chienlit

Ca continue à méchamment ruer dans les brancards, du côté de ce que, par pur esprit de moquerie, certains continuent d'appeler la "majorité" présidentielle !

Hier, pendant que les députés UMP mouillaient toujours leur pantalon en pensant à l'après Nicolas, Nicolas Bruni, justement, Carla Sarkozy et le p'tit Louis Ciganer Machin dînaient avec les Obama !

Au menu, parmi bien d'autres plats, dont ceux qui ont voué leur sueur à l'essor du sarkozysme ne pourront jamais que rêver, se trouvait notamment une traduction des échanges entre Barack et Nicolas faite par Carla elle-même ! On n'avait pas requis d'interprète : le protocole et toutes ces foutaises de vieux connards, dans lesquelles s'enfermaient les présidents "d'avant Lui", Nicolas ne veut plus en entendre parler, depuis ce jour de 2007 où ses talonnettes ont définitivement quitté le sol !

A Paris par contre, rien à cirer des conneries mégalomaniaques de Sarkozy : loins de s'être calmés à l'approche du retour du chef, les parlementaires UMP ont passé toute la journée à prier pour que l'avion du crétin s'écrase sur le chemin du retour.

Ç'aurait été magnifique ! Nicolas, sa grognasse et le p'tit Louis, dispersés comme des confettis quelque part entre Washington et Paris, ça aurait mis un terme d'une manière presque acceptable pour tout le monde à une période de collaboration que plus d'un regrette aujourd'hui avec amertume, quand il ne la rejette pas avec répugnance.

Mariani par exemple. Fidèle parmi les fidèles (ou astiqueur parmi les astiqueurs, c'est une question de point de vue), il a décidé d'emblée de boycotter une réunion que sa Suffisance avait prévu d'organiser dès son retour des Etats-Unis, pour convaincre ses troupes que tout restait à faire (alors que la droite, de toute évidence, devrait plutôt s'interroger sur ce qui lui reste à perdre) ! "Quand on est pris pour un con", a simplement dit Titi (Mariani) à titre "d'excuse" pour justifier son absence, "il faut savoir terminer les choses" : traduction libre, on m'a pris pour un con, donc je me drape dans ma fierté de couillon qui s'est fait rouler dans la farine, en me montrant dès les premiers jours du sarkozysme comme l'un des porte-paroles les plus zélés du populisme xénoïslamophobe de Nicolas (NDR : ben oui Thierry, tu t'es bien fait berner, hein) !

Dîtes, à votre avis, il se prend pour qui sérieusement, Thierry Mariani ? Ou plutôt, il se prend pour quoi ? Ça s'imagine représenter "quoi", un type comme Mariani, qui joue les pucelles de la dernière heure dans l'énorme chienlit qu'est devenue la France d'avril 2010, sous la présidence calamiteuse d'un schizophrène qui vient encore de ridiculiser les Français aux yeux du monde pendant deux jours en se tortillant comme une Castafiore de Rungis à-côté de Barack Obama ?

Tu peux aller te faire f..., Mariani ! Tu aurais dû te souvenir plus tôt qu'après la collaboration vient toujours l'épuration ! D'ailleurs, quand on leur redonnera le pouvoir de faire jarter les loufiats qui ont mangé dans la main d'une arsouille aussi lâche qu'eux (i.e. tous trop lâches pour assumer leur propre médiocrité), on verra si les électeurs marchent dans ta combine de pucelle outragée !

Je m'énerve, mais je dois avouer que de tels comportements m'irritent souverainement.

Un peu comme Jean-François Copé, l'une des pires larves qu'ait jamais connu le monde politique français depuis 1789 : monsieur est patron du groupe UMP à l'Assemblée nationale, chef suprême des béni-oui-oui qui ont tout voté, du bouclier fiscal au plan de relance (*) en passant par la casse systématique de tous les services publics (à lui seul, Sarko la Vérole devrait détruire 80.000 emplois en 2010 dans la fonction publique), et se pointe maintenant la gueule enfarinée en suggérant qu'on devrait peut-être accélérer sur... l'interdiction de la burqa !

(*) plan de relance : il a engraissé les banquiers et les actionnaires comme des porcs, fait fermer des dizaines de milliers de PME et mis plus de 400.000 français au chômage pour la seule année 2008 mais patience : on ne devrait pulvériser tous les records de chômage connus en France que fin 2010...

Oh, dis, Jean-François Copé, oui c'est à toi que je parle tronche de fesses : tu te fous de la gueule de qui ? Tu veux que je te mette une balle dans la tête, histoire de remettre deux ou trois pendules à l'heure ? Espèce de sous-m... !

Je ne sais même plus dans quel ordre présenter les choses, tant Nicolas Sarkozy et les sarkozystes continuent à chier sur les Français avec ostentation, tout en essayant de sauver leur peau pour ceux qui viennent de s'apercevoir qu'il est un peu tard pour sauter du train...

Prenons n'importe quel sujet, la voiture électrique par exemple ! Chez Heuliez, les salariés pensaient encore pouvoir sauver l'entreprise en se lançant dans le créneau qu'on dit porteur de la voiture électrique (à voir) !... Pas de chance, il y a quelques semaines, alors que l'entreprise était déjà moribonde, l'Etat, autrement dit l'Elysée, puisque sous Sarkozy il n'y a pas de ministres et que le parlement n'est constitué que de chambres d'enregistrement, a fait annoncer que plusieurs groupes recevraient des subventions pour plancher sur les véhicules du futur (*) et Heuliez n'en faisait pas partie !

(*) véhicules électriques : une énième lune intégralement financée par un contribuable qui "devrait" partir plus tard en retraite, pour éponger une dette qu'on dit être la sienne (!) ; les véhicules électriques sont essentiellement destinés à légitimer la construction de ces nouvelles centrales nucléaires dont Nicolas Sarkozy et bon nombre de ses amis patrons et/ou actionnaires RAFFOLENT, lesdites centrales rapportant généralement GROS à ceux qui interviennent dans leur financement et leur construction (à commencer par les politiques qui en décident), puisque depuis qu'on construit des centrales nucléaires en France, jamais un budget n'a été en rapport de près ou de loin avec le montant final des travaux, surfacturations par dizaines de milliers, pots de vin et rétro-commissions pesant souvent beaucoup plus lourd que l'incompétence notoire de ceux qui calculent les coûts (on ne parle pas des irrégularités dans les constructions telles que les erreurs de mesures, les qualités de bétons, les qualités d'alliages, et encore moins des déchets hyper-radioactifs qui affolent l'aiguille des compteurs Geiger à plus de deux cents kilomètres de distance quand le compteur n'est pas tenu par un contrôleur officiel, etc.).

Quel rapport avec un président qui, outre son aptitude unique à mettre les Français au chômage par centaines de milliers, déféquerait à tout va sur tous ceux qui ne le sont pas encore (au chômage), allez-vous me dire ? Eh bien c'est très simple : outre la fermeture programmée d'Heuliez, dont les repreneurs potentiels qui seraient, euh, plusieurs selon Christian Estrosi, n'existent que dans le cerveau de l'escroc jusqu'à preuve du contraire, en très bonne place sur la liste des entreprises retenues (en français, on dit désignées) par l'Elysée pour travailler à la conception de voitures qui ne devraient inonder que les administrations (via l'égorgement des contribuables, elles disposent de fonds illimités), on trouve le groupe Bolloré, du nom du propriétaire du yacht sur lequel Sarko la Vérole était allé répandre ses bourrelets à peine élu président de sa République !

Heureux hasards.

Bien sûr, théoriquement, avec l'ami Vincent, le groupe Dassault aurait pu (ou dû ?) recevoir une bonne part du gâteau prénucléaire, mais pour des raisons sur lesquelles je n'ai pas encore eu le temps de me pencher, il semblerait que pépé Serge soit un peu tombé en disgrâce ces derniers temps au sein de la Sarkozy Financial Company, la seule compagnie financière du monde qui arrive à avoir des ardoises partout tout en faisant pleuvoir de l'argent virtuel sur tous ceux qui aiment les pots de vin relations fluidifiées, les délits d'initiés plus-values providentielles, les dessous de table cadeaux d'affaires et les rétro-commissions chaleureux remerciements !

D'un côté, on dégraisse à qui mieux mieux, de l'autre, on s'engraisse à s'en faire péter toutes les panses : pas étonnant que les députés soient dépités, eux qui redoutent de bientôt ne même plus avoir de strapontin à glisser sous leurs fesses !

Nicolas s'en cogne. Il n'a rien à foutre de rien. Quand il voit des paillassons, il s'essuie les pieds dessus pour se décrotter les talonnettes et c'est tout. Il serait d'ailleurs temps, d'après lui on imagine, que les gens aient l'honnêteté de reconnaître, sans parti pris ni tabou, que c'est ce qu'il faut faire avec des paillassons !

Il serait plus convenable de lever le bouclier fiscal, d'après certains qui commencent à en avoir ras le béret de se faire lapider à chaque fois qu'ils mettent les pieds au marché n'importe où dans leur circonscription ? Pas question, "allez vous faire foutre, pauvres cons !", leur a répondu le chef de son Etat dès son retour de chez les Ricains où, comme d'habitude, tout le monde s'est tordu de rire devant le nabot français qui roulait des épaules et qui avait presque fait péter les échasses pour se hisser au niveau de Barack !

Il est définitivement taré et foutu, ce Sarkozy qui a été jusqu'à se payer le luxe de dire chez les Ricains que les hommes d'Etat (comme s'il en était un) devaient être jugés sur leurs résultats (NDR : on pense pouvoir en déduire que l'handicapé psychomoteur est persuadé d'avoir obtenu des résultats chez nous...).

En d'autres temps, confronté lui aussi à des problèmes qu'il croyait pouvoir survoler éternellement, un vieux général avait dit "la réforme oui, la chienlit non !". Avec Nicolas Sarkozy, c'est exactement le contraire : personne ne sait où est la réforme (ni même ce qu'elle est censée être, à part l'engraissement des copains-copines), mais tout le monde voit bien que la chienlit est partout. Dans l'éducation, dans la santé, dans la sécurité, dans la justice, dans le travail, dans l'environnement, dans le pouhadacha, dans ce qui était une peur latente de l'avenir et qui est en train de se transformer en véritable terreur.

Premier avril 2010 : il reste deux ans pour destituer Nicolas Sarkozy de la fonction de président de la République où les électeurs d'extrême-droite l'ont porté, pour cause d'incapacité mentale de ce dernier à exercer ce qui était encore un mandat un peu honorable avant qu'il le traîne dans la fange.

Heuliez, ou quand l'Etat feint de vouloir sauver un groupe qui "aurait pu" faire de l'ombre à l'un des meilleurs... copains du président de sa République
http://info.france2.fr/economie/l-avenir-d-heuliez-demeure-incertain-62233073.html

Pendant ce temps, gavé par les deniers des contribuables, le groupe Bolloré travaille à fond sur la voiture électrique (NDR : tu m'étonnes, y'a qu'à voir les dates des dernières actus dans Google)
http://www.google.com/search?q=bollor%C3%A9+voiture+%C3%A9lectrique

Nicolas Sarkozy, ou la funeste histoire d'un escroc qui a mis plus d'un million de Français au chômage en deux ans (record à battre) : on passe sur les 140.000 emplois (minimum) détruits en 2008 (faillite de Lehman Brothers le 15 septembre seulement, c'est-à-dire n'intervenant que de façon relative sur le nombre d'emplois détruits en France en 2008) pour se jeter immédiatement sur le "beau morceau" que constituent les 400.000 à... 600 / 700.000 emplois détruits en 2009 ! Avec la bénédiction d'une Sarko Team qui repousse toujours plus loin les limites de la malhonnêteté pour cacher l'état réel du pays aux électeurs...

Version 400.000 (emplois détruits en 2009)
http://www-org.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/11/13/l-insee-dresse-le-portrait-de-la-france-face-a-la-crise_1266552_1101386.html

Version 600.000
http://www.alternatives-economiques.fr/592-000-emplois-detruits-en-2009_fr_art_633_44719.html

NDR : courant 2009, l'INSEE avait annoncé un chiffre de 700.000 emplois détruits pour l'année, mais quelques têtes ont dû sauter puisque ce chiffre n'a plus jamais été mentionné ensuite.

En guise de fromage, les bons résultats de Sarkozy (& Co.) dans sa lutte pour contre le chômage
http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2010/01/28/emplois-detruits-chomeurs-volatilises/

Et en dessert, un article qui mentionne pour une fois la mafia de l'Intérim (un peu difficile à trouver sur le ouèbe) : avec le BTP, l'un de ces secteurs de racailles qui ont coulé le pays pour gaver des actionnaires dont plusieurs, une fois de plus, ont par un heureux hasard, des tickets d'accès permanent à une certaine adresse de Paris
http://www.e24.fr/economie/france/article90225.ece/Autant-d-emplois-detruits-au-T1-2009-que-sur-toute-l-annee-2008.html

Pour en finir, dans ce sujet en tout cas, avec la seule question du chômage, vous noterez que nous sommes depuis ce matin au mois d'avril 2010 (premier trimestre terminé), et qu'il semble actuellement impossible de trouver des données sur le nombre d'emplois détruits en France depuis quatre-vingt-dix jours (curieux) : vu de l'Elysée, ça doit vouloir dire qu'on tient le bon bout !