the_american_ratC'est assez effrayant mais très habituel dans le monde politique, ce qui se passe en ce moment à l'UMP : cette volonté manifeste, qui pour autant ne s'exprime jamais vraiment, de se débarrasser rapidement de l'insupportable poids mort qu'est devenu un chef (Nicolas Sarkozy) tombé en disgrâce (en l’occurrence, depuis que Nico a coulé toute la droite -sauf le FN- aux régionales)…

Souvenons-nous : il y a quelques semaines à peine, Nico la Vérole (qui depuis a filé des boutons à tout le monde) était encore le souverain pontife d’une droite qui se croyait guidée par le seigneur lui-même, l’entité que tout le monde adulait et redoutait en même temps ayant envoyé chez la fille aînée de l’Eglise, à savoir la France, son plus valeureux défenseur !

Pour mieux duper les forces du Mal (traduisez les conservatismes néfastes, les tenants d’un complot « anti-progressiste », etc.), qui n’avaient pas manqué de se dresser contre lui, la Nature avait fait de l’élu de la Foi une créature qui n’avait rien d’un héros, et encore moins quoique ce soit d’un premier de la classe…

Il était petit (en fait, c’était un gnome), au point de devoir glisser chaque matin des parpaings dans ses pompes pour se grandir ; il était moche, si moche qu’il devait user et abuser d’un pouvoir qui lui avait été conféré par les croyants (les Français) pour séduire des femmes qui, en d’autres circonstances, lui auraient marché dessus sans même s’en rendre compte ; il était inculte, chiant abondamment sur tout ce qui touchait de près ou de loin à la connaissance et à la culture jusque dans leurs aspects les moins raffinés, et pour couronner le tout, il était con, si con que d’autres devaient écrire tous ses discours de la première à la dernière ligne, pour empêcher le crétin de dire ce qu’il avait réellement dans le crâne (à savoir un poster de son nombril, la plupart du temps).

Qui aurait pu, qui aurait « dû » se méfier d’un être aussi chétif, aussi pathétique et aussi insignifiant, aussi peu gâté en apparence par une nature qui ne se montre que rarement aussi peu clémente envers l’une de ses créatures ? Personne, évidemment ! D’ailleurs, c’est exactement comme cela que Nicolas Sarkozy est devenu président de la République française, mais passons.

Au moment de prêcher la bonne parole de la Force supérieure qui l’avait envoyé sur Terre en revanche, disons, pour simplifier, le capitalisme le moins méritant et le plus immoral de tous les temps, notre « vedette » s’était immédiatement trouvée confrontée à un douloureux problème : tout le monde (ou presque) attendait quelque chose de Nicolas Sarkozy, y compris ceux qui n’osaient pas l’avouer ou le demander, mais Nicolas Sarkozy, lui, n’avait jamais rien attendu d’autre que d’atteindre la fonction présidentielle pour s’empiffrer comme un goret et se vautrer dans la fange avec toutes les truies de la porcherie !

A la fin, il n’en resta qu’une, comme dans Highlander, sauf que Nico la Vérole n’a jamais eu à trancher les têtes d’autres immortels (il serait bien trop lâche pour ça) pour la gagner, il l'a eue pour pas un rond et n’a jamais coupé que le peu de couilles de ceux qui en manquaient au point d’avoir été trop pleutres pour se dresser devant lui (Martinon, Darcos, etc. C’étaient de toutes façons des larves dont Nico a bien fait de se débarrasser).

Mais je me perds dans mon récit… Or donc, poursuivons avec notre habitude salutaire de tout résumer pour que tout le monde puisse bien suivre : bien que n’ayant coupé des couilles que chez des gens qui n’en avaient pas (la preuve, Villepin a encore les siennes), le temps passait en Sarkozye sans que le peuple (croyants comme non croyants) ne voit rien venir… La seule chose qui avait véritablement changé depuis Chirac, c’est que ce n’était plus de l’eau qui coulait sous les ponts, c’étaient des marées de flics qui, dit-on ça et là, ont tellement éclaboussé tout ce qui trouvait autour d’eux que même les croyants ont fini par ne plus pouvoir les encadrer (enfin, c’est ce qu’on dit, moi je ne suis pas au courant de ces trucs).

Bon alors voilà, en coupant au plus court une fois de plus, tout le monde (même ceux qui ne l’aimaient pas) pensait que Nico la Vérole en avait dans le pantalon, mais plus le temps a passé, plus l’on s’est aperçu que la gouape n’avait que du vide entre les jambes : même pas l’enveloppe fripée d’une caricature d’embryon de testicule...

La mythologie de Sarkozy reposant principalement sur une chose qui n’a jamais existé (en tout cas, pas chez les feignasses du calibre de Sarkozy), puisqu’on parle ici d'une notion issue du cerveau malade d’un sociopathe qui n’aurait jamais dû devenir président (le fumeux concept de « réforme » globale selon la Vérole, en lui attribuant la place qu’il mérite pour une fois), voici en quelques mots la situation du jour :

- Nico la Vérole est toujours président de la République mais beaucoup le nient ou le regrettent,

- la Vérole est candidate naturelle à sa propre succession (ça tombe bien : à droite, tout le monde veut y aller mais finalement, personne ne veut y aller !),

- si Nico la Vérole crevait étouffé au milieu de ses boutons / ne se représentait pas en 2012 parce qu’il devrait trouver une copie encore plus jeune de Cécilia que Carla / devenait tétraplégique après un énième infarctus malaise vagal / se faisait trouer le front par un Français héroïque au cours d’une prochaine sortie officielle, etc., alors François Fillon, Alain Juppé, Jean-François Copé, Philippe de Villepin et un tas d’autres furoncles qui ne demandent qu’à percer seraient partisans de primaires à l'UMP (on en parle déjà pour calmer le jeu), au terme desquelles aucun des postulants ne serait contre lidée de devenir successeur de la Vérole en remplacement de la Vérole elle-même !

Je sais que tout cela paraît un peu confus à la première lecture (si si, je le sais), mais essayez de vous glisser un instant dans la vieille peau d’un Fillon soudainement ragaillardi par le trépas du Chef, dans la couenne fatiguée du même Fillon qui avait mal au dos depuis 2007 à force de devoir supporter les couillonnades d’un malade mental, et vous comprendrez mieux, vous comprendrez même TOUT !

Sarkozy, fier et riant une nouvelle fois comme un crétin en Amérique (où il se croit toujours chez lui, Zi Américane !), parlant de l’origine italienne de Carla parce que la France, insonciemment, c’est toujours de la merde pour lui… De petits comiques à la fac de Columbia, chez qui on a promené le débile comme on avait promené Joseph Merrick il y a cent-cinquante ans, qui étaient venus pour voir à quoi cela pouvait bien ressembler, un con qui se prend pour Berlu et pour Poutine réunis… Sarko qui a provisoirement besoin de s’éloigner, et surtout de se faire greffer de vraies couilles (elles resteront malheureusement virtuelles, ou aux Etats-Unis) en s’affichant avec un autre « guide » qui, lui, a au moins réussi à faire passer sa réforme de la santé dans un pays ravagé non pas par la chtouille mais par le chômage (maestria, quand tu nous tiens !)… Ça devient lassant ces crétineries.

D’un côté, un prix Nobel de la Paix noir qui venait d’envoyer des renforts en Afghanistan quand on lui a appris que des Suédois complètement allumés l’avaient choisi pour recevoir l'une des distinctions les plus "sélects" de l'année, de l’autre, un homme d’Etat de l’année 2008 (juif), ainsi nommé par une fondation (de juifs) dont la clairvoyance est telle qu’elle s’est faite totalement essorer par l’escroc Madoff !

Décidément, ils sont lointains, les souvenirs de l’époque glorieuse où personne, à droite, ne pouvait se résoudre à admettre que Nicolas Sarkozy n’était qu’un petit connard comme il en existe des centaines de milliers (ou millions ?) d’autres dans tous les asiles psys du monde, si obsédé par sa propre personne, à ce point enfermé dans une invraisemblable mythologie de malade mental qu’il s’est construite depuis plus d’un demi-siècle (*), qu’il est devenu hermétique à ce qui crève les yeux de tout le monde...

(*) ben oui : en plus, elle n’est plus toute jeune la carne !

J’ai d’ailleurs, je crois, été l’un des premiers à l’écrire, quand il m’a paru que c’était devenu une évidence, Nicolas Sarkozy est politiquement mort il y a déjà deux semaines et deux jours, soit au soir du premier tour de régionales à l'occasion desquelles un tas de crétins se sont aperçus que la droite, l’UMP, les « réformes », bref, tout ce qui faisait leur monde et leurs croyances était aux mains d’un abruti : un petit con, vulgaire, mythomane et mégalomane, et qui en TROIS ans n’a rien fait d’autre que de changer de femme(s) et de trouver un boulot à celui de ses chiards qui était trop con (c'est de famille alors ?) pour mixer les DVD de... Jamel Debbouze !

Ecrit comme ça, ça fait mal à l'identité nationale ! Mais bon.

Nico la Vérole étant encore aux States demain mardi pour autant que je sache, je suppose que nous suivrons tous la journée avec beaucoup d’attention. Pour ce qui me concerne, je me demande par exemple si Jean-Pierre Raffarin, Frédéric Mitterrand, Patrick Balkany, Christian Clavier, Frédéric Lefebvre, Jean-Marie Bigard, François Baroin, Richard Virenque, Edouard Balladur, Jean Réno, Jean-Marie Le Pen, Valéria Bruni et Dominique Chtroskane (bref, un peu tous ceux de l’UMP ou de l'extrême-droite, c'est quasiment la même chose) se déclareront candidats à la succession de la Vérole dans la journée...

On verra ça demain !

Illustration : http://littlegreenfootballs.com/weblog/pictures/Pictures/yemen-american-rat-toon.gif