01 mai 2008
Vieux pirate borgne vend bagnole costaude pour parano friqué... sans lecteur mp3 !
La zone... Quand on voit les équipements de l'ancienne antiquité blindée de Jean-Marie (première mise en circulation il y a 17 ans tout de même), à vendre pour cause de difficultés financières et peut-être aussi parce que Nicolas est devenu Jean-Marie il y a un an, on se dit qu'avant la vente, malins, les sbires du patron du Front auraient pu doter la bête d'un lecteur mp3, histoire de lui ajouter une touche de branchitude qui lui manque cruellement, indispensable par exemple à un caïd de la drogue qui voudrait de se la péter en faisant couiner les pneus de la grosse dans une banlieue de Marseille... Ben non, comme le parti, les bras cassés de Jean-Marie sont incapables d'innovation, raison d'ailleurs pour laquelle on vend la bagnole, avant de devoir peut-être passer au dernier vélo de course de Jean-Marie (un Manufrance de 1969).
Malins, par contre, les sbires de JMLP l'ont été quand ils ont omis de préciser de poids de la voiture du vieux, car avec déjà 2.963 cm3 et un moteur de 170 chevaux, bien qu'elle doive avancer aussi vite qu'un Mauroy sur le trajet des toilettes, à la pompe la 605 blindée en vente sur eBay doit sucer comme un travelot brésilien (il faut rappeler qu'à l'époque de sa première mise en circulation, on trouvait que le diesel c'était beurk).
Enchère en cours sur eBay, 9.999.999,99 EUR... Par un petit plaisantin qui, pour un prix bien plus modique, aura au moins réussi à se payer la tête des vendeurs.
Aucune importance pour Jean-Marie, sur nombre d'images TV, on avait déjà pu observer que le monocle ne sortait plus la grosse tous les jours. Passé un certain âge, la parano, ça s'estompe peut-être... Sauf pour les gardes du corps, car ceux de Jean-Marie, que l'on a pu voir maintes fois à la TV pendant la campagne présidentielle eux aussi, sont du genre "nerveux" en général, ce qui soit dit entre nous fait tout sauf professionnel. De là à dire que c'est l'un d'entre eux qui a conçu l'annonce...
"Les bougnoules n’ont pas le droit à la démocratie : voilà le message que délivre Nicolas Sarkozy." (NDR : en Tunisie)
Parti surtout en Tunisie pour rouler des épaules et faire du business, le petit Nicolas n'a pas du tout apprécié que dès l'arrivée de la délégation française sur le tarmac de l'aéroport de Tunis, Rama Yade concrétise les propos qu'elle avait tenus avant la visite disant qu'elle ne se rendrait pas en Tunisie pour y faire de la figuration (voir plus bas).
Le deal était pourtant simple avant qu'on parte ! Pendant que Nicolas devait faire son cake, Rama devait rencontrer l'Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), et se rendre aussi dans deux rédactions qui feraient actuellement l'objet de fortes pressions de la part du pouvoir en place, mais... une fois les Franchouillards laborieusement arrivés à Tunis, avec déjà un Sarkozy qui a dû profiter d'un vol trop court pour soûler tout le monde pendant le voyage, changement total de plan (!) : le petit Nicolas a fait comprendre à Rama que si elle ne voulait pas qu'il lui fasse la même tête qu'à Ségolène aux deux tours de la présidentielle, elle avait plutôt intérêt à se boucler dans un hôtel, pour y faire des réussites ou ce qu'elle voulait.
Résultat, au moment où j'écris ces lignes, personne ne sait vraiment ce que Rama Yade a bien pu faire en Tunisie. Peut-être aidé le personnel de bord de l'avion de la République Française à briquer le cendrier Made in Switzerland dissimulé dans l'accoudoir droit du siège du petit Nicolas (facile à reconnaître, c'est de loin le plus imposant, et surtout celui dont l'assise est la plus haute) ? Peut-être aidé une femme de service tunisienne, dans les couloirs de son hôtel, à retrouver une éponge que cette dernière avait égarée afin de lui éviter de se faire engueuler ? Va savoir... Ramatou semble avoir disparu de la circulation, au cours d'un voyage où, il faut dire, Nicolas était venu pour vendre beaucoup de choses à Ben Ali, mais certainement pas des leçons de morale.
Dommage, car venant de "lui", ça aurait pu être la goutte qui aurait, enfin, pu pousser Ramatou à prendre la seule décision qu'elle paraisse encore libre de prendre, avec une alternative on ne peut plus claire pour tout le monde au sein du gouvernement : dans "l'équipe à Sarko", on n'a jamais prévu de place entre le récurage des pompes de sa Suffisance et... la possibilité d'aller défendre ses convictions ailleurs. Secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, pas aux droits de la Femme.
Morceaux choisis...
Arrivée sur le tarmac de l'aéroport, elle a, en signe de soutien et de solidarité avec les victimes de la répression policière orchestrée par Ben Ali, refusé de serrer la main à son homologue, ce qui lui a valu une réprimande de la part de Sarkozy lui-même, qui lui aurait dit : "soit t'es d'accord avec moi, soit t'es pas en désaccord !" A quoi elle aurait répondu : "Je reste fidèle à mes convictions en les trahissant". (Rue89)
En Tunisie, ajoute Amnesty (International), "ce voyage officiel consterne les combattants de la liberté".
Alors que la France doit présider l'Union européenne à partir du 1er
juillet, Amnesty rappelle les propos de Nicolas Sarkozy lorsqu'il
s'engageait "à se battre pour une Europe qui protège, parce que c'est
le sens de l'idéal européen". (Nouvel Obs)
Sarkozy chez Ben Ali : mais où est passée Rama Yade ? (article d'où est tiré le titre de ce sujet)
http://www.rue89.com/2008/04/30/sarkozy-chez-ben-ali-mais-ou-est-passee-rama-yade
Droits de l'Homme : Nicolas Sarkozy compare la situation de la Tunisie à celle de la France
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20080430.OBS2080/droits_de_lhomme__nicolas_sarkozy_compare_la_situation_.html
1er mai : quand les syndicats s'unissent pour... chier sur les jeunes
J'ai entendu beaucoup de choses depuis le 6 mai 2007, vu pas mal de syndicalistes maudire la technique Sarkozy, tout en n'étant jamais les derniers à se précipiter pour entrer dans des salles de "négo" bourrées de caméras quand le gros Bertrand donnait le signal qu'il était temps de rentrer en cours, mais à la veille des manifestations du 1er mai 2008, où le prix du muguet va EXPLOSER (c'est à la mode en ce moment, l'explosion, surtout en France pour tout ce qui touche au prix de tout et de rien), je n'avais jamais perçu avec autant d'évidence le mépris qui s'est installé dans notre pays pour tout ce qui touche aux... jeunes.
Adressant je suppose aux médias, chacun de leur côté, un genre de communiqué de presse à deux sous pour aborder les thèmes de leurs manifestations respectives de demain, les principaux syndicats français ont en effet fait savoir qu'ils allaient manifester "contre" la durée d'allongement à 41 ans de cotisations pour une retraite à taux plein, "pour" l'emploi des seniors, et même pour demander que soit pris en compte le cas déchirant de ces clandestins salariés entrés ou restés illégalement sur le territoire français (via des demandes de régularisations massives), mais à ma connaissance personne, je dis bien personne (traduire aucun syndicat), n'a annoncé que demain on manifesterait "aussi" pour les jeunes diplômés travaillant pour des queues de cerises, pour ceux qui sont obligés de travailler à mi-temps faute de mieux, ou pour ceux qui sans l'avoir choisi alternent les missions d'intérim et les allers-retours à l'ANPE dans un pays où plus personne ne veut plus recruter en CDI (au niveau national s'entend).
Ne parlons pas du cas "du" jeune assimilable à de la caillera, à savoir celui qui n'a de boulot, car dans l'esprit des syndicats comme dans celui du gouvernement, il semble fort que si un jeune n'a pas de travail, c'est parce qu'il le veut bien (on parle ici - mais tout le monde l'avait compris - des dealers de beu, des détrousseurs de vieilles, ou autres résidus de fonds de capotes du même genre qui passent leurs journées à squatter les halls d'immeubles) !
...
Symboliquement, on peut dire qu'après avoir pillé l'essentiel des ressources de la France, en profitant en veux-tu en voilà pendant 40 ans (tiens ?) de tout ce qu'un pays qui ne se souciait guère de la crise pouvait apporter à chacun, la vermine vioque va défiler demain dans les rues en exigeant (qui sait ?) qu'on se débarrasse des jeunes, puisqu'il n'est même pas venu à quelqu'un l'idée que l'on "pourrait" parler d'eux (employer le mot, par exemple) !
Et pour cause... Ces petites merdes, par leur existence même, ne remettent-ils pas en cause la naturalisation des clandestins qui ne poserait aucun problème s'ils n'étaient jamais venus au monde ?
... Pas grave... Les jeunes sont habitués... Jusqu'au jour où.
N.B. : deux sujets en un seul (un nouveau concept que j'expérimente) ! Reprenez le même texte depuis le début, jusqu'au titre, mais en remplaçant à chaque fois que vous le rencontrerez le mot jeune(s) par l'expression demandeur(s) d'emploi : vous verrez, ça fait bien deux sujets en un seul. Merci qui ?
Illustration : logo du site http://www.mortauxjeunes.com/
