Poliblog indépendant

Ici on commente l'actualité politique, vue du côté de ceux qui, le plus souvent, la subissent. On a beau essayer de rester objectif, face à tant de niaiseries c'est dur !

30 avril 2008

Les Ségolène d'Irak : elles font moins de cinoche que l'original (et ça vaut mieux pour elles on dirait !)

violence_against_iraqi_womenArticle édifiant dans le blog des B&B écrit pas notre ami Oz qui nous parle du cas, que je l'avoue, j'ignorais en grande partie, des femmes irakiennes, ou plutôt de ce qu'il en reste après qu'un retour à des valeurs même pas moyenâgeuses n'ait commencé à "épurer" leurs rangs.

Documenté et détaillé, l'article de Oz culmine avec l'exemple a priori pas exceptionnel de "Sulaymaniyah, une ville d’1 million d’habitants (qui) a répertorié 407 délits de décapitation, de morts après disputes conjugales, de menaces d’assassinats d’honneur."

Rapporté à la population de la France, qu'on évalue à un chiffre quelconque au-delà de 62,5 millions d'âmes puisque par souci d'économie ou autre, on a choisi de ne plus faire de recensements chez nous, cela donnerait 25.400 cas de décapitations, de meurtres, de menaces (y compris contre les familles des femmes que les radicaux ont dans le collimateur), sans parler des lapidations, viols collectifs et sévices ou mutilations sexuelles qui comptent parmi les passe-temps favoris de mâles qui ne veulent plus voir de "pisseuses" téléphoner ou traîner dans leurs rues...

Des cas bien moins intéressants que celui d'Ingrid Betancourt parmi beaucoup d'autres sans doute, puisqu'au lieu de s'exprimer sur le cas des femmes littéralement massacrées en Irak (à ce qu'on sache, aucun des deux ne l'a encore fait), Bernard Kouchner s'est rendu en Equateur, alors que de son côté Rama Yade s'est rendue en Tunisie sans moufter, faisant jaser jusqu'à certains journalistes et penseurs qui se demandent aujourd'hui "à quoi sert" la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme.

A sa décharge, ce n'est tout de même pas sa faute si certains n'ont toujours pas compris qu'elle était là uniquement pour faire beau et exotique sur les photos des gouvernements Fillon !

Les activistes parlent de "génocide" contre les femmes, au nom de la religion...
http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/04/les-activistes.html

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Au top de l'impopularité, Sarkozy envoie ses faux besogneux au front et... continue de déconner à pleins tubes

KickersSi Nicolas Sarkozy avait choisi hier de se transformer en homme invisible, profitant d'une visite en Tunisie avec Carla et, chose étrange, avec Laurence Parisot pour faire avancer un projet qui reste très personnel d'Union méditerranéenne, certains ministres et secrétaires d'Etat n'auront pas chômé de leur côté puisque Laurent Wauquiez a multiplié les interventions sur le travail des seniors (hier, c'étaient les Offres Valables d'Emploi... déjà oubliées !), pendant que Xavier Bertrand "négociait" sur l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans et que Xavier Darcos présentait les nouveaux programmes scolaires du primaire !

Journée chargée donc, mais pas pour tout le monde, puisque les fabricants de boulettes semblent avoir parfaitement reçu la consigne on ne peut plus claire donnée récemment par Sarkozy en Conseil des ministres, qui les invitait à se tenir dans l'ombre et, idéalement,  à ne plus l'ouvrir sans qu'on les y ait priés.

Sans trop entrer dans les détails du projet de Darcos pour le primaire, que l'on dit fortement inspiré par les cogitations d'un certain Jean-Paul Brighelli, l'un des conseillers du ministre, le nouveau mot d'ordre donné aux profs des "petites classes" va être de revenir aux "fondamentaux" (Darcos contaminé par Lagarde ?), avec plus d'heures de maths et de français, mais aussi le retour de cours de "morale" qui, à terme, devraient inciter les élèves de ZEP à ne plus dire, du haut de leurs vingt-trois ans en CM1, à leurs profs d'aller se faire enc...

Le fait de réapprendre à se tenir en société, à lire, à écrire et à compter risquant d'être fort traumatisant pour beaucoup, en particulier pour les 17% d'élèves qui à leur entrée en sixième ne sauraient quasiment ni lire ni écrire selon Brighelli (interrogé par téléphone sur iTélé), on supprimera pour tout le monde deux heures de cours dans la semaine, dont une heure de sport au moins, les élèves de primaire ayant tout de même plus de chances (on le reconnaît enfin) de devenir chômeurs, comme leurs parents, plutôt que sportifs professionnels ou profs d'EPS : enfin un peu de réalisme dans l'action politique.

Réaction outragée de certains syndicats, immédiatement décrits comme étant parmi les plus réactionnaires par Brighelli, qui estiment qu'avant de songer à réformer les programmes d'éducation dans un sens ou dans un autre, on devrait songer à donner davantage de moyens à l'éducation... La demande restera évidemment lettre morte, dans un contexte où le gouvernement, agissant lui sous l'inspiration du chef de l'Etat, a déjà prévu de ne pas remplacer un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. L'éducation représentant le corps qui pèse de loin le plus lourd dans l'effectif global des fonctionnaires, le calcul est on ne peut plus simple : c'est forcément dans les rangs de l'Education Nationale que les coupes franches vont le plus se faire sentir, accord des syndicats ou pas, qui ont donc décidé de manifester un de ces jours (avec le succès que l'on imagine).

Rien de neuf, en revanche, du côté de Bertrand, qui comme les jours précédents continue de négocier face à un miroir (adapté à sa "hauteur"), ni du côté de Wauquiez, qui toute la journée aura multiplié les interventions dans les médias au point qu'il a souvent été difficile d'allumer le poste sans tomber sur la binette de l'intéressé ! Citant partout les mêmes exemples sur le travail des seniors, représentatifs de rien du tout, mais essentiels quand même dans chaque intervention puisque légitimant les propos déconnectés, voire totalement délirants de Laurent Wauquiez. Utilisant partout le même discours, aussi, destiné on suppose à ceux qui comme lui ne découvriraient le monde du travail que dans les différentes éditions des Echos et du Figaro-Eco...

A la longue, on en sera même venu à se demander si hier, Laurent Wauquiez n'aurait pas pu être avantageusement remplacé par un magnétophone, appareil qui a au moins le mérite de ne jamais bredouiller quand on lui pose une question inattendue (pas le cas de Wauquiez), d'autant que la multiplication de ses passages dans les médias aidant, on se demande à présent qui fait le travail de Laurent Wauquiez pendant que Laurent Wauquiez court d'un studio à un autre... depuis une bonne semaine.

Avec un peu de chance, croulant sous les annonces (Darcos), sous les faux comptes-rendus de négociations qui se poursuivraient (Bertrand) et sous des éclaircissements même pas alambiquées (risibles, en vérité) de Wauquiez qui tendraient facilement à démontrer que les décisions du gouvernement sont, en fait, si saugrenues qu'il est devenu impératif de les "expliquer" à ceux qui pourraient les comprendre ou les interpréter de travers, le Français aura peut-être échappé à "la" nouvelle du jour qui est que depuis ce matin à 0h00, les tarifs du gaz ont une nouvelle fois augmenté, mais cette fois-ci carrément de 5,5% !

Pour des raisons liées non pas à l'intéressement aux résultats des dirigeants de Gaz de France, évidemment, mais à cause du prix du baril de prétrole qui ne cesse de grimper, les pontes de GDF estimant que ledit baril aura passé la barre du million de dollars d'ici à la mi-mai (?).

Augmenter aussi brutalement le prix du gaz alors que le gouvernement n'annonce, parallèlement, aucune mesure susceptible de relancer le pouvoir d'achat, y compris a priori dans la Loi de Modernisation de l'Economie défendue ces derniers jours par Christine Lagarde ? Incontestablement un moyen de stimuler le pouvoir d'achat du... PDG de Gaz de France, en attendant mieux, qui bien qu'étant à la tête d'une entreprise appartenant majoritairement à l'Etat, semble bien valoir beaucoup plus que les dizaines de millions de foyers touchés directement par la mesure, et qui vont devoir se saigner à blanc pour assurer à Jean-François Cirelli à la fois un salaire proprement scandaleux et un golden parachute en platine, au cas où l'on en viendrait un jour à estimer que Jean-François est vraiment allé trop loin ou au cas, plus probable, où l'on aurait "quelqu'un" sous le coude qui ferait l'affaire pour le remplacer... Pas facile, dans la mesure ou Jean-François sera bientôt en mesure de racheter la France, et avec l'argent des contribuables s'il vous plaît !

Loin, bien loin de toutes ces petites tracasseries, la nouvelle version jeune de Jacques Chirac, à savoir Nicolas Sarkozy, s'est félicitée au grand dam des associations de défense de droits de l'Homme en France des immenses progrès accomplis justement en matière de respect des droits de l'Homme par la Tunisie. Accompagné de Laurence Parisot et, on pourrait en mettre sa main à couper, d'une cohorte de parasites du MEDEF qui ne seraient pas contre l'idée de créer nombre d'emplois payés des queues de cerises de l'autre côté de la Méditerranée, Nicolas Sarkozy a profité d'une visite pendant laquelle les journalistes auront surtout reluqué Carla pour poser des jalons, dans l'objectif qui prend forme de concrétiser sa lubie d'une Union méditerranéenne.

Sarkozy l'a même juré sur la tête de Dadu, en étroite collaboration avec les Etats européens (ne va-t-il pas bientôt en devenir le président ?), le duo France-Tunisie va bientôt terrasser l'hydre asiatique, dont les exportations de produits de qualité zéro, à un prix scandaleusement bas, ruinent toutes les économies occidentales (on résume, car le Japon, parmi d'autres pays asiatiques, continue de produire des biens d'une qualité toujours inégalée dans le Monde, y compris occidental) !

On reste évidemment pantois devant de telles équations, tracées au tableau par un Sarkozy au sujet duquel on se demande maintenant "de quoi", demain, il voudra être le président : si "Moi" = Europe et si Tunisie = Afrique du Nord, alors "Moi" + Tunisie on va baiser les Niakoués... Encore plus fort que du Darcos, incapable de réaliser une opération simple sur un plateau de Canal Plus.

Amusant, en tout cas, de la part d'un guignol qui n'a toujours pas fait savoir s'il se rendrait à la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin... Sans doute parce qu'il a déjà prévu de s'y rendre, en tant que président de l'Europe, en tant que président de la France et en tant que créateur ex-nihilo d'une Union méditerranéenne qui, c'est sûr, finira bien un jour par niquer la Chine !

Photo : http://bambino2.blog.parents.fr/2007/08/

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29 avril 2008

Emploi, économie, retraites : la France va toujours droit dans le mur. Mais avec la plus grande confiance.

crash_test_Nissan_PrimeraQue l'on parle de la loi de modernisation de l'économie (dite LME), qui n'aura pour l'instant fait sauter de joie que Michel-Edouard Leclerc avec ses plus de 40 mesures (du pur délire, au point que bien peu se sont pour l'instant décidés à les inventorier), du recul jusqu'à 41 ans du nombre d'années de cotisations nécessaires pour bénéficier d'une retraite à taux plein que Xavier Bertrand négocie en ce moment avec Xavier Betrand ou du nouveau record d'impopularité pour un président sous la Vième, enregistré en avril par Nicolas Sarkozy, on a réellement le sentiment que l'Elysée comme Matignon et les principaux ministères n'ont tiré aucun enseignement de la première année de mandat du président qui ne peut rien faire (sens véritable de l'intervention de jeudi dernier), au terme de laquelle les préoccupations des Français restent, plus que jamais, très éloignées de celles de leurs gouvernants.

Oz, parmi d'autres, doit commencer à s'épuiser à force de répéter sans cesse et partout que tant que les bénéfices seront moins taxés que les salaires (les uns comme les autres, en France, étant les plus taxés en Europe...), on ne créera pas d'emplois dans le pays, tout simplement parce que les recruteurs potentiels n'auront aucun intérêt à embaucher. Quels qu'ils soient.

Moi, parmi d'autres, j'avoue que je fatigue aussi d'avoir à toujours écrire les mêmes choses dans le Poliblog, en l'occurrence que je ne vois pas du tout en quoi la LME et le recul de l'âge de la retraite pourraient contribuer à "rendre" du pouvoir d'achat aux Français ou à stimuler une croissance qui continue de nous fuir.

Si le chômage de masse asphyxie le pays et si la croissance continue de nous fuir, au fond, c'est parce qu'on s'obstine à tout faire pour qu'il en soit ainsi : ce ne sont pas quelques misérables euros, gagnés sur le panier de la ménagère par exemple, grâce à l'implantation en masse de nouvelles surfaces de vente de dimension plus réduite qui vont permettre de redonner du pouvoir d'achat aux Français, à moins que l'on assiste éventuellement à une baisse aussi spectaculaire des prix que les hausses ont pu l'être au cours des années écoulées (or on sait que c'est exclu, et quand bien même ce serait le cas, les économies réalisées seraient si minimes qu'elles resteraient quasiment sans effet sur la consommation).

Michel-Edouard Leclerc (appelons-le MEL) faisait d'ailleurs sur iTélé un rappel assez évocateur de l'immoralité ambiante, des grands groupes "de production" en particulier, et de l'effet désastreux que peuvent provoquer leurs pratiques à l'échelle d'un pays (a fortiori quand tout le monde fait exactement la même chose) en citant la branche des produits lactés du groupe Nestlé, qui en France a augmenté sa marge de 10% (au moins) dans un contexte de prétendue "pénurie" desdits produits lactés, obligeant Nestlé à fabriquer ses produits pour des coûts de revient infiniment plus élevés...

Ne perdant pas plus son intérêt de vue qu'il ne perd de vue la défense des consommateurs, du moins c'est ce qu'il assure, MEL, qui s'est autoproclamé justicier de la grande distribution depuis un certain nombre d'années, s'est dit dans la lignée de constats comme celui-ci qui précède qu'il était enchanté que la LME assouplisse les conditions d'implantation de petites surfaces (type supérettes pour l'instant), ceci ne pouvant que stimuler la concurrence et donc une baisse des prix, et qu'elle instaure, surtout, de nouvelles règles de négociation entre fournisseurs et grands distributeurs, les premiers ayant tendance à racketter les seconds qui se sont mis à leur tour à racketter les premiers, le consommateur français, dont le cas est unique en Europe à cause de la loi Galland, étant celui qui a toujours payé le plus lourd tribut à des joutes dont, quoiqu'il puisse arriver (ou se négocier), il est chaque jour assuré d'être le seul grand perdant.

Pour le reste, l'objectif de "50.000 créations d'emploi par an pendant les cinq premières années" suite à l'application de la LME, annoncé par Christine Lagarde, ne fera même pas sourire ceux qui pourraient lui objecter qu'en faisant simplement respecter l'actuel Code du travail en France, notamment en matière d'intérim et de CDD, on pourrait probablement créer plusieurs centaines de milliers d'emplois en France avant la fin de l'année 2008 (un million ou plus peut-être ?), dont une bonne part à... La Poste et à la Sécurité sociale !

Tout aussi "ironiquement", alors qu'il y a moins d'une semaine le président de la république se félicitait devant les caméras de l'engagement des syndicats dans des réformes qui paraissent surtout nécessaires vu de l'Elysée ou de Matignon, les mêmes syndicats critiquaient ce lundi l'absence "totale" de dialogue avec le ministre du Travail Xavier Bertrand, chargé d'imposer à des gens qui ne sont finalement représentatifs de rien ou presque en France le principe d'une retraite à taux plein basée sur 41 ans de cotisations...

Un projet d'autant plus comique qu'à l'heure actuelle, des millions de salariés, jeunes surtout, subissent déjà de plein fouet, de façon cyclique et même depuis des années, l'alternance qui est devenue la règle entre périodes de travail et périodes de chômage, et qui quels que soient les efforts déployés par ceux qui ont à les subir, les empêcheront de justifier de 41 ans de cotisations et d'envisager un départ pour une retraite même pas décente à l'âge vénérable de... 80 ? 90 ans ?

Dire que l'Etat se paie ouvertement la tête des Français qui, non-sens absolu, ne seraient globalement pas opposés à l'idée de cotiser 41 ans, soit parce qu'ils sont masos et adorent qu'on dilapide leur argent, soit parce qu'ils s'imaginent qu'en travaillant plus, "leur" retraite personnelle va forcément s'en trouver améliorée (à voir...), n'est pas un euphémisme quand on creuse ce qui se cache de façon à peine voilée derrière des mesures dont les analystes, dans ce qui n'est pas un semblant d'abondance mais bien, plutôt, une pagaille généralisée, oublient volontiers de parler : primo, le niveau des salaires ne sera pas relevé ; deuxio, on ne touchera ni aux charges salariales, ni aux charges patronales, qui tuent à fois l'emploi, plombent la consommation et la croissance et sont une invitation à délocaliser pour tous ceux qui le peuvent ; sur le plan de la "création d'emplois" proprement dite enfin, seule capable de sauver la France de l'asphyxie économique à laquelle elle se condamne (l'Allemagne, et même l'Angleterre, n'ont pu échapper au chaos qu'en créant et en faisant tout pour maintenir l'emploi, même si dans un pays comme dans l'autre les méthodes utilisés peuvent plus que prêter à commentaires), les projets du gouvernement comme du président de la République ne sont pas au point mort : ils n'ont jamais existé.

Souvenir d'un mythe lancé sous et par un certain François Mitterrand, qui sans rien connaître du sujet, si l'on pose bien sûr l'hypothèse qu'il connaissait quelque chose à un quelconque sujet, s'était cru un jour autorisé, du haut de son statut de chef de l'Etat, à dire que l'emploi en France, c'était terminé, et que l'on ne pourrait jamais rien faire pour inverser la tendance, lutter efficacement contre le chômage de masse par exemple... Terrible efficacité de la méthode Coué, mais appliquée, pour une fois, à l'échelle de tout une nation.

Il en aura fait du dégât, Mitterrand, avec cette seule petite phrase, on ne peut plus balladurienne noteront peut-être les initiés, et qui mérite tout sauf que nous nous échinions à la retrouver.

On comprend mieux, en dressant un rapide inventaire des mesures ou "réformes", toujours inapdaptées et totalement loufoques conduites expérimentées actuellement en France, l'inquiétude grandissante de Bruxelles qui entend bientôt rappeler officiellement la France, pour la énième fois, à l'ordre sur le taux de son déficit public, les Européens ne croyant visiblement plus (du tout) dans l'aptitude de Sarkozy ni du gouvernement français à redresser la barre pour une échéance qui avait été fixée au départ à 2010, mais dont Sarkozy avait demandé, sans obtenir aucun accord formel, qu'elle soit repousée à 2012, année au cours de laquelle il paraît déjà certain qu'on n'aura toujours pas atteint l'équilibre des comptes publics en France...

Le grand avatange, qui peut aussi devenir le plus grand inconvénient de l'économie à l'échelle d'un pays en fait, c'est que tout s'imbrique. Tout est interdépendant, se croise, se recoupe, et continue d'interagir même quand les ménages dorment. Et le secret, la clé de l'ensemble dès lors que l'on parle d'économie intérieure, c'est et ça a toujours été le nombre "d'actifs salariés", et le niveau des rémunérations. La part de la rémunération disponible si vous préférez, qui fait la consommation, tout le reste (PIB) ne relevant "que" de la nature de l'activité à l'échelle du pays (type de biens exportables, valeur ajoutée, etc.).

C'est vrai, ça a toujours été vrai partout. Même dans un pays comme la France, où les actifs salariés et les entreprises qui en emploient encore continuent de compter parmi les plus taxés du Monde connu.

On ne veut pas l'admettre ? On ne veut rien lâcher sur les salaires ? On ne veut pas lever le petit doigt sur l'emploi, alors que la mafia du MEDEF claironne déjà partout que l'allongement de la durée de cotisation à 41 ans doit être un... minimum ? On en paiera le prix.

Chez nous, du reste, c'est déjà fait. En tout cas pour certains (voire troisième lien).

(1) La loi de modernisation de l'économie présentée
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20080428.OBS1683/modernisation_de_leconomie__lagarde_presente_sa_loi.html

(2) Thibault juge les mesures gravissimes
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20080428.OBS1811/bernard_thibault_juge_les_mesures_gravissimes.html

(3) Nicolas Sarkozy obtient au mois d'avril un record absolu d'opinions négatives
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080428.OBS1751/nicolas_sarkozy_atteint_au_mois_davril_un_record_absolu.html 

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28 avril 2008

Nicolas Sarkozy : n'importe quel con pourrait-il présider à sa place ?

costume_ch_branSujet et réponse inspirée (en grande partie recopiée, plutôt) par une question posée dans un récent commentaire par notre bien-aimée mimi, qui me demande s'il existe des hommes politiques vivants que je pourrais "respecter" et "apprécier"... La réponse est simple et complexe à la fois : il n'en existe aucun et il en existe beaucoup.

Il en existe beaucoup parce que par moments (même très courts, les fameux moments), nombre d'hommes politiques font preuve de "qualités" diverses et variées (clairvoyance, intelligence, aptitude à concevoir des plans adaptés à une situation et qui, en plus, tiennent debout, etc.) qui me font penser d'eux que si j'étais président de la République, je pourrais éventuellement envisager des les engager dans "mon" équipe. Abstraction faite de leurs confessions respectives, qui pour moi seraient tout sauf un critère de choix pour un chef d'Etat.

Elysée, gouvernement, "tout" serait largement ouvert à des personnages, connus ou non, issus essentiellement du monde civil. Des pratiques immémoriales des politiques français comme le lobbying, le chantage, la corruption ou/et l'extorsion, l'appartenance à des clans divers et variés aussi seraient vues du plus mauvais oeil, et celles ou ceux qui seraient pris la main dans le sac (de billets ou autres) s'en souviendraient si longtemps que par contagion, cela inciterait à réfléchir intensément leurs pairs courant le risque (insensé) de continuer à se livrer aux mêmes genres de pratiques.

Il n'en existe aucun, parce que parmi ceux dont je parle plus pas et parmi les hommes (et femmes, ne les oublions pas) politiques en général, bien peu me paraissent réunir ce que j'appellerais surtout les "qualités humaines" nécessaires à la bonne direction d'un pays, qui ne sait actuellement plus où il se trouve, dans quelle direction il va et encore moins dans quelle direction il "devrait" aller.

"Etre humain", rester objectif, savoir produire des résultats tangibles et ne pas privilégier, par exemple, les intérêts d'une "bande" au détriment de tout un peuple qui n'aspire qu'à vivre mieux en travaillant pour ceux qui le doivent (on ne peut pas tout avoir) sont, pour moi, les qualités indispensables que tout Français est en droit d'exiger de la part de "son" président. Autant dire qu'avec Nicolas Sarkozy, puisqu'il est le président en exercice, on est loin, très loin du compte.

Mais voyons ce que je réponds à mimi. Qui pourra faire bondir plus d'un lecteur habituel sans doute, certains des personnages que j'évoque plus bas n'ayant pas que des amis dans la classe politique et ayant, souvent, encore moins de fans parmi les blogueurs... M'en fous : l'espace d'un sujet, je suis président potentiel. J'écris donc ce que je veux.


Contrairement aux apparences et aux dérapages (parfois multiples) ou poursuites judiciaires auxquelles certains ont eu à faire face, sans parler du fait que les thèses qu'ils défendent tiennent debout ou non (ce qui n'est pas toujours le cas, loin de là), des gens comme Mélenchon, Charasse et Allègre font partie des rares hommes politiques que j'arrive à supporter, simplement parce qu'il leur arrive d'appeler un chat un chat et parce qu'ils ont le courage, nécessaire à mes yeux pour faire un homme politique digne de ce nom, de se trouver seuls contre tous sans baisser leurs pantalons, dans des discussions où bien que tout le monde n'attende que le jet d'une première pierre pour les lapider, il gardent la tête haute et le verbe au moins aussi haut.

Il y aurait beaucoup à dire, bien sûr, sur ce qui semble être des indélicatesses de Charasse au niveau local, sur moultes théories a priori complètement saugrenues d'Allègre qui font pisser de rire l'ensemble de la communauté scientifique ou sur certaines prises de position de la Méluche, qui comme José Bové semble souvent se considérer comme un citoyen du Monde, bien davantage que comme un sénateur de la France et des Français...

Disons que chez chacun, ou chez beaucoup pour peu que l'on soit attentif, il existe des "instants de grandeur". S'il n'avait pas été aussi léger, voire carrément je m'en foutiste dans les dossiers qu'il gérait par exemple, Villepin aurait pu faire un excellent premier ministre, à une époque où la France en avait bien besoin, puisqu'en cas de passage réussi de l'Asperge au gouvernement avec des résulats concrets en termes d'emploi ou/et d'économie notamment, Sarkozy en serait peut-être à taper dans un sac de frappe dans une cave de Neuilly à l'heure qu'il est...

Balladur, s'il n'était pas aussi déconnecté et si incroyablement suffisant, pourrait faire aussi un excellent homme d'Etat, sans parler de Raffarin, qui est beaucoup moins stupide qu'il en a l'air, quand il ne déroule pas une langue de trois mètres de long pour bouffer le séant de Nicolas Sarkozy ou cautionner des orientations qui vont totalement à l'encontre des intérêts des Français.

A gauche, s'il n'était pas promis à rester entaché par une certaine affaire qui à mes yeux le poursuivra jusqu'à la fin de ses jours (dans laquelle j'estime qu'il avait réagi avec une lâcheté sans nom), Fabius a parfois des idées tout à fait défendables, presque révolutionnaires et qu'il est, de surcroît, parfois le seul à "défendre" à gauche, mais toujours trop mollement (ce qui l'a jusqu'alors condamné à rester un loser professionnel, et c'est peut-être bien ainsi).

Au nombre des irrécupérables ou poids morts, incapables de servir leur pays parce que leurs intérêts (dont celui de briller) ne sont tout simplement pas compatibles avec une mission au service des Français, je classe sans hésitation aucune des personnages comme DSK, Jospin, Chevènement, Sarkozy et Fillon, ainsi que l'essentiel des membres du gouvernement actuel, certains socialistes débauchés compris (Besson surtout).

J'espère que ça répondra en partie à votre question mimi... Même si ce n'est sans doute pas là une réponse conforme à celle que vous attendiez : le respect, ça se construit tous les jours et aussi dans la durée. Quant à "apprécier" un homme ou une femme politique, le mot ne correspond pas vraiment à la vision que je me fais du monde politique : les gens ne sont pas là pour être appréciés ou haïs, ils sont (théoriquement) là pour servir les Français, ou si vous préférez "leurs concitoyens" et c'est tout. Parmi eux, VGE avait commis récemment un formidable lapsus, que nous avions relevé ici, en disant sur Canal qu'il ne se classait pas lui-même (on résume) parmi les Français susceptibles d'avoir des concitoyens (!). Loin d'être le seul à fonctionner sur le même mode... Le type-même de bon à rien dont la France (= son parti) aurait dû se débarrasser dès la fin de son mandat de président, si sa famille politique ne comptait pas en son sein une multitude de VGE de tous âges occupant des niveaux de responsabilité différents qui, même pour les faux besogneux, ne les empêche pas de "se la péter" monstrueusement.

N'hésitez pas si vous avez d'autres questions, je ne peux pas citer ici tous ceux que malgré tout j'apprécie pour certains côtés (ou déclarations, ou faits, prises de position, etc.)... ou que j'exècre pour les mêmes raisons.

Problème principal au niveau de ceux que je pourrais apprécier en fait, ils sont rarement dans le monde politique. Nul doute, par exemple, que la France se porterait infiniment mieux si elle était gérée conjointement par des gens comme Nicolas Domenach, Eric Zemmour (pas trop de pouvoirs quand même à celui-là), Alain Rémond ou même le tandem (qui risquerait de fonctionner parfois à coups de boule) formé par notre ami de "Plume de presse" et notre autre ami de "Ca grince"... Les réunions promettraient de frôler parfois le pugilat, d'où la présence nécessaire de soupapes qui en ont dans le citron ou sous le pied comme Espérandieu (JDD), Loison (iTélé), ou X et Y (deux personnages dont je ne peux pas citer les noms ici).

En gros, pour être juste et efficace, pour faire avancer les choses dans le bon sens et non pas dans le sens voulu par une mafia d'oligarques rétrogrades, déjà dépassés au point d'en devenir pitoyables, le pouvoir ne devrait être ni "incarné", ni absolu comme c'est un peu le cas en ce moment. Il devrait, au contraire, rester collégial et donner lieu à des discussions, qui pourraient être animées mais au sortir desquelles ce serait toujours l'intérêt général, donc celui des Français via des consensus pas mous, qui devrait primer sur tout le reste : résultats, résultats, résultats. Il n'y a généralement que les trouducs qui parlent d'"objectifs" ou de "feuilles de route".

Pour manager, pour diriger tout ça, eh bien c'est très simple, il faudrait un manager. Ni un suffisant comme VGE, ni un parano qui passerait sa vie à intriguer comme Mitterrand, ni une Castafiore amatrice de bibines comme Chirac et encore moins une vulgaire gonflette, qui ne brille guère que grâce à ses tocantes comme Sarkozy.

Bref, il faudrait un type comme, euh, moi, qui n'ai pas (trop) de problèmes d'égo, et qui crois fermement que dans une équipe, "on" a atteint (et non pas "je") son objectif et "on" peut éventuellement commencer à être fier de soi quand on a tout fait pour que le plus insignifiant de ses maillons "réussisse" (l'équipe étant la France, et pas une assemblée d'une trentaine, d'une centaine ou d'un millier de bras cassés). Réussisse sa vie, parce qu'au fond, c'est ça le plus important. Qu'on parle de boulot ou pas ne change rien à l'affaire.

Jusqu'ici, pas rencontré beaucoup de types (surtout) qui me ressemblaient vraiment. En général, on décèle souvent leurs qualités dans des contextes de boulot, d'objectifs élevés à atteindre, de crises a priori ingérables et devant lesquels tous baissent immédiatement les bras mais qu'eux parviennent toujours à surmonter. Pas parce que ce sont des super-flèches, pas les doigts dans le nez non plus, mais plutôt en mouillant leur liquette, et en s'occupant entre autres du prétendu plus insignifiant des maillons dont je parle plus haut, dont on s'aperçoit vite à l'usage, quand on est vraiment un "bon" manager, qu'il n'est jamais moins important que tous les autres, à commencer par ceux qui se prennent pour la crême de l'équipe (voire de l'humanité comme Sarko). Humilité. Respect des autres, en particulier des plus petits, parce que ce sont eux qui ont le plus besoin d'attentions.

Je ne peux pas dire que j'aie rencontré des gars comme ça dans un vrai contexte de boulot, plutôt dans l'enseignement, où quels que soient les ponts d'or qu'on leur avait faits miroiter dans le privé, ils finissaient souvent par mettre un peu les pieds, n'ayant rien à faire (pour dire les choses comme elles sont) dans des entreprises traditionnelles, souvent peuplées de blattes et autres nuisibles, que parfois ils se lassaient d'avoir à écraser sans une once de remords ou de compassion (chose que j'ai moi-même faite moins souvent, parce que salir mes pompes me dérange, et aussi pour des raisons de positions occupées, car proposées par l'"employeur", non-négociables comme on dit, et en général largement inférieures à ce que je suis capable de produire quand on me laisse du champ).

Talents gâchés... Mais pas toujours perdus pour tout le monde heureusement : les vrais cadors, ceux dont on n'entend jamais parler, finissent souvent par se lancer dans le consulting, presque toujours en solo ou en très petit réseau (réalisant le genre de prestations qui coûtent plus que la peau des testicules, pour commencer), ne trouvant pas plus que dans leur métier d'origine un contexte de travail conforme à ce qu'ils recherchent dans les grands instituts de conseil, d'audit ou de consulting (les branleurs inventent toutes sortes de mots pour décrire l'activité de ces boîtes où le propos, en gros, est d'apprendre à "travailler" à des inaptes qui ne savent souvent rien faire avant qu'on intervienne chez eux, et qui après pensent toujours devoir faire appel aux mêmes "sauveteurs", qui se font une joie de les saigner pour leur expliquer et leur démontrer une deuxième ou une troisième fois à quel point ils sont nuls...).

Tout ça ne peut faire de moi qu'un anti Sarkozyste viscéral (du moins je le suis devenu rapidement après le 6 mai), tout simplement parce que sur un plan "culturel", il ne saurait en être autrement.

Sarkozy a commis de légères erreurs ? Il se sent, malgré tout, parfaitement à la hauteur de la tâche ? Chaque Français est libre de penser ce qu'il veut du personnage. Pour ce qui me concerne, je ne lui confierais même pas mes poubelles à vider (ce qui n'est naturellement ni une attaque, ni une quelconque forme de mépris pour nos amis éboueurs, sans lesquels nous baignerions sans même pouvoir nager dans des choses qui ne sentent pas très bon... comme en ce moment avec Sarkozy, finalement).

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27 avril 2008

Insolite : un Bonnet écrit un livre !

tuque_2C'est fait, Olivier Bonnet, auteur du célèbre blog "Plume de presse", a terminé la rédaction de l'hommage qu'il tenait absolument à rendre à Nicolas Sarkozy. Vous savez, cet ancien candidat à une élection présidentielle pas si lointaine qui avait dit, voir beuglé dans des meetings dignes d'un show de, euuuh, Nicolas Sarkozy, des choses comme "je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas", annonçant dans la foulée qu'il serait le président du pouvoir d'achat "et" celui qui allait redonner aux Français la fierté d'être Français... Tout juste si à l'époque Sarkozy n'a pas dit que grâce à lui mon, que dis-je, nos chats et même nos chiens ne se fendilleraient plus jamais un coussinet !

Un an après, le bilan est... disons mitigé. Et on le trouvera entre autres dans le bouquin d'Olivier Bonnet, qui est en cours de "fab" mais que vous pouvez précommander. Si vous êtes un fan de Nicolas Sarkozy qui a les moyens de se l'offrir, bien sûr (autant dire que l'ouvrage ne concernera pas tous les Français). Dans ce cas, c'est là que ça se passera pour vous :

http://olivierbonnet.canalblog.com/archives/2008/04/24/8935457.html

Quant à moi, ça m'apprendra à acheter des merdes comme Un Mouton dans la baignoire, commis par Azouz Begag l'an dernier : ça n'a l'air de rien, comme ça, mais si l'an dernier je ne m'étais pas offert cette ode déguisée à la gloire de Zouzou de la Zouzine de la Zouzière, premier de nos moralistes envié autant pour la qualité de sa prose que pour sa générosité légendaire et pour ses nombreux coups d'éclat dans la lutte contre le racisme (tout ça est expliqué dans le bouquin), j'aurais peut-être aujourd'hui les 20 euros qui me font défaut pour m'offrir le bouquin d'Olivier Bonnet : y'a pas, il faut que je travaille plus ! Quoique, pour travailler moins que zéro, comme dirait Sarkozy, "il faut" se lever de bonne heure !

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Delanoë en remet une louche sur l'affaire du dalaï lama

Bertrand_Delano___marionnette__en_Tib_tainDans l'affaire du dalaï lama élu citoyen d'honneur par le conseil de Paris, la polémique n'est pas close entre Bertrand Delanoë le fourbe et Jean-Pierre Raffarin le bossu, auquel Delanoë reproche d'avoir violé une règle mitterrandienne empreinte d'une certaine sagesse (pour une fois) selon laquelle "on ne polémique pas sur un terrain de politique intérieure quand on est à l'étranger" (Nouvel Obs).

L'attitude outragée et l'argumentation du vertueux Bertrand qui, c'est promis, n'a en aucun cas cherché à mettre le feu aux poudres en période de tensions avec la Chine après un passage mouvementé de la flamme olympique à Paris, ne sont pas des plus déplacées quand on se cogne les explications de Delanoë, qui reproche à Raffarin de s'être exprimé dans un organe de presse chinois (dont l'indépendance ne prête évidemment pas au moindre commentaire) et qui, en plus, y a tenu des propos particulièrement outranciers pour fustiger l'attitude du maire de Paris, Raffarin ayant parlé d'une "erreur politique très grave" alors qu'au plan de la politique nationale justement... Bertrand Delanoë pèse aussi lourd que François Bayrou, ou Lucy Noëlle Leslie Martha, comtesse de Rhotes, une rescapée du Titanic qui mourut en 1956 à l'âge de 77 ans et qui n'était même pas française...

Reste qu'on se demande ce que signifie l'expression "extrêmement choqué" choisie par Delanoë-Dalida et reprise ensuite dans le titre de l'article du Nouvel Obs consacré à l'affaire... A-t-il fallu faire chercher des sels pour ranimer Bertrand, quand il a appris les vilenies que Raffarin avait dites sur lui ? S'est-il mis, de rage, à mouiller l'assise de son fauteuil de maire ? Ou est-il, plus simplement, allé faire trois fois le tour du périph' à Vélib pour se calmer ? A mon avis, si l'une des trois hypothèses est la bonne, ce serait plutôt la première ou la deuxième.

Dalaï lama citoyen d'honneur : Delanoë "extrêmement choqué" par Raffarin
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080426.OBS1526/dalai_lama_citoyen_dhonneur__delanoe_extremement_choque.html

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Jean-Pierre Raffarin enchanté de son voyage en Chine !

boxer_portrait_drawing_n_van_duren_resizedCe n'est pas évident sur le dessin, mais il sourit : envoyé à la rescousse en Chine, où le fringant Christian Poncelet, 80 printemps et président du Sénat, n'avait pas pu faire mieux que démontrer que l'haleine d'un mourant n'est pas ce qu'on a inventé de mieux pour représenter la France chez des hôtes étrangers, Jean-Pierre Raffarin ne tarit plus d'éloges sur ses nouveaux "amis" chinois, que tout à sa joie il confond maintenant volontiers avec des "amis de la France".

Il faut dire qu'en Chine, comme d'ailleurs au Québec, Jean-Pierre Raffarin a passé son temps à rouler sa bosse (habituel), sauf que là-bas, personne ne lui ayant demandé de faire quoique ce soit et Raffarin ne s'étant engagé à rien, personne, naturellement, n'a trouvé à redire au fait que Raffarin n'ait rien foutu de particulier en Chine.

Moralité, contrairement aux Québecois, si Raffarin devait un jour remettre ses énormes pieds à Pékin, les Chinois ne l'attendraient pas le fusil de chasse (chargé) à la main : une raison bien suffisante, aux yeux de l'ancien premier ministre, pour les considérer comme des amis, même si personne ne sait toujours exactement à quel titre Jean-Pierre Raffarin s'est rendu en Chine (c'est devenu si courant dans la galaxie Sarkozy...).

Aucune importance pour notre Jean-Pierre : pour briller devant ses nouveaux amis, même s'il leur a, on espère, au moins rappelé que quand on veut absolument fracasser du bonze, il est indispensable de le faire "discrètement" (le vrai secret de toute démocratie qui se respecte), l'homme à la face écrasée et à la bosse digne du roman de Paul Féval a vertement critiqué la minable provocation montée par Bertrand Delanoë, qui a fait du Dalaï-Lama un citoyen d'honneur de la ville de Paris au plus mauvais moment... On devine qu'à l'heure qu'il est, Bertrand doit d'autant plus se frotter les mains du tollé suscité par son initiative chez les très récents amis de la Chine, comme l'ex-pilote de l'Airbus gouvernemental.

Pour le reste, JP estime que nous sommes entrés dans une situation d'apaisement : les Chinois exigent "juste" des Tibétains qu'ils soutiennent les JO pour rencontrer ensuite, un jour peut-être, des représentants du Dalaï-Lama, avec lesquels il ne sera bien sûr pas question de parler d'autonomie du Tibet, le Dalaï-Lama étant lui-même poliment invité à se rendre chez son coiffeur pendant qu'on parlera de l'avenir d'un bout de terre où il n'a plus remis les pieds depuis près de 50 ans, donc essentiellement de ce que la Chine a l'intention de faire de ce qui reste du Tibet (il y reste tant à démolir...).

Jean-Pierre Raffarin : un situation "d'apaisement est maintenant en place"
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5hmv4H5mVvtTpkukwDKhdJjFVAyoQ

Pour couler un projet, parlez-en aux Français !
http://poliblog.canalblog.com/archives/2007/08/28/6018884.html

Portrait de Jean-Pierre Raffarin trouvé sur :
http://www.dog-paintings-and-pictures.com/images/boxer-portrait-drawing-n-van-duren-resized.jpg

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26 avril 2008

La méthode à Lolo pour lutter contre le chômage

Laurent_WauquiezPour vous donner une idée du rôle absolument crucial que Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, joue dans le dispositif gouvernemental, je pourrais vous dire qu'au moment d'entamer la rédaction de ce sujet, je me suis trompé dans l'orthographe de son nom... Ce qui déjà est rare, pour ne pas dire exceptionnel. Tout à fait le genre de petite faute d'attention à laquelle il faut faire attention.

Pire encore, en tout cas cela ne plaide pas en faveur d'un Wauquiez qui serait un fou de boulot, je me suis aperçu très peu de temps après que je n'avais aucune photo de Laurent Wauquiez dans la base de données de photos utilisée pour la Poliblog, ce qui, je crois, n'est plus arrivé depuis des mois pour un membre du gouvernement, et qui tendrait en fait à signifier qu'à part Laurent Wauquiez, personne ne sait vraiment ce que Laurent Wauquiez peut bien faire de ses journées.

Explication pas moins crédible que n'importe quelle autre à ces deux phénomènes, l'erreur sur le nom et ensuite l'absence de photo(s), il y a, je dois le dire, dans la définition même du poste de Laurent Wauquiez quelque chose qui ne collait pas hier, qui ne colle pas aujourd'hui et qui ne colle pas davantage demain matin : étant, dit-on, secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi, Laurent Wauquiez serait en quelque sorte le bras droit de Christine Lagaffe... Chose impossible évidemment, puisque depuis un an, on a largement eu le temps de s'apercevoir que la boîteuse avait deux bras gauches.

D'où les questions suivantes : qu'est-ce que Laurent Wauquiez peut bien, réellement, faire de ses journées ? Et n'est-il pas normal, au fond,  que personne n'en sache rien excepté lui ?

Si vous voulez mon avis, "oui", c'est normal : il est normal que personne ne sache ce que Wauquiez fout de ses journées, tout simplement parce que Laurent Wauquiez passe le plus clair de son temps à se pignoler ne rien faire.

Si j'avais du temps à perdre par exemple, je vous aurais volontiers dressé une liste détaillée des raisons qui me font écrire que Wauquiez est d'abord un guignol qui ne met jamais les pieds sur le terrain, suite à une interview diffusée ce matin sur iTélé, et dans laquelle le secrétaire d'Etat a prononcé en un temps record un nombre tout à fait improbable de contre-vérités sur la recherche d'emploi (et notamment le fonctionnement de l'ANPE), seulement voilà, je n'ai pas de temps à perdre. D'abord parce que je ne m'appelle pas Wauquiez, et que je ne suis donc pas payé pour buller, ensuite parce que personnellement j'entre dans l'une des centaines de cas de figure jamais envisagés par les Wauquiez et consorts, aussi équipés en général qu'un oiseau qui serait tombé du nid, mais sur la tête, le secrétaire d'Etat à l'Emploi semblant, pour en revenir au bulleur qui nous intéresse, "vraiment" tout ignorer de la situation réelle du marché de l'emploi avec des employeurs qui profitent allègrement d'un système qui permet à une majorité de ne jamais embaucher.

Inutile de revenir sur des cas (vécus) d'abus caractérisés qui ont fait l'objet de nombreux textes ici... Stagiaires renouvelables à volonté, CDD reconductibles jusqu'à ce qu'on soit obligé de remplacer le rouage devenu "inemployable" (légalement parlant), entreprises qui ne pourraient actuellement "pas tourner" sans un recours massif à l'intérim, qui a remplacé le CDD (qui lui-même avait remplacé le CDI), sans parler des centaines de restaurants ou sociétés (eux aussi avec patrons toujours innocents comme le Wauquiez qui vient de naître) qui ne pourraient eux non plus pas ouvrir sans boucler 100% de clandestins dans des salles carrelées, où l'on pratique un Ch'ti de sous-sols, ouemplaçant les èou paou quelque chose d'appouochant...

La méthode à Lolo pour lutter contre le chômage, si elle est loin d'être la plus efficace, puisqu'elle consiste d'abord à nier les réalités vécues au quotidien par les demandeurs d'emploi en citant des contre-exemples volontairement outranciers, n'est à tout prendre pas la moins comique que j'aie observée dans un pays où l'on a traité tout ce qui touche au travail par-dessus la jambe depuis 25 ans : quand on est secrétaire d'Etat ne sachant pas grand-chose sur pas grand-chose, mais qu'on est néanmoins chargé d'une mission, surtout quand on est trop bouffi de suffisance et de certitudes pour songer à se mettre un jour au boulot, le bon comportement à adopter est de faire comme si on tombait du nid, mais sans avoir appris à voler. Il suffit, alors, de se replier sur soi et de se mettre en position beaucoup plus arquée que la normale, pour faire en sorte que sa tête rentre dans son cul au moment de l'impact avec le sol.

Douloureux au début, mais avec le temps on y trouve une certaine quiétude, voire une certaine décontraction, comme celle qu'essaie toujours d'afficher un Wauquiez qui ne semble rien redouter tant que de se voir un jour confronté en public à un interlocuteur qui contrairement à lui saurait de quoi il parle, dès lors qu'on parle recherche d'emploi...

Laurent Wauquiez précise l'offre raisonnable d'emploi
http://www.lesechos.fr/info/france/4719976.htm

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25 avril 2008

Après le bide de Sarkozy, Ségolène s'y voit déjà !

S_gol_ne_Royal___candidate_pour_2012__red_nose_Il y a des gens dans le cerveau desquels pour qu'une idée entre, le mieux est encore de l'y enfoncer à coups de burin. C'est le cas de Ségolène Royal, qui après l'intervention aux résultats mitigés de Nicolas Sarkozy hier, dont on apprend ce soir qu'elle n'a pas fait danser les Français sur les tables, a profité dès ce matin de l'insuccès prévisible du petit Nicolas pour annoncer clairement qu'elle voulait "rempiler" pour 2012 (selon le mot choisi par iTélé).

Problème, la dernière fois qu'elle avait voulu signer un engagement pour prendre les commandes de la France pendant cinq ans, un peu comme d'autres signent pour entrer à la légion, les électeurs avaient répondu à Ségolène qu'elle n'était pas prête (euphémisme) et qu'elle pouvait aller se repoudrer.

Qu'importe... Oubliée, la claque du six mai ! Toute ragaillardie par un bide de Sarko qu'on n'avait pas hésité à pronostiquer ici le jour-même, ne prenant en cela aucun risque pour une fois, la touriste potevine qui doit collectionner le plus grand nombre de kilomètres effectués aux frais de la princesse depuis un an se sent à nouveau investie d'une mission, qu'elle a décrite aux mortels en ces termes : pour Ségo, il faut préparer l'al-ter-nan-ce. Toujours sans programme, toujours sans parti (à sa botte s'entend), toujours sans équipe et toujours sans autre aptitude pour l'instant que celle de calquer ses déclarations sur le mécontentement des Français, celle pour laquelle on doit aller jusqu'à éplucher les sondages d'opinion pour les commenter s'est exprimée ce matin sur France Inter et ce soir dans le JT de France 2 (rediffusion d'une séquence préalablement enregistrée, avec sans doute d'autres apparitions à-côté desquelles nous ne regrettons pas du tout d'être passé), pour démontrer que si elle n'avait toujours rien de ce que les électeurs peuvent légitimement attendre d'un chef d'Etat, elle n'avait fait, et là c'est plus grave, aucun progrès en français depuis douze mois, collectionnant les fautes de syntaxe et empilant les expressions "ségolénisées", quand elle n'a pas confondu pas le choc de "confiance", dont elle voulait parler, avec un choc de... "croissance".

Tout cela aurait pu nous amuser si nous ne commencions pas à redouter que, profitant de l'incapacité des pachydermes à se rassembler en troupeau, Ségolène n'arrive à se retrouver une nouvelle fois propulsée candidate officielle du PS en 2012... A moins bien sûr que d'ici-là, ses dents ne restent plantées quelque part.

La posture présidentielle de Ségolène Royal agace Pierre Moscovici
http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/04/25/la-posture-presidentielle-de-segolene-royal-agace-pierre-moscovici_1038738_823448.html

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Le Sarkozy nouveau est arrivé !

Calim_ro_3 Conjoncture défavorable, hausse du prix du pétrole, niveau trop élevé de l'euro, crise des subprimes, si en plus de tout ça la mère de Nicolas Sarkozy avait éternué au mois de juillet ou si Carla s'était retourné un ongle en grattant sa guitare, nul doute que le chef de l'Etat aurait invoqué ces deux raisons dans l'interminable liste de celles qui font pour l'instant que...

Ni responsable ni coupable, le président de la République veut bien reconnaître qu'il a commis quelques erreurs (oh, toutes petites), mais jamais en termes d'orientations stratégiques (ou de politique de civilisation, diront ceux qui veulent railler). Sur des bricoles comme la façon, par exemple, de gérer les couacs au sein du gouvernement, papa Sarkozy aurait dû sévir, mais à sa décharge, son emploi du temps est si chargé !

Sur le reste en revanche, sur le "lourd", on aura compris pour certains et on aura eu confirmation pour d'autres que Nicolas Sarkozy ne sera jamais comptable de rien. N'hésitant pas, au besoin, à interpréter un peu toutes les réalités à son avantage, puisqu'à un chef d'Etat qui assure que l'euro est trop fort, n'importe quel con aurait pu objecter que c'est le dollar qui est trop faible (ou que les Allemands exportent), au point qu'on refuse désormais de se faire payer avec ce que l'on considère comme une "monnaie de singe" dans plus d'une zone touristique en... Inde (!).

Sur n'importe quel autre sujet, c'est-à-dire sur tout en fait et pour faire court, Nicolas Sarkozy est persuadé d'être sur les bons rails : les Français, flemmards c'est bien connu, ne travaillent toujours pas assez malgré un recours massif aux heures supplémentaires "grâce aux mesures Sarkozy", assure-t-on partout dans la majorité, quant à l'Education, pour ne citer que cet épineux sujet, il n'est pas question de revenir sur le projet de dégraisser le mammouth malgré les manifestations lycéennes, une baisse drastique du nombre de fonctionnaires (dont les profs) étant seule capable de ramener les comptes publics à l'équilibre. La faute... aux Français (encore), puisque chacun d'eux ne devrait pas moins de 20.000 euros à l'Etat !

Comment en est-on arrivé là ? Simple : tout a dérapé en 1974 (donc avec l'arrivée de VGE), quand le budget de l'Etat a commencé à ne plus être équilibré pour la première fois, et on doit l'effondrement perpétuel qui a suivi à la peste socialiste et à des gouvernements, parfois de droite, qui ont manqué de poigne : pas comme lui, nous a expliqué Nicolas, qui malgré tout son courage ne saurait enrayer en un an des mécanismes qu'on a mis en branle et qui tournent tous seuls depuis 34 ans !

Dans la tempête heureusement, quelques phares recommencent à briller. La première année du quinquennat du président du pouvoir d'achat ne se sera pas soldée que par des déceptions puisque, pour la première fois depuis si longtemps qu'on ne se rappelle plus quand exactement, le taux de chômage est descendu sous la barre des 7,5% (ah, vous aussi vous l'avez appris ce soir ?), avec "seulement" 1.900.000 oisifs qui, s'ils ne trouvent pas de boulot, le doivent en grande partie aux... clandestins, qui empêchent jusqu'aux immigrés en situation régulière de travailler en France !

Situation intolérable pour un chef d'Etat qui aura usé et abusé du même genre de rhétorique de comptoir pour, finalement, ne répondre que rarement aux questions posées par les journalistes : les prix en France, qui étaient déjà les plus élevés, sont aussi ceux qui ont connu la plus forte augmentation ? Sarkozy va y mettre de l'ordre. Un jour. Même titulaires du bac, les jeunes sont trop incultes pour poursuivre des études supérieures ? Sarkozy, via l'excellent Darcos, va remettre de l'ordre là aussi. Le même jour. Nicolas Sarkozy ne s'entendrait pas avec François Fillon ? Sornette ! Les deux hommes marchent main dans la main, et de la main restée libre, ils aiment à l'occasion se caresser mutuellement les fesses, ce qui ne minimise en rien bien sûr les qualités d'un Xavier Bertrand, collaborateur d'une valeur si élevée que tout chef d'Etat digne de ce nom rêverait d'avoir un Bertrand dans son équipe !

Plus d'une heure et trente minutes de "sarkonneries" du même genre, pourra-t-on lire sans doute dès ce soir dans certains blogs, au terme desquelles le téléspectateur lambda n'aura pas manqué de remarquer l'absence totale de plan du chef de l'Etat pour stimuler la croissance, relancer l'emploi (compte tenu du véritable taux de chômage) ou restaurer un niveau de pouvoir d'achat "acceptable" qui donnerait, bien plus que l'envie, au moins les moyens aux Français de consommer...

Au PS, on s'est comme d'habitude trouvé dans l'incapacité de commenter à chaud ce qui a surtout paru comme un déferlement d'inepties rarement vu chez un président en aussi mauvaise posture, et à l'UMP, parti depuis le siège duquel des ministres et secrétaires d'Etat "en exercice" ont suivi le spectacle (mais qui cela choque-t-il encore ?), on s'est félicité d'une prestation que l'on a trouvée aussi mémorable sur le plan de la forme que sur le plan du contenu.

Rendez-vous, donc, dans un an pour une réédition (au mot près ?) de la même exhibition, avec peut-être, cette fois-ci, un Sarkozy qui fera couper les fontaines du jardin avant le début de son intervention (ça fera plus sérieux). Couper les spots qui éclairaient hier soir les jardins de l'Elysée comme si on avait été en plein jour, au coeur du Sahara par contre, ce sera probablement pour 2010.

Sarkozy "s'était attendu aux difficultés", "veut accélérer les réformes"
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080424.OBS1264/sarkozy_setait_attendu_aux_difficultes_veut_accelerer_l.html

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