30 novembre 2007
Pouvoir d'achat : victoire majeure des mauvaises fréquentations de Nicolas Sarkozy
Tout le monde, je suppose, attendait impatiemment l'interview de Nicolas Sarkozy hier soir sur le thème du pouvoir d'achat. Fortement parasitée dès le début par les événements qui se sont déroulés à Villiers-le-Bel, le dérapage d'introduction traînant tellement en longueur que certains téléspectateurs ont bien dû finir par trouver "suspects" les longs développements que Sarkozy s'est fait un devoir de collectionner, parlant "voyous" alors que tout le monde attendait surtout du président de la République qu'il parle du porte-monnaie des Français...
On a fini par y arriver. A l'énorme déception. Car pire que de n'avoir rien changé à ses projets initiaux, dont aucun ne tient véritablement la route, il est apparu hier soir que contre toute attente, Nicolas Sarkozy "croyait" réellement à ce qu'il répète depuis des mois. Un choc et une révélation pour ceux qui, comme moi, pensaient naïvement que Sarkozy jouait les cons depuis le début et qu'il n'était qu'un nuisible parmi d'autres. Un autre choc et une autre révélation pour ceux qui croyaient que Sarkozy pouvait encore en avoir sous le pied, alors que question relance du pouvoir d'achat, l'homme commencerait plutôt à être au pied du mur. Les premiers ont dû rester absourdis à la fin de l'entretien de Sarko avec Poivre et Chabot (à quand le remplacement tant attendu d'Arlette ?), les seconds ont dû aller compter le pognon qu'il leur restait : bon réflexe ! Parce que le pognon, c'est terminé. Il n'y aura pas de hausse du pouvoir d'achat. Rien, nib, que dalle, zéro !
Pour avoir un ordre d'idée du ridicule des propositions du chef de l'Etat en matière de relance dudit pouvoir d'achat, on peut retenir l'exemple significatif, cité par Sarkozy lui-même lorsqu'il parlait d'un retour au plein emploi... : d'après les chiffres élyséens (pas franchement les mêmes que les chiffres non-officiels, mais passons), il y aurait deux millions de chômeurs en ce moment, et le mois dernier 23.000 emplois auraient été créés, ce qui est un signe très encourageant, voire une performance annonce fièrement notre Sarkozy... qui dans la foulée s'engage sur un retour au plein emploi en 2010 !
Problème de niveau CP, voire de niveau maternelle : 2.000.000 de chômeurs divisés par 23.000 emplois créés en un mois (puisque c'est déjà un bon score selon lui, et que l'on se place dans une hypothèse où tout roulerait à merveille pour Sarko), ça fait combien de mois pour arriver au "plein emploi", soit à un taux de 5% de chômeurs environ ?
Ne cherchez pas... Même si, pour faire un énorme cadeau à Nicolas Sarkozy, on prenait 5% de 2.000.000 au lieu de 5% d'un nombre beaucoup plus élevé de salariés (pour arriver à un nombre de chômeurs qui serait très inférieur aux meilleures prévisions du chef de l'Etat), il faudrait... 82,6 mois pour arriver au plein emploi, soit 6 ans et 10 mois. En clair, dans une hypothèse si incroyablement optimiste qu'elle en devient tout aussi fantaisiste, pour ne pas dire totalement ridicule, le plein emploi serait atteint en France en... septembre 2014.
Il y a un problème quelque part.
Bon, soyons gentils. Considérons que Nicolas Sarkozy était nul en maths à l'école, ce qui d'ailleurs a été le cas, et faisons abstraction de son inaptitude à compter comme nous devons aussi faire abstraction de son aptitude à "rêver" pour passer au contenu des mesures proprement dites :
- monétisation des RTT : tu travailles et on te paie... Gentil. Considérons que c'était une blague présidentielle pour la mise en bouche.
- paiement "double" de ceux qui accepteront de travailler le dimanche : super. Enfin, ça le serait si l'on n'était pas dans un pays où la majorité des entreprises violent le Code du travail du lundi au vendredi, et du lundi au dimanche pour celles qui ouvrent ce jour-là, et qui sont rarement les plus regardantes sur le respect des droits des salariés... La même proposition de Nicolas Sarkozy de payer double les heures effectuées le dimanche "serait" valable, aussi, si les chefs d'entreprise, d'une manière générale, ne faisaient pas une éruption de boutons à chaque fois qu'il est question de payer simplement les heures supplémentaires, alors là, dans le cas du dimanche... On croit savoir ce que la majorité en penseront. Discussion sans aucun intérêt, de toutes façons, puisque si elle était mise en pratique, il s'agirait d'une mesure 100% esbroufe : en bout de course, elle ne concerne ou ne concernerait que l'infime minorité d'entreprises qui travaillent déjà ou veulent travailler le dimanche. Seconde blague du président.
- suppression de la limite des 35 heures pour les entreprises qui signeront des accords d'augmentation collective : très bonne idée, sauf que "d'une manière générale" (deuxième fois que je le sors en deux paragraphes), les entreprises étouffant déjà sous les taxes rechignent à payer davantage leurs salariés, les quotas d'heures effectuées éventuellement au-delà des 35 n'intéressant vraiment que les métiers de production, où l'on n'a pas attendu... Nicolas Sarkozy et ses idées de "réforme" pour travailler en 2X8 ou en 3X8. Quant à l'effet d'une telle mesure sur de possibles recrutements, il serait évidemment désastreux, analyse que la plupart des gens qui ont déjà mis les pieds dans une entreprise (pas le cas du chef de l'Etat) partageaient avant même que Nicolas Sarkozy soit élu président de la République. Troisième gag de ce qui commence à faire figure de spectacle. Même pas drôle.
- déblocage des fonds de participation : orgasme ! Ils ne concernent toujours qu'une minorité de salariés, et pour la plupart de ceux qui en bénéficient, les sommes sont trop conséquentes pour partir directement en achats courants, et trop dérisoires en même temps pour atterrir ailleurs que sur un compte bancaire ou d'épargne, au mieux un compte-titres... Ca coupe un peu des réalités et des pratiques du peuple, une rémunération de l'ordre de 20.000 euros bruts mensuels...
- indexation des loyers sur l'indice des prix : le problème n'est déjà plus là depuis cinq ans au moins. Pour beaucoup de Français, les loyers sont "déjà" trop élevés et sans rapport avec les surfaces occupées ou les zones habitées. Seuls ceux qui habitent en HLM tirent leur épingle du jeu, certains gardant un logement vide pendant qu'ils habitent ailleurs, d'autres ne trouvant pas de logement, car la "rotation" est en train de s'arrêter purement et simplement faute de logements neufs... L'a-t-on seulement expliqué à Nicolas Sarkozy, qui ne doit pas le savoir ou alors qui fait semblant ?
- vente de 3% du capital d'EDF : pas de commentaire particulier. En France, on est toujours parti du principe qu'il suffisait de faire une ouverture de capital d'une grande entreprise quelconque pour "financer-compenser" l'incapacité de l'Etat à gérer l'ensemble de son budget dans tous les compartiments. Une rustine dont on connaît la durée de vie, même si elle est aujourd'hui agitée pour monnayer une trêve avec des étudiants qui aiment quand on commence à parler en milliards d'euros, les morveux aux dents longues ignorant que ce qui compte, ce ne sont pas vraiment les montants, c'est l'utilisation que l'on fait de l'argent sur le terrain... quand il y arrive !
Bilan des propositions de Nicolas Sarkozy pour relancer le pouvoir d'achat, donc la consommation puis la croissance ? Nul, ou peu s'en faut.
Je l'ai écrit plus haut, l'interview de Sarko a été un véritable choc et aussi une certaine révélation pour moi : pour la première fois depuis bien longtemps (comme le matin du reste où il avait parlé de sécurité), j'ai vraiment eu l'impression que Nicolas Sarkozy n'était pas définitivement fou, ni con... Simplement, l'homme n'a jamais mis les pieds dans une entreprise. Ignore ce qu'est la vie d'un Français. N'a jamais vécu en banlieue, ni cherché du boulot. N'a jamais essayé, non plus, de vivre décemment avec un salaire de 1.200 euros bruts pour 140 heures de boulot dans le mois, et 40 à 80 heures de transports sur la même période...
Forcément, il y a un tas de choses qui ne peuvent que passer largement au-dessus de la tête du président de la République, qui ignore sans doute à quel point il est amputé d'un savoir "différent", qui devrait pourtant guider l'essentiel de sa politique.
Le problème des mauvaises fréquentations, c'est qu'elles finissent toujours par vous tirer vers le bas.
Pouvoir d'achat : Sarkozy remet un peu plus en cause les 35 heures
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20071129.OBS7509/pouvoir_dachat__sarkozy_remet_un_peu_plus_en_cause_les_.html
Pouvoir d'achat : "les gens vont être déçus", estime Laurent Fabius
http://www.latribune.fr/info/Pouvoir-d-achat---Les-gens-vont-etre-decus---estime-Laurent-Fabius-759-~-AP-SARKOZY-POUVOIR-D-ACHAT-FABIUS-$Db=News/News.nsf-$Channel=Economie-$SubChannel=France
Banlieues : Sarkozy arrive à se convaincre
Pas de doute, au vu de son allocution de ce matin devant 2.000 policiers (vue en direct sur iTélé), le vrai truc de Nicolas Sarkozy, c'est l'ordre, la sécurité. La chasse aux méchants, mais façon Hatari, Sarkozy se voyant debout à l'arrière d'un 4X4 avec un lasso pour seul équipement, les troupeaux de loubards cavalant devant le tout-terrain dans la savane, pour sauver leur misérable peau ! Et pour ceux qui ne courront pas assez vite, ce sera la cage, ou alors ils passeront sous les roues. On s'en fout, c'est du safari. De la chasse à la bête sauvage.
Il ne les aime pas les voyoux, Sarko the muscles ! Par contre, il les aime toujours autant, "ses" flics ! Qui n'auront jamais appartenu à MAM que sur le papier. Une réalité qui a ses avantages mais aussi ses inconvénients, car si Nicolas Sarkozy a visiblement une très bonne connaissance de la police, de son fonctionnement, des moyens dont elle dispose et même de ses lourdeurs, qui sont nombreuses, cela ne semble jamais avoir été le cas de MAM, qui cherche d'autant moins à maîtriser tous ces sujets qu'on la déleste de tout : complètement débordée dès le deuxième jour des émeutes à Villiers-le-Bel, où la ministre de l'Intérieur aurait dû envoyer les forces de l'ordre en grand nombre après une première nuit qui laissait déjà redouter le pire pour la suivante, à aucun moment MAM n'aura semblé vraiment capable de gérer ce qui n'était, somme toute, que des événements de dimension locale. Etait-elle seulement aux commandes ? Dans la mesure où Guéant chapeauterait directement tout ce qui relève de la sécurité intérieure, il est permis d'en douter. La question n'est pas vraiment essentielle, en réalité : les flics ont pris une branlée, il fallait remettre les pendules à l'heure, c'est tout.
Intervention de Sarko.
De source non-officielle, devant l'embrasement de la situation dont il a sans doute réussi à avoir des images, même s'il se trouvait au fin fond de la Chine, Nicolas Sarkozy aurait poussé une énième gueulante. Forte, comme d'habitude. Suffisamment, en tout cas, pour faire sortir MAM et Fillon de leur bureau, et au pas de charge s'il vous plaît. Résultat, on a pu voir le premier Ministre flanqué de la ministre de l'Intérieur se rendre à Villiers-le-Bel, le troisième soir, après que la ville ait d'abord été transformée en Copland, comme dans le film avec Sylvester Stallone, Robert De Niro, Harvey Keitel et Ray Liotta. De zone de non-droit dans son ensemble (version distillée par les médias, probablement peu conforme à la réalité), Villiers-le-Bel est devenue une ville de flics. On s'y promène toujours autant la nuit, sauf que maintenant c'est avec des uniformes, avec des tonfas, avec des flashballs et même avec des "pompes", ces merveilleux engins qui permettent, à distance, de faire exploser le crâne d'un petit malin qui aurait la mauvaise idée de vouloir tirer sur un policier. La plaisanterie est terminée. Après deux nuits d"incidents de plus en plus sérieux, plus de mille hommes ont pris entièrement possession du terrain, marchant toute la nuit pour se montrer, avançant par groupes de plusieurs dizaines au moins, s'insinuant absolument partout, jusque dans les recoins les plus exigus de cités HLM où le "flic", en temps normal, sert de cible pour ceux qui ont quelque chose à lancer sur quelqu'un.
Les policiers le savent, à Villiers-le-Bel on stocke. Pour le cas où un képi passerait sous les fenêtres. Alors grands moyens : toujours les flashballs et fusils à pompe, mais aussi des projecteurs, un hélico, et même des hommes du RAID, chargés de neutraliser un éventuel tireur qui a été bien inspiré de ne jamais montrer le canon de son fusil au cours des dernières nuits... Quand il ne s'agit pas d'une arme de pro, un canon ça brille. Ca fait une cible facile pour les Guillaume Tell du RAID, habitués à tirer une balle dans l'oeil gauche ou dans l'oeil droit d'une cible à taille humaine qui se trouve à cent mètres, deux cents mètres... plus quand ils ont le matériel qui va bien. Les Français ignorent ça, ou plutôt, on ne tient pas trop à ce qu'ils connaissent les aspects pas toujours reluisants d'un métier où quand on reçoit l'ordre de "neutraliser", on neutralise. Les jeunes non plus ne doivent pas bien se rendre compte. Comme la plupart des téléspectateurs, ils n'auront vu que des molossoïdes, à la démarche lourde, avec de gros trucs sombres dans les bras ou sur l'épaule... Ca tombe bien, c'est exactement ce que l'on voulait que tout le monde voit, car tout a été fait pour effacer les images désastreuses des nuits précédentes. Principal objectif d'une opération qui aura bien une fin... Le Français aura-t-il oublié ? Oublié que le lendemain de la deuxième nuit, une nouvelle fois, on avait appris que la police ne faisait plus du tout la loi dans une ville française ? Ils avaient beau être près de deux cents pour tenir un seul rond-point, les "jeunes" ont fait reculer les policiers. En les caillassant, en les arrosant de cocktails Molotov, en leur tirant dessus aussi, avec notamment un calibre prévu pour la chasse au sanglier.
C'est fini tout ça, à présent c'est le flic qui fait la loi, et le chasseur est redevenu le chassé qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être. Et ils l'auront ! Les policiers... Le fusil qui a tiré sur leurs collègues. Ils auront aussi le ou les tireurs, qui finiront bien par être balancés en échange de quelque chose, comme le droit de rester à la maison pour un zouave à capuche qui a bien dû jeter deux, trois cocktails sur les bleus... L'enjeu médiatique vaut le coup. En fait, il vaut tous les sacrifices. Sarkozy a promis qu'on aurait la peau des petits fumiers qui ont osé tirer sur des policiers, l'Etat va mettre le paquet pour qu'ils se rappellent longtemps de cette nuit de novembre 2007 où ils sont allés trop loin. Arrestations, détention préventive, assises, taule... déjà réglé.
Pas besoin de Sarkozy pour poser les premiers pansements, le docteur ne s'est occupé que des plaies qui saignaient le plus. De retour de Chine, il a rendu visite aux policiers blessés. L'un d'eux a été transformé en écumoire. 18 impacts de chevrotine. Un autre a perdu un oeil. Un troisième a reçu la fameuse balle Brenneck, dans l'épaule, une balle à ailettes de calibre 12 dont l'achat est théoriquement impossible sans un permis de chasse en cours de validité... "Rigolo", la Brenneck : même si elle frappe un gilet pare-balles sans le traverser, la puissance du choc est telle qu'elle fait voler celui qui s'en prend une. Enfin, c'est ce qu'on a dû se dire à Villiers-le-Bel, dans le langage du cru : "Ouahou, t'as vu le keuf ? J' l'ai niqué c't'ordure !!!". On en reparlera... Moins rigolo que la Brenneck, pour celui qui la tire, le cas de cette femme-policier aussi, anonyme comme les autres : gravement touchée à la main, et qui pourrait bien rester handicapée à vie. "Quelle idée d'envoyer des femmes...", me dis-je souvent en pareilles circonstances. Pas du machisme, tout l'inverse en fait, car je sais à quel point nous vivons dans un monde de machos : s'ils en avaient eu la possibilité, parmi ceux de Villiers-le-Bel, à choisir ceux qui ont tiré auraient peut-être préféré tirer une balle dans la tête d'une femme en bleu plutôt que dans celle d'un homme. Parce que ça aurait beaucoup plus fait parler d'eux, et ils le savent, les animaux. Bouclés à la maison, en attendant que le RAID et tout le monde ou presque ait évacué les cités. Après, la ville ne leur appartiendra peut-être plus pour un petit moment, parce qu'on aura laissé pas mal de CRS dans le coin, mais au moins les affaires pourront reprendre. En attendant mieux. Ce qui ne change rien pour Sarkozy, qui sait déjà que la guerre est loin d'être finie : Villiers-le-Bel, c'est même pas une crotte de mouche sur une carte de la région parisienne. La France est beaucoup plus grande que ça.
Alors il va falloir continuer, essayer de faire croire que l'on peut encore gérer tout ce que personne n'a voulu gérer depuis vingt-cinq ans, Sarkozy... compris, qui a multiplié les commandos de choc dans la police, mais qui n'a jamais rien fait pour que la justice suive. La loi contre les multi-récidivistes de plus de 16 ans, par exemple... Du pipi de chat, quand des gosses de dix ans prennent un cutter ou un couteau pour aller à l'école ; quand ceux de onze ans boxent leur premier prof ; quand ceux de douze se mettent à dealer, pour remercier un grand frère de leur avoir permis de manipuler une vraie arme, du genre 9 mm. Parabellum... ' vaut mieux grossir le trait, dépeindre la situation de manière à la rendre encore plus noire qu'elle ne l'est, c'est le seul moyen d'être vraiment préparé à ce qui arrive de plus en plus souvent sur le terrain, à savoir le pire.
Il fallait un chef de guerre pour remettre de l'ordre dans tout ça, en tout cas essayer. Fillon et MAM ne faisant plus rien de peur de se faire engueuler, seul Sarkozy pouvait s'y coller, sous réserve qu'il n'ait pas lui-même interdit une fois de plus aux ministres "pour la galerie" de prendre quoique ce soit en charge : niant une nouvelle fois le rôle de la ministre de l'Intérieur, niant pour la énième fois aussi la fonction réelle d'un premier Ministre qui n'a d'ailleurs jamais existé sous son règne, Sarko a fait son show... habituel, presque. Utilisant toutes les ficelles de l'acteur qui a joué mille fois la même pièce, et qui ne change que quelques phrases par-ci par-là pour donner à tous l'illusion d'un spectacle radicalement nouveau : "Merci à toi, ô, officier de police qui a eu le courage et l'intelligence de demander à tes hommes de ne pas faire usage de leur arme !"... "Bravo à toi, ô, policier courageux que non, l'Etat n'envoie pas sur le terrain pour servir de cible à des sociopathes dont le cerveau a été détruit par le cannabis !"... "Je suis là ! Je serai toujours là pour vous ! On va en venir à bout, de cette racaille que je n'ai plus le droit de nommer ainsi !".
Ouais... Un discours de chef de guerre pour les non-initiés, qui ont dû croire le même chef quand il a dit qu'il voulait une guerre "propre"... Amusant. Quant au Français lambda, il aura sans doute couru, comme d'habitude. Cru vraiment que tout allait changer. Finies les risettes, finies les papouilles, à partir de maintenant on va s'occuper sérieusement du cas de ces petits excréments qui pourrissent la vie des Français honnêtes / travailleurs / qui se lèvent tôt / méritants / ... tout ! Finis aussi, les petits dérapages de "sa" police ! Désormais, Sarko l'a dit, il sera de bon ton que le policier vouvoie le jeune ! Consigne dont il vaudra mieux ne pas trop chercher à vérifier la bonne application sur le terrain. "Eh, toi la casquette, ramène ta gueule ici !". "Eh, toi, face de charbon, t'as quoi dans tes poches ?". Ca s'est fait, ça s'est dit. Si longtemps pour certains que ça se fera toujours. Et si un jour on arrive à ne plus le dire, on le pensera d'autant plus. A coup sûr, globalement, ça risquera de retomber systématiquement sur la gueule du jeune, coupable ou innocent. Surtout s'il "n'a pas l'air tout blanc", comme disent les caucasiens.
Sarkozy croit qu'il a les épaules pour rattraper tout ça ? La réponse dépendra sûrement de l'endroit où l'on se trouve. Les parias des banlieues ont pu se sentir portés par les promesses de Sarko pendant quelques heures, mais ils sortiront demain matin, constateront dès les premiers pas que rien n'aura changé dans leurs cités pourries... Ca commence à marcher moins bien, la méthode à Sarko. Sans doute parce que ça ne pouvait pas durer éternellement.
Même sur le plan budgétaire, on n'a plus aucune marge de manoeuvre... Pas grave : pour les moyens, révolution ! La gendarmerie va passer sous le contrôle du ministère de l'Intérieur, les effectifs sur le terrain vont pour la cent millième fois être ajustés en fonction des besoins en personnels dans chaque zone, et pour favoriser la communication entre services, partout où cela sera possible on va mettre en commun tous les moyens qui pourront l'être ! Pour aider le policier ou gendarme dans sa tâche quotidienne aussi, on va multiplier les équipements. Avalanches de gadgets à la con, censés pallier l'absence de policiers sur le terrain. Sarko veut de l'électronique, il en veut partout. Systèmes de détection, avions télépilotés qui filment ce qui se passe au sol, caméras de vidéo-surveillance quadrillant tous les coupe-gorges de France... Sentant peut-être qu'il va s'emporter, le chef de l'Etat s'arrête avant de parler de la mitrailleuse lourde à détecteur thermique et à vision nocturne, mais on sent que ça le démange. Jolis cadeaux de Noël, sauf qu'au soir du 25 décembre on va s'apercevoir que toutes les boîtes étaient vides.
Sarko s'en cogne. Il continue son show, promet que dans toutes les banlieues, ça va twister, qu'on le veuille ou pas ! On va cesser de mettre dans le même sac loubards minables, petits trafiquants et ceux qui veulent vraiment s'en sortir, auxquels Sarkozy va tendre sa grosse pogne, en leur offrant une formation qui va forcément déboucher sur un emploi !
Ben voyons.
Discours mémorable, mais forcément merdeux en termes de contenu. Ceci dit, qui aurait pu faire mieux ? Car il ne faut pas se tromper d'objectif, et ici il était surtout de regonfler le moral des troupes, accessoirement d'adresser un message clair aux mafieux en culottes courtes qui font la loi dans certaines cités ou zones pavillonnaires pour leur faire peur l'espace d'une petite journée... Le reste, la vraie vie, on s'en occupera ensuite. Promis. Avec, euuuh... Boutin et Amara ! Et quand les deux courges se seront ramassées, il sera toujours temps de reprendre la température, pour voir. Parce que quand la Boutin va se pointer en disant qu'elle ne peut rien construire faute d'argent, et que l'Amara va arriver avec son plan anti-glandouille, aussi ridicule qu'insultant pour ceux qui veulent s'en sortir et qui sont plus nombreux qu'on veut bien le dire, on aura bien besoin d'un Sarko puissance Sarko, qui dans l'intervalle aura intérêt à avoir fait du body-building, pour essayer de recoller les morceaux ! Toujours sans y parvenir, évidemment, parce que le nerf de la guerre, c'est l'argent, et celui des banlieues, ben on ne sait pas où il est passé.
D'un côté, on assure qu'on a bien ouvert tous les robinets en grand et qu'on a même vérifié deux fois, et de l'autre on assure qu'on n'a jamais vu la queue d'un euro depuis que l'euro existe. Il est peut-être uniquement là, au fond, le problème des banlieues. Quelques centaines ou milliers de fuites, quelque part, sur le trajet du tuyau... Assoces, potes, assoces de potes... Qu'est-ce qu'on en a à foutre après tout ? La caillera, ça ne se "sauve" pas, ça se nettoie. Il fallait "juste" que ce soit rappelé, alors Sarko l'a "juste" rappelé, même si beaucoup n'ont pas compris que le discours s'arrêtait là. Quant au brave jeune, naïf, qui aurait envie de tendre la main en direction du ciel en attendant que celle de Sarko vienne la saisir, à mon avis il peut commencer à se fabriquer un truc. Un genre d'attelle à 45 degrés, fixée au-dessus d'une béquille, du genre de celles qui arrivent sous l'aisselle : ça aide beaucoup, ce genre de bricolo, quand on doit garder le bras en l'air pendant longtemps.
Sarkozy veut "favoriser ceux qui veulent s'en sortir honnêtement"
http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2321855&rubId=4076
Sarkozy reprend la main
http://www.lefigaro.fr/actualites/2007/11/29/01001-20071129ARTFIG00314-banlieues-sarkozy-reprend-la-main.php
29 novembre 2007
Sarkozy passe sous la barre des 50% d'opinions favorables
Info du jour, puisque c'est la première fois... En attendant d'autres sujets qui seront plus longs, sur l'intervention du chef de l'Etat ce matin devant 2.000 policiers et sur le pouvoir d'achat. Un autre sujet d'actualité qui serait de nature à faire encore descendre sa cote de confiance, et que Nicolas Sarkozy ne semble pas vraiment prendre au sérieux pour l'instant. A la décharge de l'homme qui baisse dans les sondages, il est beaucoup plus facile de transformer Villiers-le-Bel en copland que de remplir un peu le porte-monnaie des Français. Une explication dont beaucoup ne risquent guère de se satisfaire.
La cote de confiance de Sarkozy sous les 50%, selon TNS-Sofres
http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-33408023@7-37,0.html?xtor=RSS-3208
SURPRISE !
Vous ne vous en doutiez pas en vous levant ce matin, pourtant c'est aujourd'hui !
Voyons voir, qu'est-ce que ça peut être ? Vous ne voyez pas ? Bon, si je vous dis un anniversaire... Non ? OK, je conçois que vous ne trouviez pas tout de suite, vu que ce n'est probablement pas le vôtre, égoïste que vous êtes. Et puis ça arrive à tout le monde, alors comme je suis gentil je vais vous donner une petite indication, car il s'agit à la fois d'un anniversaire et d'un évenement politique MAJEUR. Voyons voir, qu'est-ce que je pourrais écrire pour vous aider... Ah voilà : disons qu'aujourd'hui, c'est l'anniversaire d'un croulant... Hein ? "Ca ne vous dit rien" ? "Il y en a trop" ? Oh, là vous exagérez ! Vous êtes désespérant(e) parfois... Qu'est-ce qu'on va faire alors ?... Si je vous dis crâne d'animal... Toujours pas ? Ohlàlà, mais vous êtes NUL(LE) ! Là c'est facile quand même ! Bon, essayons avec ceci alors : euuuh, boisson à bulles ! Faux métiers ! Au neveu de Donald !!! Là, quand même, avec "au neveu de Donald" et "boisson à bulles", vous devriez pouvoir trouver !...... NON ? TOUJOURS PAS ? Bon, alors si je vous dis les mêmes choses différemment, du genre "tête de veau", "bière", "emplois fictifs" et "Hariri", là vous avez trouvé ? Ah ben c'est pas trop tôt !!! Nomdidjû, c'est quand même pas tous les jours qu'il a 75 piges, ce vieux croulant de Jacques Chirac !
L'enfant caché de Sarkozy
Toujours dans la série des potins, j'apprends à l'instant que Nicolas Sarkozy aurait eu un fils caché (photo) avec une femme dont on ignore tout. Peu gâtée par la nature, la petite créature aurait connu de légers problèmes de développement et ferait actuellement la taille d'une petite assiette à dessert, pattes dépliées. Il va de soi que nous allons enquêter pour savoir si cette rumeur est fondée, et nous ne manquerons évidemment pas de vous tenir informé(e) de nouvelles révélations qui pourraient être portées à notre connaissance. Blogueur, c'est (presque) un métier.
Photo trouvée sur : http://cugnot-philippe.chez-alice.fr/Faune/photos/mygale.htm
Parfois j'ai honte d'être aussi méchant (Sarkozy et Ferrari)
Sous la pression des fans du petit Nicolas, je me vois contraint de bouleverser provisoirement la ligne éditoriale du Poliblog (sous-entendu, il y en avait une) pour vous tenir au courant des derniers développements de l'affaire Sarkozy-Ferrari.
Mais d'abord, un bref rappel des épisodes précédents pour ceux qui n'auraient pas suivi : jusqu'à il y a peu, Thomas Hugues, journaliste-présentateur vedette de la télévision (le Ken de Barbie et Ken), était l'heureux propriétaire d'une Ferrari, acquise voilà quatorze ans, mais comme le disent tous les propriétaires d'un modèle de la célèbre marque transalpine, "une Ferrari, ça suce", alors augmentation du prix des carburants oblige, Thomas Hugues a été obligé de se défaire récemment de sa bagnole, qui du coup s'est retrouvée sur le marché de l'occasion (le gars roulerait maintenant en Vélib', à ce qu'on dit).
Rapidement, des acheteurs potentiels se sont pressés autour de l'ancienne voiture de Thomas Hugues, que beaucoup lui enviaient déjà alors qu'il était le seul à pouvoir la faire feuler. Finalement, trouvant qu'il était dommage qu'un tel engin continue de dormir seul dans un garage, un anonyme charitable et beaucoup plus fortuné que Thomas Hugues aurait fait l'acquisition de la voiture, après se l'être faite... qu'est-ce que je voulais écrire, déjà ? Ah oui, après se l'être faite amener à l'Elysée pour l'examiner sous toutes les coutures.
Voilà, on en serait à peu près là pour l'instant... Si l'on n'accorde aucun crédit aux dernières rumeurs qui font état d'un possible mariage entre Nicolas Sarkozy et Laurence Ferrari au Maroc (!).
Du buzz, toujours du buzz... Ceci dit, connaissant le respect du président de la République pour sa terre natale, on peut dire qu'un tel événement n'aurait vraiment rien d'étonnant.
Le web a trouvé la remplaçante de Cécilia
http://www.lessentiel.lu/news/monde/story/26029926
28 novembre 2007
Vaya con dios
Super Sarkozy
Le chef de son Etat soigné aux petits oignons par des Canadiens qui semblent bien connaître le personnage. Pour une fois que Nicolas Sarkozy nous fait marrer, ne boudons pas notre plaisir.
http://www.youtube.com/watch?v=o9WF-cXapjg
Sarkozy-Dati : il l'apprécie, elle l'admire, c'est magnifique
Et c'est encore une nouvelle qui n'éververa pas du tout ceux qui, comme moi, pensent peut-être qu'il serait temps de rééduquer les Ingals de la République à coups de gourdin. Du côté de la famille Sarkozy, papa s'est barré mais maman est fière de son fils, et du côté de la famille Dati, ben Rachida n'a toujours pas de famille à ce qu'on sache (ça peut se comprendre). Il ne se trouve guère que de vagues échantillons d'humanité comme Talbin Chalandon, la mère Veil ou le copain Arnaud (un authentique demeuré, dit-on volontiers en coulisses) pour trouver toutes les qualités existantes à une Rachida inlassablement persécutée par une classe politico-journalistique qui lui reproche d'être arrivée en multipliant les "gâteries", la technique seule ayant dû varier selon que Rachida avait affaire à des femmes ou, plus souvent, à des hommes. Curieux. Je ne me souviens pourtant pas que dans la série, Charles ait jamais pris dans sa bouche le petit oiseau du père Olson pour obtenir un sac de farine ou une poignée de clous... Mais il est vrai qu'ici, on parle de blé plutôt que de farine, et que les clous, on les enlève par dizaines de tout ce qui a été patiemment construit par d'autres plutôt que de les acheter. Un phénomène curieux, l'admiration. Souvent limitée aux petits clans dans lesquels on choisit d'évoluer, et d'un cercle à l'autre, on n'a pas du tout les mêmes notions de ce qui pourrait la justifier.
Rachida Dati, playdoyer pro domo
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3260,36-982978,0.html
Parasites : la provoc s'intensifie
Fidèle à son habitude, sitôt revenu de Chine où il a signé des contrats juteux pour l'essentiel des grandes entreprises qui considèrent la France comme un pays économiquement mort, Nicolas Sarkozy va "récupérer" dès demain matin le dossier des émeutes à Villiers-le-Bel en recevant à l'Elysée les familles des deux adolescents tués lors d'une collision avec un véhicule de police. De la pure provocation.
Le spectre de 2005 dans les banlieues françaises
http://www.france24.com/france24Public/fr/archives/nouvelles/monde/20071126-france-banlieue-villiers-le-bel-emeutes-police-jeunes-morts.html
Banlieue: «Changer le bâti ne changera pas le malheur et la pauvreté de ceux qui y vivent» (je confirme puisque j'habite dans l'une de ces "banlieues")
http://www.liberation.fr/interactif/chats_home/chats/chat_actu/294187.FR.php
Car dans le même temps, alors que la justice manque toujours dramatiquement de moyens et que de nombreux Français ont toutes les peines du monde à se rendre dans les tribunaux, qui se trouv"ai"ent essentiellement dans les grandes villes, Rachida Dati va mettre la dernière main au projet présidentiel de réforme de la carte judiciaire supprimant une large part de ces tribunaux. Pour faire bonne mesure, la Garde des Sceaux envisage également la suppression de 63 conseils de prud'hommes sur 271, pendant qu'à notre connaissance, rien n'est officiellement prévu en ce moment pour rénover des prisons construites en 1860, telle la (relativement petite) maison d'arrêt de Bayonne, où Henri Emmanuelli s'est rendu en sa qualité de parlementaire à l'appel de l'Observatoire International des Prisons (qui a démarché d'autres députés sans rencontrer le moindre succès...), toujours prompt à rappeler qu'en matière d'emprisonnement, la France est un pays d'arriérés où les politiques ne gèrent rien du tout. Valable pour Rachida Dati, qui n'aurait jamais pu faire la preuve de son inhumanité et de son inaptitude à diriger un ministère si l'actuel chef de l'Etat n'avait pas propulsé la "soeur" de son ex-femme dans un poste où elle n'a visiblement rien à faire.
La suppression de 63 conseils de Prud'hommes provoque l'émoi syndical
http://afp.google.com/article/ALeqM5g9MpmIiUZo2wF41MVMTcZQ5IerBQ
63 conseils de prud'hommes bientôt supprimés
http://www.lefigaro.fr/actualites/2007/11/18/01001-20071118ARTFIG00059--conseils-de-prudhommes-bientot-supprimes.php
Constat de l'état lamentable de la prison par Emmanuelli
http://www.eitb24.com/article/fr/B24_75784/societe/PRISON-BAYONNE-Constat-letat-lamentable-prison-par/
Emmanuelli : "Un état des locaux de la prison minable pour ne pas dire plus"
http://lejournal.euskalherria.com/idatzia/20071120/art205616.php
Dans le même temps, et comme il est maintenant de coutume de le remarquer aussi, le ministre du Travail Xavier Bertrand multiplie les interventions dans les médias pour faire un maximum de tapage autour de la réunion qui s'est tenue il y a deux jours sur l'égalité hommes-femmes en entreprise : alors que la France compterait plus de cinq millions de chômeurs, selon des chiffres non-officiels, le ministre se félicite qu'un grand pas ait été accompli en direction d'une entreprise qui serait plus morale et plus respectueuse des droits des femmes. Une nouvelle qui ne sera pas sans mettre du baume au coeur aux millions de Français privés d'emploi, au coeur aussi des centaines de milliers d'autres qui travaillent quelques heures dans la semaine pour un SMIC horaire que le gouvernement a refusé d'augmenter cette année. Hommes ou femmes, ceux-là n'habitent de toutes façons pas dans le même pays que Xavier Bertrand.
Qu'est-ce qu'un "chômeur fainéant" ?
http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=PagEd&file=index&topic_id=14&page_id=253
Sarkozy antisocial : la preuve par trois
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=32232
La 5ème rapport du COR prépare l'offensive de Sarkozy contre nos retraites
http://www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_article=1352&titre=Le-5e-rapport-du-COR-prepare-l
Dans le même temps, pendant qu'Olivier Besancenot et Azouz Begag essaient désespérément de faire parler d'eux, MAM (ou plutôt Guéant) a ouvert en grand le porte-monnaie des contribuables en envoyant plusieurs centaines de policiers à Villiers-le-bel, les policiers étant souvent envoyés en première ligne pour résoudre les problèmes nés de l'abandon des cités par les politiques nationaux, régionaux et locaux depuis environ 20 ans. Une opération de communication improvisée qui semble porter ses fruits pour l'instant, mais qui ne résoudra aucun des problèmes rencontrés au quotidien par les habitants de quartiers laissés à l'abandon et délibérément coupés, même géographiquement, du reste de la société dans tout l'hexagone, idée de génie que l'on doit à des architectes des années 50-60 qui devraient aujourd'hui être considérés comme des criminels, leurs chiasses en béton ayant entraîné des conséquences aussi variées que : défauts d'éducation de la part de parents jamais intégrés par la société française, qui les a parqués dans ces immeubles commes des animaux ; nombre important de jeunes désoeuvrés du fait d'un chômage de masse qui pulvérise les records en Europe, avec une moyenne trois fois supérieure à la moyenne nationale dans des zones comme les cités HLM de Villiers-le-Bel ; économie souterraine, devenue le seul moyen de survie économique quand ce n'est pas la seule occupation accessible pour des Français auxquels on continue de refuser toute chance de s'intégrer, après les avoir privés des mêmes chances d'intégration tout au long de leur vie ; "ghettoïsation des non-blancs", avec empilement des économiquement faibles dans l'espace toujours restreint au maximum de cités totalement repliées sur elles-mêmes, qui rassemblent parfois plus de cent nationalités... "Contre" lesquelles des attardées comme Fadela Amara veulent lancer des plans "anti-glandouille", alors que beaucoup d'autres se satisferaient qu'on y lâche tout simplement des chiens (moins coûteux) pour égorger la caillera... Sans parler des élus socialistes locaux, qui se découvrent une passion soudaine pour le bien-être de ceux qu'ils osent encore appeler leurs "concitoyens"... On ne sait même plus comment décrire la situation, qui explosera de toutes façons à la première occasion.
Un calme relatif règne à Villiers-le-Bel (profitons, profitons)
http://www.20minutes.fr/article/197201/France-Un-calme-relatif-regne-a-Villiers-le-Bel.php
Dans le même temps, représenté par la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports la plus plantureuse de la Création, le gouvernement parachève son projet de franchises médicales, destinées à financer un énième plan Alzheimer, la lutte contre le cancer et les soins palliatifs, autant d'autres domaines dans lesquels les gouvernements successifs ont injecté depuis 25 ans des sommes si colossales que beaucoup en ont profité, à l'exception des malades, et si dérisoires que personne n'en a vraiment profité parmi les destinataires initiaux.
Franchises médicales : les sages saisis
http://info.france2.fr/france/36856726-fr.php
Dans le même temps, la rémunération du président de la République a été plus que doublée et le bugdet de l'Elysée plus que triplé, ledit budget permettant au chef de l'Etat de mener grand train (voire de mener TGV), de s'entourer d'une avalanche de conseillers dont les rémunérations ont explosé, et de recevoir maintenant ses maîtresses potentielles pour des collations payées par l'ensemble des Français, révèle le Daily Mail du 26 novembre.
Le budget de l'Elysée est 3 fois supérieur aux chiffres officiels
http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=1326
Dans le même temps, la vache espagnole qu'est Christine Lagarde (au coude-à-coude avec l'ensemble des ministres, en particulier avec Xavier Bertrand et Jean-Louis Borloo) ne cesse plus de se ridiculiser et de décrédibiliser un peu plus une caricature de gouvernement qui n'en avait aucun besoin en maintenant ses prévisions de croissance pour l'année 2007, alors qu'on sait déjà que les objectifs-engagements de Nicolas Sarkozy pour 2007 "et" 2008 ne seront jamais atteints, même en cas de renversement spectaculaire d'une tendance que L'Express choisit d'attribuer à un déficit de la compétitivité des entreprises françaises, alors que le facteur majeur de croissance a toujours été la consommation des ménages... en chute libre, en raison d'une hausse du pouvoir d'achat cent fois promise mais qui n'est jamais arrivée, plombée aussi par un nombre anormalement élevé de chômeurs qui ne consomment quasiment plus rien (à quoi bon parler des retraités puisqu'ils vont tous mourir ?).
Mauvais vents pour la croissance françasie
http://www.lexpress.fr/info/economie/infojour/infos.asp?id=134301
La baisse du pouvoir d'achat plombe la croissance française
http://www.jeunes-paris15.fr/2007/11/24/la-baisse-du-pouvoir-dachat-plombe-la-croissance-francaise/
J'aurais pu continuer indéfiniment. Essayer de mieux classer, de mieux développer les idées pour mieux décrire la situation catastrophique de la France en matière économique, en matière d'emploi (ou plutôt de chômage), en matière d'insécurité, ou de croyance déjà installée chez beaucoup dans des lendemains qui promettent d'être forcément... pires.
Quel serait l'intérêt de répéter inlassablement que la maniaco-dépression de la France, de toute la France est due à 99% à la nullité collective, au mépris bien connu et à la couardise légendaire des parasites qui nous gouvernent ? Il n'y en a aucun. Et il n'y en aura aucun tant que les mêmes parasites pourront vivre toujours plus grassement de la destruction de leur propre pays.
P.-S. : toutes mes excuses aux Woerth, Pécresse, Albanel, Borloo, Boutin, et à tous les autres parasites de gauche, de droite ou des extrêmes non cités dans ce petit coup de gueule. Rendez service à la société, rendez service à la France, suicidez-vous. Au bord d'une falaise SVP. Ansi, les Français n'auront qu'à donner quelques coups de pied dans vos dépouilles pour être définitivement débarrassés de vous (les crabes ou les insectes se chargeront du reste). Petite économie non négligeable pour un peuple qui n'a plus du tout les moyens de financer vos "projets" d'attardés. Grâce à vous.

