Poliblog indépendant

Ici on commente l'actualité politique, vue du côté de ceux qui, le plus souvent, la subissent. On a beau essayer de rester objectif, face à tant de niaiseries c'est dur !

31 mai 2008

Nicolas, t'aurais pas un p'tit coin pour aménager un burlingue à Sylvie s'il te plaît ?

Sylvie_Pierre_BrossoletteOn pourrait en rire (on a dû en rire au début), mais à la longue ça devient franchement lourdingue, cette passion indécente et jamais assumée de Sylvie Pierre-Brossolette, "journaliste" du Point, pour Nicolas Sarkozy... Une Sylvie que l'on avait déjà pu voir ou entendre dévoiler ses sentiments au travers de nombreux articles et interventions TV, mais qui cette semaine a battu ses propres records, en quelque sorte, avec la publication dans Le Point d'un dossier on ne peut plus Femme Actuellesque sur "Sarkozy et les psys", dont, sachant à l'avance comme l'observe justement un psy qu'il allait multiplier les ventes de l'hebdo par deux, on a choisi de le faire figurer en couv' du magazine.

Passage d'anthologie rédigé par Sylvie elle-même, évidemment, dans une introduction qui n'aurait rien à envier à celle d'un Christian Barbier (de L'Express) si ledit Barbier ne cherchait pas toujours, contrairement à Sylvie, à se passer des coups de brosse à reluire avant d'en passer seulement ensuite au chef de l'Etat, ou... à d'autres, en fonction des trous d'eau où le courant l'entraîne : "Et puis, à la force du poignet, ce fut la glorieuse ascension, seul contre tous, les Jacques Chirac, Dominique de Villepin et autres ennemis de l'intérieur, avec pour point d'orgue une élection du premier coup à l'Elysée."

... Si ça ne s'appelle pas du bouffage de fion présidentiel, alors je ne sais vraiment pas ce que c'est.

Un dossier qui ne mérite pas vraiment qu'on s'y attarde, en plus (entendez par là en-dehors de l'habituelle séance de lèche de Sylvie), malgré des analyses pas toujours inintéressantes de plusieurs psys-quelque chose qui sont interrogés, mais qui restent tous un peu "terrassés" avant même de s'exprimer, étant tous relégués "derrière" une introduction tout bonnement délirante d'une Sylvie en pleine crise qui en préambule explique de toutes les manières possibles à "son" lecteur que Nicolas Sarkozy est un personnage et même mieux, un homme "hors du commun", un "personnage complètement à part", un "fauve", "une incomparable machine à décider [...], fasciner, ressusciter" (!), doté d'une nature "pas banale", de même pour son intelligence et son instinct (un article qu'on a dû placarder sur tous les murs au château) !

Des propos guère étonnants, pourtant, quand ils émanent d'une journaliste dont on se demande s'il ne lui arrive pas très souvent de se c... en pensant au petit Nicolas... Née trois mois plus tôt que Catherine Pégard ("un signe ?", écrirait Sylvie), et qui mieux encore que son ancienne consoeur, a entamé sa vie "professionnelle" au contact direct de politiques avant d'être recrutée directement par L'Express, ce qui lui permet aujourd'hui de manger à à peu près tous les rateliers...

Il serait bon pour l'intégrité de la presse française que tu cesses de tenir tes ouailles à distance en ne les prenant pas sous ton giron (ou ailleurs), Nicolas... : y'aurait pas un réduit, un vieux débarras, un cagibi ou une penderie qui ne servent plus pour caser un burlingue à Sylvie au château ?

La bio et les nombreuses réalisations de Sylvie Pierre-Brossolette dans Wikipedia (NDR : ... 276 mots)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvie_pierre-brossolette

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30 mai 2008

Quand Bertrand veut la mort des GSB (*)

malette_d_outils_pour_enfantsC'est devenu une constante, contrairement à l'engagement pris formellement par le chef de l'Etat il y a encore quelques jours, assurant que les "35 heures" resteraient la durée légale de référence du travail en France, Xavier Bertrand a confirmé la préparation d'un projet de loi visant à permettre de "négocier" la durée du temps de travail applicable surtout aux employés et aux cols bleus entreprise par entreprise, ce qui élimine de facto le concept d'heures supplémentaires majorées et défiscalisées qui seront devenues à la fois moins utiles et moins faciles à gérer pour les employeurs.

La mesure, il n'est pas besoin de le préciser, touchera prioritairement les salariés du secteur privé, où le taux de syndicalisation est le plus faible, et qui malgré une levée de boucliers des syndicats et même du patronat se verront contraints de subir, en édulcorant beaucoup si l'on ose dire, tout ce qu'on leur imposera en termes de temps de travail, au nom bien sûr d'une rentabilité économique qui seule peut sauver les entreprises françaises des effets affreux d'une mondialisation ignoble qui serait la source de tous nos maux...

Là où l'on ne comprend plus bien, c'est quand le MEDEF et la CGPME s'opposent fermement à la nouvelle mesure (qui revient d'ailleurs sur des accords auxquels le patronat avait participé !), pour la bonne raison sans doute que dans les quelques entreprises françaises où l'on fait autre chose de ses journées que de se caresser l'entrejambe, à l'image de Xavier Bertrand, on sait depuis longtemps déjà que la rentabilité des salariés français du privé est parmi les plus élevées depuis de nombreuses années, un retour au 39 heures ou un passage à 40, par exemple, étant promis à n'avoir que bien peu d'effet sur la production puisqu'au siège du MEDEF on a compris depuis longtemps aussi que secteurs de production spécifiques mis à part, la rentabilité dépendait de tout ce que l'on veut mais certainement pas, en priorité tout au moins,  de la durée du temps de travail !

On peut redouter, par ailleurs, que précisément dans des secteurs de production spécifiques qui devraient naturellement être intéressés en priorité par ce qui ne devait être au départ que des dérogations, beaucoup ont déjà prévu de mettre la clé sous la porte pour décentraliser, le passage à 39 ou 40 heures suivi de délocalisations qui se poursuivraient pouvant aisément se retourner contre les employeurs qui en useraient  et en abuseraient avant de plier bagages, mais aussi contre l'ensemble du patronat, mécanismes qui pour être bien logiques, n'en passent pas moins à des millions d'années-lumière au-dessus du bulbe d'une Sarkozy ou d'un Bertrand.

Les syndicats ont donc déjà prévu de manifester. Reste à savoir s'il est encore décent pour la CGT, après la récente diffusion de l'émission "Pièces à conviction" qui portait entre autres sur l'argent noir (sale) des syndicats, de se poser en championne de la défense de salariés dont, habituellement, ses représentants dans les CE pillent littéralement le capital, et sans vergogne aucune s'il vous plaît !

(*) GSB : Grandes Surfaces de Bricolage

Vers la fin des 35 heures ?
http://www.20minutes.fr/article/233851/A-la-Une-Vers-la-fin-des-35-heures.php

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28 mai 2008

Problème technique avec les commentaires

pb_tech_commentairesPour une raison que j'ignore, il est impossible pour l'instant d'enregistrer des commentaires dans le Poliblog, et pour moi de répondre à ailemaime par exemple...

Si vous expérimentez le même phénomène demain, merci de m'en avertir via le lien "Contacter l'auteur". J'essaierais alors de creuser le truc et de résoudre le problème si problème il y a, sachant qu'à l'heure où j'écris ces lignes, tout cela ressemble fort à un dysfonctionnement passager de Canalblog, et non du Poliblog.

;)

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L'antisarkozisme est-il une simple forme de détestation du foutage de gueule et/ou du crétinisme ?

carpe_communeLes déclarations de Nicolas Sarkozy ce matin sur RTL ne présentant strictement aucun intérêt pour moi, qui ne mérite pas les égards du chef de l'Etat puisque tel le parasite qu'il m'a confirmé que je suis dans son esprit, je suis souvent dans l'incapacité de "me lever tôt" le matin, je vais m'intéresser ce soir à une tout autre question.

Question qui m'a été inspirée par un nombre croissant de commentaires de visiteurs ou de lecteurs réguliers du Poliblog, qui semblent me classer dans la catégorie des "antisarkozistes", chose que j'ai le sentiment de ne pas être du tout, même si je serais volontiers partisan d'une destitution immédiate de Nicolas Sarkozy pour cause de soupçons un peu trop récurrents de sociopathie, et pour un comportement globalement incompatible, à mon sens tout au moins, avec l'exercice de la fonction présidentielle.

Est-ce que je "hais" Nicolas Sarkozy ? Pas du tout. J'ai rencontré bien plus d'un [nom d'un plantigrade carnassier à fourrure rayée bas sur pattes, trapu, au poil raide et ayant pour habitat un terrier] incapable comme lui, surtout dans des contextes de boulot (belle ironie du sort pour un chômeur de très longue durée), et quand je fouille dans les méandres de ma mémoire, je crois que j'ai toujours méprisé bien davantage ces [mêmes animaux] que j'ai pu les haïr, ce qui d'ailleurs n'est arrivé que de façon très exceptionnelle, quand j'avais de toute évidence affaire à des spécimens uniques qui ne méritaient pas de vivre (il y en a tout de même plus qu'on l'imagine).

Aussi, je suis toujours un peu perplexe quand je lis dans le Poliblog des commentaires qui vont dans le sens de : "tu veux la peau de Nicolas Sarkozy, tu es donc notre ami" : des commentaires qui ne me paraissent pas du tout correspondre à ma vision de l'intéressé, car ceux qui lisent le Poliblog depuis longtemps savent bien que je ne peux pas saquer Ségolène Royal non plus, ou Bertrand Delanoë (pour ne citer qu'eux) davantage que Nicolas Sarkozy, idem d'ailleurs pour Besancenot, ou Le Pen, personnage haï et méprisé s'il en est, mais qui ne m'a pourtant jamais inspiré de sentiments plus virulents ou radicaux qu'un Sarkozy, qu'une Royal, qu'une diva à la tête d'une mairie transformée en rassemblement de copains ou qu'un révolutionnaire de pacotille qui habite dans le quartier du Sacré Coeur... Tous me semble se payer notre tête d'une manière différente, et c'est vraiment la seule chose qui les différencie à mes yeux.

Les "vieux" lecteurs du Poliblog auront d'ailleurs noté qu'à une certaine époque, si j'ai ressenti une vague préférence pour François Bayrou ou d'autres, elle ont en général fini par disparaître totalement, devant le comportement mégalomaniaque du Béarnais pour Bayrou, en tous points comparable à celui des autres poids morts dont je parle ici, et qui n'aura brillé par rapport à eux que pour sa capacité à détruire sans aucune aide extérieure une forme, bien minimaliste avec un peu de recul, de philosophie politique qui pour une fois ne me paraissait pas totalement inintéressante...

Entre Sarko qui se fout ouvertement de la gueule de tous les Fançais qu'il juge infréquentables depuis 13 mois, et dont il a pourtant osé aller serrer les paluches hier matin par paquets de dix au M.I.N. de Rungis, Ségo dont les dents continuent de rayer tellement le parquet qu'elle n'a toujours pas songé à apprendre le français depuis le 6 mai dernier, Delanoë qui se prend pour la Castafiore de la gauche molle ou d'autres qui portent casquette bleue tous les trente-six du mois et qui déploient autant d'énergie pour se débarrasser de toute opposition à l'intérieur de leur parti que pour convaincre les foules que le bien-être du peuple est leur principale préoccupation, je ne vois au final guère de différence : on a toujours affaire aux mêmes gens, qui sont des incarnations assommantes et plus ou moins pathétiques du foutage de gueule et de la connerie humaine. Connerie de ceux qui n'ont plus le sentiment d'appartenir à une collectivité, qu'ils manipulent ou n'hésitent pas à railler ou à piétiner hors micro quand elle ne réagit pas de la façon escomptée, foutage de gueule de branquignols qui voudraient nous persuader qu'en étant incapables d'être populaires ou de gagner une élection pour les autres, ils seraient quand même capables d' "oeuvrer" pour que nos lendemains soient meilleurs.

Je les mets tous dans le même sac. A fermer avec un noeud de pendu, qu'on "verrouillerait" avec un double noeud simple, et à jeter ensuite au fond d'un fleuve pas trop remuant, donnant matière à s'amuser aux charognards sous-marins qui rendus fous par les effluves des corps en décomposition, finiraient bien par accéder à un garde-manger bourré de viande (pas forcément tendre) qui n'a aucune importance en surface, où elle se considère pourtant comme une viande de première qualité.

Un état d'esprit dont je dois avouer, finalement, que je le dois probablement davantage à Nicolas Sarkozy qu'à Ségo, à la Castafiore ou au petit Besancenot, eux qui n'occupent pas une fonction dans laquelle ils auraient le pouvoir de changer les choses (même si Ségo ne semble toujours pas avoir intégré le fait qu'elle a  pris une raclée le 6 mai 2007), même s'ils passent l'essentiel de leur temps à vouloir persuader leurs gogos respectifs du contraire...

Simultanément, les lecteurs de longue date du Poliblog savent bien, maintenant, qu'il m'est arrivé plus d'une fois de défendre chaque morceau de la viande à carpes dont je parle plus haut. Une mauvaise habitude qui m'a souvent conduit à surévaluer des étrons de la race humaine, dans d'autres domaines que la politique, que parfois j'ai essayé de faire "progresser" en refusant catégoriquement d'admettre l'idée que certains nuisibles peuvent ne jamais changer... Je savais bien pourtant, déjà à l'époque, que l'humanité et la connerie n'ont jamais fait bon ménage. Pas grave, j'ai quand même tendu la main à d'authentiques excréments, avant, presque toujours, de les lâcher sans le moindre remords, même quand cela signifiait pour eux une chute de dix mille mètres, parce qu'ils me salissaient, décidément, vraiment trop les doigts.

Aussi, je ne sais jamais trop quoi penser ou quoi dire quand on me classe, de façon erronée d'une certaine manière, dans la famille grandissante des irréductibles ennemis du chef de l'Etat : j'ai un peu l'impression qu'on se trompe de bonhomme. Ou d'idée. Qu'on ne parle pas de moi, qui n'ai en réalité de tolérance, de confiance en absolument aucun des politiques français qui font parler d'eux aujourd'hui.

Au fond, quand je pense à mon cas personnel, si antisarkoziste je suis, je me dis que "mon" antisarkozisme est surtout une forme avérée de détestation du foutage de gueule et de la connerie, sous toutes ses formes. Deux tares que l'on retrouve chez beaucoup de bipèdes méphitiques, et que j'ai toujours eu du mal à supporter.

... Et vous ? Si vous êtes intimement persuadé(e) "d'en être" et qu'il ne peut en être autrement ? Si vous avez "changé" pour maudire aujourd'hui ce en quoi vous avez un peu cru, ou fait semblant de croire hier ? Si vous ne pouvez pas encadrer Nicolas Sarkozy sans vraiment savoir pourquoi, ou au contraire en sachant parfaitement pourquoi ? Vous le définiriez comment, "votre" antisarkozisme, si vous deviez le définir en une seule phrase de quelques mots ?

Vos réponses me permettraient de savoir si je suis antisarkoziste, et si je l'ignore, ou si je suis simplement anti-retardés, exception faite bien sûr de ceux que la médecine classe dans cette catégorie, et qui ne méritent sans doute pas d'être affublés d'un qualificatif aussi injuste, puisqu'il est beaucoup mieux adapté à d'autres que pour une raison que j'ignore, la même médecine ne classe jamais dans cette catégorie...

Photo : Biopix.dk - JC Schou

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27 mai 2008

Le réveil du Poliblog, à la demande de Marc qui me pose la question dans un commentaire

sulfate_de_morphineL'heure de mon réveil est plutôt variable en ce moment. Je suis toujours arrêté et j'en ai "profité" pour cesser totalement mes recherches d'emploi, qui de toutes façons ne donnent jamais rien (toujours aucune nouvelle de la femme aux lunettes à monture en losanges, que j'ai rencontrée il y a... longtemps : saleté !).

Bref, je peux me réveiller à 9 heures, 9h30, parfois à 10 heures ou plus tard (maximum entre 10h30 et 11h) en fonction de l'heure à laquelle je me suis couché la veille et surtout de mon état le matin, car je supporte assez bien de dormir peu (et même très peu. En tout cas, avant Arnold, je pouvais dormir 4 heures et demi ou cinq heures par nuit sans que cela me pose de problèmes particuliers : ça a bien changé aujourd'hui !).

Bon, après le réveil proprement dit, ça dégénère immédiatement au premier, au plus petit mouvement de la nuque. En moins de temps qu'il n'en faut pour la redouter, très forte douleur aux cervicales, toujours du côté droit, qui irradie aussitôt dans le crâne, avec des vertiges sans que j'aie besoin d'essayer de me lever si j'entreprends simplement de décoller la tête de l'oreiller... Je mets alors mon réveil à "re-sonner", et je reste presque tous les matins de longues minutes allongé, en me retournant un peu dans tous les sens pour essayer de trouver une position "confortable" qui atténuerait la douleur : une habitude conne et totalement inutile, parce que ça ne marche jamais, alors au bout d'un moment, je suis bien obligé de décoller.

Je pose les pieds sur le sol, en restant d'abord assis (ça vaut mieux), et là je commence à me dire : "putain, mais qu'est-ce que j'ai mal !". Pipi, clope, que je fume allongé, puis je vais comme je peux jusqu'à la boîte de médocs, presque toujours en m'appuyant sur tous les meubles qui passent à portée de main. J'en sors deux anti-épileptiques qui sont censés couper ou atténuer le signal du nerf d'Arnold, un Décontractyl (décontracturant musculaire) dont j'espère qu'il atténuera la pression des muscles sur le même nerf, et pour faire bonne mesure un comprimé de morphine à libération prolongée.

Un des antiépileptiques est en gouttes, à boire avec de l'eau (moins t'en mets, plus il agit). Je l'ingurgite avec les trois comprimés correspondant aux médicaments qui restent. Ensuite, il faut tous les matins que j'attende entre une demi-heure et une heure, presque couché, pour que les produits agissent, sachant que la durée peut être variable, et que l'effet peut aussi varier en fonction de l'activité physique (plutôt réduite, à ce moment-là), le réchauffement des muscles qui se remettent à travailler après le réveil, via de simples mouvements de tête par exemple, permettant souvent d'atténuer un peu les douleurs à la nuque, donc au crâne (les deux sont interdépendantes). Après, c'est comme quand tu joues au loto, avec des probabilités qui ces derniers temps m'étaient un peu plus favorables que d'habitude : forte diminution de la douleur après, donc, un délai d'attente indéterminé, sauf... des jours comme ce matin (devenus rares ces derniers temps, c'était cool !), où la douleur a diminué avant de revenir en force, et de s'amplifier au point de m'informer qu'Arnold, que je connais très bien maintenant, allait massacrer ma journée jusqu'au coucher si je restais les bras croisés...

Au bout d'une heure, une heure et quart de douleur en constante augmentation, avec apparition de problèmes d'élocution, réapparition de vertiges (en augmentation eux aussi) et une souffrance qui devenait franchement insupportable, j'ai fini par me décider, sans trop d'hésitation, à me faire ma deuxième injection d'Acupan dans la fesse gauche. Quart supéro-externe, comme disent les blouses blanches, pour éviter à tout prix de toucher le nerf sciatique, parce que là ce serait la cata, la "grosse" cata.

Je me suis moins bien débrouillé que la première fois... Pas enfoncé l'aiguille assez vite, alors j'ai bien dérouillé dès le début. Ensuite, injection du produit, après avoir évidemment chassé l'air de la seringue et avoir désinfecté le point d'injection avec un antiseptique (seringue neuve, sortie de son emballage spécialement pour l'occase, faut surtout pas s'amuser à essayer d'en réutiliser une qui a déjà servi). Injection toujours douloureuse, voire très douloureuse, mais la douleur est supportable si tu injectes le produit très lentement, bien que tu le sentes quand même très bien "passer", si tu vois ce que je veux dire, notamment quand il descend dans la jambe du côté où tu piques.

Après ça, au bout de quelques secondes seulement (l'Acupan agit quasiment aussi vite que la morphine, du moins quand on l'injecte en intra-musculaire), le soulagement est réel. A tel point que tu peux avoir du mal à croire que deux minutes avant, si tu avais eu un flingue à portée de main, tu aurais pu te tirer une balle dans la bouche sans même y penser, juste pour que ça s'arrête. Passons. Si tu as du bol, la douleur va revenir fortement atténuée au bout d'un moment, et si tu n'en as pas, elle va revenir de façon beaucoup plus marquée, mais heureusement d'une façon qui va au moins te permettre de faire des choses dans la journée, comme conduire (jamais tout de suite), comprendre ce que tu lis et ce que tu écris (appréciable, même quand tu as très mal !), mais malheureusement, ce matin, pas de chance : Arnold est revenu vraiment en force. Au point qu'après encore une demi-heure d'attente après l'injection environ, je me suis enfilé 2 grammes de paracétamol avec un nouveau comprimé de morphine, à action immédiate cette fois-ci (le paracétamol accroît l'effet naturel de la morphine, un truc que seuls les pharmacologues et certains patients savent, car la plupart des médecins l'ignorent...).

Résultat mitigé, mais je le savais déjà quand il s'est avéré que la piqûre d'Acupan n'allait pas produire les effets escomptés (= espérés) : là, je me sens un peu dans le brouillard, j'ai toujours assez mal au crâne (je pense que d'autres diraient "vachement mal", au même degré de douleur), mais je vais au moins pouvoir faire quelques bricoles.

Voilà, en gros, toute la séquence du réveil du Poliblog, avec à peu près tous les scénarios possibles. Si ça devait dégénérer dans le courant de la journée, pour aujourd'hui puisque ça ne va pas super, alors je deviendrais un "spectateur" de ma journée : pas question de me faire une deuxième injection, et au niveau médocs, j'ai déjà pris à peu près tout ce que je pouvais prendre. Pas besoin, donc, d'en rajouter une couche avec de l'ibuprofène en dose massive avec complément massif aussi pour protéger l'estomac, ou n'importe quel anti-migraineux par exemple (triptans compris), qui se montreraient totalement inefficaces. Quand j'en aurai fini avec la bagnole, ceci dit, je pourrai événtuellement, si je ne supporte vraiment plus la douleur, remettre une couche de décontracturant, mais c'est tout.

Voilà. La France qui se lève tôt, qui travaille (forcément, puisqu'on est venu à bout du chômage) et qui est la seule à mériter le respect et l'attention de l'autre merde, qui l'a encore répété très adroitement ce matin, tu comprendras que je n'en fais plus vraiment partie. RV à Ambroise Paré dans deux jours heureusement (!). Pris depuis si longtemps qu'il commençait à devenir un peu irréel... On verra ce qui se passe, je vous ferai un petit CR si ça vous intéresse.

Ce jour-là, il faudra évidemment que je me lève beaucoup plus tôt, donc je m'accorderai au moins deux heures avant l'heure du rendez-vous : la première pour essayer de me "mettre en état", et ce sera probablement ma seule activité pendant tout ce laps de temps, et la deuxième pour traîner un peu et faire la route, qu'il faudra bien que je fasse, quel que soit mon état à ce moment-là.

Voilà Marc. Tu sais à peu près tout du réveil du Poliblog. Il n'y a que de la grosse commission, qui peut s'additionner à l'ensemble, de la toilette quand je peux la faire et de la composition du petit déj dont je ne t'ai pas parlé. Tout ça explique, tu le comprendras aisément, que généralement je n'écrive pas une ligne le matin (et parfois aucune en journée non plus). En plus de tout ce bordel, avec ma femme enceinte qui est arrêtée et coincée à la maison, au repos à cause d'un décollement mineur de l'oeuf (et même si ça n'était pas le cas d'ailleurs), il faut bien que je m'occupe des courses, que j'aille chercher des médocs pour elle aussi, que je m'assure qu'elle ne manque de rien, etc. On oublie le chat, qui a besoin de papouilles, de jeux, qu'on ramasse ses crottes et qu'on lui mette de quoi remplir ses bourrelets.

Ca me fait drôle de faire cet inventaire "en public"... Mais bon, c'est pas des secrets d'Etat.

Quand j'y pense, malgré tout, je ne peux pas m'empêcher de me dire que l'autre, le sale connard qui a vomi sur les demandeurs d'emploi et sur les retraités ce matin, est vraiment un branleur de première. Qui ne mérite guère autre chose qu'on lui administre des coups de tabouret dans la gueule : l'entendre "oser" faire remarquer qu'il a dû se lever tôt ce matin, par amour de ceux qui parce qu'ils travaillent, ne détérioreraient jamais les abribus... Si je l'avais eu en face de moi, ce connard, je lui en aurais collé une dont il se serait souvenu longtemps ! ENFOIRÉ, VA ! 'DEVRAIT AVOIR HONTE !

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Vous, contribuables qui avez cru aux promesses du président du pouvoir d'achat, voici où passe votre argent

paire_de_RafaleLà-dedans. Dans ces trucs qui ne ressemblent à rien, et que personne ne veut acheter, l'armée de l'air et la marine françaises s'étant même fait tirer l'oreille pour acheter des Rafale à Dassault auxquels, en tant qu'appareil multirôles, beaucoup de monde préférait le F-18 américain, moins coûteux et au sujet duquel on peut même dire qu'il s'agit de l'un des rares appareils américains qui n'aient pas envoyé trop de pilotes au tapis pour en avoir simplement pris les commandes !

Qu'est-ce qu'on fout, avec le Rafale, pendant que vous tatez en vain le fond de votre porte-monnaie une fois arrivé à la caisse de l'hyper, ou que vous tremblez à l'idée de sortir votre carte bancaire quand vous venez de passer à la pompe ? Simple : on se promène et on fout la trouille à mon chat. Je vous explique.

La semaine dernière, jeudi je crois, Merlin, mon chat, était nonchalamment étalé sur le balcon comme l'informe paquet de bourrelets qu'il est devenu quand au loin, très loin, j'ai commencé à entendre une sorte de grondement sourd. Un son que mon oreille, pourtant exercée, met toujours quelques secondes à reconnaître, en partie parce que c'est un son qui se déplace et qui se modifie en se déplaçant. Rapidement en général. Vous le sentez "monter", un peu comme si vous étiez à poil, allongé en train de bronzer au milieu d'un pré, et que d'un coup d'un seul, cent mille cavaliers montés sur des percherons et sortis de nulle part se mettaient à vous foncer droit dessus.

Ce son surpuissant, phénoménal, qui commence à vous faire vibrer au sens propre du mot tripes et boyaux à mesure qu'il se rapproche, c'est celui du Rafale : le meilleur truc que l'on ait inventé jusqu'ici pour casser les oreilles des habitants de Clamart, Montrouge, Malakoff, Issy-les-Moulineaux sûrement... Sans parler de ceux qui ont le malheur d'habiter sur le trajet qui va de la partie ouest de Clamart jusqu'à la base aérienne de Vélizy-Villacoublay, que Sarko connaît maintenant comme s'il l'avait dessinée.

Bref, Merlin était en train de commencer à s'assoupir, comme le petit porc familier de la position horizontale qu'il est, quand on a entendu un Rafale approcher, car à force de le sentir gronder de plus en plus fort, j'ai assez vite identifié le bruit (reconnaissable entre mille) avant de pouvoir vérifier à quoi il correspondait.

Or donc, quand le bruit a commencé à devenir assourdissant, et qu'après les tripes et les boyaux des habitants du coin, il a commencé à faire également trembler ou trépider les murs, les sols, les plafonds et les fenêtres, Merlin a été pris d'une vache de trouille : attaché à son harnais, il s'est précipité en pédalant à ras de terre, comme dans les dessins animés, pour rentrer dans l'appart. Je suis donc allé le détacher, et il est immédiatement allé se planquer dans un trou quelconque, croyant que le ciel était en train de nous tomber sur la tête.

Maugréant intérieurement contre ces putains de Rafale, qui font toujours peur à mon chat, je suis alors sorti sur le balcon, en me disant que si l'avion passait suffisamment près, j'allais balancer un pot de fleurs dans le cockpit, mais comme toujours, le... que dis-je, "les" appareils étaient à je ne sais combien de centaines de mètres. Parce qu'il n'y en avait pas un monsieur, il n'y en avait pas deux madame, il n'y en avait pas trois, m'sieurs dames, il y en avait quatre ! Volant en formation serrée, comme s'ils étaient reliés entre eux par des cordes invisibles. Un spectacle qui pompe sérieusement l'air à cause du bruit, mais toujours très impressionnant quand on voit la maîtrise des trouducs qui se promènent en brûlant notre pognon millier d'euros par millier d'euros, à chaque fois qu'ils tripotent la manette des gaz et même quand ils ne la tripotent pas !

Formation de quatre appareils, donc, à peu près au dessus de la grande butte de Clamart, et volant grosso modo en direction de La Défense, avant d'amorcer dans un ensemble parfait un virage à gauche qui les a ramenés vers l'axe de la B.A. de Villacoublay. Un boucan terrible ! Qui m'a rappelé que le Rafale, pour environ 113 millions d'euros (source : Wikipedia), sert au moins à effrayer mon chat, et qu'il fait autant de boucan quand il y en a un seul que quand il y en a quatre qui volent en formation.

Euh... Quatre ? Ah ben non. Huit, finalement !!! Voilà-t-y pas qu'à une minute de vol environ derrière la première, une deuxième formation de quatre Rafale déboule sur la gauche ! Totalement inaudible... Car avec cette superbe invention qui est tout à fait dans nos moyens, il n'y a aucune variation dans le boucan quand l'avion se trouve dans un rayon de deux kilomètres autour de vous : s'il n'y avait pas l'image, il me serait impossible de dire si un Rafale qui me crève les tympans est en train de s'éloigner, de se rapprocher, ou s'il est sur le point de me pénétrer par l'anus pour ressortir dans le même instant par le nombril, avec, bien sûr, un léger éparpillement en même temps...

Bon, on revient à nos piafs : alors que la première formation s'est déjà pas mal éloignée, la deuxième, qui suit exactement le même trajet, a bien avancé pendant que je tapais le paragraphe précédent. Elle entame à présent exactement le même virage sur la gauche que la précédente, au même endroit, avec, toujours, les mêmes cordes invisibles qui relient les quatre appareils entre eux. J'ai beau pester, à ce moment-là je suis comme tout Français qui assisterait à ce genre de spectacle : je me dis que j'ai d'énormes couilles. Mais passons.

Quand les quatre avions de la seconde formation sont (déjà) à plusieurs kilomètres, le bruit commence seulement à décroître. Et là, on se dit qu'en temps de guerre, un type au sol qui se trouverait dans un machin qui serait une cible désignée pour un Rafale n'aurait pas le temps de comprendre ce qui lui arriverait : dans le meilleur des cas, un grondement sourd, très lointain, puis un boum. Adieu la compagnie ! On se dit aussi qu'on a beau vouloir leur balancer des pots de fleurs dans le casque, ce sont quand même de sacrés numéros, les gusses qui manient le manche de ces pète-tympans qui ne voient et ne verront jamais le moindre théâtre d'opérations pour la plupart... 'seraient probablement capables de passer par le chas d'une aiguille, tout en vous faisant un bras d'honneur qui voudrait dire quelque chose comme : "hey, merci mec ! On s'éclate bien avec ton fric !".

Bon ben voilà. J'avais pas envie de parler politique ce soir, bien qu'on ne se soit pas tellement éloignés du sujet. Du pognon, par contre, on peut toujours en parler. Parce que même quand on n'en a pas, ça occupe. Alors pour vous dire à quel point "on s'éclate avec votre fric", justement, ben il faut savoir que nos amis (ou d'autres) ont remis ça le lendemain ! Cette fois-ci, ma femme était seule à la maison, et elle n'a pas regardé s'il y en avait huit, seize, trente-deux ou soixante-quatre, mais elle a quand même pu me dire qu'il y avait au moins... encore une formation de quatre appareils !

Bah... La veille, déjà, je m'étais dit que vu le type de formation que les gars maintenaient (V inversé), et le point auquel les appareils étaient serrés, on avait probablement affaire à des esthètes qui s'emmerdaient, et qui se sont pointés à Vélizy en vue surtout de brûler du kéro, à l'approche d'un 14 juillet qui devrait être encore plus sarkozien que le précédent, avec qui sait, défilé d'horlogers suisses, ordre serré aussi pour un contingent de représentants des principales marques de stylos de luxe, ou peut-être une apparition du syndicat des fabricants de chocolat, menés par un gars de la marque Ferrero, à grosses moustaches, qui lancerait une tablette pour la faire tournoyer en l'air, avant de la récupérer d'une main qu'il garderait derrière le dos pendant que le chocolat tournoierait (putain, ce serait trop fort, Sarkozy serait raide dingue d'un truc comme ça !)...

Pour nous, qu'est-ce qui va se passer pendant ce temps-là ? Je veux dire pendant l'attente d'ici au 14 juillet ? Pendant que le mec va expédier sa tablette ? Et après ? Ben rien... On va continuer de se faire saigner à blanc pour toutes ces conneries, sauf que ceux qui ont un boulot et qui auront droit à un intéressement devraient le voir doubler (on va bien sûr commencer par doubler celui des salariés qui n'en ont aucun, ça va être vite fait) d'ici à... 2012 : une année devenue synonyme de "quand les poules auront des dents".

Ayé. Cette fois-ci c'est vraiment fini. J'espère que cette petite plongée impromptue dans le mystère de notre déficit public vous a plu. Moi, j'en ai rien à péter de toutes façons, de l'intéressement. N'ayant plus de boulot depuis des années, comme beaucoup de Français auxquels on ne fait que signifier qu'ils ont le droit de disparaître depuis plus d'un an, je n'aurai sans doute jamais d'intéressement. C'est fini tout ça. En tout cas pour moi et pour beaucoup d'autres.

http://frenchnavy.free.fr/projects/hornet/hornet_fr.htm
NDR : Voir la partie intitulée Le Hornet "tricolore" : F-18 (FN)

P.-S. : y'a pas quelqu'un qu'aurait deux ou trois Stingers, pour vraiment pas cher s'entend ?

Rien à voir : tiens ?... Deux vidéos à voir pour le fun, comme dit l'auteur de ce blog : la première, c'est un vrai fantôme filmé par une caméra de surveillance, et sans trucage s'il vous plaît ! A regarder avec du son, parce qu'en plus, notre fantôme produit des bruits !... Etranges. La seconde vidéo, c'est complètement différent mais c'est pas mal du tout aussi.
http://bhrumeur.blog.lemonde.fr/2008/05/23/flippant/

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26 mai 2008

"Pièces à conviction" toujours...

dollars_2Ah, je vois que vous avez bien travaillé en mon absence ! De même, je vois que schizoid n'a pas si mal compris une émission qui se déroulait, en gros, toujours en deux temps : première phase d'enquête(s), avec recueil d'informations qui vont devenir sensibles quand on va les recouper avec d'autres (1), et qui a duré des mois dit-on à un moment, ou avec travail en "sous-marin" de journalistes qui étaient chargés de collecter des éléments ou "témoignages" sans éveiller les soupçons de leurs interlocuteurs (1) (ça aurait pu pas mal se gâter, par exemple, quand deux ou trois d'entre eux sont allés sonner à la porte d'un pavillon et qu'un gitan s'est pointé dans une énorme Mercedes, une 600 a priori -ça roule pour lui !-, mais heureusement le type était aussi gras qu'il était limité intellectuellement), puis deuxième phase d'enquête "orientée", ou de confrontations qui ne débouchent sur rien (Bachelot qui se tire sans répondre, le nouveau gars qui, officiellement, vérifie les comptes de l'UIMM, et tous ces interlocuteurs qui soit n'ont rien à dire, soit doivent finir par laisser entendre à leur corps défendant qu'il existe "forcément" des cellules sur lesquelles ils ne savent rien et qui gèrent tout ce qui tourne autour de la corruption active et des fausses factures, etc.), avec en même temps un recoupement d'infos qu'on a déjà collectées, ou/et une nouvelle collecte de témoignages (2), présentés de façon à ce que le téléspectateur ne soit jamais largué (2).

Bernard_Thibault_3(1) c'est le cas quand les journalistes interrogent le directeur, en fonctions, d'un centre de vacances géré par le comité d'entreprise de la SNCF (donc la CGT), et que celui-ci explique en toute innocence qu'il n'a aucune visibilité sur 99,9% des factures du centre qu'il dirige... Un peu gêné à ce moment-là le gars, d'ailleurs, qui une minute plus tôt se la pète encore lunettes de soleil et tenue décontract', alors que quand on creuse un peu, il se voit contraint d'avouer (sans penser bien sûr à l'utilisation qui sera faite ensuite de son témoignage) qu'il est un homme de paille qui ne sert quasiment, voire strictement à rien dans la bonne marche de son propre centre (!), qui tournerait comme sur des roulettes sans lui puisqu'il ne peut même pas tirer une chasse d'eau sans qu'un petit voyant s'allume dans un bunker de la CGT... Anecdotique quand on prend le reportage isolément, mais ça enfonce salement le clou quand on présente les fameuses "factures" émises par les sociétés "Demeter", "Demetrio" et "Demetrer", identiques et portant sur des matériels qui n'ont jamais existé puisqu'ils ne répondent tout simplement pas aux normes de ce qui se fait sur le marché ! Le directeur-guignol, qui se promène en touriste dans ce qu'il croit être "son" centre, alors qu'il s'agit en réalité d'un site de détournement de fonds lambda, passe alors (fort logiquement) pour un crétin, tenu totalement en-dehors du "business", et on déduit (avec raison) qu'il en existe des dizaines ou centaines d'autres comme lui, qui ont l'impression de bosser pour le CE de la SNCF alors qu'en réalité, ils sont contraints de passer leurs journées à se branler les couilles.

(2) y compris des témoignages qui peuvent paraître assez anodins en apparence : cas notamment de l'expert-comptable qui examine, pas aussi rapidement qu'il en donne l'impression, des factures de trois sociétés différentes, mais portant des noms très similaires, qui curieusement établissent des factures rigoureusement identiques (excepté l'en-tête) et qui sont toutes enregistrées sous le même numéro de RCS (!). On prend la peine d'aller voir un gars spécialement pour "expliquer" aux téléspectateurs peu ou pas du tout familiers avec ce genre de choses qu'il est impossible que plusieurs sociétés partagent un même numéro de RCS, même si à ce moment-là, un certain nombre de téléspectateurs qui le savent déjà très bien, ou pour qui cela semble couler de source, s'ennuient ferme... Peu importe, on fait quand même l'effort, pour que l'émission reste abordable pour tous, et ça qu'on le veuille ou non, c'est du vrai journalisme, et même du journalisme comme on n'en fait plus puisque c'est du journalisme "didactique".

Fr_d_ric_Saint_GeoursMême type de schéma dans le déroulement de l'émission, dans laquelle on part du scandale de l'UIMM et du départ plus ou moins forcé de DGS, avec une jolie enveloppe pour qu'il la boucle, pour embrayer rapidement sur un historique de l'"Union", et sur des éclaircissements sur le rôle du nouveau président Frédéric Saint-Geours (photo) : un homme de paille qui ne sert que pour la communication (pas particulièrement doué dans son rôle d'enfumeur, au passage), simple paravent dans les faits d'une structure de type mafieux qui officiellement n'existe pas au sein de l'organisation, puisque même le nouveau bonhomme chargé, soi-disant sous son autorité, de veiller à la salubrité des comptes de l'UIMM ne se voit communiquer aucun montant, aucune date ni aucun nom pour toutes les opérations qui ont été effectuées du temps de DGS ou n'importe quand auparavant (un bel exemple de la "transparence" et de la "modernisation" mille fois annoncées par Saint-Geours...). Ensuite, toute l'émission suit le même type de plan, sauf qu'au lieu de traiter les sujets en suivant l'exemple du camp de vacances, on démonte par exemple des mécanismes de fausses factures et de surfacturations manifestes avant de confronter directement sur le plateau un ponte de la CGT aux pratiques mafieuses des représentants du syndicat : c'est là que l'émission fait un peu un flop, sur la durée comme sur la fin, puisqu'en fin de partie, les journalistes en sont toujours réduits à poser des questions à des gens qui n'y répondent jamais. Y compris quand ils paraissent acculés.

Bref, il y a du vrai et du faux à mon sens dans les avis exprimés au travers des commentaires postés sur le contenu de l'émission : elle montre un gros bout de la mèche d'un pétard qui n'est pas près d'éclater, puisqu'en-dehors des fausses factures et autres opérations véritablement torchées par des mafieux de la CGT qui ne se cassent même plus le c... pour dissimuler leurs opérations illégales de façon un peu professionnelle, pour le plus gros morceau on reste toujours bloqué par une loi sur le financement des syndicats qui date d'avant 1900.

Les journalistes grattent donc tout ce qu'ils peuvent gratter, mais ne sont pas toujours en mesure d'apporter des éléments tangibles, comme par exemple lorsqu'ils parlent de délégués syndicaux de la CGT qui triplent leur salaire dans certaines entreprises (où en contrepartie, on oublie d'appeler à la grève) avec des primes, des notes de frais à rallonge, des vacances annuelles au sens littéral de l'expression, etc.

Vrai que ça peut faire touffu par moments, mais globalement, ceux qui ont fait le plan de l'émission et aussi le montage ont fait un excellent travail et surtout un travail de fous. Qu'il restera facile, mais quand même sacrément injuste de balayer d'un revers de main, au motif que les "témoins" ne seraient pas crédibles de l'avis du Trésorier confédéral de la CGT (une référence de quoi, après tout ça ?), ou au motif que l'émission s'achève avec peu de choses concrètes sur ce qui compte le plus, à savoir l'ampleur d'un phénomène qui est, disons-le, le détournement de fonds et la corruption à tous les niveaux des politiques français et des syndicats par le patronat (les politiques comme les syndicats devant bouffer à tous les rateliers), l'UIMM ne faisant parler d'elle plus que les autres "que" parce que disposant de moyens financiers beaucoup plus importants que les autres organisations patronales, elle corrompt probablement beaucoup plus aussi (*).

Au sujet de l'article que je voulais faire, maintenant, dans la mesure où l'émission est visible en ligne, ben j'invite tous ceux qui s'intéressent au sujet à la regarder : je sais que c'est chiatique de rester devant un PC ou un Mac pour ça, mais le sujet que j'aurais écrit n'aurait été qu'une reformulation de tout ce qu'on voit dans l'émission... Ceci dit, si vraiment quelqu'un ne comprend pas quelque chose, il peut poser des questions ici. On y répondra quand ou pourra. ;)

(*) http://www.uimm.fr/fr/index.html
Dans la rubrique "Présentation de l'UIMM", cliquer sur "Vocation et mission" (ils ont oublié le "s" à "mission") pour se faire une idée de l'engin : la description de l'Union des Industries Métallurgiques et Minières (etc.) évoque furieusement l'organisation et le rôle d'une branche de la mafia, car... il ne faut pas perdre de vue que l'UIMM "n'est pas" le patronat français, même si ça y ressemble beaucoup malgré les efforts de Laurence Parisot pour contenir une structure devenue bien trop puissante pour être gérée par le MEDEF. L'UIMM pourrait quasiment faire scission, demain matin, avec tout le reste du patronat français sans que cela change quoique ce soit au poids qu'elle pèse à elle seule non pas dans la défense des intérêts du patronat, mais dans l'éradication ou la neutralisation de ses ennemis, ce qui est le véritable rôle du MEDEF également, et c'est sans doute la seule chose qui fait encore tenir l'ensemble (= une autre caractéristique de la véritable mafia).

mini_nunchakuLes plus attentifs auront noté dans "Pièces à conviction" que dès les années 1900, le ton est déjà donné par ses fondateurs sur le rôle qu'ils entendent conférer à l'UIMM : opposer un syndicat de patrons unifiés (donc surpuissants) aux syndicats de salariés, qui à l'époque ne sont encore qu'en gestation. Dès sa création, l'objet de l'UIMM n'est pas de "défendre" les intérêts du patronat, mais de jeter l'ennemi à terre, par n'importe quel moyen. Une chose que les syndicats de salariés français (dans d'autres pays on raisonne très différemment, et le taux de syndicalisation est beaucoup plus élevé aussi) n'ont jamais voulu admettre, tout comme ils n'ont jamais voulu admettre que pour lutter efficacement contre le patronat (ou le pouvoir politique) quand le combat est légitime, le meilleur moyen est encore d'utiliser exactement les mêmes méthodes que lui, à commencer par les coups en-dessous de la ceinture (type syndicat des camionneurs aux Etats-Unis) : le manche de pioche ou le "mini chuck" (photo, plutôt pour les initiés), y'a que ça de vrai.

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25 mai 2008

C'est pas beau de lire le Poliblog en cachette

maison_construite_sur_un_bunkerFigurez-vous que la nuit dernière, à l'heure où à l'évidence, toute sa famille ronflait, j'ai encore pris la main sur la souris un élu UMP qui était en train de lire le Poliblog ! A la barbe de ses pairs, en se cachant de sa femme, de ses enfants, et peut-être même de son chien, qu'il a dû enfermer dans la cuisine afin d'éviter que ce dernier ne le balance dès demain matin à la cellule élyséenne chargée de traquer les cybercriminels (toute personne qui écorche le patronyme de qui vous savez).

Comme ce n'est pas la première fois que cela arrive, aux élus UMP concernés je voudrais dire que même si ce qu'ils font n'est pas bien, j'ai de la compassion pour eux. Car moi aussi, mon amour de la littérature m'a parfois empêché de lâcher des bouquins qu'en des temps reculés, il m'arrivait souvent de lire jusqu'à des heures très avancées de la nuit... On peut lutter contre tout, mais pas contre l'amour de la beauté.

Ceci étant dit, en toute modestie bien sûr, si cela peut aider les élus UMP dont nous parlons à dévoiler au grand jour les tendres sentiments qu'ils nourrissent à mon endroit, au travers du temps qu'ils passent à lire ma prose, alors je me dois d'ajouter qu'ils devraient assumer l'horreur, la tristesse ou le dégoût que leur inspire le chef de l'Etat : d'une part, ils s'en sentiraient probablement mieux, et d'autre part, ils ont à la fois le droit et la possibilité de le faire ici, alors ce serait vraiment bête de ne pas en profiter ! En écrivant des commentaires, par exemple, sous des pseudonymes soigneusement choisis qui n'attireraient l'attention de personne tels que "député UMP", "pleutre qui se vomit" ou "traître en pleine mutation", etc. : peu importe le flacon...

Alors, nous sommes bien d'accord monsieur B. ? Vous allez cesser de mentir à votre femme et à vos gosses, maintenant ? (et au fait, allez sortir le chien, il est en train de pisser)

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Nicolas Sarkozy : les dernières nouvelles du gars qu'a un patronyme

logo_r_publique_banani_reEtrangement, alors que ce samedi on nous a royalement lâché la grappe avec Nicolas Sarkozy, je me suis demandé ce que notre président chéri devenait... Type de questions auxquelles on trouve souvent une réponse dans Wikio (malgré tout), où je me suis aperçu qu'en dépit des apparences, l'actualité du samedi avait été incroyablement riche pour Nicolas Sarkozy.

Dans un premier article de 20 Minutes en effet, on apprend pour commencer que Nicholas alias Nick Sarkozee Nicolas Sarkozy s'est porté partie civile "dans une affaire de tee-shirts parodiant son nom", ce qui m'a amené à constater en lisant le titre choisi pour son article par 20 Minutes qu'alors que vous et moi nous portons un simple nom, Ricola Kravski Nicolas Sarkozy, lui, a un patronyme (cool) ! Article un peu décevant pour le reste, puisqu'on n'y précise même pas s'il "s'agissait" (ben oui, ils ont déjà été saisis) de tee-shirts modèle enfants... On passe à la suite.

Dans un deuxième article mis en ligne sur france3.fr, on apprend, avec une joie non dissimulée cette fois-ci, que Pikota Marguzzi Nicolas Sarkozy passera une heure entière à la radio mardi matin de la semaine prochaine (ô, joie !). Interrogé, s'il arrive à la boucler plus de quelques secondes, sur RTL par Aphatie, Duhamel et Hondelatte, bien sûr si les trois ne se sont pas faits virer ou enfermer d'ici à mardi pour avoir écorché le nom de Binjola Cracovie Nicolas Sarkozy... Ca risque d'être un grand moment de radio, Ripolin Krasucki Nicolas Sarkozy ayant, comme d'habitude, beaucoup de choses à dire sur tout ce sur quoi il n'a rien foutu depuis 13 mois, sans parler du reste sur lequel il compte bien pour liquider définitivement la France en vue de son rachat par une association de députés-chefs d'entreprise de la CGT, qui si l'on en croit le magazine "Pièces à conviction" diffusé vendredi dernier, devraient devenir largement majoritaires à l'Assemblée Nationale après un léger remaniement dans le courant du second semestre 2008...

Vous le voyez, finalement il ne faut jamais se fier aux apparences : il se passe toujours quelque chose avec Pergola Ranucci Nicolas Sarkozy. Surtout pour ceux qui déconnent avec le nom du gars. Euh, avec le patronyme de monsieur le président de sa République, je voulais dire.

Sarkozy partie civile dans une affaire de tee-shirts parodiant son patronyme
http://www.20minutes.fr/article/232716/Politique-Sarkozy-partie-civile-dans-une-affaire-de-tee-shirts-parodiant-son-patronyme.php

Nicolas Sarkozy à la radio mardi matin
http://info.france3.fr/france/43301646-fr.php

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Bertrand Delanoë pour la promotion de l'audace. Chez les autres.

ballon_et_bouteille_videQuand on sait que dans toute la gauche française du siècle dernier, Bertrand Delanoë n'a rien trouvé de mieux à faire que de choisir Lionel Jospin pour père spirituel, on comprend qu'au moment de déclarer ses intentions pour le futur, le Pinocchio parisien ait confié à d'autres le soin de décider de son avenir... Un peu à l'image de son modèle, qui après avoir pris une baffe extraordinaire dès le premier tour de la présidentielle de 2002, avait courageusement annoncé qu'il mettait les bouts le soir-même.

Lionel Jospin... Sacrée référence ! Un vacancier perpétuel, tellement bouffi de suffisance qu'il en a totalement oublié qu'il avait, à l'époque où Le Pen lui avait retourné la tête à coups de bulletins de vote, juré de ne plus quitter l'île de Ré, où il s'engageait à jouer les Robinson Crusoé jusqu'à ce que mort s'ensuive (et ils étaient nombreux, ceux qui attendaient que Lionel Jospin crève à Ré, pour jeter son cadavre aux crabes après l'avoir démembré, comme celui de la loque pour laquelle on le tenait après qu'il se soit fait écraser sous le séant du gros Jean-Marie) !

Conjugué au contenu du très récent livre de Bertrand Delanoë, opportunément intitulé "De l'audace !", et dont le contenu serait grosso modo de la merde, selon l'opinion assez vite élaborée d'un célèbre journaliste-chroniqueur-éditorialiste qui, de notoriété publique, a le coeur à gauche (en plus), tout cela donne l'impression d'avoir assisté à une bien mauvaise farce : Bertrand Delanoë, présenté par ses propres "amis" comme l'un des plus grands crus de ce début de vingt-et-unième siècle, apparaît désormais comme la plus flasque des couilles molles, s'autorisant toutefois, comme il permet d'ailleurs de le faire à Yoyo, à éclairer ceux qui sont encore ses partisans de sa "vision" du socialisme tel qu'il devrait être, à savoir, exactement tel qu'il est (!)... Après sa destruction en règle par ceux qui n'ont jamais cessé de se bouffer le tarin depuis l'ensevelissement de Super Résistant (François Mitterrand).

Jamais en panne de déclarations propres à faire pisser de rire ceux qui fustigent régulièrement le fonctionnement dictatorial de la mairie de Paris, Bertrand Delanoë a plaidé, parmi beaucoup d'autres sornettes, pour un "libéralisme politique" qui selon lui devrait guider l'inaction du parti seucialisse, expression qui a fort déplu à Ségolène dont on dit, dans un article du JDD, que Bertrand l'aurait littéralement piétinée dans son livre.

Pas bien ! Alors réaction immédiate de la dingo du Poitou : les mots "socialisme" et "libéralisme" sont "incompatibles" ! Déclaration prononcée en fronçant beaucoup les sourcils, avec même un petit filet de bave coulant sur le gloss avec lequel Ségo se repeint maintenant les babines tous les matins...

Un petit échange de coups, administrés à distance par deux dégonflés qui font tout pour ne se croiser nulle part, qui ne manquera pas d'amuser, tout en les confortant dans leur certitude, ceux qui pensent que la seule différence entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë est que Bertrand Delanoë ne porte pas encore de jupes (enfin, jamais à l'extérieur).

PS : Delanoë se tient prêt (NDR : prêt à ronfler comme un sonneur jusqu'à la mort)
http://www.lejdd.fr/cmc/politique/200821/ps-delanoe-se-tient-pret_119670.html

Delanoë : de l'audace !... mais pas trop
http://www.marianne2.fr/Delanoe-de-l-audace-!-mais-pas-trop_a87471.html

Illustration : http://www.espace-sciences.org/

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