Super_SarkozyNicolas Sarkozy est sorti de l'hôpital du Val-de-Grâce ce matin (et zut, pas de chance, il tenait sur ses deux pattes l'animal !).

A la question posée par ma femme, qui m'a demandé ce qu' "il" foutait au Val-de-Grâce, sous-entendu, comment a-t-on pu autoriser un tel individu à recevoir des soins dans un hôpital militaire et, plus scandaleux encore, d'être comme aurait dit George C. Scott dans le rôle de Patton, mêlé à des "hommes admirables qui ont été blessés au combat", je me suis vu contraint de répondre qu'en tant que président de sa République, Nicolas Sarkozy était aussi le chef suprême des armées qui étaient autrefois les nôtres : c'est comme ça et puis c'est tout.

Subtile comme à son habitude, ma femme m'a répondu que c'était "impossible" parce que Nicolas Sarkozy "n'a pas de couilles", ce à quoi, j'avoue, je n'ai plus su quoi répondre, n'ayant contrairement à beaucoup d'autres jamais enfoui ma tête dans le slip du chef de l'Etat pour vérifier, mais nous nous égarons.

Nicolas Sarkozy, donc, est sorti de l'hôpital du Val-de-Grâce ce matin main dans la main avec sa grosse Carla (Dieu que c'était émouvant), car selon les médecins qui ont examiné la bête, après bien sûr qu'on ait pris la précaution de lui passer une muselière, notre homme aurait été victime d'un vulgaire malaise lipothymique, diagnostic qui présente ce double avantage de rappeler tacitement que non, Nicolas Sarkozy n'a pas pu perdre connaissance comme une gonzesse (contrairement aux premiers bruits rendus publics), et que non, Nicolas Sarkozy ne souffre d'aucune pathologie cardiaque répertoriée, ceci bien qu'un malaise lipothymique puisse résulter d'une brutale chute de la pression artérielle consécutive à une hypotension, donc à une défaillance (au moins ponctuelle) du muscle cardiaque accompagnée d'une diminution ou d'une augmentation de la fréquence (ah bon ?).

Ca a pu avoir la couleur de l'infactus, ça a pu avoir l'odeur de l'infarctus, mais ça n'a pas été un infarctus selon les médecins (à voir...).

En termes médico-polibloguiens, si vous préférez, Zi Américane pourrait tout aussi bien avoir fait un ch'tit accident vasculaire cérébral sans que le bon peuple en soit bien sûr informé, l'équivalent (toujours polibloguien) de ce que les médecins appellent "rien" étant un petit suisse lancé à environ trois cents kilomètres heure dans le magma informe qui en l'occurence constituerait, dans nos évaluations les plus optimistes, le peu de matière cérébrale encore présent dans le cerveau du président élu, hypothèse qui pourrait notamment expliquer que par la voix du pieds-dans-le-platesque Claude Guéant, l'Elysée ait particulièrement insisté pour faire savoir que le président parlait normalement (tiens-tiens, voilà qui est bien étrange, pour un vulgaire malaise lipothymique !).

De tout ça, un vieux briscard de la communication politique comme moi (allez hop, un ch'ti coup d'pommade, ça n'a jamais fait de mal à son homme) aura tôt fait de déduire que lorsqu'il a atterri au Val-de-Grâce où on l'avait transporté fissa en hélicoptère, Nicolas Sarkozy ne savait peut-être plus marcher, qu'il se faisait dessus, qu'il regardait dans le vague et qu'il ne s'exprimait plus que par d'incompréhensibles braiements (un peu comme quand le président parlait d'économie mondialisée, avant son malaise bien sûr).

Ne dramatisons pas pour autant ; vu le peu d'informations communiquées par l'Elysée, toujours prompt à nier que le président fasse, comme Xavier Bertrand, partie des p'tits gros qui n'arrivent pas à perdre un gramme en dépit de régimes qui enverraient n'importe quelle pintade comme Carla directement à la morgue, il serait tout aussi possible :

1°) que Nicolas Sarkozy ait glissé sur une peau de banane, cette dernière ayant pris la fuite après l'accident,

2°) que notre président chéri ait dévié de sa trajectoire pour éviter un escargot en vacances, qui se promenait justement dans les jardins de la Lanterne par 29 degrés à l'ombre pas plus tard qu'hier matin (Fatalitas ! Le touriste aurait pu ne pas voir Nicolas Sarkozy arriver à cause de son bob Ricard, après tout),

3°) qu'effrayé par la perspective de devoir à nouveau s'occuper des problèmes de chiottes de moman Carla pendant tout le mois d'août au Cap Nègre (c'en est où au fait, l'affaire du tout à l'égoût et des voisins de moman Carla qui puent du cul, là-bas ?), notre Nicolas ait eu un léger vacillement des membres inférieurs, une chute s'ensuivant au cours de laquelle la truffe du chef son Etat serait allée se planter dans une crotte de Doberman, déposée sur le parcours de santé du petiot par un quadripède rattaché au service de sécurité de la Maison du Chef numéro 7, etc.

Bref, au grand dam de ceux qui, dans un récent sondage sur les personnalités politiques préférées des Français(*), situaient Nicolas Sarkozy à peu près entre le bouquet d'hémorroïdes et l'amputation des deux jambes, le président de sa République n'est pas mort mais... ça ne va peut-être plus tarder !


Lipothymie : le diagnostic idéal pour masquer l'état de santé (parfois lamentable) d'un quinqua qui vit ses dernières heures... Comme dirait mon pote Julius en tout cas, à partir de cinquante piges, plus on sort de l'hôpital sur ses jambes, plus on a de chances d'y revenir les pieds devant !
http://fr.wikipedia.org/wiki/Lipothymie

(*) DSK (NDR : l'obsédé) et Chirac (NDR : le Roi fainéant) politiques préférés des Français
(T'as raison !... Je sens que je ne vais pas tarder à ouvrir mon institut, moi.)
http://www.liberation.fr/politiques/0101579859-dsk-et-chirac-politiques-preferes-des-francais

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