No_Way_Out

Ah mes ami(e)s, je ne trouve pas les mots ! Cela avait quelque chose de tellement misérable et de tellement ridicule, ou décalé si vous voulez, cette interview pujadesque de Nicolas Sarkozy sur une petite terrasse toute minable blottie au pied d'un mur de l'Elysée, que j'ai bien cru que j'allais en bouffer ma langue !

Moi qui prenais encore un peu Nicolas Sarkozy pour un cador des bacs à sable, il faut dire, sans doute étais-je voué à rester une fois de plus anéanti devant l’évidente incapacité de l’infirme à nous tirer du gouffre où il nous a tous précipités...

Tous, sauf Eric Woerth, sauf Michel Rocard et ses deux trous dans la tête et quelques autres encore, l’essentiel pour gagner le respect du président de sa République n’étant plus, depuis 2007, d’être un « bon Français » honnête et besogneux, mais plutôt d’être un bon astiqueur et d’avoir des cervicales en béton armé (ça y est, je remets ça... Excusez-moi SVP).

Question décor pour vous donner un ordre d’idées, histoire de rappeler que c'est la CRISE et que l'heure n'est plus à fricoter avec des gonzesses sur lesquelles la moitié du tout Paris s'est essuyé, on avait carrément fait dans le pré-soviétique post-cubiste (je vous expliquerai mieux une autre fois), tellement anguleux et moche, en bref, qu'un cube d'acier zingué n'aurait pas voulu y chercher ses petits !

Un pur exemple de « merdes définitives » du genre de celles dont les Pompidou (surtout madame) raffolaient, avec des fauteuils-chaises qu'on aurait dits fraîchement sortis d'un dépôt Emmaüs des quartiers Nord de Bucarest, et entre les deux fauteuils-chaises, soutenant les culs flasques mais néanmoins serrés de Nicolas Sarkozy et de David Pujadas (si heureux de pouvoir, enfin, parler à Nicolas Sarkozy comme à une petite merde qui a des comptes à rendre à plus de 65 millions de Français), c'est-à-dire en guise de « table » si vous voulez, une autre sorte de cube géant, mais grossièrement tronçonné celui-ci, de sorte que le truc ressemblait vaguement à un genre de plateau Ikea trop fin monté sur cure-dents et taillé dans de l'humus lamellé-collé...

Ca faisait PAUVRE, je vous raconte pas !

A voir des trucs pareils, jamais on ne croirait qu’un jour, Nicolas et Cécilia ont donné en se marrant comme des baleines un SMIC à bouffer à leur clébard, et jamais on ne dirait non plus que Dieu sait combien de fois par an, Carla s’offre une paire de tongs à 1.000 balles qu’elle trouve trop chiches pour les porter ailleurs que dans son plumard (saleté) !

Question coiffure aussi, Nicolas voulait visiblement en imposer à mort, puisqu'à l'occasion d'une intervention au terme de laquelle le Franchouillard devait (je suppose) être sensé se bouffer les couilles, tout en se répétant toutefois combien il a de la chance d'avoir un président comme Nicolas, super Nico avait fait péter la teinture Quinqua !!!

Oui madame, vous avez bien lu, la teinture quinqua ! Tempes grisonnantes avec le poil qui s’éclaircit quand on approche du sommet de la cafetière, et entre les deux oreilles de l’animal, surmontant un front buriné par un maquillage moins tafiole que d’habitude les embruns, marqué aussi, de toute évidence, par une foi moins déplacée que d'habitude du chef de son Etat en sa propre virilitude, des cheveux PRESQUE GRIS !

Ca m’a fait drôle de voir la vieille ganache de l’Elysée oser nous la jouer encore une fois comme ça, alors que depuis plus de trois ans, le bon à rien se fout ouvertement de notre gueule en dilapidant allègrement de l’argent que les fils de nos petits-fils n’ont pas encore gagné (et pour cause, puisque la plupart d’entre eux ne sont pas encore dans le ventre de leur mère) !

Non mais dîtes, il nous prend pour qui Nicolas Sarkozy à votre avis ? Pour des truffes, pour des quiches, pour des débutants ? Il croit qu’on n’a pas la télé ce connard ? Qu’on n’a jamais assisté à une pièce de théâtre, qu’on n’a jamais vu JR pousser Sue Ellen à se pochtronner la gueule en lui disant qu’elle était moche, et que le jour d'après ce serait pire ?

‘faut vraiment qu’il nous prenne pour des moins que rien, pour des merdes, pour des blaireaux qui vont continuer à supporter la moindre de ses imbécilités et qui vont gaver sa clique de mafieux corrompus jusqu'à ce que des panses se mettent à éclater dans tous les coins !

On passera, parmi d’autres mensonges ehontés qui devraient inciter les Français à virer le second Domenech de la Vème République à coups de pieds dans le cul, sur les quarante milliards qui manqueraient par an sur dix ans pour assurer le financement des retraites des Français qui travaillent et de ceux qui ont déjà accompli leur « peine » (contrairement à Nick et à sa clique de joueurs de bonneteau) : entre le plan de sauvetage des banques (voté sans sourciller par la gauche, excusez du peu : 360 milliards d’euros !!!), le plan de relance de l’économie (dont le montant reste totalement inconnu), auquel on doit encore rajouter l’énième plan de sauvetage du seul secteur automobile (20 milliards d’euros ou… plus, on ne sait pas), les conneries de Borloo, le milliard « égaré » par la grosse Bachelot, sans parler bien sûr des cigares, des jets de cette raclure d'Estrosi (le père spirituel de Joyandet ?) et de ce qu’il convient d’appeler une cascade de maquignonnages commis au nom du financement, via OSEO, d’entreprises subitement devenues hautement nécessiteuses (*), les 400 milliards d’euros que Sarkozy se fait fort d’économiser en mettant un maximum de fonctionnaires (donc de Français) au chômage (**) et en continuant à bosser « comme un fou » ont déjà été engloutis jusqu’au dernier cent (!), avec en prime, une dette qui a plus qu’explosé, une Sécu en état de mort clinique et des emplois et des entreprises qui se font la malle par centaines voire par milliers tous les jours !

(*) on notera que parmi d’autres effets pas forcément attendus par tout le monde, la crise financière mondiale (au passage, on gagnerait du temps en parlant de CFM) s’est assortie d’un genre de variante de virus du sida, mais transposé (d’une façon assez curieuse, soit dit entre nous) à l’entreprise ; en l’occurrence, il s'est le plus souvent agi d'entreprises détenues plus ou moins directement par de petits barons locaux du MEDEF dont les entreprises, c’est bien connu, baisent toujours sans capote et ramassent un peu toutes les saloperies qui traînent, surtout quand elles rapportent GROS,

(**) jusqu’à preuve du contraire, un emploi non renouvelé, c’est un emploi en moins, sauf bien sûr quand on s’appelle Nicolas Sarkozy, qu'on a inventé le fil à recoller le beurre, et qu’on jure que des emplois en moins finiront bien, « un jour », par faire de l’emploi en plus (t'as raison, Léon) !

Mais revenons plutôt à nos moutons : ca ne saute pas forcément aux yeux, ce genre de détails, à-propos des tempes grises de la vieille (c’est là que nous avons commencé à dévier), mais pour moi qui ai mille fois vu notre Nicolas avec les couleurs d'un mec de trente ou trente-cinq piges, alors que la fripouille en a vingt de plus bien sonnées et qu’elle a déjà fait son énième infarctus presque sous l’oeil des caméras, ça m'a fait un petit choc (pas étonnant que Carla papillonne à droite et surtout à gauche…) !

Voir à quel point, en quelques heures, la plus grande vaurienne de France a fait mine d’être devenue un homme sage, presque vieux, impuissant mais laissant suinter encore, qui sait, peut-être un mince filet de confiance aux yeux de ceux que l’homme continue probablement d’appeler des connards ou des enculés a pu avoir, je suppose tout au moins, quelque chose d’un peu rassurant pour les gogos qui veulent encore croire que Nicolas Sarkozy est plus qu’un petit fifre à couilles molles (NDR : vous croyez encore en Nicolas Sarkozy ? Vous pouvez vous dénoncer ici mais SVP, après, fermez-la).

Pas mon cas : pour moi, Nicolas Sarkozy, c'est du bla-bla avec du cholestérol autour. Rien qui vaille vraiment la peine qu'on se torture les méninges. Ce serait le cas, du moins, si nos destins ne dépendaient pas directement de l'aptitude unique de ce crétin à « réformer » des choses qui fonctionnaient cahin-caha avant que monsieur ne s’en occupe…

Je ne sais pas si c’est pareil pour vous, qui avez probablement écouté comme moi la boule de graisse et qui, comme moi aussi, êtes sans doute restés sur votre faim, voire sur votre estomac vide, toujours est-il que tout ce que j’ai retenu de cet interview, c’est que la France n’a plus été présidée depuis mai 2007 et qu’elle ne le sera pas davantage d'ici à mai 2012. Si on a un pot de cocus ! (NDR = si le PS explose, si François Bayrou se fait tuer par l’un de ses bourrins, si on retrouve Ségo noyée dans sa baignoire à-côté d’un tube de comprimés, si les balayures de l’UMP finissent tous pendus au bout d’une corde… Ca fait beaucoup de si !)

Président fatigué et à chier (qu'est-ce que ce serait s'il travaillait !), feuille de route désespérément vide, absence manifeste de volonté politique et, bien plus grave encore, mépris coupable de réalités basiques qui pourrissent la vie de plus de 60 millions de ses « compatriotes » (tiens c’est nouveau, ça vient de sortir !), tout cela me fait penser qu’il y a trois ans, on savait au moins que la France allait directement dans le mur (c’était le bon temps, non ?) !

A présent, plus personne ne sait où la France va ni même où elle pourrait bien aller, et surtout pas celui qui dit être son président : typiquement le genre de branleur, d’insuffisant notoire, de fatigué de naissance et de comédien minable dont je trouvais on ne peut plus juste d’exiger rarement la tête, à l’époque, du moins, où je pouvais encore trouver un emploi en France et où l’on avait en général assez de pif pour sentir un Domenech arriver à des kilomètres (Dieu, comme c’est loin !)…

Puisqu'on en est à parler de foot, la prochaine Coupe du Monde, pour la France il ne faut pas s'y tromper, elle aura lieu en 2012, pas en 2014 ! Je n'aurai bien sûr jamais la prétention de donner une quelconque consigne de vote, ici ou ailleurs, m'enfin quand même, au moment de glisser votre bulletin dans l'urne, il faudra peut-être vous demander si voter Sarkozy, ce n'est pas la même chose que voter Domenech !

Photo : http://www.readmeimfamous.com/wp-content/uploads/2010/02/No-Way-Out.jpg