17 mars 2008
Municipales : Sarkozy bousculé. Pour quelques heures.
C'est la première réflexion qui me soit venue après ce second tour des municipales : si un certain nombre de grandes villes ont été perdues par la droite, Marseille, où un jeune premier de 68 ans briguait son troisième mandat consécutif pour le compte de l'UMP ne sera finalement pas tombée, les socialistes pouvant malgré tout se consoler avec de belles prises et non des moindres comme Toulouse, Strasbourg, Périgueux, Caen, Reims, Amiens, Metz, Saint-Etienne et même Colombes, où la liste sur laquelle figurait notre Ramatou nationale en troisième position a été laminée par une liste d'union de la gauche (bien fait).
Du côté de Pau, le père François est passé comme prévu à-côté de la mairie pour quelques centaines de voix et au niveau national, le Modem sort grand perdant de la confrontation puisqu'il n'aurait remporté que la seule ville d'Arras (pas rien mais bon), restant cantonné sur tout le reste du territoire dans un rôle d'arbitre (en étant généreux) dont le maintien au second tour aura souvent été plus profitable à la gauche qu'à la droite. Autant dire que ceux qui ont lâché François Bayrou à l'approche de l'élection présidentielle ne doivent pas du tout regretter leur choix à l'heure qu'il est, toutes les trahisons ne se soldant pas pour autant par l'accession à un fauteuil de maire (échec de Robien à Amiens).
Au nombre de ceux qui n'ont aucun remords, et qui se paient même, à présent, le luxe de donner des leçons de stratégie politique à François Bayrou après l'avoir abandonné en pleine bataille comme les derniers des pleutres (le fait est que tout le monde ou presque pourrait maintenant donner des leçons de stratégie ou de communication politique à Bayrou), on comptait hier soir Hervé Morin, qui sur je ne sais plus quelle chaîne de TV confirmait assumer parfaitement sa croyance dans un centre totalement inféodé à l'UMP, un concept qui laisse toujours un peu songeurs ceux qui, comme moi, ne considèrent pas que le fait de caresser l'entrejambe d'un président soit assimilable à une quelconque forme de politique.
Même chez notre ami Malakine à Belfort, François la Scoumoune aura, en quelque sorte, eu raison du courageux Cricri, terrassé au sommet de son effort par l'horrible successeur (MRC) de Jean-Pierre Chevènement, avec pour la ville la certitude absolue que rien ne changera, sauf peut-être le parc automobile de la mairie où l'on devrait troquer les vieilles 607 pour des Aston Martin flambantes neuves.
Les résultats au niveau national étant plus ou moins (voire tout à fait) conformes aux prévisions qui avaient été faites à peu près partout après le premier tour, on ne peut guère parler d'une véritable "victoire" de la gauche, tout comme on ne peut guère parler de "sanction" massive de la politique conduite par le chef de l'Etat et le gouvernement Fillon, un électeur sur trois n'ayant pas jugé utile de se déplacer et quatre ministres ou secrétaires d'Etat, sur un total de vingt-deux qui étaient candidats dans le cadre des municipales ou des cantonales seulement, ayant échoué, Christine Lagarde battant le record du plus mauvais score avec 35% des voix dans le XIIème arrondissement de Paris où sa tête de liste, Jean-Marie Cavada, l'a entraînée vers le fond (ah non pardon, en réalité sans Cavada cela aurait pu être bien pire pour Lagaffe).
Reste tout de même quelques bonnes nouvelles, l'une des meilleures de la journée étant sans conteste la déculottée infligée à l'insupportable Nadine Morano à Toul, où la harpie de l'UMP a été largement devancée à la fois par un candidat divers droite et par la maire sortante (PS, qui a remporté l'élection), les deux opposants de la porte-parole de la majorité présidentielle dépassant les 73% de suffrages exprimés (et pan).
Au final, malgré la correction infligée à Nadine et à quelques autres, on ne peut que s'inquiéter de ce qui est tout de même plus qu'un semblant de victoire de la gauche au niveau national, les socialistes étant connus, que l'on parle de mandat local ou pas, pour entrer en hibernation pour une durée à peu près équivalente à celle de leur mandat quand les électeurs font la bêtise de leur en confier un...
Du côté de l'UMP, si Devedjian (sur un siège éjectable à la tête de l'UMP, entre autres à cause de l'affaire de Neuilly) et Copé font le constat d'un échec relatif, les membres du gouvernement qui se sont exprimés sur différents plateaux de TV hier ainsi que le Premier ministre ne voient aucun signal d'alerte qui mériterait de retenir l'attention dans des résultats qui sont, quoique l'on veuille en penser, beaucoup plus favorables à "la droite en général" qu'à l'UMP, la droite perdant beaucoup de grandes villes mais ne restant que légèrement devancée par la gauche sur l'ensemble du territoire. On a donc limité la casse, échappé en tout cas au fracassement.
Surfant, d'ailleurs, de façon fort inspirée sur la difficulté d'interpréter le scrutin à chaud, François Fillon a été parmi les premiers à tirer les vrais marrons du feu en rappelant à tous, y compris à ceux qui ont été tentés de l'oublier ce dimanche soir, que l'UMP "reste" aux commandes de la France, d'une part parce que le président de la République régulièrement élu est le petit aux chevilles qui se cognent (fût-il bon à enfermer), et d'autre part parce que l'UMP, municipales ou pas, est et sera encore demain le parti majoritaire à l'Assemblée Nationale, où se décide tout ce qui ne se décide pas à des niveaux désormais bien plus élevés (talonnettes obligent). Deux rappels d'autant plus dérangeants qu'ils sont fondés sur des réalités que personne ne peut nier.
Là où François Fillon, tout à sa joie de rester Premier ministre, en a peut-être un peu trop fait, c'est quand il s'est senti obligé de dire qu'il ne fallait pas "instrumentaliser" le vote des Français. L'analyse est assez cocasse quand elle émane du chef d'un gouvernement qui travaille directement sous la coupe d'un président devenu le plus impopulaire de toute l'histoire de la cinquième République après seulement dix mois de mandat, et qui ne jure que par le score obtenu par son patron depuis le mois de mai pour cautionner des réformes dont il ne sort jamais rien (ça devient fatigant d'ailleurs, François).
Victoire de la gauche ou pas, Fillon et d'autres ministres ou membres de l'UMP, qui il faut le reconnaître n'avaient pas grand-chose d'autre à dire hier soir pour briller, se sont d'ailleurs engagés à poursuivre avec la plus grande ardeur qui soit des réformes dont on connaît à l'avance les résultats, les pêcheurs de Lorient ayant, parmi d'autres receveurs de promesses dont l'effectif est devenu pléthorique depuis mai 2007, rappelé il y a quelques jours qu'ils attendaient toujours le litre de gazole à 30 centimes d'euros "avec entrée en vigueur immédiate" promis par Nicolas Sarkozy il y a... quatre mois.
Ah, au fait, pendant qu'on y est (autre enseignement de la soirée de dimanche) : le plein emploi, c'est toujours pour 2012. Lu à l'endroit comme à l'envers d'ailleurs, c'est la même chose, puisqu'en langage présidentialo-gouvernemental, "2-0-1-2" est devenu un synonyme de saint Glinglin.
La gauche confirme sa poussée au second tour des municipales
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/municipales_2008/20080316.OBS5244/labstention_pourrait_atteindre_35_au_second_tour_des_mu.html
La gauche conforte son avantage, la droite sanctionnée
http://www.lepoint.fr/actualites/49-5-pour-la-gauche-47-5-pour-la-droite-selon-csa/1037/0/229804
Les municipales fatales à quatre ministres
http://www.lefigaro.fr/elections-municipales-2008/2008/03/16/01019-20080316ARTFIG00335-les-municipales-fatalesa-quatre-ministres.php
Municipales : la droite refuse de tirer des "leçons nationales"
http://www.europe1.fr/informations/articles/821119/municipales--la-droite-refuse-de-tirer-des-lecons-nationales.html
Morano (UMP) sévèrement battue à Toul
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/03/16/01011-20080316FILWWW00309-morano-ump-severement-battue-a-toul.php
Commentaires
Pour guérir il faut savoir mettre le doigt où çà fait mal !
Je développe une théorie qui n'en est pas une, tellement c'est une Lapalissade:
C'est grâce à la nullité du couple Hollande en 2007 que le PS a gagné les municipales en 2008 !
Élections Municipales 2008 ou l’alternance contrariée ! http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/03/lections-munici.html#comments
Disons plutôt...
Que de la même manière que Nicolas Sarkozy ne pouvait pas perdre l'élection présidentielle face à Ségolène Royal, le PS ne pouvait pas perdre les élections municipales après dix mois d' "exercice" du pouvoir par la famille grotesque qu'est devenue la droite sarkozyenne. Seules les législatives auront été une surprise pour moi. J'ai vraiment cru que la sanction tomberait plus tôt, mais il fallait croire que le Français est un peu maso sur les bords, d'ailleurs au plan national et sans faire la nuance des villes de plus de 30.000 habitants qui intéressaient les socialistes et l'UMP essentiellement pour leur... budget, la gauche n'a toujours que peu d'avance sur la droite. Non, vraiment, les grands perdants de toute l'affaire, ce sont François Bayrou, et le Modem bien sûr. A un aussi mauvais stade en termes de résultats, malgré quelques performances par endroits, l'avenir du parti ne repose plus que sur le refus persistant chez certains d'être plutôt du côté droite dure ou plutôt du côté gauche molle, les valeurs vraiment communes aux deux tendances étant beaucoup plus nombreuses que ce qui pourrait les séparer.
100% MINABLE !!!
Bonjour, Pascal !
La défaite est large, bien au delà ce que l'on pouvait imaginer. Le problème est maintenant de savoir comment ça va se terminer, sachant que l'agité a torpillé son camp, gonflé le PS et énervé la Frange FN qui a rejoint l'aile droite de l'UMP. faudra t-il envisager de déposer constitutionnellement, art 68, le CABOSSE de l'Elysée ? Il faut vraiment y réfléchir, car il est cuit, donc ne fera qu'apprendre à faire le "Président". Or, il n'a pas été, me semble t-il, élu pour ça. Billet à lire sur mon blog.
A+
Sarkozy en pleine chiraquisation
Sarkozy n'est pas plus cuit que l'avaleur de bibines quand il avait promis de réduire la fracture sociale. 13 ans après, on attend encore de voir le grand con se pointer avec deux bouts de bois et une pelote de ficelle... Non, sincèrement, je ne pense pas que Sarkozy soit cuit pour la simple et bonne raison que le petit est si déjanté qu'il refusera toujours de l'admettre. Dans ce contexte, qui est déjà le contexte actuel, il se trouvera toujours des suce-boules ou des cire-pompes pour tantôt le porter à bouts de bras et tantôt le tenir loin des théâtres d'opération, dont on a pu se rendre compte à l'occasion des municipales qu'ils n'étaient pas un endroit particulièrement recommandé pour un jean-foutre qui confond sa volonté pathologique de laisser une trace avec les besoins profonds d'une France qui n'a plus bougé un cil depuis 34 ans.
Malheureusement...
... non, il n'est pas cuit !
Comme le signalait Pascal de Sutter, professeur de psychologie et chercheur à l’université de Louvain-la-Neuve mais également expert auprès de l’OTAN pour les questions de psychologie politique, dans Le Temps (journal helvète), "Il n’en est pas au stade où il doit être hospitalisé. En revanche, il est probable que seul un grave échec personnel, comme se faire massacrer aux élections, pourrait le guérir."
Or, branlée il n'y a pas eu.
Trop d'abstentions et pas de bascule massive genre 55/45.
Bling-Bling n'a AUCUN garde-fou et c'est bien le drame.
En tant que "narcissique-compensatoire", il sera toujours et encore infoutu d'accepter toute critique (et ce d'autant plus qu'il a DÉJA décroché le pompon de l'Élysée et qu'il n'a donc plus à masquer sa nature pour y parvenir : il y est !). Il virera avec une régularité de métronome tout ce qui n'est pas le miroir dans lequel il veut se contempler. On aura toujours plus de Dati, de Yade, de Karoutchi et autres serviles lécheurs d'arrière-train princier.
Plus d'élections en vue donc la voie est libre.
La seule chose qui pourrait mettre le holà à la spirale de la perdition serait que son propre parti le lâche.
Mais y-a-t'il un optimiste acharné dans la salle pour penser une seule seconde que la majorité UMP du Parlement pourrait voter la censure ou la défiance contre le gouvernement de l'agité de Neuilly ?
Pas moi...
Or la seule façon de le stopper est celle-la.
En bref, on est foutus...
Ou alors, il faut compter sur Carlita pour lui infliger ce fameux "grave échec personnel"...
Vas-y, ma poule ! On est avec toi ! Use de ton expérience ! Vampe-nous Jeannot la Flambe sous l'oeil de toutes les caméras de la planète, qu'on rigole !
Je n'aurais pas écrit mieux
J'adhère à 100% avec tout ce qui est dit plus haut : seule une vraie raclée aurait pu remettre le petit Nicolas à sa place (et encore), or de raclée il n'y a point eu. En l'absence de nouvelle échéance majeure jusqu'en 2012, comme l'avait plus ou moins titré Marianne à une certaine époque, la France est désormais sur des rails qui la conduisent droit dans un mur, et Sarkozy ne va faire qu'accélérer.
Modem, Morano, Carla
Je ne comprends rien décidément à la volatilité des propos entendus ici et là, volatilité digne des cours du pétrole. Jusque il y a 2 jours on entendait sans cesse que Modem parc, Modem par là était le grand gagnant car il tenait les clefs des élections. Hyper courtisé comme d'hab. Et soudain, il y a moins de 24h, parce qu'il manque 342 voix à François Bayrou pour être maire de Pau, le Modem est devenu le grand perdant ! Ah oui là, il va falloir qu'on m'explique ! Cela dit le Modem a plus d'un élu en portefeuille et plus d'un maire élu. Je ne sais plus quelle ville tu as cité Pascal mais comme je suis spure que ce n'est pas St Brieuc alors je te rajoute St Brieuc au panier Modem. Il y en a d'autres.
Concernant la bécasse Morano, elle a certes eu une déculottée méritée à Toul mais voilà qu'elle est "pressentie au gouvernement" (on relèverait le niveau en effet !!!). C'est en tous cas ce que je viens de lire avec bonheur !
Enfin j'adhère à ce que dit Anekitos : si vraiment on ne peut pas compter sur l'UMP pour renverser Guignol 1er, alors oui, il ne nous reste que Carla !
Dont acte
Le Modem détiendrait les villes d'Arras et de Saint-Brieuc. Au moins. A ce sujet, je me dois de préciser que pour les blogueurs, les infos sur les performances réelles du Modem au niveau national sont plutôt difficiles à trouver, les journaleux partant du principe qu'une ville de moins de 20 ou 30.000 âmes n'est pas du tout digne d'intérêt, chose que les administrés concernés, je suppose, apprécient au plus haut point. :(
Modem
Il détient aussi Mont de Marsan avec la bénédiction de l'UMP (Mme Darrieusec sans doute mère de l'écrivai(e)Marie)
C'est Sarko qui a voulu tuer Bayrou en investissant le traitre Urieta.
Nope !
Désolée mais aucun rapport entre Geneviève et Marie Darrieussecq...
Pour ce qui est de son élection, elle est surtout le fruit du rejet d'UN homme, en place depuis des lustres.
Et comme ce couillon de Labeyrie (et je suis gentille ! Il mériterait des noms d'oiseaux moins indulgents !)a cru s'en tirer au lendemain du 1er tour en annonçant qu'il se retirait et laissait la tête de liste à son second, ça a été pire comme claque au second tour ! Personne n'y a cru. Pire ! Les montois ont pris ça pour ce que c'était : une pignolade et une magouille pour s'accrocher à son siège de roitelet autocrate.
Or le landais est teigneux ET rancunier (y'a qu'à voir Emmanuelli !) donc il a viré le muffle et s'est offert à la centriste proprette sur elle... mais Mont-de-Marsan reste "de gauche" dans le fond. Une gauche qui est particulière, pas particulièrement ouvrière et encore moins révolutionnaire, plus culturelle qu'autre chose, frondeuse et soupe-au-lait comme le sont les vachettes du coin...
Ben dis...
Quand je pense qu'on dit ça et là que j'ai une plume acérée, je ne voudrais pas voir les productions d'Aniketos après deux ou trois cafés un peu trop forts. Ca doit devenir tellement méchant que ça doit faire peur ! :)
Biarritz
Je te rajoute Biarritz pour le Modem !
Ben non ?
C'est pas de la méchanceté, c'est de la lucidité !
C'est un grand classique que la dérive monarchique des édiles accumulant trop longtemps un mandat, quel que soit le bord politique d'ailleurs.
Ça ne peut perdurer dans le temps que si tu as soit les poches pleines de biftons comme Dassault à Corbeil, soit si tu cultives un côté chaleureux, faussement simple et près du peuple, clientéliste à fond et très largement dans toutes les directions.
C'est comme ça qu'un Gastounet Deferre, un Michel Crépeau ou un Dédé Labarrère ont pu mourir dans leur fauteuil de maire, adulés par une population de gnous en pâmoison !
Selon toutes vraisemblance, c'est aussi ainsi que Serge Dassault passera l'arme à gauche (ce qui dans son cas, sera bien la seule chose qu'il aura à main senestre !).
Mais si tu la joues autocrate arrogant ne jouant que sur la peur des représailles pour tenir ta cité en pogne, ça donne un Labeyrie ou un Godfrain ou un Brard, sortis sous les huées de la foule...
Et il y a sûrement plein d'autres exemples qui vérifient cette loi du "ras l'bol" électoral devant le mépris de qui oublie trop aisément qui l'a fait roi ou reine...
PS : pour mon café, c'est avec un grain de gros sel de Salies-de-Béarn et une bonne pincée de piment d'Espelette... ceci expliquant peut-être cela... ;)
Le père Dassault
Il y a quelques années, j'en ai entendu (ou lu ?) une terrible sur lui. Assis sur son tas d'or, le bon Serge s'emmerdait tellement dans la vie, y compris au cours des chasses privées qu'il donnait ou s'offrait sur ses terres, qu'il a fini par faire aménager un 4X4 avec une tourelle pour se la jouer façon Hatari, sauf que là on n'essayait pas d'attraper le gibier au lasso, le but du jeu était de lui loger une balle de 375 HH Magnum ou quelque chose comme ça entre les deux naseaux, avec bien sûr le fusil à lunette qui va bien et qui coûe si cher que quand il tombe et qu'il est égratigné, on doit virer une dizaine de cadres de Dassault Aviation pour financer la réfection du canon... Bref, j'extrapole un poil (c'est tellement tentant), en tout cas quand j'ai eu vent de cette histoire, je me suis dit que le pauvre Serge devait sacrément prendre sur lui pour faire encore semblant de s'intéresser aux Corbeil-Essonnois. Tellement déjanté que ça doit le démanger depuis des années de passer à la vitesse supérieure, et d'aller faire de temps en temps un tour en ville à bord du fameux 4X4, histoire d'inciter les habitants un peu trop grassouilles à son goût à perdre du poids en cavalant, euh, très vite.
@Aniketos
Désolé pour M.D. Comme elle est basque, je pensais qu'il y avait un lien de parenté.
Piment d'Espelette, excellent mais le sel de l'île de Ré n'est pas mal non plus.
En revanche, pas dire du mal de Crépeau que les rochelais vénèrent tjrs et qui est pratiquement mort à l'Assemblée en défendant l'intérêt du livret A.
Douste s'est précipité...l'a-t-il achevé? Il était déjà bien mal, paraît-il.
@Marc
Hé Ho ! :)
Je viens de me farcir le François sur mes terres hier soir, c'est pas pour aller braconner mon sel sur celles de Jospinou quand même !
D'autant que je n'ai quasiment qu'à me baisser pour le ramasser puisque c'est mon terroir... quant au piment d'Espelette, la guerre picrocoline et cromagnonesque qui a toujours opposé les béarnais aux basques, obligés de cohabiter sur un même territoire administratif, m'autorise à aller leur chouraver la merveille d'Espelette qui est notre poivre à nous, épicuriens hédonistes de l'extrême Sud-Ouest. :))
Pour Crépeau, je suis désolée mais je ne pardonnerai jamais à la troïka du sud ET DE GAUCHE !, Frèche, Labarrère et Crépeau, d'avoir été les 1ers maires de France à édicter des arrêtés anti-mendicité dans leurs villes respectives au milieu des années 90.
De ce jour, je n'ai plus jamais adressé la parole à Labarrère jusqu'à sa mort. Et même mort, je l'emmerde velu !
Même tarif pour Crépeau et Frèche (lui, j'attends juste qu'il crève la gueule ouverte).
Je suis aussi indécrottablement fidèle et loyale dans mes attachements que définitive et radicale dans mes désamours...
@Anikatos,
Cela n'a pas duré longtemps à La Rochelle car Crépeau a ensuite laissé faire, pensant qu'il avait eu tort.
Les autres, je ne connais pas le contexte.
L'ile de Ré existait avant Jospin et il est plus que discret quand il y est.
Je connais aussi Bordères, le village natal de FB.
A vous deux
A vous deux Aniketos et Marc, vous feriez de bons informateurs pour Bakchich ! ;)
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