David_GaleNicolas Sarkozy n'a aucune réponse à la crise.

Rien de rien de rien.

On a pu le vérifier encore hier quand, multipliant à l'infini des annonces encore plus grotesques que les précédentes (plans de 320 et de 40 milliards d'euros, sans oublier les 22 qui ont précédé et dont pas un n'est arrivé dans le poumon économique de la France -les PME-), le chef de son Etat a simplement "oublié" de préciser que la totalité des montants annoncés par lui-même seraient financés par... l'emprunt.

C'est un fait, la crise, au fond, il n'y a guère que "les mille de l'Elysée", Nicolas Sarkozy et les pourritures des banques qui n'en entendent jamais parler !... "Tu me prêtes un trillion de milliards d'euros en 2008 et, en échange, je te prêterai 1 euro en 2009 (ne me remercie pas). Pour le reste, je te jure sur la tête des gosses des autres que je te rembourserai en 8.041. Signe ici."

Rigolo au tout début (notamment la semaine et demi où Sarko l'Embrouille a totalement disparu de la circulation)... Mais quand on revient sur Terre, dans "l'économie réelle" comme disent les crétins des médias, malgré les pitreries de Sarkozy, ça chie !

Pendant que dans les banques on continue de bloquer l'argent volé aux contribuables, et que dans chaque département de France, les états-majors d'un certain syndicat (de patrons évidemment) décident de qui va survivre et de qui doit mourir, toutes les PME dont les patrons ne se sont pas réveillés commencent à couler...

Chez La Redoute par exemple, le célèbre groupe de VPC dont la direction avait toujours misé sur la mort du commerce en ligne (et même de l'ordinateur) au profit d'un retour au troc de peaux de mouton, l'incompétence de la direction va coûter leur emploi à 672 personnes (13% des effectifs) !

Même ambiance de feu à la Camif, où l'on avait, dirait-on, pris la sale habitude d'inviter les banquiers pour un gueuleton mensuel où tous pouvaient se vautrer dans la fange, ceci permettant aux copains friqués d'être "mieux" disposés au moment de signer les chèques qui servaient juste à payer les salariés de... tout le groupe ! Crise oblige, on a arrêté les gueuletons, alors cessation de paiement (emballé, c'est pesé).

Pour l'Etat qui s'en cogne, inutile de faire mine d'éteindre quelques flammèches sur le pont... On sait déjà que tout le bâteau est carbonisé, du fond de cale jusqu'au sommet de la cheminée !

Ailleurs dans le monde, les bonnes nouvelles pleuvent aussi : chez General Motors notamment, on n'ose tellement plus annoncer le nombre incroyable de licenciements à venir qu'on se contente de parler de "licenciements secs"... Il faut dire que dans la véritable Amérique (celle de Wal-Mart, pas celle de Jean-Marc Sylvestre), plus personne n'a rien à foutre de rien à présent. Pour vous donner un ordre d'idées, pendant les vingt premiers jours d'octobre, on a évalué à trois mille le nombre de personnes licenciées quotidiennement ! Un chiffre qui aurait pu rester encourageant, à tout prendre, si l'on ne savait pas qu'il est bien en-dessous de la réalité, puisque les Etats-Unis avaient déjà fabriqué 750.000 chômeurs supplémentaires (depuis le début de l'année 2008) au début du mois d'octobre (!), soit une "honorable moyenne approximative" de 2.737 chômeurs par jour, ceci depuis le 1er janvier 2008, c'est-à-dire AVANT la faillite de Lehman Brothers !!!

Ca ne craque plus. Ca pète de partout !

Dans nombre de boîtes françaises en passant, on n'est pas moins tarés que chez les Ricains... On avait tellement pris l'habitude de marcher sur la tête (depuis le début des années 90, en fait), qu'à présent on se met carrément à courir dessus ! Comme chez Kronenbourg, où après avoir déjà viré six cents pères de famille en dix ans, pour achever de couler la boîte tout en remerciant ceux qui l'ont envoyé par le fond, le nouveau boss a bien l'intention de donner la priorité aux ventes en grande distribution, avec, détail supérieurement croustillant (!), des marques qui avant la crise se faisaient déjà tailler des croupières par toutes les marques distributeurs de France (on parle des mêmes distributeurs qui n'ont plus recruté personne en CDI en France depuis 15 ans avec la bénédiction des Sarkozy et des Sylvestre, dont l'un a célébré il y a quelque temps déjà l'ouverture de son centième magasin en Chine -on prend son temps avant de s'attaquer à l'Inde, faudrait pas se fouler le "béret" non plus-) !!!

Le Franchouillard s'en fout. Il sent bien qu'il se passe des choses mais il ne sait pas vraiment quoi, et puis à force de s'entendre dire et répéter du matin au soir que Nicolas Sarkozy a d'énormes couilles, il reste convaincu qu'il est plus ou moins à l'abri... A l'aise dans sa bulle qu'il croit encore plus dure que le granit (le con) ! Alors ici, on manifeste pour travailler autant et gagner plus (flics et autres foncs, hier jeudi) ; là, on braille qu'on en a ras-le-fion de la fausse diplômée asociale qui veut être la seule à pouvoir porter des robes (eh, les cons : Sarkozy vous l'a donnée pour vous distraire, alors faîtes-en ce que bon vous semble) ; ailleurs encore, on demande à Bruxelles des aides supplémentaires (heuuu... Elle est bientôt finie, la nouvelle prisonpital pour frappadingues de Lyon ?) !

Pas étonnant que le président fainéant en profite un max.

D'après la rumeur, le fou, que dis-je, le malade mental aurait d'ailleurs l'intention de continuer à jeter les milliards d'euros "non réels" par paquets de cent trillions ! Ca évite au Franchouillard, totalement ignorant du Big Bang qui s'annonce, et contre lequel le folingue n'a pas levé le début d'une phalange depuis plus d'un mois, de s'apercevoir que les plans du "président" ont encore moins de valeur que ses promesses non tenues (et Dieu sait s'il y en a eues)...

Bien sûr, on aurait pu stopper tout ça. Je veux dire "casser" la crise. En commençant par nationaliser les banques qui ont fauté, en écartelant les ordures qui sont toujours responsables de tout, aussi... Il y en avait des choses à faire ! Cette histoire de 2% de CDI sur le total des emplois créés en France, par exemple, ou de boîtes dont les fumiers qui les dirigent viennent maintenant chialer comme des madeleines parce qu'ils ne savent plus comment ils vont payer le tiers de collaborateurs "temporaires" qui permettent à leur boîte de tourner (on parle ici d'un gros fabricant de légumes -sans rire-, qui a de petits problèmes au moment de prononcer le mot "intérimaires"...) ! Un président à couilles aurait pu, aurait dû mettre de l'ordre dans tout ça !

Seulement voilà, le nôtre il n'a pas de couilles. Il n'a jamais vraiment aimé que le pognon, et au sujet du pognon, vous savez ce qu'on dit : celui des autres est toujours le meilleur...

En attendant, pognon ou pas, c'est quand même triste de ne pas avoir de couilles. Ca vous met tout un pays en l'air. Sarkozy en a si peu qu'au moment de blanchir ses copains tocards, il a fallu qu'il demande aux "représentants du peuple" d'assumer à sa place la décision de donner carte blanche aux banquiers pour dilapider "à partir de 382 milliards d'euros" supplémentaires, qui comme tout le reste n'ont jamais existé !

Moralité, je le comprends mieux, Nicolas : il a bien raison de se magner le c... pour contraindre Bush à faire ses seize volontés ! Bien raison, aussi, de soutenir à fond la candidature de Barack, dont on sait déjà que s'il ne se fait pas trouer le front avant son élection (quoique, il pourrait aussi être éliminé à la régulière par la racaille "anti-nègre"), il sera beaucoup plus manipulable que le vieux McCain (de même que la Palin, qui malgré son cerveau de la taille d'une crotte de nez, arrive encore à se prendre pour une polytechnicienne de l'homo dinausorus) !

Sarkozy le nul dans toute sa splendeur, Sarkozy le zéro magnifique arrivera-t-il, avant de se faire vider comme une truite, à devenir président de l'Eurogroupe jusqu'en 2010 ? Pourquoi pas. Ca permettrait au tocard d'échapper, au moins pour un temps, aux menaces de mort proférées par les pères de famille de Sandouville, les mêmes que n'osent toujours pas hurler d'autres qui n'ont pas voulu non plus se plonger les deux yeux quelque part, parce que quand même... 43.000 chômeurs supplémentaires en plein mois d'août (soit pendant les vacances d'été), "avant" la faillite de Lehman en plus (!), et avec derrière la perspective, crise ou pas crise, de voir les faillites d'entreprises exploser et tout le pays partir en morceaux avant la Noël... Après dix-huit mois de présidence, soit on parle de la dernière des quiches, soit je ne m'y connais pas !

"La Redoute restructure, la Camif craint le pire"
(Oui oui oui, attendez 2029 pour vous lancer dans le commerce en ligne...)http://www.lefigaro.fr/societes/2008/10/22/04015-20081022ARTFIG00810-la-redoute-restructure-la-camif-craintle-pire-.php

"La Camif en cessation de paiement"
(Rien à péter, ils avaient jeté mon cv ces connards.)
http://www.lepoint.fr/actualites/la-camif-en-cessation-de-paiement/1037/0/285399

"Kronenbourg engage un plan de relance avec 214 emplois supprimés"

(Au tocard qui dirige le groupe : tu ferais mieux de t'associer à d'autres marques pour couper les robinets aux ordures de la grande distri.)

http://afp.google.com/article/ALeqM5iG8HTW6QHgtZb-AdxxqPvgJ8yUVw

"Un fonds d'intervention d'environ 100 milliards"

(C'est pas assez 100 milliards, moi j'aurais annoncé 6.000 milliards.)http://www.challenges.fr/actualites/politique_economique/20081022.CHA7696/un_fonds_dintervention_denviron_100_milliards.html

"Sarkozy, président de l'Eurogroupe jusqu'en 2010 ?"

(Personnellement je vote pour : virez-moi ça à Bruxelles.)

http://www.france24.com/fr/20081023-sarkozy-president-europe-2010-union-europeenne-blog

"Sarkozy restera-t-il président du conseil de l'UE ?"

(Tant qu'il ne reste pas chez nous...)

http://europe.courrierinternational.com/eurotopics/article.asp?langue=fr&publication=23/10/2008&cat=POLITIQUE&pi=2