Poliblog indépendant

Ici, on commente l'actualité politique, vue du côté de ceux qui, le plus souvent, la subissent. On a beau essayer de rester objectif, face à tant de niaiseries, c'est dur !

19 février 2009

Lâcher de volaille en Guadeloupe !

sojaComme prévu, ça dégénère chez les fouèous (voir sujet d'hier) : des djeunz' non identifiés ont fait un deuxième trou de balle à un syndicaliste pour des raisons qui restent obscures, constat qui n'a rien d'anormal puisque "l'incident" de trop s'est déroulé nuitamment...

Dans un souci, hum, d'apaisement, Mam a décidé de lâcher la volaille en envoyant quatre escadrons de gendarmerie supplémentaires chez les fouèous (toujours aussi inspirée, la dingo du foulard) !

Ce sont les djeunz qui ont être contents : bientôt, ils pourront tirer dans n'importe quelle direction avec l'assurance de dégommer un poulet (ils auraient même tiré sur un hélico, ces cons-là).

Photo (c) MAXPPP - http://www.lepost.fr/article/2008/11/28/1340134_faut-il-avoir-peur-du-soja-bio-contamine-a-la-melamine_0_880040.html

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L'hallucination

hallucinationIl était environ 10h30, hier matin, quand l'auteur du Poliblog vit monter dans une rame de la ligne 13 du métro parisien deux types qui n'avaient pas l'air net. Le premier portant un blouson en cuir, le second habillé comme s'il se rendait à l'enterrement de Serge Dassault.

Profitant de tout l'espace disponible, comme s'ils étaient seuls dans la rame mais aussi parce qu'il y avait de la place à cette heure de la journée, monsieur Cuir s'adossa à des strapontins sans s'asseoir et monsieur du Cimetière se plaça face à lui. Immédiatement, les deux hommes reprirent une discussion visiblement entamée sur le quai, et qui avait dû être interrompue par l'entrée de la rame en station : ça parlait d'argent. Et pas de petites sommes !

Un milliard d'euros par-ci, cent millions d'euros par-là... Pas besoin de vous faire un dessin en couleurs, plus d'un voyageur s'est mis à tendre l'oreille (!) ; écoutant vaguement nos deux amis qui avaient l'air de se prendre pour les rois du monde, et qui continuaient à deviser en parlant fort (surtout monsieur du Cimetière), comme si les autres usagers étaient des merdes.

Rapidement, j'ai cru comprendre que les deux zèbres travaillaient pour un ministère ou quelque chose comme ça. Ca parlait, entre autres, des fermetures de casernes, des palettes de lingots qu'on allait récolter en bazardant tout ça, puis dans la foulée, ça s'est mis à reparler de la fameuse somme d'un milliard d'euros dont personne ne savait quoi faire... Un budget "sans affectation", insista à plusieurs reprises monsieur du Cimetière qui continuait à parler comme s'ils étaient seuls, voulant vraisemblablement faire comprendre à monsieur Cuir qu'on allait pouvoir faire ce qu'on voulait de cet argent, le tout étant de le liquider jusqu'à la dernière fraction du dernier cent.

En bref, on en était à parler, devant eux, des mille et une manières de dilapider l'argent des contribuables présents dans la rame, quand monsieur du Cimetière, triomphant, et avec un petit air de ne pas y toucher qui paraissait très habituel chez lui, expliqua à monsieur Cuir qu'on pourrait affecter une centaine de millions d'euros à la "relance" du plan Alzheimer (vous avez bien lu)...

A écouter du Cimetière, en tant que spectateur involontaire de cette scène invraisemblable, on sentait bien que si ça pouvait être le plan Alzheimer, les cent premiers millions, ça pouvait tout aussi bien être n'importe quoi d'autre, il fallait juste que l'opération de liquidation sonne bien... Donc pas de kéro pour les zincs de qui vous savez (quoique ?), pas de bitume moulé à la louche non plus pour refaire les routes qui conduisent à la résidence corse d'un bon ami du chef de l'Etat qui aime voir sauter les têtes de poulets. (= On doit attendre d'être arrivé au "bureau" pour parler de ce genre de choses)

C'est descendu à la station Saint-François-Xavier.

C'est bien tombé, je commençais justement à sortir de mes gonds.

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Madame la présidente

Sarkozy_maquillage

Regarder quelques secondes d'une allocution du président de sa République, après avoir pris la précaution élémentaire de couper le son, est un exercice que je vous recommande. Vraiment.

Une fois le son coupé en effet, à moins de lire sur les lèvres de monsieur Je Suis Tout, on peut se concentrer sur autre chose que sur les dernières provocations de la gouape de l'Elysée. Et sur ce plan-là, hier soir, le petit Nicolas nous en a jeté plein les mirettes !

Ravalement de façade béton (beaucoup de femmes adoreraient être aussi bien maquillées), magnifique teinture donnant à l'arsouille une bonne dizaine d'années de moins, pour achever d'enfoncer le franchouillard dans ses pantoufles à carreaux, Nicolas avait même dégainé un incroyable costume de hareng italien ! Ca rutilait, ma bonne dame... On voyait que c'était fier de soi, ce petit bonhomme !

Quand j'ai écouté les comptes-rendus anecdotiques de l'allocution de sa Suffisance, plus tard le soir, ça rutilait moins.

Je me suis dit que j'avais bien fait de couper le son.

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18 février 2009

Ecoeurement, quand tu nous tiens

monsieur_Vomi

C'est terrible mes amis, je n'ai pas eu envie d'écrire ces derniers temps. Pas du tout du tout du tout, aucune envie.

Bien sûr, je pourrais vous dire que je me suis tranché les doigts des deux mains avec un couteau à pain que je tenais bien serré entre les dents, mais la vérité, la terrible vérité, c'est que les raisons de cette absence totale d'envie sont plutôt à chercher du côté de l'écoeurement que m'inspire à présent la vie politique dans notre pays : plus que jamais un pays de merde, promis, c'est maintenant une certitude pour moi, à tomber toujours plus bas dans les égoûts de nos espoirs déçus (ouah, celle-là je la copyraïghte avant qu'on me la pique).

Récemment par exemple, et j'emploie ici le mot "récemment" pour ne pas employer "quotidiennement", j'ai cent fois pu mesurer à quel point notre pays partait en lambeaux dans une indifférence totale. Générale. Criminelle, presque !

L'affaire Kouchner, puisqu'il faut bien commencer par un bout (de billet de banque), est un épisode qui m'a soulevé le coeur parmi beaucoup d'autres : super Nanard courant les dictatures avec son cochon-tirelire à la main, répétant à qui voulait l'entendre qu'avant d'être ministre de rien, il était toujours dispo pour une petite mission médico-humanitaire grassement payée mais pas trop crevante, il faut dire que ça vous casse un mythe de French doctor en moins de deux... On relatait très bien le contenu du livre (explosif, paraît-il) de Pierre Péan dans un récent numéro de Marianne. On le relatait si bien, en fait, qu'au terme de ma lecture, je ne me suis pas demandé si Bernard Kouchner pouvait être coupable ou innocent : sautant une étape qui m'a parue superflue, pour dire les choses comme elles ont été, je me suis plutôt demandé s'il fallait fusiller Kouchner ou le pendre par les ouies.

Chaque journée apportant son lot de vomissures, pas plus tard qu'hier mardi, on apprenait qu'en fait de relation "consentie", Dominique Chtroskane, patron français du FMI fricotant lui aussi avec une ancienne star de l'info, avait peut-être introduit, disons, un peu de force son zizi dans l'entrejambe d'une collaboratrice qui, craignant pour sa place, n'avait pas su repousser les fougueux assauts d'un bossu notoirement connu pour être "relou de chez relou", comme y disent les jeunes maintenant... Bah oui : des mois plus tard, on s'est souvenu que la gosse avait envoyé une lettre dans laquelle elle racontait tout. Problème, on ne sait plus au fond de quelle corbeille on l'avait oubliée depuis son départ "volontaire"...

Dans le top des tops maintenant, parce qu'il y a encore plus fort, si j'avais été en position de le faire, j'aurais sans doute salué d'un "Sig heil !" de bon aloi l'ascension exemplaire d'une nouvelle race de politiques, incarnée pour l'instant par un seul individu ou presque, sachant que le bipède qui nous intéresse ce soir sera maintenant connu du Poliblog sous le nom de Paul-Eric Touvier Besson... On a beau avoir une morale élastique, présenter la délation des passeurs (comprendre des clandestins) comme un devoir civique, un acte de bon républicain soucieux de rendre service à la mère patrie, il fallait oser (donc seul Besson en était digne) ! A quand une prime pour ceux qui feront tomber des gosses ? Une autre, spéciale celle-là, pour ceux qui feront tomber les pondeuses en attente de jumeaux dans leur dernière semaine de grossesse ? Bah, que voulez-vous. A chaque époque, il y a toujours eu des fripouilles dont la scélératesse a été un plaidoyer pour la vasectomie.

Que dire encore de nos fouèous (*) des DOM-TOM ? On les prend tellement au sérieux qu'on leur a envoyé Jégo (!), avant de siffler rapidement Yves pour qu'il revienne au pied, quand on s'est aperçu du côté de Matignon que monsieur était prêt à promettre n'importe quoi (jusqu'à sa chemise trempée de sueur) à n'importe qui pourvu qu'on le laisse rentrer fissa en métropole ! Ca a fait désordre, nos fouèous l'ont mal pris. D'autant que pour continuer de les brosser à rebrousse-poil, on n'a rien trouvé de mieux que de leur envoyer la gendarmerie mobile (vous savez, ces gus qui sont trop fainéants pour pousser un tronc d'arbre sur une route quand ils sont une trentaine au bas mot, alors que lorsqu'il s'agit de ceinturer deux ou trois Guadeloupéens pour leur passer les pinces, une quinzaine de gars suffisent) ! Pas étonnant que les jeunes (majoritairement chômeurs) veuillent en découdre !
(*) fouèous = frères, en créole polibloguien

Pour Sarkozy et les banquiers par contre, tout baigne. Pendant que des millions de chômeurs comptent leurs dernières pièces, les collaborateurs de l'Elysée, jamais en reste, commencent seulement à digérer leur deuxième augmentation de cette année (+50 en deux ans : travailler avec Nico, ça rapporte plus que de jouer au Loto).

Vous voulez que je vous dise ? Tout ça me dérange. Me laisse un sale goût dans la bouche. Je savais que sous l'impulsion de Martine (ça y est, son oeil n'est plus crevé), la trêve des confiseurs avait de fortes chances de durer quatre ou neuf ans pour les socialistes, mais quand même...

NOUS, on sera où dans quatre ans ?

Provenance de l'image : inconnue, donc je m'en sers et pis c'est tout.

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06 février 2009

Les journalistes, au poteau !

poteaux_d_ex_cutionHier soir, ça a bardé pour les journalistes et même pour les prétendus tels ! Je veux dire, pour les quatre qui ont participé, principalement en tant que chauffeurs de salle il est vrai, au show consternant de sa Suffisance Nicolas Sarkozy, auquel sera désormais convié, dans le cadre de ce qu'il est convenu d'appeler le redressement de la France on suppose, des caricatures provenant directement de rédactions qui ne sont ni celle de TF1 ni celle de France 2 (bravo Nico, c'était d'un vioque, tout ça !).

De quoi les internautes, qui intervenaient en direct juste après le pestacle à Nico, se sont-ils donc émus sur BFM TV ? Eh bien, de la "mollesse" des journalistes justement, qui a eu quelque chose "d'inadmissible" selon eux... Inutile de vous dire que je ne pense pas du tout la même chose, et très probablement, Nicolas Sarkozy non plus, car enfin... Si j'étais président d'un pays ravagé par moi la crise comme l'ami Nicolas, tout compte fait, une fois tous les 21 mois, je crois que je ne serais pas contre l'idée de me faire faire de petites gâteries en direct par une journaliste grassement payée pour faire potiche dans "ma" chaîne, d'autres par un goître ambulant (pro-franco-paneuropéen, c'est son dernier dada) qui me servirait carrément d'essuie-pieds (au vu de tous, Alain a été jusqu'à tortiller du croupion avant d'entrer en scène), et pour faire bonne mesure, d'autres encore par un cireur de mocassins venu du privé, sans parler des dernières (toujours les meilleures), faites par un faux rebelle qui s'assied tous les soirs sur un siège éjectable dont je serais le seul à commander le bouton (yerk-yerk)...

Rhâââ, songez donc... Président, j'aurais TOUS les droits ! Et il n'y aurait rien de mal là-dedans !!! C'est un peu comme cette histoire avec Kouchner, finalement : n'im-porte-quoi ! On reproche à Bernard d'avoir fait de l'oseille, comme doit bien le dire Nicolas quelquefois, en fricotant avec des dictateurs africains, alors que pendant le même temps, si sa secrétaire d'Etat au droit des minorités visibles, qui n'a même pas saisi la chance d'aller aux européennes, laisse des SDF français crever de froid en plein Paris, et qu'elle se contente aussi de se repoudrer quand 115 détenus se butent en prison en une seule année (officiellement), ça ne choque personne !

On se trompe de débats... Quant aux journalistes, pour ce qui me concerne, bah, je ne sais même plus où ils sont (?).

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05 février 2009

Aujourd'hui

Nicolas_Sarkozy_et_Laurence_Parisot_2Rien.

Euuuh, enfin si : Nicolas Sarkozy, le président de sa République qui n'arrête pas de bosser, à tel point que personne n'a la moindre idée du calvaire qu'il peut vivre, a décidé de changer les disques en livres (ça manquait) et de faire baisser le taux de TVA sur le chocolat au lait à 5,5.

Conclusion, Besancenot peut aller se rhabiller !

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