Sim

Retour imminent.

Bon, imminent, ça veut dire quelques jours tout de même, hein, 'faudrait pas non plus que je me fasse une entorse à un doigt en me remettant trop vite au "boulot"... :)

En tout cas Evelyne, olaf, Stéphanie, c'est gentil de continuer à venir ici ! Ca me fait chaud au coeur de savoir que j'ai encore des "fans" !!! Quelque part, c'est comme si on m'administrait un bon coup de pied au derrière, ou qu'on me jetait un seau d'eau glacée alors que je suis en pleine sieste.

Ca réveille, quoi.

Or donc, mes ami(e)s, comme souvent je n'ai pas besoin de vous dire que l'actualité est plutôt chargée en ce moment : entre l'affaire du Mediator (dont le numéro de singe savant de Xavier Bertrand n'est pas le morceau le moins savoureux), le nouvel impôt inventé par les sarkozistes qui, ah oui, c'était promis, ne devaient pas toucher aux impôts, la fuite de Ben Ali chez les copains de Sarkozy (il devait au départ venir chez nous) et le retour de cette raclure de Baby Doc en Haïti, sans parler bien sûr du scandale créé par cette vieille conne (c'est dit, et je le dis comme je le pense pour une fois) de MAM qui a carrément osé proposer l'aide de "la France" pour apprendre aux "forces de sécurité" du coin à mieux cogner sur le peuple tunisien, c'est qu'il s'en est passé et qu'il s'en passe encore, des choses !!!

Ouattara, le premier "président d'hôtel" du monde, Yannick Noah, qui vient se remplir les poches chez nous avant d'aller claquer son pognon aux States d'où il chie sur une France où il ne paie plus l'impôt (sur les pépètes qui rentrent), Drucker, qui non seulement n'est pas mort, mais qui en plus vient de faire son retour sur France 2 dans une émission qui était déjà ringue il y a vingt ans (et vive l'emploi des jeunes !), ou même sa nièce, que je vois en couv' de trois magazines pipoles à chaque fois que je passe devant le marchand de journaux, parce que soi-disant la semaine précédente, elle se serait faite grimper par untel et untel en même temps puis peut-être manger par une telle la nuit suivante, on n'a plus le temps de souffler !

Même plus le temps de bien, de vraiment se rendre compte que tout est devenu sale, vulgaire. Répugnant souvent.

Hier, mais n'est-ce qu'un tout petit bout d'une actualité quotidienne qui ne fait plus bondir que moi (?), ce qui comptait, c'était de glisser son objectif sous, voire dans les narines des parents, des copains des deux jeunes qui sont revenus du Niger dans des caisses en sapin. 'Fallait choper "la" larme qui tue, enregistrer "le" chevrottement dans la voix de celui ou celle qui, parlant d'un des petits, disait plus ou moins qu'il avait le coeur qui saignait et qu'il ne comprenait plus grand-chose à ce qui se passe dans le Monde.

Sur cette affaire, je pense aussi, autre exemple assez vomitif, à ces parasites, à ces viles crapules, qu'écris-je, à ces sous-résidus d'humanité que sont les politiques qui ont trouvé bon de s'associer à la douleur des familles des deux petiots qui se sont faits buter au Niger : droite et gauche réunies pour une fois, tous se seraient presque tenus par la main pour dire à quel point la mort de deux jeunes (blancs) froidement exécutés par d'horribles terroristes (noirs) les avait touchés, écoeurés même ! C'est clair qu'on n'était plus à Paris, ou quand une vieille se fait fumer par un djeun' qui veut lui piquer son sac dans le métro, on fait un pas de côté pour ne pas salir sa semelle en lui marchant dessus...

Mais retournons au Niger. Il y en a un qui a pris au moins une praline dans la tête, qu'on dit, et l'autre qui s'est fait carboniser par on ne sait trop qui ni pourquoi... Un hélicoptère français disent les uns, qui ce faisant balaient le revers de leur manche avec un air de ne pas y toucher qui donne envie de leur donner une bonne baffe quelque part... D'affreux terroristes sanguinaires disent les autres, qui soutiennent qu'Al-Qaïda ben ils sont tous méchants alors que nous ben on est tous gentils (CQFD) !

Ca se discute, comme dirait le pauvre Delarue, ou ces dizaines, ces centaines de petits Afghans qui ont perdu une jambe ou les deux, parce qu'un "soldat de la paix" a fait voler leurs gambettes dans les airs en croyant tirer sur "un insurgé" qui nargue les combattants "du bien".

Ouais, y'a beaucoup de choses qui peuvent se discuter, quand on y réfléchit.

Et nous aurions beau essayer de parler de tous ces sujets jusqu'à la fin des temps, nous serions encore bien loin du compte si nous ne parlions que de ceux-là, parce que la perspective d'avoir à la tête de la France, en 2012, la fille du vrai Le Pen ou la caricature du vieux actuellement en poste ou, mieux encore, un pervers sexuel doublé d'un violeur blanchi disposant a priori du soutien inconditionnel de milliers de membres d'un parti dont je tairai le nom ici, mais qui ne demanderaient rien de mieux que de faire encore plus de gras pendant cinq ans à compter de 2012, vous conviendrez avec moi que tout cela a quelque chose de proprement LOUFOQUE, VERTIGINEUX ! TERRIFIANT ! FOU ! DEGOÛTANT, en plus !!!

Vous imaginez, vous, un violeur à l'Elysée ? Ou la fille de Jean-Marie Le Pen ? Ou un deuxième mandat du vrai, du seul, de l'unique leader du premier parti d'extrême-droite en France, à savoir Nicolas Sarkozy, patron d'une UMP avec laquelle, à ma connaissance, un seul mec (i.e. élu national) en France a eu le courage de couper les ponts lorsqu'il a réalisé que Sarkozy et sa valetaille n'étaient, ne seraient jamais que des Ben Ali français, s'en fourrant jusque-là en se payant le luxe de déféquer en public sur toutes les valeurs qui ont fait de la France un pays dont tous, un jour, nous avons pu être fiers ?

C'est monstrueux !

Je vais vous dire, quand je pense à tout ça, quand je pense à ce qu'est devenue notre vie, à ce que sont nos perspectives du moment à nous, Français, qui contrairement à la racaille politicienne voulons encore croire en notre pays envers et contre tout, je ne sais pas si je dois présenter ma candidature à la prochaine élection présidentielle ou si je dois courir aux toilettes pour vomir mon dîner.

Après tout, si Nicolas Sarkozy a démontré quelque chose en quatre ans de vacances, c'est bien que n'importe qui peut devenir président de la République française et faire littéralement n'importe quoi "au nom de la France" sans que cela empêche qui que ce soit dans la classe politique de dormir sur ses deux oreilles !

Dormir sur vos deux oreilles, vous y arrivez encore, vous ? Moi non. J'y arrive plus. Il faut que tout ça change, il faut que quelqu'un fasse péter tout ça. Qu'on scie l'édifice à la base, avant de le pousser pour qu'il se brise au sol. Y'aurait pas besoin de grand-chose, une tamponnette avec une grosse mèche, quelques bâtons de dynamite, un briquet et hop, la France ne serait pas forcément sauvée, mais elle pourrait au moins se transformer pour redevenir un peu de ce qu'elle a été ! Un peu de ce sur quoi je pleure, intérieurement. Un peu de ce que je veux pour nos enfants, pour demain. Vous voyez ?

Les enfants, NOS enfants, eux, les politiques, ils n'en ont jamais rien eu à foutre. Ils les laissent traîner dans les rues sans rien faire, s'entretuer à coups de canif, insulter leurs profs ou se bourrer la gueule jusqu'à ce qu'ils en tombent par terre, quand ils ne leur injectent pas directement des produits non-chauffés dans les veines, pour ensuite venir pleurnicher comme des larves à la TV en jurant qu'ils ne savaient pas, que ce sont eux qui ont été floués !

C'est fou. Complètement dingue.

Pas une once de sens moral.

Aucune humanité.

Rien.

Dans des moments comme celui-ci, dans "mes" moments d'intense découragement, je me dis parfois que c'est Coluche qui avait raison : face à la vraie racaille, face aux rebuts de la France et même de la race humaine que sont "nos" politiques (on ne les choisit pourtant jamais autant qu'on le pense), il faut rester unis, soudés, tous ensemble pour leur foutre au cul ! Surmonter nos divergences (elles seront toujours innombrables), faire taire nos haines réciproques (elles font parfois avancer le schmilblick), faire enfin comprendre, une bonne fois pour toutes, aux X., aux Y. et à tous les mafieux, crétins, bras cassés consanguins qui s'empiffrent de nos gamelles depuis des dizaines d'années que nous ne tolérons plus d'entretenir plus de mille Ben Ali dans deux assemblées qui ne sont même pas capables de destituer un sociopathe qu'on raille jusqu'à l'autre bout de la planète, quand l'incapable notoire, l'inapte de naissance, le flemmard décomplexé prend les commandes d'un pays qu'il fuit à chaque fois que l'occasion s'en présente !

Bref, disons-le tout net, je songe sérieusement à me présenter en 2012 et à administrer des rafales de coups de boule à tous les étrons qui se dresseront sur mon chemin. Et si cela ne me permet pas d'être élu président de la République (ce serait dommage, je suis sûr que je ferais un très bon président), cela me permettra au moins de dire ce que je pense des raclures de bidet qui soi-disant nous gouvernent, mais qui en réalité tuent un peu plus la France chaque jour, sur les ondes de médias captés dans le monde entier où, un peu comme nous pour la Tunisie, l'on préfère encore ignorer que la France est devenue une dictature il y a environ TRENTE-CINQ ANS !

Trente-cinq ans, pour beaucoup de ceux qui ont donné leur vie pour que la France ne devienne jamais ce qu'elle est devenue aujourd'hui, c'est beaucoup plus long qu'une vie d'homme, alors ça suffit, il faut arrêter tout ça !

Disons que si je me présente, vous votez pour moi, et sitôt élu, moi je ne vais pas faire la pute au Fouquet's, je file tout droit chez ma mère pour récupérer le [appareil de nettoyage par eau sous pression dont la marque commence par un K] du paternel et tout récurer du sol au plafond ! Il faut balayer la racaille là où elle s'affiche vraiment, et non là où l'on voudrait nous faire croire qu'elle se terre comme si tel était son destin, parce qu'enfin... Ce n'est pas un destin digne d'un homme, de devenir une racaille ! Et ce n'est pas non plus un destin digne d'un pays comme la France, de devenir de la merde !

Qu'est-ce que vous en dîtes, vous ? Vous votez pour moi si je me présente en 2012, où alors vous préférez comme prochain(e) président(e) pour NOTRE pays :

- un nain difforme et complètement allumé, qui se fait maquiller comme une poupée et qui gueule comme un putois, mais qui se reluque le nombril depuis quatre ans,

- un pervers sexuel (notoire, pour ceux qui lisent un peu les magazines d'actu. ou qui ont de grandes oreilles), voire un violeur faussement repenti,

- la fille d'un borgne au passé plutôt salissant, voire éclaboussant du côté du Nord d'un continent qui se trouve au Sud,

- une débile venue tout droit de la côte Ouest (pas le feuilleton : elle, elle est encore plus conne),

- n'importe quel autre rebut de la race humaine, qui pourrait toujours sortir d'un placard ou jaillir d'une tonsure sous laquelle il se planque depuis des années ?

Moi, je sais bien ce que je ferais à votre place (holà oui !), mais bon, j'écris ça, j'écris rien.

Et puis d'ailleurs, je ne sais même pas si la France mérite encore que je la redresse.

La nouvelle Constitution par exemple, ça ferait déjà pas mal de vilain, chez les pourceaux qui aiment tant se rouler dans la fange de la Cinquième... Qu'importe, je leur rappellerais à coups de beignes que ce sont eux qui sont au service des Français, et non l'inverse !

 


 

P.-S. pour olaf : je te souhaite tout le courage possible. C'est encore le meilleur médicament que j'ai trouvé contre la douleur, et à de rares exceptions près (Sarkozy et les starlettes du même genre, les politiques en général, les fonctionnaires qui sautent par les fenêtres, etc.), nous en avons tous beaucoup plus que nous pensons au fond de nous.

P.-P.-S. pour tous : je n'oublie pas les commentaires, mais je n'ai pas quatre bras et surtout, je ne suis, toujours, pas souvent en forme pour écrire comme ce soir. Ca me fait penser qu'avant de parler de courage à olaf, il faudrait peut-être que je me mette, moi-même, à réétudier le sens de ce mot.

P.-P.-P.-S. : si la photo d'illustration de ce sujet vous a "excité(e)", il est inutile de me contacter pour me proposer une séance de frotti-frotta sous la douche ou ce genre de choses... Il ne s'agit évidemment pas d'un cliché de ma pomme, mais du morphing d'une photo de Nicolas Sarkozy prise quelques minutes après la naissance de ce regrettable individu (sous réserve de vérification auprès de mes sources habituelles) : ça aide à comprendre la vitesse à laquelle le père de Nicolas s'est tiré de la maison familiale, ça aide aussi à comprendre pourquoi sa maman a tant lâché la bride au petit Nicolas, qui après avoir été un sale morpion, un sale ado puis un sale maire de, euh, Neuilly-sur-Seine je crois, ne pouvait devenir qu'un sale président, déversant des tombereaux de crasse partout où il passe. Euh, passons, justement.

Photo (c) http://www.macplus.net/magplus/IMG/jpg/sim-2.jpg