volcan - éruptionBon, je pète toujours pas la forme, hein, mais depuis quelque temps, je sentais la bave, euh, je veux dire la lave monter en moi... Il était probable qu'un jour ou l'autre, toute cette pression finirait par s'échapper dans un grand geyser de fureur. Y'avait qu'à appuyer au bon endroit, y'a un con qui l'a fait !

Déjà, je me sens mieux.

Si je suis d'attaque, nous parlerons, ces prochains jours, du pitoyable spectacle des candidats à la prochaine élection présidentielle, de leurs partis et de leurs valetailles qui, sous la haute influence de Nicolas Sarkozy et des suceurs caciques qui le soutiennent, semblent avoir plus ou moins oublié que pour devenir président de la République, point n'est besoin d'être con, vulgaire, voire même insultant envers les autres (pas vrai Jacob ? Pas vrai Fillon ? Pas vrai Copette ? Et je ne parle même pas du petit Wauquiez... 'sait toujours aussi bien causer le françois, cet abruti).

Vous me direz, dans mon dictionnaire des antonymes personnel, l'un des contraires du mépris c'est le respect, et le principal problème du respect, quand on s'intéresse aux shows donnés par les politiques en ce moment, c'est qu'il se gagne et qu'ensuite, il continue toujours de se mériter. C'est là que ça coince. Que le bât blesse, ou si vous préférez, que surgit le fameux grain de sable qui va finit toujours par gripper toute la machine.

Parce que la question à mille francs est, donc, de savoir qui, parmi les postulants qui veulent virer le cul de Nicolas Sarkozy de son sofa à l'Elysée, serait susceptible de mériter notre respect, entre, tout d'abord, une Barbie revue à la sauce "crise" qui se verrait bien rester dans un plumard où elle adore se vautrer (on parle de Nicolette), un ex-gros de la gauche molle qui cent fois a serré la main d'un type qui aurait violé ses deux filles s'il les lui avait présentées (et le pire, c'est que le papa, il savait !), une verte pas trop mûre qui n'a jamais vu un vélo autrement qu'en photo, et un vieil escroc qui a fait de la "rébellion" contre tout (donc contre rien) un vague fourre-tout, post-plein de trucs, qui à défaut de faire cavaler les foules fait en tout cas bouffer toute une équipe de larbins de gauche à la fin du mois (vous parlez si c'est beau)... Et encore, j'ai oublié François Bayrou ! Notre pseudo-bouseux préféré, mais à ma décharge, c'est probablement parce que les Français, eux aussi, oublieront de voter pour ce nul qui, aux dernières nouvelles, n'est toujours pas allé récupérer le tracteur de son père que de braves gosses avaient remis en état pour lui (et ça c'est pas bien du tout) !

Ils sont comme ça les politiques, rien à foutre de rien. Ca jacasse, ça fait la roue, ça se bécote et ça se tripote entre deux portes, puis ça se tient par la barbichette, et le premier de la bande qui esquisse un sourire reçoit un coup de genou entre les jambes ou un coup de coude dans les mamelles, selon que l'on a affaire a un paon ou à une paonne...

A quoi ça sert, un politique ? Ou même un candidat ? Ben quand je regarde la France, et surtout l'état dans lequel on l'a mise au cours des dernières années, avec un soutien sans faille de ceux qui aujourd'hui nous promettent de meilleurs lendemains (une chanson à peine connue), je me dis que c'est un peu comme la vérole : ça ne sert à rien, à part faire courir ceux qui veulent la fuir ou ceux qui veulent l'attraper (il y en a).

Les politiques, je ne sais même pas pourquoi je parle de ces larves.