30 avril 2009
H1N1 : le nouveau virus qui fait des ravages jamais vus chez... les cons
C'est rigolo, cette histoire de H1N1 : après la grippe du poulet jaune chinois, le Monde, donc nous, serait exposé à la grippe du cochon à sombrero !
D'après des scientifiques qui, d'ordinaire, bullent du 1er janvier au 31 décembre si vous voulez, le Monde, dont le Franchouillard n'est certainement pas l'ingrédient le moins précieux, serait au bord d'un grand cataclysme : un peu un remake d'Alerte, avec Dustin Hoffman, sauf qu'au lieu de pisser le sang par les yeux et par l'anus, les victimes du virus de la grip'du'porc, qui pourraient bien être des dizaines de millions rien qu'en Amérique (my God, si ça tape les Ricains dans le buffet, c'est que c'est du sérieux !), cracheraient des postillons mortels dans la gueule des autres, dans le métro, dans les toilettes publiques, au troisième étage de la tour Eiffel ou chez le buraliste du coin, bref, partout !!! C'est terrible !
Le risque de mourir noyé sous une montagne de glaviots, parce qu'on se serait pris un postillon infecté dans les sinus par exemple, serait tel, à en croire ceux qui nous promettent l'Apocalypse, que tout là-haut, à la tête de l'OMS, on aurait décidé hier entre le fromage et le café de passer au niveau d'alerte cinq sur un "plan" qui en compte six, en cas de worldwide pandémie !
Problème, pas plus tard qu'en début d'après-midi hier, on a demandé à un super-giga-expert-mondialement-reconnu ce qu'est une pandémie, et le super-giga-expert s'est, dans un premier temps, trouvé totalement incapable de donner une réponse à la question posée... C'était un français évidemment.
Le Poliblog précise donc, à l'attention des cons qui serrent des fesses et des incultes relatifs, qu'une pandémie est une épidémie qui n'est pas circonscrite géographiquement ; en d'autres termes, elle peut très bien frapper partout, flinguer vos voisins un par un, ou au contraire n'abattre que des personnages qui ne servent qu'à faire honte à leurs concitoyens et qui ne présentent pas le moindre intérêt à l'échelle de la race humaine, n'envoyant bouffer les pissenlits par la racine que le président de sa République dans le cas d'un pays comme la France (il s'agit d'un exemple).
En résumé, la situation serait "potentiellement" très grave, mais le gouvernement français jugeait, hier encore, le risque d'une pandémie si anecdotique, qu'à en croire les nationaux revenant précipitamment par avion du Mexique ou d'Amérique du Nord dans les aéroports parisiens, ce mercredi, une centaine de Chicanos auraient très bien pu danser le rock acrobatique nus, en se crachant des mollards dans la gueule dans les aéroports de Roissy ou d'Orly, sans qu'on leur demande quoique ce soit (et surtout pas de bien vouloir enfiler un slip ou un masque, ni de cracher dans des bols au lieu de se cracher dessus) !
A en croire "l'Etat", la France, m'sieurs dames, aurait tellement les moyens de faire face à une pandémie jamais vue depuis le début du siècle, que même si des cas de grippe du cochon à sombrero se déclaraient simultanément partout dans le pays, on y ferait face les doigts dans le nez : il suffirait de bombarder les zones touchées de milliards de gélules de Tamiflu, que le contribuable, dans sa grande générosité, s'est offertes sans jamais avoir signé le moindre bon de commande, et tout serait réglé en deux coups les gros !
C'est rigolo aussi, notez, le Tamiflu : ça marche tellement du feu de Dieu qu'au Mexique, on aurait dépassé la centaine de morts (disons plutôt qu'il a dû y en avoir "entre zéro et mille", personne n'étant capable de faire un décompte à cinq cents près), et qu'en Amérique du Nord, on devrait avoir dépassé demain la centaine de cas plus ou moins suspects, avec, pour la journée de mercredi, un premier petit Ricain qui a pris son quatre heures sur une table en inox...
BRRR. On devrait crever de trouille !
L'avantage de la grippe du cochon à sombrero, vous me direz, c'est que bien que démontrant la légendaire incapacité de l'Etat français à faire face à la moindre menace, elle permet surtout de ne pas trop parler des plus de 63.000 demandeurs d'emploi supplémentaires enregistrés pour le seul mois de mars dernier, l'annonce ayant été faite à un moment où le chef de son Etat, fidèle à l'amour du boulot qu'on lui connaît, était en train de visiter le musée du Prado avec Carla (...), avant de ripailler comme un gueux anorexique avec Juan Carlos, en Espagne où le petit gros a aussi rencontré José-Luis, ce gars dont Nicolas n'a, bien sûr, jamais sous-entendu qu'il était le dernier des crétins.
Bon, c'est pas l'tout, ça : l'Etat ayant décidé de ne se sortir les doigts qu'à partir du millionnième décès de Franchouillard, devrions-nous avoir peur ? Suer à grosses gouttes, terrorisés que nous serions par la probabilité de nous faire éternuer dessus par un troupeau de Chicanos sauvages paumés dans le métro parisien ?
Eh bien pour l'instant, la réponse officielle du Poliblog est : "non". Avant d'exterminer, d'éradiquer le peuple franchouillard de la planète, la grippe du cochon à sombrero aura surtout fait des ravages terribles chez les cons, car enfin, soyons lucides (nomdidjû)... A l'heure actuelle, un Français, quel qu'il soit, a beaucoup plus de chances de mourir écrasé sous le cul de Martine Aubry que d'être contaminé par le virus du cochon à sombrero ; d'abord parce que Martine ne s'est toujours pas habituée à son oeil de verre et qu'elle ne voit pas souvent sur qui ou sur quoi elle s'asseoit, ensuite, parce que la grippe du cochon à sombrero, avant d'être une pandémie, est surtout une manière de justifier leur salaire pour les bons à rien qui recommandent d'acheter des millions de tonnes de Tamiflu dès qu'un type en voit un autre qui a la goutte au nez à la TV.
Bien sûr, si jamais les choses se gâtaient, le Poliblog vous inviterait à vous tenir informés par vous-même en cliquant sur le lien suivant :
http://maps.google.com/maps?q=H1N1&um=1&ie=UTF-8&sa=N&hl=fr&tab=wl
Avec un peu de chance, progrès de la technologie et de "l'information" aidant, d'ici quelques jours, on devrait pouvoir assister en direct aux décès des enfants de moins de cinq ans touchés par le virus en cliquant sur un symbole en forme de petite tombe (?).
Piqueture : http://www1.pictures.zimbio.com/img/6e46/ayersminifarm/35m.jpg
Commentaires
possible?
Un virus qui n'infectant que les traders et les patrons nantis comme Daniel Bouton, c'est possible?
Comment ça va ?
Bonjour,
Depuis la Norvège où j'ai décidé de vivre, je ne gardais que vous comme contact avec l'actualité française mais où êtes vous donc passé ? J'espère que ce n'est pas encore cette satanée envie d'arrêter ou cet emm... d'Arnold qui fait encore des siennes. J'attends avec impatience de pouvoir vous lire à nouveau ! A bientôt
Stéphanie
Ah, les fans... :)
Stéphanie, vous trichez : vous m'avez décoché une flèche en plein coeur (ça fait mal) ! Me voilà dans l'obligation de revenir demain, et de préparer un sujet qui sera consultable jeudi matin, ou dans la nuit de mercredi à jeudi pour les couche-très-tard et autres lève-très-tôt...
Bon sinon, je me suis pas mal interrogé ces derniers temps. Sur le sens de la vie, sur le sens de mon blog, sur le sens de l'engagement ou du non engagement politique dans un pays gouverné par une brochette de balayures dont le QI cumulé avoisine celui d'une flaque de lisier.
Notre pays se disloque. Souvent, je me demande si je suis le seul à bondir en voyant ce que je vois et en entendant ce que j'entends.
Ceci explique partiellement cela.
Pendant ce petit congé sans solde que je me suis accordé (m'en fous, j'étais pas payé avant de toutes façons), je me suis intéressé à d'autres choses qu'à la politique : ça m'a fait un bien fou !
Le problème est qu'au niveau actualité, je suis un peu largué, alors si quelqu'un a des idées de sujets à traiter, qui pourraient par exemple se prolonger dans les commentaires sur un mode de conversation entre gens qui se soucient du devenir de leur pays, qu'il ne fasse pas son timide et qu'il balance ce qu'il a sur le coeur (ou sur l'estomac). On verra ce qu'on arrive à en faire.
;)
@emachedé
Les gros cons comme Daniel Bouton sont en général victimes d'un virus dont on ne parle pas suffisamment aujourd'hui, celui de la suffisance.
;)
Tiens
je viens juste de remarquer qu'une compatriote, Stéphanie, a décidé de vivre ailleurs.
Pour moi c'est fait aussi. A part l'apprentissage de la langue c'est assez faisable.
Tu sais olaf...
S'il n'y a qu'en France que les Français sont incapables de s'adapter, c'est probablement parce que depuis des lustres, le Franchouillard est gouverné par des rebuts de l'Humanité que leurs mères auraient dû avoir le courage de noyer à la naissance. Suivez mon regard, y'a pas que la Hongrie qui est en cause... Loin de là !
pas de panique!!
Une des clefs de réussite de cette opération de communication à la fois sanitaire et marketing prend forme à travers le témoignage misérabiliste.
Celui-ci valide le facteur temps, après celui de l’espace promulgué part internet. La temporalité insinue que les rescapés d’ailleurs feront les victimes d’ici.
Quand le doute responsable flirte avec la mise en quarantaine systématique, la société se replie sur elle-même tout en surveillant son voisin.
Dès que l’objet psychose laisse place à l’outil paranoïa, les présomptions deviennent des obsessions qui conduisent à la recherche frénétique d’un nouveau shoot d’information.
@sanglier
Je n'aurais pas mieux dit, euuuh, écrit, enfin, vous voyez quoi.
Tiens, pendant que je vous tiens, c'est vous le sanglier blessé à une patte qui m'a regardé méchamment, un jour où je promenais tranquillement ma chienne en forêt de Sénart ? Non parce que si c'est vous, je voulais vous confirmer que je n'ai même pas eu peur. Vous n'aviez pas l'air si méchant, au fond. Ceux qui vous avaient blessé, par contre (?)...
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