d'explosion des rémunérations, on dit que Sakory, qui s'en défend, marcherait, courrait même sur les traces de Jacques Chirac, qui distribuait l'argent des Français avec d'autant plus de générosité que personne ou presque n'y trouvait rien à redire.
Sans entrer dans la polémique qui consiste à se demander si Nicolas Sarkozy et les membres du gouvernement, ainsi que les nombreux(ses) inconnu(e)s de l'Elysée, "méritent" leur traitement, on notera que dans un contexte où l'on demande à l'ensemble des Français de se serrer violemment la ceinture de mille-et-une manières (SMIC bloqué, multiplication des franchises médicales, fin des régimes spéciaux et projet d'allongement de la durée de cotisation pour tout le monde, bien sûr on en oublie...), le comportement des politiques au pouvoir et de la majorité en place a quelque chose de proprement scandaleux, d'inacceptable même pour une majorité de Français, y compris parmi ceux qui, croyant envers et contre tout dans les effets positifs du "travailler plus", vont devoir se dépenser de plus en plus au service des objectifs d'un chef d'Etat que l'on peut (doit ?) commencer à voir comme un authentique schizophrène. Le schizophrène le plus coûteux de France en l'occurrence.
Le blog d'un pote à Sarko
http://schizophrenie.unblog.fr/
Le Rafale et la mouette (Petokask en Corse !)
Le véritable président de la République Française étant, aux dernières nouvelles, toujours indisposé depuis le départ de Cécilia, c'est encore Emil Petokask qui assure l'intérim, étroitement surveillé par le grand type qui porte la mallette dont on dit qu'elle sert à déclencher le tir de l'arme nucléaire.
Un mythe qui a la vie dure, cette mallette, car dans la réalité elle n'a jamais rien contenu ! Enfin, rien qui ait quoique ce soit à voir avec les armes de dissuasion de l'hexagone : Mitterrand, dit-on, y glissait de petits pots de farine, dont il aimait se saupoudrer le visage pour ne pas avoir l'air d'un mourant avant les réunions officielles, quant à Chirac, de son vivant lui aussi, il avait fait fabriquer aux dimensions de la mallette de petits compartiments réfrigérés dans lesquels il avait coutume de placer des mignonnettes de bière, provenant de toutes les régions du Monde... Ce qui explique que dans certains sommets, au moment de la photo finale, il n'était pas rare de voir le grand Jacques attendu par tout le monde, arriver pour finir avec l'air penaud mais étrangement satisfait (en plus court, on dit moitié bourré) du gars qui a couru très vite pour s'en jeter quelques-unes derrière la cravate.
Revenons à Petokask, qui commence enfin à se sentir bien dans le rôle et même dans le costume de Nicolas Sarkozy (Sarko ne quittant plus son pyjama, à présent il prête tous ses costumes à Emil !) : ce mardi, Emil s'est rendu en Corse où, accompagné de 1.800 gendarmes et policiers, et même de la fine fleur de la gendarmerie et de la police françaises puisque plusieurs hommes du GIGN et du RAID étaient présents, il a très courageusement dénoncé la petitesse des terroristes ! Bien sûr, afin d'éviter un bain de sang, on avait pris la précaution d'expliquer auparavant aux hommes du RAID et du GIGN que quand Sarkozy (Emil) dirait qu'il allait botter le cul des "cagoulés", ils ne devaient pas se sentir concernés... Peine perdue, l'un d'entre eux a tiré dans la foule, mais comme il avait oublié d'approvisionner son arme, seul son égo aura été blessé (ouf !). Journée un peu trop tranquille pour Petokask, qui comme Nicolas Sarkozy aurait bien vu les choses en grand. En bien plus grand ! Pour son voyage en Corse, prévu de longue date, ne dit-on pas que Sarkozy lui-même avait demandé à Bush de lui prêter un porte-avions de classe Nimitz, pour le faire mouiller en face du port d'Ajaccio ?
En accord avec l'U.S. Navy et le Commandement des Opérations Spéciales, le chef de l'Etat voulait un exercice grandeur nature : des commandos de marine français devaient sauter du porte-avions de George, atterrir sur des scooters des mers et se diriger à toute vitesse vers la plage, où leurs arrières devaient être couverts par une frégate du même type que celle que le président vient de vendre à Mohammed VI ! Tout était prévu pour en jeter un maximum : à peine débarqués, les commandos devaient se déployer dans les rues d'Ajaccio et faire la jonction avec des parachutistes du 1er RPIMA de Bayonne, largués au-dessus de la ville quelques minutes plus tôt depuis des Hercule C130 repeints en bleu blanc rouge sur toute la longueur (sauf l'empennage, qui devait "évoquer le drapeau européen", avait précisé Sarko) !
Trouvant que le spectacle promettait d'être, je cite, "grandiose mais un peu court", le président avait demandé à Hervé Morin de réfléchir à une suite, mais Morin était revenu plusieurs semaines après en suggérant simplement que l'on fasse garder le périmètre par des hommes de la police montée canadienne, portant veston rouge et stetson réglementaires (on raconte que la joue d'Hervé Morin porte toujours la trace des doigts de Sarkozy)... MAM, qui n'avait pourtant pas été invitée à s'exprimer, avait alors suggéré qu'on lâche des détenus nationalistes dans la garrigue pour une démonstration de tir à balles réelles effectuée par les hommes du GIGN, mais ce choix n'avait pas non plus été retenu car au cours des séances d'entraînement, il s'était avéré que les nationalistes couraient beaucoup plus vite que prévu, notamment quand on essayait de leur tirer dans le dos...
Après consultation des autres membres du gouvernement, à l'exception de Fillon qui était chez l'épileuse et de Borloo dont, comme toujours, personne ne savait où il était, il avait finalement été décidé de compléter la première phase, de débarquement et de prise de la ville d'Ajaccio, par le pillonnage d'un groupe de paillottes construites illégalement sur la plage : une escadrille de cinq Rafales devait d'abord faire un passage en rase-mottes, au-dessus des paillottes puis, à distance, opérer un Immelman avant de repiquer sur les paillottes en sulfatant au canon de 30. Au grand désespoir du président, l'un des Rafales, en panne, n'était jamais parti pour la Corse, un autre s'était crashé en mer pendant le trajet, et sur les trois qui restaient, seuls deux n'avaient pas encore été vendus à Kadhafi, qui s'opposait à ce qu'on utilise son unique Rafale d'occase pour distraire des Français du Sud (ah, celui-là) !
On s'apprêtait donc à faire l'essai avec deux Rafales seulement, quand l'un des deux creva un pneu au décollage, ce qui provoqua une sortie de piste au cours de laquelle l'appareil en perdition percuta une citerne de carburant, provoquant l'explosion d'autres citernes contigües et, pour finir, l'incendie de la tour de contrôle de la base aérienne 125 (Istres)... Pure routine pour un projet monté par le chef de l'Etat, qui une fois de plus n'a pas reculé face au sort qui s'acharnait : ayant réquisitionné un dresseur d'oiseaux marins, on a pu, enfin, faire un essai de mitraillage des paillottes avec le dernier Rafale qui restait, escorté par une mouette qui devait pousser des cris effrayants en piquant avec l'avion. Ca devait glacer le sang des spectateurs ! Mais la malchance semblant s'acharner sur le magnifique projet, la première passe du Rafale, qui tirait à tout va, et de la mouette, que finalement on n'a jamais entendue, s'était soldée par la perte de trois navires, d'une Renault Clio grise et de deux retraités natifs du continent qui jouaient aux boules à proximité du lieu de l'exercice. Fou de rage, Sarkozy exigea que l'on trouve autre chose, mais comme si l'Histoire avait voulu enterrer définitivement les projets grandioses du chef de son Etat, on était encore en pleine réflexion quand on apprit que George Bush, finalement, n'enverrait aucun porte-avions en Corse, l'île ne... figurant pas sur les cartes de la marine américaine. Fin du "pestacle".
Bref, à l'époque Sarkozy avait été plus que contrarié par cette affaire (il aurait même songé à annuler son déplacement en Corse), mais il s'en foutait bien à présent qu'il était malâââdeu, alors que de son côté, une fois dans le rôle, Petokask refusa catégoriquement que la journée d'hier se termine "sans événement majeur" ! Petite vengeance, sans doute, suite aux nombreux coups de jus qu'Emil avait pris au dépôt SNCF de Saint-Denis, quelques jours plus tôt (?).
Toujours ce mardi, donc, et sans que l'on puisse imaginer une seconde que l'homme qui parlait n'était pas Nicolas Sarkozy mais bien Emil Petokask, le président de la République a évoqué le fait que son salaire allait être plus que doublé et que le budget de l'Elysée allait être triplé !
Journée minable, convenez-en... Car si Petokask prétend désormais se balader avec les poches remplies de billets, en lieu et place de Sarko le vrai, ça aurait quand même eu un peu plus de gueule, un Rafale et une mouette piquant sur la plage d'Ajaccio !
L'Assemblée double la rémunération de Sarkozy, triple le budget de l'Elysée (AFP)
http://afp.google.com/article/ALeqM5hLLdFDrMBcBjbdp-gPb_4zgfEd3w
Déjà en 2003, on dénonçait l'opacité du budget de l'Elysée, finançant tout et n'importe quoi et entretenant seulement un cinquième de ses... 1.000 collaborateurs, estimait-on à l'époque !
http://archquo.nouvelobs.com/cgi/articles?ad=politique/20051004.OBS1096.html&datebase=20051004
Nicolas Sarkozy en Corse pour un Conseil des ministres décentralisé mercredi
http://afp.google.com/article/ALeqM5iTncMyxqL4liylHLACEfPiQcSORA
30 octobre 2007
Il me vient une idée saugrenue
Pour tout dire, j'y ai pensé (immédiatement) après avoir terminé la lecture de la chronique d'Alain Rémond, dans Marianne de la semaine dernière. En quelques mots, le père Rémond s'y étonne de la disparition du président de la République pendant le match de rugby France-Angleterre. Disparition d'autant plus inquiétante que lors du match précédent, contre les Blacks, TF1, rapporte Rémond, avait tellement soûlé les téléspectateurs avec des gros plans de la truffe de Sarkozy que beaucoup n'en avaient pas dormi de la nuit (si-si, Rémond l'a presque écrit) ! Certains ont dû rêver qu'on les expulsait de leur plumard, d'autres ont peut-être rêvé qu'ils étaient socialistes, bloqués dans un coin sombre par deux porte-flingues qui leur disaient "tu te couches ou on te bute !", d'autres encore ont pu rêver, cauchemarder qu'ils étaient de proches collaborateurs de Nicolas Sarkozy, essuyant des "connard !", "imbécile !" ou "salaud !" du matin au soir... L'influence de la TV, je vous dis pas. Mais revenons à nos moutons.
Pendant France-Angleterre, donc, on comprend assez vite que les Bleus vont prendre une raclée, alors Sarkozy disparaît des tribunes. Comme ça ! Sans que personne ne puisse dire où il est passé ! C'est le sujet de l'article de Rémond : qu'est-ce que Nicolas Sarkozy a bien pu faire quand il a disparu ? Ou... Qu'a-t-on bien pu "lui" faire ? Ben on n'en sait toujours rien !
Ce qui serait tout aussi intéressant, comme sujet de réflexion pour un gars qui ne sait pas quoi écrire dans son blog, ce serait de nous demander si, à la lumière de ses récents pétages de plombs, Nicolas Sarkozy ne pourrait pas avoir un sosie. Oui, vous avez bien lu. Un peu comme dans Le Masque de fer, sauf que là le double de Sarko amuserait la galerie pendant que, si ça se trouve, Monsieur est toujours en train du rouler du cul à Wolfeboro !
Imaginez un peu... Ca se passe entre maintenant et le 6 mai 2007. Un jour un type de l'Elysée va en Hongrie, au sortir de la gare de Budapest il veut se payer un cornet de frites, et voilà-t-il pas que le gars qui lui tend son cornet (tout huileux) n'est autre que le président de la République Française ! Enfin pas le vrai, hein, son sosie, qui s'appelle, euuuh, Emil Petokask par exemple.
Discrètement, notre gars de l'Elysée appelle l'ambassade de France à Budapest, il dit qu'il vient de rencontrer le sosie de Nicolas Paul Stéphane et qu'il faut qu'on lui envoie vite-vite du renfort pour enlever l'individu, le ramener en France et, après une formation-éclair, lui faire jouer le rôle du chef de l'Etat quand ce dernier aura envie de se la couler douce (après tout on ne sait pas vraiment comment il est Sarkozy, si ça se trouve c'est un bulleur de première) !
Ni une ni deux, une Mercedes arrive et freine en crissant des pneus devant la petite roulotte du marchand de frites, trois malabars en descendent, et pendant qu'un barbouze tient tout le monde en respect avec ce qui ressemble à un pistolet-mitrailleur en forme de trompette (le fameux clairon), les deux autres attrapent le p'tit hongrois et le jettent dans la voiture, avant de s'engouffrer derrière lui ! La voiture démarre et hop, terminé.
Quelques semaines plus tard, Petokask, qui a subi un lavage de cerveau (on lui a fait écouter la musique du spot de campagne de Sarko pendant des jours), apprend le français sous hypnose. Toujours sous hypnose, on lui fait écouter des bandes audio des discours de Sarko, jusqu'à ce qu'Emil soit capable d'imiter parfaitement la voix, et pour le contenu on le force à lire les oeuvres complètes d'Henri Guaino en dix-sept volumes, que quelqu'un a récupérées juste à temps dans la benne à ordures, avant le passage des éboueurs...
Le plus dur, c'est après, quand Petokask doit apprendre à se comporter "comme" Sarko. Pour la marche, pas compliqué, on lui demande de marcher en canard. Ca ne lui plaît pas, à Petokask, il dit qu'il a mal aux genoux, alors on lui conseille de faire coin-coin et à force d'entraînement, il finit par marcher comme Sarkozy. Pour le reste, par contre, ça se passe mal. Petokask, c'est le genre mou (du genou, justement), et il est infoutu de reproduire les contractions des épaules, ridicules, du vrai Sarkozy, de même que ces curieux mouvements que le chef de l'Etat fait avec la tête, comme si on venait de lui donner un coup de pelle dans la gueule, d'abord à droite, ensuite à gauche, etc.
Rien à faire ! Malgré des efforts surhumains, Petokask n'arrive pas à imiter les tics de Sarkozy ! Tout le monde est à bouts de nerfs, on est à deux doigts de renoncer et de renvoyer Emil en Hongrie (Sarko commence à parler de charter). On décide alors de faire appel à un croulant de la DST, le genre de vieille carne qui connaît toutes les ficelles du métier, du genre le stylo qui fait canif ou la flasque qui fait bouillotte réversible : habituellement, tout le monde se fout de sa gueule au vieux con, mais aujourd'hui on fait appel à lui et... on a raison ! Car bien vite, juste avant de mourir en fait, le vieux suggère de glisser une mini-gégène dans la ceinture de Petokask (type ceinture à billets), ce qui est fait dans l'heure dans un grand pays comme la France. Une fois Emil ainsi équipé, de sa "ceinture à gégène" comme disent les barbouzes pour se marrer, on relie quatre électrodes au machin : on en colle deux sur les trapèzes d'Emil et deux de chaque côté du cou de Petokask, sous le col de la chemise. Quand Emil devra faire une apparition officielle à la place de Nicolas Sarkozy, boum, un type muni d'une télécommande enverra une décharge électrique dans les trapèzes de Petokask, et la fois d'après ce sera dans le cou. Imparable ! On fait des tests et ça marche impec', l'illusion est parfaite !
A présent, Emil Petokask "est" devenu Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa : Mimil parle comme Nico, marche et bouge comme Sarkozy et, cerise sur le gâteau, il est capable de raconter pendant des heures exactement les mêmes conneries que Nicolas Sarkozy ! Il ne reste plus qu'à lui montrer un trombinoscope, qui présente les principaux collaborateurs de Sarko (pas compliqué, y'a que deux photos, celles de Guéant et Guaino), ensuite on pourra le lâcher dans la nature ! Ce qui sera fait en trois occasions...
Première sortie d'Emil, le match France-Angleterre, objet du questionnement d'Alain Rémond. Ce que personne n'avait prévu, c'est qu'Emil serait stressé pour son premier passage en pleine lumière, et ce que personne ne savait c'est que quand Emil est stressé il faut qu'il bouffe des pruneaux. Des tonnes de pruneaux. Résultat, en plein match, le bide d'Emil-Nicolas s'est mis à émettre des bruits tels que tout le monde a cru que le président de la République était en train d'accoucher... Très discrètement, on a extrait Emil de la tribune, puis on l'a porté jusqu'aux toilettes d'où il n'est ressorti que le lendemain matin (on a dû tout passer au Kärcher après ça). Pour une première sortie, on avait frôlé la catastrophe ! Echappé, aussi, à l'enquête conduite par le père Rémond...
Deuxième sortie d'Emil, ce fût l'interview de CBS. Ce jour-là, Emil avait beaucoup marché en canard et il avait très mal aux genoux. Il a d'abord refusé de répondre aux questions de la blonde amerloque, mais quand on lui a expliqué que s'il ne collaborait pas il ne reverrait jamais la Hongrie, Emil a bien dû se faire à l'idée qu'il n'avait pas le choix. Tout allait bien jusqu'au moment où cette connasse de journaliste à demandé à Emil où était sa femme ! Coup de tonnerre, car une fois encore, personne ne le savait, mais la femme d'Emil s'était faite exploser la tronche avec une cocotte-minute quelques mois plus tôt... On avait retrouvé son corps étendu sur le sol de la cuisine et sa tête incrustée dans le plafond. Tout noirci ! Ca avait rendu Emil furax, non seulement il n'avait rien eu à bouffer en rentrant du boulot, mais encore il avait dû maudire sa femme pendant des jours en essayant plus tard de récurer le plafond de la cuisine ! Alors en entendant la question de la connasse, Emil est sorti de ses gonds, il s'est levé et est parti en traitant d'"imbéciles" ceux qui l'avaient obligé à venir là alors qu'il avait tant mal aux genoux. Plus tard, il est revenu (moyennant deux, trois pruneaux).
La troisième sortie d'Emil Petokask, c'était quand Nicolas Sarkozy, le faux, s'est rendu dans un dépôt SNCF à Saint-Denis. Ce matin-là, Sarkozy le vrai avait décidé de rester sous la couette. Pas seul peut-être. Trouvant en tout cas que le temps commençait à se mettre au froid, le président avait demandé à Guéant d'envoyer Emil se cailler les miches à sa place, "pour une fois" avait-il ajouté (vraiment, il ne manque pas d'air celui-là !)... La suite, vous la connaissez. Emil Petokask avait pourtant des fiches sur la réforme des régimes spéciaux, seulement voilà, la veille de sa troisième sortie il avait le blues, alors pour se détendre il a encore bouffé des pruneaux. Beaucoup de pruneaux. Tellement de pruneaux, en fait, que quand il s'est retrouvé (fatalement) aux toilettes pour un séjour de plusieurs heures, tout le rouleau y est passé ! Et après le rouleau, ben il restait... les fiches. 'fin bon, n'entrons pas dans des détails qui n'ont aucun intérêt. Le jour où l'on croit que Sarkozy est allé voir des cheminots, donc, Petokask s'est pointé à sa place sans avoir pu lire ses fiches, d'où les conneries que Sarkozy, croit-on, a racontées aux cheminots, alors qu'en réalité c'était Emil Petokask qui parlait ! Pour arranger le tout, un con qui n'était pas de service d'habitude a gardé le doigt appuyé sur le bouton qui envoie des décharges de 220 dans les trapèzes et dans le cou de Petokask, ce qui explique que beaucoup de gens aient trouvé le président de la République très énervé ce jour-là !
S'ils savaient...
29 octobre 2007
L'autre boulette de pet au casque
Si l'on en parle aussi peu depuis la visite, quelque peu masochiste, de Nicolas Sarkozy dans un dépôt SNCF de Saint-Denis, c'est parce que beaucoup de médias ont "omis" de relayer l'information : sur un point qui bloquait dans les prétendues négociations que le gouvernement conduit actuellement avec les syndicats de cheminots, Sarkozy a précisé que certaines mesures ne toucheraient que les retraites des futurs entrants !
De quoi rassurer la petite frange de fonctionnaires dont certains préparent leur retraite depuis l'âge de 18 ans, mais les autres accepteront-ils de lâcher leurs successeurs, moins bien lotis ?
Quant à Nicolas Sarkozy, si jamais il lui prenait l'idée de revenir sur des paroles qui lui ont échappées, comment va-t-il pouvoir s'y prendre ?
... Toute personne susceptible de remplacer Cécilia au pied levé est priée de bien vouloir se manifester, la santé psychologique du président en dépend (le travail offre de multiples avantages, la seule contrepartie demandée aux candidates étant d'apparaître au côté de Nicolas Sarkozy une fois par mois) !
L'hypergaffe de Sarkozy à la SNCF, que ni TF1 ni France 2 n'ont vue (NDR : mon oeil !)
http://arretsurimages.net/post/2007/10/27/Aucune-chaine-sauf-France-3-ne-cite-lhypergaffe-de-Sarkozy-a-la-SNCF
Sarko the American : is he peting a durite ?
Visible sur le blog d'A2N, un petit film nous montre Nicolas Sarkozy recevant Lesley Stahl, journaliste de CBS, en train d'interroger le chef de l'Etat pour son émission 60 minutes. Une question "not Sarkozy approved" arrive, Nicolas Sarkozy dit "quel imbécile...", puis il ôte son micro, se lève de son siège et s'en va, ne se tournant même pas vers la journaliste qui lui demande "what was unfair ?" (en gros, "qu'est-ce qui n'allait pas ?"). Sans s'arrêter de marcher, alors qu'il semble quitter la pièce, le président de la République adresse un vague geste à Lesley dont on suppose qu'il veut dire quelque chose comme "c'est bon, maintenant vous ramassez votre matériel et vous vous tirez".
La nouvelle est évidemment en train de faire le tour des blogs, où l'on interprète différemment l'incident, le rapprochant volontiers d'un état de fébrilité qui se serait emparé du chef de l'Etat depuis son divorce d'avec la soeur de Rachida Dati... Ca et là, on dit aussi que Sarkozy est plus ou moins "fou" ou au mieux, toujours victime de problèmes de comportement qui nécessiteraient une bonne semaine de repos à Wolfeboro, mais sans téléphone cette fois-ci.
Moi-même, que pourrais-je conseiller à Nicolas Sarkozy ? Ben en traitement d'urgence, d'ingurgiter un maximum de carottes ! Mes parents m'ont toujours dit que ça donnait les fesses roses et que ça rendait aimable. Et puis qui sait, en en mangeant vraiment beaucoup, le légume pourrait même rendre plus vivable pour lui un divorce que Nicolas Sarkozy semble mal assumer au point de ne vouloir en parler avec aucun journaliste.
En Amérique en tout cas, la nouvelle ferait déjà grand bruit : voir Lesley Stahl traitée comme "ça" ("ça" étant un cheminot de la SNCF dans le jargon du président de la République), ça va certainement provoquer des remous.
Premier écho par une française aux U.S., à laquelle on a beaucoup parlé de l'affaire alors qu'elle se trouvait dans l'Iowa
http://clesnes.blog.lemonde.fr/2007/10/28/sarkozy-sometimes-volatile-selon-cbs/#comments
Sur le blog d'A2N : Nicolas serait en perdition depuis le départ de Cécilia... et toujours aussi "agité" !
http://www.alert2neg.com/article-7213846.html
Un film plus long que celui du blog d'A2N (ne se charge pas chez moi malheureusement)
http://arretsurimages.net/post/2007/10/28/Flash:-Sarkozy-lAmericain-naime-pas-les-questions-de-la-presse-americaine
Marchands de morpions : Yade sur les traces de Sarkozy
Est-ce pour faire oublier le ridicule de son emportement au Soudan ou pour faire taire ceux qui notent dans l'entourage de Nicolas Sarkozy que la plus jeune pouliche du chef de l'Etat ne brille guère par son action ? On ne le saura pas. Toujours est-il que dans l'affaire des enfants de l'Arche de Zoé, du nom de l'association qui fait de l'"achat pour revendre" d'enfants noirs, Ramatoulaye se pose à présent en interlocutrice des médias, suivant l'affaire de près au nom du gouvernement français s'il vous plaît !
Ne craignant pas de passer une nouvelle fois pour une branque, super-Rama nous apprend notamment que Paris aurait joué un rôle dans le fait que l'avion devant transporter les enfants n'a pas pu décoller du Tchad (vive la France !). Seul problème, d'après les journalistes, à Paris personne, et surtout pas au gouvernement, n'était au courant du vol organisé par une association déjà fichée mais... pas surveillée pour autant (!), vol au terme duquel pas moins de 103 enfants de provenance inconnue devaient être remis à de braves familles françaises, dont certaines auraient déboursé jusqu'à 6.000 euros pour accueillir un morpion ! Dans un "but humanitaire", trouvent-elles bon de préciser aujourd'hui (comme on les comprend)...
Pas grave. Disons que brico-Rama a personnellement mis du sucre dans le réservoir de l'avion parce qu'elle avait flairé que l'affaire était louche (pour Rama, hip-hip-hip, pipôôô !). Elle aurait pu s'arrêter là mais non : il a fallu (décidément) que giga-Rama enfonce encore le clou en annonçant qu'elle était en liaison permanente avec le président tchadien pour... rien.
En effet, pour autant que l'on sache, jusqu'à maintenant le président Déby n'a absolument rien demandé à la France (sauf de raccrocher pour libérer la ligne), le sort des Français arrêtés sur le sol tchadien étant déjà scellé en partie puisque les protagonistes impliqués dans l'affaire devraient être mis en examen dès demain lundi, avant d'être placés directement en détention.
Une bonne nouvelle malgré tout : alors que tout laisse à penser que nous sommes en présence d'un groupe de mafieux et d'illuminés qui se livrent au trafic d'enfants, sans le savoir pour les seconds (les plus nombreux ?), rarement on aura vu l'Etat lâcher aussi rapidement certains de nos concitoyens arrêtés à l'étranger.
Preuve que la France deviendrait moins immorale que d'habitude ? On ne sait pas. Par contre, concernant Rama Yade, on sait que c'est tout le contraire !
Enfants africains : Paris promet son aide au Tchad et au Soudan
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33000923@7-37,0.html
28 octobre 2007
Dati bientôt contrainte d'entrer dans les tribunaux par... la fenêtre des toilettes
Depuis la révélation de l'affaire du faux diplôme et les articles qui se multiplient sur une ascension qui ne manque pas d'en laisser plus d'un pantois, voire suspicieux, on comprend mieux la haine tenace que Rachida Dati semble nourrir pour tout ce qui touche aux valeurs d'équité, de justice ou de défense de l'intérêt "collectif", elle qui a toujours joué en solo et qui ne semble devoir sa réussite qu'à une avalanche de passe-droits, à une cascade d'appuis venant de faux-culs soucieux d'aider la "petite beurette" ou à une rafale de coups de pouce aimablement donnés par des politiques eux-mêmes largement corrompus, au moins sur le plan de la morale, et qui n'ont jamais vraiment pris le temps de vérifier ne serait-ce que le parcours de leurs collaborateurs (à quoi bon vérifier ce que l'on sait déjà ?). Rachida Dati mérite-t-elle son poste ? Polémique tout à fait inutile, dans un pays où tout est permis... à certains.
Mensonge ehonté ou pas à-propos d'un diplôme qu'elle n'a jamais obtenu, Rachida Dati restera en place, n'envisageant évidemment pas de donner raison aux naïfs qui estiment que la situation devrait au moins exiger que l'on cherche à en savoir davantage sur le passé d'une femme dans lequel tout tend à devenir suspect, surtout "moralement" : contre vents et marée, et sans jamais tenir aucun compte de ceux qui mettent à présent en cause ses problèmes de comportement (supposés), ses compétences (on les prétend nulles) et un parcours dans lequel on peine à trouver une seule réalisation qui pourrait s'expliquer par autre chose que par un arrivisme forcené (au fond, c'est tout ce que l'on sait vraiment d'elle), la petite Rachida poursuit son oeuvre de destruction du système judiciaire français avec autant de zèle et d'irrespect pour toutes les formes de règles qu'elle en a toujours eu, semble-t-il, au cours d'une trajectoire dans laquelle plus rien ne semble vraiment "mérité".
Disons le tout net, cela ne me pose aucun problème, car des Dati le gouvernement actuel en est rempli à ras bord (alors une de plus ou une de moins...). Et puis, malgré tout, elle est quand même fûtée la petite Rachida : "attendue" de pied ferme par des avocats qui avaient bien l'intention de lui dire leur façon de penser ce samedi, elle est entrée dans un tribunal par... l'entrée de service !
Samedi prochain, ce sera peut-être par la fenêtre des toilettes ? Peu importe, du moment que le travail de sape se poursuit. Ca lui vaudra bien une ou plusieurs médailles... Comme d'habitude.
Rachida Dati annonce la suppression de deux tribunaux picards
http://www.lefigaro.fr/france/20071027.WWW000000105_rachida_dati_annonce_la_suppression_de_deux_tribunaux_picards.html
La santé avant tout
Ce soir, pas de sujet : l'auteur, à savoir moi (hi-hi !), se renseigne sur "les" affections dont il souffre, dont j'ai déjà un peu parlé et qui n'ont été diagnostiquées que la semaine dernière. Un authentique miracle, car en cinq ans je n'aurai rencontré que deux "vrais" médecins dans un pays où, selon toute vraisemblance, la corporation compte plus de 90% de branquignols. Cinq ans de souffrances in-sou-te-nables, c'est payer chèrement l'incompétence d'une bande de comiques (non ?).
Je te mets dans la confidence : figure-toi, lecteur chéri, que l'auteur du Poliblog (décidément bien plus courageux qu'il le pensait !) ne souffrirait de rien de moins que d'une névralgie d'Arnold "et" d'une algie vasculaire de la face ! D'un côté, avec Arnold, des douleurs souvent décrites comme étant fulgurantes, extrêmement violentes, pouvant même conduire au suicide (ça c'est histoire de rassurer), et de l'autre, avec l'AVF (algie vasculaire de la face), un petit truc dont Wikipedia nous parle en ces termes... un poil démoralisants : "La médecine estime qu'il s'agit de l'une des douleurs les plus intenses, et qu'elle dépasse celle d'une amputation sans anesthésie".
Ben je confirme... Bien que n'ayant jamais été amputé de quoique ce soit.
Si je te parle de ça lecteur, alors que je m'étais promis de ne plus en reparler, c'est parce que depuis longtemps déjà ma vie quotidienne était quasiment devenue inconciliable avec le maintien d'un blog. Trop mal... Tout le temps. Taper un texte quand tu as l'impression qu'on t'a enfoncé un tournevis dans le crâne, et qu'on remue la lame à l'intérieur de ton cerveau, c'est pas aussi simple que ça en a l'air. Le rythme du blog en a été affecté, parfois... Mais tout n'est pas noir pour autant ! Muni ENFIN d'un diagnostic, je vais pouvoir me faire soigner, enfin j'espère, car l'AVF et l'autre con (Arnold) sont deux trucs notoirement résistants à de nombreuses formes de traitement. Il faut le savoir, aussi bien avec Arnold qu'avec une AVF (et moi j'aurais les deux...), certains patients ne connaissent jamais le moindre soulagement. Tu imagines bien, lecteur, que si j'en ai la possibilité je vais essayer de ne pas faire partie de ceux-là, même si le combat s'annonce, comment dire... chaud !
Voilà, la raison pour laquelle il n'y a pas de sujet dans le Poliblog ce soir. Simplement, j'ai lu des tas de trucs sur le ouèbe, pour en savoir plus sur ce que j'ai, sur ce que l'on peut faire, sur ce que "je" peux faire. Ce soir, pour faire court, j'ai fait tout le boulot que la bonne vingtaine de médecins généralistes et spécialistes que j'ai rencontrés au cours des cinq dernières années n'ont pas fait, et que très probablement ils ne font toujours pas avec d'autres patients (me donnant des envies de meurtre).
Dire que je ne serai même pas payé (affreux !), alors que ces fumiers se sont engraissés sur mon dos, sur le tien, sur celui de l'Etat et bien sûr sur le dos de la Sécu ! Ca me choquerait moins si ces... ordures ne m'avaient pas laissé souffrir comme un supplicié, souvent, ou comme un animal la plupart du temps. N'en parlons plus. Considérons que tout cela va se terminer.
Pour m'aider à oublier cette période noire de cinq ans qu'un jour, j'espère, je pourrai voir comme un trou (de la Sécu ?) puisque je compte bien la laisser derrière moi, bientôt je te raconterai l'histoire du docteur "Patate". Un truc à lire absolument si je me débrouille bien. Qui en dira long sur l'état de délabrement de la médecine chez nous, sur l'incommensurable nullité, sur tous les plans, de certains la plupart des médecins, ou si l'on préfère sur la quantité tout à fait improbable de gugusses que l'on a toutes les chances de rencontrer quand on est obligé d'aller voir des "médecins"...
Fin du petit coup de gueule. Pour l'instant. Et dès demain, reprise des sujets "ordinaires, comme si de rien n'était" : après tout, "on" est habitué maintenant !
27 octobre 2007
Après celui de la France, Sarkozy plombe l'avenir de ses rejetons
Pas de chance pour Jean Sarkozy, dit Jeannot le Scoot : le fils du président de la République, qui devait jouer dans une pièce de théâtre au côté de Sophie Tapie (dite la Morpionne du fabricant d'enveloppes), va rentrer à la maison.
Remarqué pourtant pour un talent qui se distinguait des autres (on n'en doute pas une seconde), Jeannot le Scoot avait toutes les chances de marcher fièrement sur les traces de son président de papa, car comme la politique, le théâtre est un très bon moyen de produire du vent, vent qui coûte souvent cher aux spectateurs mais et qui ne permet qu'à quelques-uns, seulement, de mener une vie de nabab. Jamais les électros, sans lesquels il n'y aurait aucune pièce à donner, jamais ceux qui nettoient la salle, pour la rendre accueillante, jamais la vieille qui tient le guichet non plus, aussi fripée qu'un ticket d'entrée des années 40...
Il y avait déjà bien trop de Jeannots dans le théâtre français (les couineuses, surtout, et couineurs d'Huster qui sont plus rares, les autres hyènes hurleuses du cours Florent, dont les cris font aussi péter les verres, etc.), alors réjouissons-nous d'en voir un rentrer chez lui !
Jean Sarkozy sacrifie les planches pour bûcher (NDR : tout l'inverse de son père ?)
http://tf1.lci.fr/infos/people/0,,3600167,00-jean-sarkozy-jouera-pas-theatre-.html
Le vrai visage de Sarkozy (la France bientôt en guerre !)
C'est fait, la bête a tombé le masque, et pour ceux qui en doutaient c'est confirmé, Nicolas Sarkozy a bien un pet au casque.
Pas le petit éclat qu'on pourrait apercevoir si quelqu'un avait jeté une poignée de graviers à la face du président de la République, non, là il s'agit d'un vrai pet, limite trou béant, comme si Sarkozy avait enfoncé sa tête, qu'il croit si grosse, dans le fût d'un canon en train de tirer. Rien de tel pour prendre un obus en pleine tronche.
Hier, par le fait, le chef de "son" Etat n'a rien trouvé de mieux que d'aller rendre visite à des cheminots à Saint-Denis, pour une visite improvisée qui a vite tourné au vinaigre, un premier cheminot au moins refusant de serrer la main du président de la République devant les caméras (ouille !), un autre osant soutenir en face le regard d'un personnage qu'un moment on a pu voir comme un "fou" (re-ouille !), qui à présent semble se croire absolument tout permis.
Une authentique journée de folie, ce vendredi 26 octobre 2007. Peut-être un jour dont Nicolas Sarkozy se souviendra longtemps, et avec remords, lui qui vient de déclarer la guerre aux cheminots en les insultant presque pendant que de son côté, suivant la même ligne qui consiste à tout imposer, Eric Woerth arrivait à se mettre à dos l'ensemble des syndicats de fonctionnaires, tous appelant à une grève pour le 20 novembre qui pourrait revêtir une ampleur et une dureté jamais vues depuis les grèves de 68 !
Chapeau Sarko ! Car il ne l'aura pas volée, sa guerre, Sarko les gros bras, qui s'adresse aux cheminots comme s'ils étaient des... merdes ! Apprends-le pour pouvoir le répéter, lecteur qui ignore le séisme qui s'annonce, hier Nicolas Sarkozy n'a pas parlé "des" cheminots, il a parlé de "ça" ("ça" vit cinq ans de plus un cheminot) ! Nicolas Sarkozy n'est pas non plus allé "voir" des cheminots, il est allé en menacer une poignée après les avoir d'abord insultés ("Et vous croyez que la rue va me faire plier ?") !
"LA RUE" !......... Là où se débattent les électeurs, ces merdes dont on n'a besoin qu'à l'approche d'une élection... Ca va saigner.
Le point positif à retirer de cette journée est que les syndicats, de fonctionnaires pour commencer, ont enfin compris de quelle manière on devait "négocier" avec un Sarkozy qui se prend pour Arnold Schwarzenegger, l'homme n'ayant ni le sens de l'humour ni surtout la stature de celui dont il semblait s'être inspiré hier. C'est pourtant simple, pour obtenir quelque chose de Nicolas Sarkozy il suffit de faire du Sarkozy, c'est-à-dire d'éliminer toute idée de négociation avant même de s'être rencontrés : Sarkozy arrive ? Soit on cogne (méthode recommandée), on attaque frontalement, soit on met les bouts, et le show de ducon se termine faute de spectateurs. Ridicule, mais largement suffisant pour enrayer la non moins ridicule machine à jacter du chef de l'Etat, dont on se demandait d'ailleurs comment elle pouvait encore fonctionner.
Répétons-le (car on peut en être sûrs), ça va saigner. Personnellement, je ne miserais pas un kopeck sur le gommeux qui s'est déplacé pour aller insulter les cheminots et qui, par souci d'"efficacité" sans doute, a demandé à l'un de ses valets d'insulter d'autres fonctionnaires au même moment, mais dans un autre lieu.
Il est encore temps de faire machine arrière, Monsieur le président. Ce serait même un signe d'intelligence (pour une fois).
Dialogue tendu entre Sarkozy et des cheminots à Saint-Denis
http://www.rtlinfo.be/news/article/50162/--Dialogue+tendu+entre+Sarkozy+et+des+cheminots+%C3%A0+Saint-Denis
Salaires des fonctionnaires : la grogne syndicale monte d'un cran
http://www.edicom.ch/fr/news/international/1188_4451675.html
