14 mai 2008
Pouvoir d'achat : Sarkozy s'obstine dans ses fixations d'attardé mental
Quand l'actualité m'amène à reparler des théories, complètement grotesques, de Nicolas Sarkozy pour "réformer" la grande distribution, ce qui aboutirait selon l'homme à une augmentation du pouvoir d'achat des Français (on ne rit pas s'il vous plaît), j'ai toujours envie de renvoyer mes lecteurs au même article qui date du 1er septembre dernier, dans lequel j'expliquais au non-initié deux ou trois choses dont on oublie souvent de parler quand on parle de la grande distribution, des mentalités qui y ont cours, des pratiques qui font tout le "sel" du quotidien (voir le dernier lien en bas de page, même si la plupart des lecteurs doivent bien le connaître à présent...).
Depuis le 1er septembre 2007, pourtant, on n'a pas avancé d'un iota, ou plutôt si. Malheureusement. A présent, Nicolas Sarkozy tient plus que jamais à imposer une pseudo-réforme favorisant la concurrence entre distributeurs, de même que la libre négociation des tarifs entre producteurs et distributeurs, ignorant par simple crétinisme, j'en ai bien peur maintenant, que les prix de vente en petites, grandes et moyennes surfaces ne dépendent plus depuis des années du prix d'achat des marchandises que d'une façon tout à fait marginale... : la seule chose qui compte pour tous, producteurs, grossistes (quand il y en a encore) et distributeurs étant justement... la "marge". Et à ce petit jeu-là, qui consiste à la faire exploser sans cesse, en repoussant toujours plus loin les limites de la "performance" (celle qui détruit notre pays), ce sont toujours et uniquement les poids lourds du secteur agro-alimentaire et les grands distributeurs qui font la loi. Imposant leurs prix à des copains qu'ils rackettent, avant que ceux-ci ne se mettent à les racketter en réaction (marges arrières), puis que les premiers ne remettent le couvert d'une autre manière, etc., etc., etc.
Du fait de mécanismes bien connus et parfaitement maitrisés, depuis le temps (plus de quarante ans tout de même), par ceux qui travaillent dans la distribution, le prix psychologique par exemple, ou prix qu'un consommateur va trouver "juste" de débourser pour s'offrir un produit ou un service, et qui était une notion fondamentale en marketing dans la détermination des prix de vente, a tout simplement disparu. Surtout depuis qu'on s'est aperçu, dans l'alimentaire mais aussi dans des secteurs (ou rayons) comme l'électro-ménager, que si tout le monde vendait les mêmes produits au même prix, le consommateur finissait bien par être "obligé" d'acheter "ses" produits quelque part, quand bien même il en trouverait le prix scandaleusement élevé (et c'est de plus en plus souvent le cas)...
L'"entente" tout court a cédé la place à l'entente tacite, sans que qui que ce soit y trouve quoique ce soit à redire (et surtout pas Michel Edouard Leclerc, qui n'est qu'un boss d'une familia parmi d'autres) : industriels comme distributeurs ont pris l'habitude de "marger à mort" sur des produits qui seraient prétendument devenus plus difficiles ou plus coûteux à produire, donc prétendument plus coûteux à l'achat aussi pour les distributeurs (cas notamment des produits pour lesquels le prix des matières premières serait officiellement en hausse, comme c'est le cas actuellement pour les produits lactés ou les produits à base de farine), et tout le monde s'est naturellement mis à vendre les mêmes produits aux mêmes prix... Afin, car c'était la seule issue possible pour que le complot fonctionne, que tout le monde puisse fourguer sa camelote à un consommateur qui n'a plus aucun choix, et qui doit casquer indéfiniment pour remplir au quart un frigo qu'autrefois il pouvait bourrer ras la gueule pour le même prix.
Ils sont toujours trop élevés en France, les prix, mais c'est devenu obligatoire, quand le distributeur est tenu de racketter ses clients nationaux pour financer ses rêves de grandeur en Chine (exemple de Carrefour), ou pour blanchir ses profits colossaux dans des filiales qui font évidemment du... crédit à la consommation, avec des prêts assortis de taux de l'ordre de 16% (!)... tout comme il est devenu obligatoire, pour le producteur, de racketter autant que possible tous les distributeurs, en margeant beaucoup plus que nécessaire (au bon fonctionnement et même au développement de son entreprise), après avoir d'abord racketté ses propres fournisseurs de matières, qui vont à leur tour être tenus de racketter les leur pour survivre, la chaîne faisant souvent des kilomètres de long avant que le consommateur n'arrive à trouver un paquet de café standard de 250 grammes, dans une enseigne "pas particulièrement chère", à... 11,08 francs dans les rayons (1,69 euro) !
44,32 francs, ça fait cher le kilo de café "standard" ! "Et" vendu dans les rayons d'une enseigne pas particulièrement chère, s'il vous plaît, où si l'on voulait s'amuser, on pourrait tout aussi bien prendre en exemple à peu près n'importe quel produit alimentaire...
Le paquet de quatre pots de yahourts de 125 grammes, "aux fruits", à 1,85 euro, soit 12 francs et 15 centimes les quatre yahourts, ou 3 francs et 3 ou 4 centimes "le" yahourt si vous préférez, pour un prix de (on s'assied)... 24,30 francs le kilo de yahourt aux fruits ! Au moins le prix d'un litre et demi de Ricard !!!
Il y a le paquet de beurre tendre "standard" aussi, de 250 grammes, toujours dans la même enseigne "pas particulièrement chère", mais tout de même à... 2,18 euros l'unité : ça fait 14 francs et 30 centimes le paquet de beurre, et (on ne s'est pas levé j'espère ?) ça nous met le kilo de beurre à... 57 francs 20 !!!
Exemples dramatiquement éloquents (écoeurants serait plus approprié), puisque si on en était resté aux bons vieux francs, un kilo de beurre et un kilo de café comme ceux que nous avons choisis ici au hasard nous "coûteraient" (effectivement) 101 francs et 52 centimes !
Autant dire qu'il ne se trouverait quasiment aucun Français pour les acheter, sauf peut-être un nabab qui aurait oublié de faire ses courses et qui n'aurait plus rien à la maison, obligé d'aller très tard le soir chez un épicier arabe de... allez au hasard, Neuilly-sur-Seine !
On ne fera pas au lecteur l'affront de lui donner le prix moyen d'une baguette de pain "standard", non plus (plus de cinq francs !), le p'tit déj' que l'on prenait autrefois avec un simple bol de café (sans lait, c'est devenu beaucoup trop cher pour nous), des tartines beurrées et du sucre (plus de quarante francs le kilo, le sucre !!!), étant tout à fait hors de portée pour les bourses de Français qui s'ils s'amusaient à compter ce qu'ils dépensent en simples produits de première nécessité, iraient immédiatement tirer deux cartouches de calibre 12 entre les deux yeux du visage toujours souriant de Michel Edouard Leclerc (...), qui pour donner une leçon de morale par jour à toutes les corporations existantes, y compris la sienne, n'en pratique pas moins des prix du même ordre pour tous les produits dont nous venons de parler.
Explication(s) ? Des centaines... Arrivée de patrons et (ou) d'actionnaires voyous, qui pillent tout pays toute victime qui se laisse piller avant d'aller s'implanter ailleurs, ou de se diversifier quand les ventes commencent à stagner quelque part, avec depuis quarante ans une absence totale de réaction de l'Etat, qui non content d'avoir toujours encouragé le racket maintenant en vigueur à asbolument tous les niveaux dans la profession, a toujours fermé les yeux sur les nombreux cas d'élus qui se sont faits arroser en échange de leur signature pour un permis de construire ou pour l'autorisation d'ouverture d'un hyper... On pourrait parler aussi des nouvelles modes qui font fureur depuis déjà quinze ans dans les entreprises françaises, qui consistent à repousser toujours plus loin les limites de l'immoralité, en n'embauchant plus jamais en CDI même quand on a multiplié ses marges par dix en dix ans, ou en faisant du chantage au licenciement pour exiger des autorisations d'ouverture le dimanche (!)...
A chaque fois que la grande distribution, ou la distribution en général, a poussé le bouchon trop loin, c'est-à-dire pratiquement tous les jours depuis une bonne quarantaine d'années, l'Etat français n'a rien dit. Ni rien fait.
Ce qui, somme toute... valait beaucoup mieux que de faire véritablement n'importe quoi, comme Nicolas Sarkozy qui veut aujourd'hui continuer à se persuader que quelqu'un va négocier quelque chose avec quelqu'un d'autre une fois qu'on aura ouvert des centaines, ou plus probablement milliers de centres de racket supplémentaires : effet désastreux garanti sur le pouvoir d'achat. Mais allez essayer de faire comprendre comment les choses fonctionnent à un attardé qui répond on va "mettre le paquet sur ces histoires" (il faut quand même oser sortir le mot) quand on lui demande ce qu'il a l'intention de faire pour protéger le petit commerce...
Essayer de faire sortir un éclopé du cerveau de son carcan d'idiot du village serait probablement beaucoup plus complexe que de résoudre à la fois les problèmes de pouvoir d'achat et de chômage de masse en France, du moins pour un président de la République qui serait digne d'occuper la fonction. Qui aurait le QI qui doit aller avec, en somme.
A lire bien sûr pour celles et ceux qui ne l'auraient pas encore fait, la visite de Sarkozy à Bois d'Arcy (chez Michel Edouard, dernier lien en bas de page) : une petite plongée instructive dans le monde impitoyable de la grande distribution, que j'aurais bien épargnée à mes lecteurs, mais après tout ils avaient "le droit de savoir". Et comme je ne suis pas Charles Villeneuve...
Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d'achat : "Je pense que ce n'est pas foutu"
(NDR : eh ben, on n'est pas sortis...)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20080513.OBS3575/nicolas_sarkozy_sur_le_pouvoir_dachat__je_pense_que_ce_.html
Leclerc veut (NDR : déjà !) une réforme plus radicale
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20080512.OBS3418/leclerc_veut_une_reforme_plus_radicale.html
(*) Tout ce que Sarkozy n'a pas "vu" à Bois d'Arcy
http://poliblog.canalblog.com/archives/2007/09/01/6064275.html
Commentaires
Moi aussi je fais des fixation, mais c'est pour sauver ce qui peut encore l'être !
Olivier Olga-Boulba et Liêm Hoang-Ngoc sont-ils crédibles ? Pour voir cela nous allons nous pencher sur un sujet qu’ils adorent: Qu'est-ce que cette TVA sociale, qu‘ils abhorrent et sur laquelle ils sont en désaccord ? http://blog-ccc.typepad.fr/blog_ccc/2008/05/olivier-olga-bo.html#comments
Pour une fois je trouve que tu as tort, Oz
Tout peut être sauvé dans notre pays, Oz, à condition que les politiques mouillent leurs chemises et chemisiers ailleurs que dans l'intimité de "leurs" chambres à coucher, pour ceux auxquels il arrive encore d'y dormir.
Il suffit d'y croire "vraiment", pas comme Nicolas Sarkozy donc, et de savoir reconnaître qu'une idée est complètement conne quand elle l'est : le principal souci de la France actuellement, c'est qu'une telle demande est tout à fait exorbitante, quand on a affaire à un quart de cerveau de l'envergure de Sarkozy, déjà beaucoup plus fort en gueule que lorsqu'il s'agit de passer aux réalisations quand on parle de projets risibles qui ont toutes les chances de plomber davantage encore l'emploi et le pouvoir d'achat des Français.
Aucune perspective d'amélioration, on a vu hier à l'occasion du vote sur les OGM que les députés majoritaires de droite, majoritairement absents aussi, n'avaient rien à branler d'un sujet qui ne diffère des autres que par son côté on ne peut plus anecdotique au vu de la situation catastrophique du pays.
La gauche se réjouit, elle devrait avoir HONTE (!).
Je veux bien avoir tort, mais en quoi ?
Ais-je dis qu'il n'y avait rien à faire ?
Je dis seulement qu'entre une droite entrain d'exploser et un P.S. écrasé par le gros cochon... on est vraiment dans le caca-rente.
Pascal, hé! oui, le pire avec ses gens là (Le gang de Solférino, comme dit Marianne), c'est qu'à propos de la TVA sociale, ils sont peut-être de bonne fois !
Ceux qui comme DSK, Alain Richard etc. savent bien que la survie de la France passe par la dépénalisation du travail, sont coupables de se taire, mais au moins sont ils conscients.
A ce propos J.M. Le Guen, le vice Président P.S. de l'assemblée Nationale pense que:
"Le PS doit éviter le discours démagogique, contraire à ses valeurs, et imposer ses perspectives"
il ajoute :
"On s'étonne, que face au discours de la majorité, l'opposition n'ai trouvé d'autres perspectives que de proposer la baisse de la TVA et de la TIPP. Outre qu'elles diminuerait les recettes de l'état et non la marge du capital, ces mesures sont socialement indifférenciées et peu productives au plan économique."
Tu vois mon Pascalou, je ne suis pas le seul socialiste intelligent, nous sommes quand même quelques uns (lol), et pas des moindres (re-lol).
Malheureusement pour conquérir la présidence du PS, j'ai peu de militants qui me soutiennent :
Ceux qui voudraient aller vers le centre comme JM Bockel, etc. Ne veulent pas, comme je le demande, redistribuer vers les travailleurs, les demandeurs d'emplois et les retraités pauvres les prestations sociales dont 112 milliards d'Euros (deux fois 1/2 notre déficit national) sont distribués à deux gens riches ou aisés qui n'en ont pas une nécessité vitale !
Ceux qui voudraient aller vers la gauche, et supportent Mélanchon, Emmanuelli et (soi-disant Fabius), sont des ignares crasses en économie et ne comprenne pas que soutenir les salaires et l'emplois par leur dépénalisation : c'est social !
Toujours les mêmes problèmes... TOUS SOLUBLES à condition de le vouloir vraiment.
La seule chose qui puisse créer de la richesse en France, c'est l'emploi. Pas celui des "victimes" de pratiques incroyablement laxistes qui aboutissent à voir travailler des gens quelques heures par mois, ou d'autres galérer en intérim ou en CDD avant de se faire jeter comme des Kleenex, mais le véritable emploi, en CDI, avec des entreprises qui retrouveraient leur confiance (et leur morale) d'antan en redécouvrant des concepts comme celui qui suppose que quand on a des salariés (ou même trop de salariés), il existe toujours des moyens de les occuper pour qu'ils produisent, et créent de la valeur ajoutée.
Un discours totalement inverse à celui tenu par les différents gouvernements depuis 25 ans, avec les résultats catastrophiques et incalculables que l'on observe aujourd'hui (chômage de masse, chômeurs indemnisés qui se la coulent doucent, assistanat pour les autres qui sont exclus de fait par un monde du travail qui ne veut pas entendre parler d'eux, retraites qu'il est devenu impossible de financer, consommation intérieure insuffisante et exportations toujours dans le rouge... On arrête là la liste).
Ce qui est dramatiques, proprement scandaleux dans le contexte actuel, c'est l'absence totale d'ambition de Nicolas Sarkozy qui ose se fixer pour objectif parmi d'autres de ne gagner "qu'un" point de croissance, comme s'il était écrit que comme en matière de chômage, l'ensemble des politiques sont convaincus qu'il est impossible de faire mieux (...).
Quand on vise petit, quand on ne croit pas en ce que l'on fait, dans le meilleur des cas on obtient de petits résultats, conforme à ses petites ambitions.
Je suis toujours sidéré de voir ou d'entendre Nicolas Sarkozy décrit comme un président qui n'arrêterait pas de bosser et de se bouger le cul alors que son, nos problèmes sont surtout des problèmes de mentalité(s), avec des gens qui partent au feu en commençant par s'attacher les poignets derrière le dos.
Sarkozy aurait bien besoin d'une bonne séance de coaching, et d'un renouvellement drastique d'un effectif de conseillers qui non contents de ne jamais lui tenir ce genre de discours, se satisfont parfaitement des "petits" objectifs que tout le monde se fixe, avec pour conséquence, plus extraortinaire et intolérable encore, que ces petits objectifs sont rarement atteints (!).
Je suis souvent très dur avec Sarkozy dans le blog, avec Royal ou avec d'autres aussi, mais au fond de moi, un peu comme lorsque j'avais fait un sujet sur Le Pen et sur son passé jamais vraiment élucidé en Algérie, je suis bien certain que tous nos dirigeants "souffrent", réellement, de leur propre absence de projets et d'ambition. Toute orientation ou choix de politique mis à part, on ne peut pas aimer ni trouver de satisfactions dans un boulot pour lequel on n'est, tout simplement, pas du tout motivé, et il est clair que dans son boulot comme dans sa vie en général, le petit Nicolas et beaucoup d'autres se font chier comme des rats morts.
Il ne serait pas inenvisageable, pourtant, qu'un coach digne de ce nom remette tout ça au boulot, et accessoirement à sa place, rappelant inlassablement aux politiques qu'ils sont là pour servir le peuple et pour atteindre des objectifs aussi élevés que possible, ce qui ne nécessite pas forcément de démanteler des choses dans lesquels on ne met jamais vraiment le nez tant la terreur de ne jamais pouvoir les maîtriser a gagné absolument tout le monde...
Tout cela a quelque chose de lamentable et de très inquiétant pour l'avenir du pays, déjà sérieusement hypothéqué par un Sarkozy qui a toujours eu jusqu'à maintenant un véritable don pour prendre des décisions on ne peut plus inappropriées sur de nombreux sujets sans jamais prendre à bras le corps les problèmes de fond.
Il suffirait pourtant,peut-être, que la marionnette présidentielle taille à la serpe dans son environnement pour redescendre et devenir, qui sait, un président dont les Français pourraient être fiers un jour.
C'est un mec habitué à travailler sur ce type de contextes qui ne l'écrit pas, mais qui l'affirme.
La seule chose qui puisse créer de la richesse en France, c'est l'emploi !
Oui-da mon Pascalou !
Mais c'est trop simple pour être compris de nos "économistes virtuels" !
Ces ignares de "l'humain" qui croient que les patrons sont des robots insensibles aux sirènes de l'appât du gain et ignorent donc le facteur de
"fiscalité incitante à l'embauche" !
Ignares de l'humain et ignares de l'industrie réelle qui croient que nous sommes en avance techniquement sur les Chinois... alors m^mes que nos bureaux d'études de sous traitants d'Air-bus délocalisent et que la Chine vient de lancer sa propre marque d'avions !
Coupables de haute trahison pour brader notre industrie etnotre savoir faire... mais tellement appréciés de nos médias !
Tu devrais venir faire un tour à l'électron libre !
On peut y lire le degré zéro de la compréhension humaine... c'est très édifiant !
On comprend pourquoi nous élisons des tarés comme Balkany !
Alfred avait vraiment raison: "Deux choses sont infinies : l'univers et la bêtise humaine, en ce qui concerne l'univers, je n'ai pas acquis la certitude absolue."
Hello Oz
Je ne prends connaissance des commentaires que maintenant. Arnold s'est si bien occupé de mon cas mercredi et jeudi que je ne me souviens même plus si j'ai visité le blog, du coup aujourd'hui j'en ai profité pour décompresser. Dommage car les sujets de conversation n'ont pas manqué. Trop à la bourre pour aller faire un tour chez les B&B tout de suite... ;)
Domage que tu n'ais pas le temps !
Hé oui, les "amis" du blog, me quittent, car j'ai osé leur dire que: 10 € de matières premières + 5 € de salaires + 5 € de charges + 10 € de faux frais = 30 € HT = 35,88 € TTC (avec une TVA à 19,6%)
alors que 10 € de matières premières + 5 € de salaires + 4,5 € de charges + 10 € de faux frais = 29,5 € HT = 33,18 € (avec une TVA à 25%).
Autrement dit j'ai osé affirmer que Bien sûr que le client paie la TVA, mais exactement au même titre que la matière première, les composant,, les charges sociales, les salaires, les faux frais etc.
Une entreprise qui oublierait de faire payer aux clients, un de ces composants serait en faillite immédiate.
Vous savez qu’Einstein (en tant que vulgarisateur) m’a toujours ébloui par la lucidité des ses commentaires, en voici un qui se rapporte à mon texte qui ose prendre le contre-pied de l’unanimisme anti-TVA (surtout à gauche) et je pense que cela va être mon prochain texte:
"Il est plus facile de désintégrer un atome qu‘un préjugé"...
Sacré Albert
Malgré tout le respect que j'ai pour Albert, à ce que je sache il n'a jamais géré de boîte... Moi non plus d'ailleurs, tu me diras, mais quand même, mes expériences me pousseraient plutôt à penser que les préjugés ne sont pas si difficiles que cela à faire sauter : il suffit d'aider les connards à les vaincre (et j'ai dit plus d'une fois ici que dans le passé, j'avais été un sacré connard moi-même). Et quand il s'avère qu'il est impossible de pousser un connard à surmonter ses a priori à la con (n'est-ce pas la définition même de l'a priori ?), alors il faut se débarrasser du connard.
Au sujet de la TVA, ou des charges en général, il existe nombre de "simulations de gestion d'entreprise" qui, chapeautées par des gens qui savent de quoi ils parlent, calment en général assez vite ceux qui se prennent pour des super gestionnaires, même quand dans les dites simulations, tout ce qu'on leur demande de faire est de gérer une production avec des matières premières nécessaires à la fabrication du produit fini, en leur donnant quasiment tout, les coûts des matières, de main-d'oeuvre etc. (!)
On devrait organiser ce genre de petits exercices pour les crétins congénitaux du gouvernement, Sarkozy en tête. Ou lui faire suivre des cours d'action co. ou de marketing avec des professionnels qui lui expliqueraient les résultats que l'on peut logiquement attendre de la création de nouveaux points de vente dans la distribution par exemple. Ca calmerait rapidement le bouffeur de Ferrero... qui ensuite, songerait peut-être à rendre son tablier ou à prêter une oreille plus attentive à des pointures qui, contrairement à ses conseillers actuels, justifient d'autre chose que d'un branlage de couilles pendant vingt-cinq ans sur leur CV. Pas vrai Christine ? Luc ? Les deux Xavier ? Rachida et tutti quanti ?...
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