30 septembre 2008
IMC (grrr !)
Le Poliblog n'a pas la flemme de faire de nouveaux sujets, le Poliblog est fatigué. Epuisé, même. Beaucoup maigri depuis l'arrêt de la plupart des médocs que je m'enfilais par poignées entières à cause d'Arnold. Pas un problème pour le médecin conseil de la sécu de la ville de M., qui m'a expliqué, en gros, que j'étais un simulateur doublé d'un fainéant (pensez donc, je lui ai dit que je n'étais pas en état de travailler plus). Problème, au cours des quatre jours qui ont suivi cette condamnation éclairée, j'ai perdu 1,4 kg., que je n'avais vraiment pas besoin de perdre en plus, pour regagner quand même quelques centaines de grammes le jour suivant (ouf, sauvé !). D'après mon médecin traitant, un vrai médecin celui-là, je serais donc potentiellement victime d'une hépatite médicamenteuse... C'est ballot : rendu malade par des médicaments censés me soigner ! Ca expliquerait que je me sente aussi suractif que Nicolas Sarkozy ces temps-ci, les jours où notre inapte national n'arrive même plus à faire mine de sauver la France des périls extérieurs qui la menacent (quel rigolo celui-là, toujours pas admis que notre seul véritable problème, c'est lui !). IMC tombé à la limite de ce qu'en langage médical on appelle la "dénutrition" : faut plus que je perde un gramme, sinon je ne sais pas comment tout ça va se terminer. Bref, la journée je me repose plus que d'habitude. Après avoir été un type qui avait "juste" mal tout le temps, je suis devenu un fil de fer qui a mal tout le temps. J'essaierai quand même de faire quelque chose ce soir. En bouffant quelque chose, pourquoi pas.
28 septembre 2008
Disparition de Paul Nouvel Homme
Le Poliblog ayant fait un papier à l'occasion de la récente disparition d'Heath Ledger, je ne pouvais pas décemment ne pas parler de la disparition encore plus dommageable de Paul Nouvel Homme, dévoré par un crabe à l'âge vénérable de 83 ans.
Se faire bouffer par un crabe à un âge où l'on devrait pourtant savoir que les crabes tuent, c'est idiot évidemment, mais que voulez-vous, nul n'est parfait, sauf peut-être Paul qui l'était autant devant une caméra qu'à la ville (m'enfin, c'était surtout avant son décès).
L'acteur Paul Newman meurt d'un cancer à l'âge de 83 ans
http://canadianpress.google.com/article/ALeqM5iTH88WiwYMn9rXMKMze4UEPV9Zbg
NDR : on s'en doute, Nicolas Sarközy de la Brunière de l'EuroFrance, qui était déjà connu pour adorer les cadavres encore chauds, n'a pas pu s'empêcher de faire part au Monde de son sentiment "profond" sur l'acteur Paul Nouvel Homme. Selon le comique de l'Elysée, donc, Nouvel Homme était un "acteur" (ah bon ?) et un philanthrope (preuve que Sarkozy connaissait peut-être le mot avant hier), contrairement à lui qui n'est qu'un comédien raté et un misanthrope notoire... Toujours en vie en plus, malheureusement pour nous (hé, le crabe, t'as pas l'impression d'avoir pu te gourer de personne, par hasard ?) !
Anciens pipeuls qui refusent de dégager : Gogolène à deux doigts de faire un strip !
J'ai de la peine pour Ségolène Royal... Obligée, hier, de se pointer sapée comme une fausse jeune dans une salle du Zénith, où pour faire croire qu'on avait réuni 3.000 militants prêts à sortir les glaives pour décapiter les ennemis de la bravitude, on avait demandé à 3.000 personnes qui se trouvaient là pour un congrès de malentendants de se tourner en direction de Ségolène qui devait "faire un strip", selon le texte écrit sur de petits bouts de papier qu'on avait faits circuler dans la salle !
Pendant pas loin d'une heure, la fausse jeune a fait mine d'être sur le point de se déshabiller, profitant de l'occasion pour déverser des torrents d'imbécilités auxquelles personne n'a rien "entendu" (forcément...), puis laissant tomber, comme toujours, ceux auxquels elle avait promis de leur montrer sa lune, notre Gogolène nationale est allée exhiber ailleurs sa nouvelle coupe de cheveux (type mouton irlandais au réveil, mais juste avant le café du matin).
On ne s'étonne plus, quand on a assisté à un "pestacle" aussi affligeant, d'apprendre que selon l'un des instituts de sondage officiels de l'Union pour la Majorité Pestilentielle (on parle de l'IFOP), DSK serait le candidat seucialisse le mieux placé pour être élu en 2012 (aussi bien classé par les Français que par des militants PS que l'IFOP a dû aller chercher dans les locaux de l'UMP...) !
NDR : participaient à la même soirée le groupe Trust, déterré récemment de sous une pyramide égyptienne, le chanteur Hervé Vilard, qui va avoir le mauvais goût de mourir après Paul Newman (vous verrez), et comme toujours le chanteur Cali, celui qui bouge comme un épileptique qui n'aurait pas mis les deux doigts dans la prise... En fin de spectacle, un lâcher de confettis très émouvant a mis un peu de baume au coeur de ceux qui s'étaient cognés Gogolène pendant une heure, croyant qu'elle allait bien finir par se mettre à poil (ce sera sûrement pour une prochaine fois).
Le "one woman show" de Ségolène Royal au Zénith
http://www.leparisien.fr/politique/le-one-woman-show-de-segolene-royal-au-zenith-27-09-2008-257939.php
Quelqu'un aurait de la soupe, pour Nicolas Sarkozy ?
Suivant à la lettre les conseils prodigués dans un récent commentaire par notre ami Ged, j'ai lu un article du Devoir (*), dans lequel l'auteur nous conseille de donner du Ritalin® à Nicolas Sarkozy...
Ne connaissant pas ce que j'ai supposé être un médicament "miraculeux" qui, sait-on jamais, serait peut-être de nature à expédier le chef de son Etat au cimetière (trop cool !), j'ai consulté la fiche du Ritalin® dans Wikipedia, mais au terme de ma lecture, j'en ai acquis la quasie certitude, si l'on devait enfoncer de force des tubes entiers de Ritalin® dans le trou béant qui surmonte le cou de poulet de Nicolas Sarkozy (parce que c'est plus ou moins la méthode que j'adopterais, en tant que non médecin), il faudrait impérativement l'accompagner de plusieurs hectolitres de soupe !
En effet, la fiche consacrée au Ritalin® dans Wikitruc ne laisse planer aucun doute sur le sujet : "l'enfant qui prend du Ritalin sera parfois irrité de sa condition si on lui donne le sentiment d'être différent". Or, différent, Nicolas Sarkozy l'est déjà à cause de sa petite taille, et j'ajouterais même que je trouve notre handicapé moteur cérébral déjà suffisamment agité pour qu'on n'ait pas besoin d'en rajouter une couche (et non une louche, de soupe) !
Conclusion, ben je propose aux lecteurs qui seront partants d'ouvrir un fonds spécial pour acheter de la soupe en grande quantité pour Nicolas Sarkozy, l'Etat étant devenu bien trop pôvre pour en acheter "encore" à un président qui n'a jamais cessé d'en distribuer lui-même (= t'es vraiment idiot, Nicolas, à présent tu ne peux même plus prendre ton Ritalin® !)...
(*) Du Ritalin pour Sarkozy
http://www.ledevoir.com/2008/09/27/207810.html#
27 septembre 2008
Ca boue toujours chez Malakine
Pas encore de sujet aujourd'hui, j'ai lu trop de choses qui m'ont fait bondir chez Malakine, où j'ai laissé pas mal de commentaires cet après-midi : entre ceux qui pensent que les Européens devraient s'armer jusqu'aux dents (?) et ceux qui pensent que le salut de la France ne pourra passer que par de "grands projets" polymultinationaux, pour moi il a été difficile de garder mon calme.
Très inquiétant, d'ailleurs, ce capital confiance dont contre toute attente, un chef de l'Etat qui aura finalement eu besoin de moins de moins dix-huit mois pour mettre tout le pays économiquement à genoux continue de bénéficier... A croire que certains français raffolent (toujours) des rigolos de première.
Malheureusement pour eux, ça risque de très vite leur passer à partir de maintenant.
Le "sujet de la discorde" chez Malakine...
http://horizons.typepad.fr/accueil/2008/09/sarkozy-candida.html
EXPLOSION du chômage en août : le président du plein emploi en pleine, euuuh, "réflexion".
Les chiffres ont été rendus publics hier, au seul mois d'août 2008, le nombre de demandeurs d'emploi en France aurait augmenté de 30.000 à 40.000 personnes.
C'est la première fois qu'on observe un score aussi phénoménalement mauvais depuis mars 1993, soit pendant l'âge d'or du socialisme crétinisme mitterrandien, où la manne hallucinante de contrats aidés qui s'était abattue sur tous les employeurs de France avait achevé de dissuader les patrons qui voulaient encore embaucher de le faire "dans les règles"...
Il fallait les comprendre, ces patrons grands ou petits, qui après avoir turbiné pendant des années en se disant qu'ils étaient ceux qui faisaient vraiment tourner le pays, s'étaient tous mis à vomir comme un seul homme sur l'entreprise, leur propre création, puis aussitôt après sur la France, qui leur avait toujours tout pris alors que selon eux, elle leur avait toujours tout "dû" ! Leur vengeance est un plat qui ne s'est pas mangé froid, surtout pour les salariés, qui ont commencé à dégager par dizaines de milliers.
Pourquoi diable s'embêter à recruter, et passer en plus pour un "connard fini", après tout, quand à côté de soi dans la même zone d'activités, on ne comptait déjà plus une seule entreprise qui ne tournait pas avec 60 % d'intérimaires, 20 % de contrats aidés et 10 % de CDD ? Il fallait être FOU pour vouloir continuer à gérer soi-même des "ressources humaines" et payer en plus des cotisations patronales, quand en recourant massivement à l'intérim et aux faux contrats exonérés, mais vrais chèques en blanc établis à l'ordre de n'importe quel employeur en France (comme on le fait encore aujourd'hui), on pouvait se débarrasser du jour au lendemain de plusieurs dizaines d'esclaves auxquels on ne devait même pas une attestation Assedic (*) ! Fortement encouragés par des gouvernements qui les incitaient déjà à aller toujours plus loin dans le mauvais sens depuis des années, beaucoup de patrons étaient déjà devenus d'effroyables pourritures en 1993... "Socialistes", pour certains qui assumaient mal la contradiction de voir leurs différents comptes bancaires exploser constamment, alors qu'ils voyaient bien que dans le même temps, dans les rangs de leurs prétendus "salariés", un nombre toujours croissant de nécessiteux venaient maintenant travailler en guenilles ou avec des pompes usées jusqu'à la corde...
(*) NDR : L'auteur du Poliblog connaît parfaitement ce système pour avoir lui-même intégré, à bien plus d'une reprise, des équipes de parfois plus de deux cents personnes, qui ont toutes été remerciées du jour au lendemain -intérim ou CDD de courte durée jamais renouvelés-, indépendamment des résultats -même excellents- qui n'étaient jamais salués ni rétribués par personne, indépendamment aussi des "véritables" besoins en recrutement des entreprises, qui partout étaient tombés à "moins de zéro" (il faut savoir par exemple qu'en 1993, il était déjà impossible d'intégrer certaines entreprises françaises si l'on n'était pas un enfant du personnel ou un "sévèrement pistonné", les filles et fils de cadres sups bien vus de la direction étant toujours les "mieux venus"...).
En 1993, il était déjà bien trop tard pour faire machine arrière, les portefeuilles de nombreux patrons ayant éclaté depuis des années, à force d'enfler à vue d'oeil grâce à des abrutis souvent socialistes, eux aussi, qui étrangement avaient ce croustillant point commun de n'avoir jamais mis un pied dans une quelconque entreprise depuis le jour maudit de leur venue au monde... (NDR : 26 ans après la mise en application des premières, la France ne s'est toujours pas remise des idées "de génie" de tocards décérébrés comme Pierre Mauroy, Michel Rocard ou Lionel Jospin, auxquels on aurait dû tirer douze balles dans la peau dans les années 90, à une époque où le chômage de masse avait déjà explosé et où la notion même d' "employeur" avait complètement disparu, en grande partie grâce à eux...)
Absolument rien à voir avec la situation actuelle : après Mitterrand et ses Premiers ministres crétins, après Chirac et ses Premiers ministres inaptes à tout, mais toujours très fiers de l'être comme Balladur (NDR : qui ne craignait pas de dire, en petit comité, que le chômage était un "point de détail", à l'époque précise où le même chômage pulvérisait des sommets jamais atteints auparavant...), encore Jospin, le pitoyable Raffarin ou le lamentable Villepin, on a pu croire entre l'annonce des résultats de l'élection présidentielle de 2007 et l'annonce de sa soirée au Fouquet's qui n'a suivi que de quelques heures que Nicolas Sarkozy serait "un jour" capable de mettre un coup de frein aux fermetures d'entreprises, un jour capable aussi de relancer une vraie dynamique de créations d'emplois en France, en supprimant par exemple les CDD et en réglementant de façon draconienne le secteur, devenu mafieux depuis plus de quinze ans, de l'intérim, vrai métier, mais seulement pour ceux qui se réjouissent de pouvoir vendre facilement de la viande à bas coût dans un pays ravagé par le chômage...
Il n'en a rien été : Sarkozy est bien venu, Sarkozy a bien vu, mais comme pour tout ce qui concerne la bonne santé du pays et non la sienne, Sarkozy n'a rien foutu, à part bien sûr se faire offrir des vacances et changer de femme, pour finalement laisser faire à d'autres en matière d'emploi exactement l'inverse de ce qu'il aurait fallu faire depuis plus de 25 ans... Résultat, 30.000 à 40.000 chômeuses et chômeurs avec et sans enfants de plus en un seul mois, dont zéro perte d'emploi imputable à une "crise financière mondiale" qui n'existait pas au mois d'août, puisque de l'aveu même du président de la République et de tous les membres du gouvernement Fillon II, la crise financière mondiale n'a commencé en France que le 26 septembre 2008, aux environs de 18 heures !
Autant vous le dire tout de suite, ce n'est qu'un modeste début : à partir de maintenant, l'effondrement ne va plus cesser de s'accélérer. Augmentations continuelles de la majorité des prix, consommation intérieure en chute libre, exportations en diminution constante, nombre de ménages imposés en perpétuel recul, idem pour le nombre d'assurés sociaux "encore" en mesure de cotiser... Parmi les nombreuses réjouissances à attendre, nous assisterons, impuissants, à l'écroulement de pans entiers de l'économie, dont par exemple les secteurs du tourisme, des loisirs et le secteur agricole, qui seront parmi les premiers à tomber (même si comme d'habitude, on ne verra aucun bouseux crever en regardant TF1).
Que chacun songe donc à noter précipitamment tout ce qui fait "sa" vie aujourd'hui : ça lui fera toujours des souvenirs pour demain.
(NDR : quand Nicolas Sarkozy en aura marre de bousiller la France, quand il aura, surtout, passé une bonne centaine de coups de Kärcher dans les rangs pestilentiels des débiles mentaux qui le conseillent, il pourra contacter le Poliblog, qui s'il est bien luné fera l'effort de lui expliquer à la fois pourquoi personne ne trouve d'emploi dans ce pays -de merde-, et pourquoi personne n'en propose non plus.)
Vers une hausse brutale du chômage en août en France
http://www.lepoint.fr/actualites-economie/vers-une-brutale-hausse-du-chomage-en-aout-en-france/916/0/277423
SIVP, TUC, CES, CIP, CPE : 30 ans de politique antijeunes
(NDR : 30 ans de politique antiemplois, et Sarkozy qui remet le couvert !)
http://hussonet.free.fr/30anscpe.pdf
Sarkozy met presque le feu chez Malakine ! Avant de s'attaquer à la France.
Bon, le titre est sans doute un peu exagéré, mais il me paraît bien correspondre à ce que je vois comme une "cassure" définitive qui s'est produite hier, quand beaucoup de Français qui n'attendaient déjà plus rien de Nicolas Sarkozy, que certains tenaient pour un risible guignol, ont soudain réalisé en n'en croyant pas leurs oreilles que l'irrespect toujours croissant du chef de l'Etat à leur endroit serait la seule norme valable jusqu'en 2012...
Ainsi, pour avoir "osé" rédiger, pour une fois, un papier dans lequel il dit tout le bien qu'il pense des idées à un centime d'euro ostensiblement compilées hier soir par un président flemmard en pleine crise de mégalomanie, le pauvre Malakine est déjà en train de se faire rabrouer par des lecteurs qui ne voudraient même pas de la peau de Sarkozy pour en faire un essuie-pieds crottés ! Incontestablement le signe que le Berlu franchouillard amuse de moins en moins de gogos dans la galerie.
Le commentaire laissé par Olivier, le 26 septembre à 23h36, reflète d'ailleurs parfaitement l'opinion du Poliblog et celles de citoyens qui s'expriment sur le ouèbe au sujet du "chef de son Etat" : quand bien même notre avenir ne dépendrait pas directement de l'incompétence notoire du président la République et des bataillons d'inaptes (narquois, en plus !) qu'il n'a jamais alignés sur le front en seize mois, j'ai bien l'impression que nous voudrions quand même la mort de Nicolas Sarkozy ! Trop de petitesses, trop de foutage de gueules.
Dans le même ordre d'idées, dans tous les commentaires laissés hier soir chez Malakine, parlant des différentes appréciations de Nicolas Sarkozy et de bien d'autres sujets, j'ai bien peur que les deux dernières lignes du commentaire laissé par Rodolphe soient les plus prémonitoires (le texte est à lire chez Malakine) : quand un président-cancre, qui en plus ne sait pas se tenir, se paie chaque jour le luxe de vomir davantage sur des "rouages" qu'il serait bien inspiré de voir comme des gestionnaires beaucoup plus avisés que lui (pas difficile, quand on parle de Nicolas Sarkozy), il s'expose à devoir tôt ou tard faire face à des problèmes qui n'ont plus rien à voir avec une pseudo "crise mondiale", et encore moins avec la politique.
Sarkozy, candidat à la présidence du monde (chez Malakine)
http://horizons.typepad.fr/accueil/2008/09/sarkozy-candida.html
26 septembre 2008
Sarkozy : seize mois et demi après son élection, déjà la fin de mandat du président fainéant
Attendu que j'avais beaucoup mieux à faire, hier soir, que d'écouter les dernières bouffonneries agréées par le "cerveau" de Nicolas John Sarközy Wayne de Nagy-Bocsa, je n'ai suivi (en serrant les poings) que quelques secondes des minables paillasseries d'un président dont le mandat s'est terminé le soir même : qu'on se le dise, en effet, si l'on avait encore à déplorer des choses qui ne tourneraient pas rond en France demain, alors Nicolas Sarkozy n'y serait absolument pour rien !
Par pure bonté d'âme et par amour pour la morale et le boulot, toutefois, môssieu condescendrait à creuser davantage la dette pour rendre aux Français de l'argent qui leur appartenait, avant qu'on le dilapide.
J'en ai déjà vus, des vermisseaux, mais alors de ce calibre...
Si jamais quelqu'un va à la pêche, qu'il me débarrasse de ça et qu'il le jette à l'eau pour nourrir un poisson larviphage, svp.
Plus de 2 millions de travailleurs pauvres avec et sans enfants, avant une pseudo crise qui n'a jamais rien eu à voir dans l'explosion de la précarité et de la pauvreté en France. Projet(s) sérieux de Nicolas Sarkozy pour résoudre ce "léger problème" au cours des 43,5 prochains mois : néant.
20% des Français en âge de travailler en recherche permanente d'un emploi ou d'un nouvel emploi (pour fuir un temps partiel non choisi qui ne rapporte rien, par exemple). Projet(s) sérieux de Nicolas Sarkozy pour résoudre ce "léger problème" au cours des 43,5 prochains mois : moins que rien.
Au cours des 10 dernières années, les missions d'intérim auraient augmenté de 130%, les CDD de 60% et les CDI de 2% (on n'ose même pas parler de la durée ni des conditions inacceptables proposées dans les nouveaux contrats). Projet(s) sérieux de Nicolas Sarkozy pour résoudre ces "légers problèmes" au cours des 43,5 prochains mois : inférieur(s) à que dalle.
Eradication de la notion de service public élevée au rang de religion, par endroits compensée par le maintien de certaines catégories de fonctionnaires dont un nombre toujours croissant reçoivent pour "ordre" de faire sortir un maximum de bénéficiaires des listes qu'ils gèrent. Projet(s) sérieux de Nicolas Sarkozy pour résoudre ces "légers problèmes" au cours des 43,5 prochains mois : supprimer plus de 30.500 emplois dans la fonction publique en 2009.
Je réitère donc ma demande : foutez-moi ça à l'eau.
25 septembre 2008
Crise financière (comprendre "effondrement de la France") : Sarkozy n'y est toujours pour rien
Rentré enfin de son enrichissant périple à New-York, où il a fait son cake accompagné d'une fausse gauchisse qu'il adore tenir en laisse devant ses copains ricains (d'ailleurs ça le fait rire aux éclats), Nicolas Sarkozy va intervenir ce soir dans le cadre d'une pièce de théâtre qui sera jouée à Toulon, retransmise en direct par toutes les chaînes info.
La pièce racontera l'histoire d'un imposteur qui se fait passer pour un président de la République atteint de polyréformite aigüe, mais qui après avoir coulé son pays en moins de dix-huit mois, doit un jour informer des Franchouillards qui passent loin derrière le reste du monde des suites qu'il entend donner à une pseudo "crise financière" dont, en coulisses, il est l'un des principaux responsables dans son propre pays.
L'homme arrivera-t-il à faire passer une invraisemblable somme d'échecs personnels pour un cataclysme provoqué par un capitalisme sans morale ? Pas sûr. Pas sûr du tout.
Aussi, disons-le dès maintenant à ceux qui attendraient quelque chose de Nicolas Sarkozy sur un quelconque sujet, le chef de son Etat ne devrait rien annoncer d'intelligible ou même de particulièrement intelligent dans le courant de la soirée (ça va, ça au moins on est habitués) : l'objectif de la fausse conférence de presse sur laquelle Nico aurait "particulièrement travaillé", pour une fois, est surtout d'imputer l'échec total de la politique conduite à son initiative en France, depuis la bagatelle de seize mois, à une sorte de complot franchouillo-international, dans lequel on trouvera les mêmes méchants que d'habitude ; d'abord les crétins qui ont précédé le président de sa République à la tête du pays, ensuite quelques patrons mafieux, qui n'ont bien sûr rien à voir avec ceux que Sarkozy fréquente depuis des années (...).
S'il reste du temps au compteur, on diluera en ajoutant comme d'habitude une bonne pincée de "mauvais Français" par-ci (ceux qui n'acceptent ni de travailler plus, ni de se faire virer de La Poste à coups de pompes dans le cul par exemple), et une petite dose de barbus sanguinaires par-là pour amuser la galerie : la France est en danger, il faut se serrer les coudes !
Restera donc une intervention dans la droite ligne des meilleures performances connues de Nicolas Sarkozy (autant dire un maelstrom informe et ridiculement minable), qui n'intéressera que ceux qui chaque jour déplorent que la France n'ait pas encore réussi à trouver un successeur à Fernand Raynaud (ne le leur disons pas encore, Nicolas Sarkozy n'arrivera même pas à être celui-là).
Pays DE MERDE !
En signe de respect pour mon pays qui s'effondre, j'ai décidé de ne mettre aucun sujet en ligne aujourd'hui.
Signe d'un amour contrarié ? Terrible aveu de défaite ? Je ne sais pas (pour tout dire, je m'en fous). Le fond de ma pensée, aujourd'hui, c'est que quand on est citoyen d'un pays comme cette France du 25 septembre 2008, quels que soient ses sentiments, on ne peut plus décemment dire qu'on ne vit pas dans un pays de merde : qu'on soit prêt à le dire ou non, la France est devenue un pays dont nous devrions tous avoir honte. Parce qu'IL FAUT avoir honte d'un pays qui laisse chaque jour crever un nombre croissant de ses enfants (égoïsme généralisé, pauvreté en développement constant, chômage de masse qui ne profite qu'aux cancrelats qui en sont les principaux artisans, exclusions et stigmatisations diverses et variées, etc.).
Pourquoi faut-il le dire, et même se le répéter tous les jours ? Parce que nous ne nous en sortirons pas autrement. Quand bien même des inaptes à tout démontreraient, tous les jours aussi, qu'ils ne sont pas du tout du même avis.
On en profite pour faire un petit sondage via les commentaires : se trouve-t-il encore un seul lecteur régulier ou occasionnel du Poliblog qui "oserait" écrire ici qu'il est fier d'être Français ? Lâchez-vous, soyez pour une fois des Français qui ne crèvent pas en silence !
