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Poliblog indépendant
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13 juin 2007

Fin de partie pour Ségo ?

compteur__compte___rebours_Par la voix de Pierre Mauroy, qui joue un peu le rôle de Père Fouras du Parti socialiste du haut de ses 78 ans, le bureau national du PS a exclu toute idée de tractations et même de discussion avec le MoDem de François Bayrou en vue du second tour des législatives, les deux formations étant pourtant les seules à pouvoir faire barrage à l'UMP au niveau national lors du scrutin de dimanche prochain.

Afin de faire taire les rumeurs nées des déclarations de Ségolène Royal, révélant hier qu'elle avait contacté Bayrou, François Hollande a affirmé qu'il n'y avait pas de conflit entre lui-même ou le parti et Ségolène et a rappelé que le parti n'avait qu'une seule tête, à savoir la sienne, les accords électoraux relevant par ailleurs d'une stratégie qui est ordinairement définie en bureau national (= ça a chauffé pour Ségo. C'est pas trop tôt !).

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-922615,0.html

Officieusement maintenant, il est clair qu'une bonne quantité de Cadres du PS n'ont pas du tout apprécié l'initiative de Ségolène de vouloir entâmer une discussion avec Bayrou dont on devine aisément le sujet. D'une part, bien peu sont vraiment favorables à une telle discussion et d'autre part, personne n'aime voir Ségo "déborder" d'un rôle que personne ne lui a attribué... François Bayrou n'a, du reste, pas donné suite au message de Ségolène et reste sur sa position de départ qui est de ne donner aucune consigne de vote pour le second tour.

En partie pour reprendre la main, François Hollande, toujours aussi inspiré, a exclu de contacter le béarnais mais lui a quand même fait, simultanément, un faux appel du pied en laissant entendre que le MoDem devrait soutenir tout candidat socialiste opposé à un candidat UMP dans sa circonscription (et ta soeur ?).

Pas de commentaire particulier de Ségo, qui semble s'être fait sérieusement souffler dans les bronches et dont le destin s'est peut-être joué hier (mardi 12 juin 2007), car on commence maintenant à évoquer de façon insistante le nom de Dominique Strauss-Kahn (et plus du tout celui de Ségolène Royal) pour prendre la tête d'une équipe qui serait chargée de rénover le Parti socialiste (incidemment, François Bayrou a rappelé lui aussi, hier, tout le bien qu'il pense de Chtroskane pour des raisons qui m'échappent quelque peu... : accords de désistement réciproques avec des candidats chtroskaniens en vue du second tour ?).

Bref, pour Ségo, la sanction "que personne n'attendait plus à force de l'attendre" a fini par tomber. Au PS en tout cas, on lit peut-être le Poliblog puisqu'on a suivi à la lettre mes recommandations d'hier ou presque. Une heureuse initiative qui mérite une juste récompense sous la forme d'une énième précision : si Ségo avait remis le couvert sur son idée d'un rapprochement avec Bayrou, c'était en partie pour court-circuiter... Chtroskane, via son pseudo-objectif d'une nécessaire ouverture au centre, un Chtroskane qui est surtout un obstacle majeur pour Ségolène dans son projet d'ascension jusqu'à la fonction de Premier secrétaire du PS (ce détail a-t-il vraiment pu échapper à quelqu'un ?). Il n'est donc pas "probable", il est "CERTAIN" que Ségo va remettre ça, à la première occasion même, s'appuyant comme d'habitude sur un socle de nouveaux militants qui persistent, en dépit du bon sens le plus élémentaire, à la voir comme une sorte d'héroïne des temps modernes qui pourrait redresser le parti d'un coup de barrette magique...

Difficile de dire ce que Ségo va inventer prochainement pour revenir sur le devant de la scène (?). Pour l'instant, il est surtout urgent d'attendre : après la nouvelle veste qu'ils vont prendre au second tour des législatives, Ségolène Royal aura d'autant moins de mal à mettre dans le même sac tous les Cadres du PS qui ne l'ont pas suffisamment soutenue (sa version), à commencer par ceux qui forment un obstacle direct à la réalisation de ses différents projets, parmi lesquels on trouve justement des poids lourds qui (ce sera encore la version de Ségo) porteront collectivement la responsabilité d'une deuxième défaite majeure à laquelle elle dira ne pas avoir contribué (n'étant elle-même pas candidate à la députation) : Hollande, DSK, Fabius... devront se soumettre à une Ségo rendue folle par son goût immodéré du pouvoir ou devront se résoudre à vraiment se débarrasser d'elle, quitte à la renvoyer dans l'ombre avec "ses" militants Internet à 20 Euros.

J'ai écrit hier qu'il fallait "stopper" Ségolène Royal, on s'est contenté de la gronder... Grave erreur. Peut-être pas aussi grave que celle qui consiste à miser sur Chtroskane pour redresser le parti, mais grave erreur tout de même.

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Commentaires
P
L'expérience montre que quoique l'on fasse (hausse ou baisse des charges), les entreprises qui réalisent des profits et qui ont les moyens de créer des emplois n'en créent pas, ou alors le font à l'étranger, cf. Renault avec la Twingo II ou le nouveau modèle sur lequel on a annoncé aujourd'hui que la marque allait travailler pour le commercialiser autour de 3.000 € en... Inde. Résultat, le cours de l'action ne cesse de monter (!) et Ghosn passe pour un génie (!!!), alors que la réalité est que dans un contexte où les défis à relever pour Carlos étaient un peu plus costauds que ceux qu'il a relevés chez Nissan, Carlos s'est révélé aussi peu performant que ses prédecesseurs (voire moins), incapable notamment d'enrayer l'érosion des ventes de Renault dans l'hexagone qui de mois en mois est toujours la lanterne rouge des grands constructeurs français. Mais... pas de problème car le cours de l'action monte. Seulement, pour qu'il continue de monter (toujours plus haut), on va être obligé de délocaliser encore plus (c'est mathématique, puisque l'embellie du moment ne repose sur absolument aucune performance commerciale ou autre, ce serait même plutôt le contraire), donc de licencier massivement en France pour continuer de se développer à l'étranger, là où l'on pourra s'attaquer à des marchés intérieurs si énormes ou porteurs qu'ils permettent même à n'importe quel "mauvais" de rester dans la course... Je cite Renault à titre d'exemple : une baisse de charges ne changerait strictement rien dans l'incapacité de la direction du groupe à faire du chiffre chez nous, où l'on ne fait que reproduire des recettes qui ont justement amené Renault au point où l'entreprise en est. Tarifs trop élevés malgré des économies qui ont déjà mis la plupart des fournisseurs à genoux (licenciements massifs à la clé et délocalisations devenues nécessaires pour eux aussi), gammes beaucoup trop profondes, marketing nul et réseau commercial fatigué depuis plus de 30 ans, pléthore d'experts en design qui se branlent les couilles 365 jours par an les années non-bisextiles... Et ce n'est pas mieux chez Peugeot, avec des projets sidérants de connerie comme la 1007 qui se vend aussi bien que des yahourts à la merde. Conçue par une spécialiste des "tendances" qui ne serait pas foutue de vendre un verre d'eau à un type qui tourne en plein désert depuis trois semaines. Mais je m'égare un peu et même beaucoup, là... Pour moi, la baisse des charges ne sera jamais une solution, j'en veux pour preuve le comportement que l'on connaît déjà d'une majorité d'employeurs (comme Carlos) qui contrairement à Gilbert préfèrent se remplir les poches ou/et déménager plutôt que d'embaucher en France. Bien sûr, Sarkozy ne le dira pas mais il est beaucoup trop tard pour baisser les charges. Et si on a l'intention de le faire, avec la dette et les intérêts de la dette que la France n'a même pas les moyens de payer, on ne peut recourir qu'à des solutions qui vont faire péter tout le système comme la TVA sociale (qui s'appliquerait à tous les non-salariés aussi !) ou à une vraie solution qui est la seule à laquelle on revienne toujours : il faut créer des emplois, innover, soutenir l'activité des entreprises et les considérer comme des "producteurs de richesses" au lieu de les racketter à longueur d'années comme on le fait aussi avec les citoyens, via déjà... la TVA !<br /> <br /> De même, la baisse des impôts, ce n'est pas "mon" idée, car si on me demandait mon avis su rle sujet, je serais le premier à dire que la bonne solution serait plutôt de donner du travail à un maximum de gens ! En revanche, même les économistes les plus optimistes ne semblent pas vraiment "croire" en une possible relance de l'emploi (ce que je trouve proprement scandaleux, car on ne résoud aucun problème en commençant par baisser les bras), et pensent qu'une diminution des impôts est la meilleure solution pour relancer la consommation.<br /> <br /> Un discours (encore) très contestable à mon avis, pour une multitude de raisons, mais un discours que tout le monde répète depuis presque 25 ans et que l'on retrouve encore aujourd'hui sur le site de l'ACDE, où je n'ai pas le sentiment de lire pour la énième fois les mêmes théories émises par des économistes de salon qui ont fait mieux que ruiner le pays... Donc je le répète car ce n'est peut-être pas clair quand j'en parle, si on me demande mon avis je suis contre la TVA sociale, je suis contre une baisse des charges et je suis contre une baisse des impôts, en revanche je suis "pour" un soutien actif à l'emploi, pour virer Borloo et Bertrand, pour couper la tête du ministère du Travail et de l'ANPE et y placer des gens qui ont envie de bosser à la place des traîne-savates qui y font du gras du matin au soir. Je suis aussi pour qu'on incite à l'embauche sans tomber dans "l'assistanat aux patrons" (dont Sarko se garde bien de parler mais qui est une réalité), pour qu'on apporte le soutien que l'on peut à ceux qui investissent dans le pays, au lieu de présenter comme des génies ceux qui se contentent d'y faire du pognon qu'il vont injecter directement à l'étranger, en se payant souvent le luxe de licencier chez nous sans aucune conséquence pour eux ou de faire bosser des jeunes de banlieue dans le cadre de faux "contrats" passés avec l'Etat (Club Med du fils de Giscard par exemple)... Ce sont toutes "ces" têtes et toutes "ces" mentalités qu'il faut changer. Ghosn, dont je parle plus haut, ne diffère en rien d'un Forgeard, il ne laissera que des ruines et des chômeurs derrière lui... mais ne sera jamais dans le besoin. D'une manière ou d'une autre, même si on doit passer des années à prôner le retour à des valeurs que certains jugent déjà rétrogrades, il faut "se débarrasser" de la mentalité dégueulasse dont sont porteurs les Ghosn, Parisot et compagnie, sans parler des politiques (nombreux) qui leur bouffent dans la main. Etc., etc., etc.
G
Que diable. Pascal, raconte-moi pourquoi toutes les tentatives de relance de l'économie par la consommation des ménages ont échouées depuis 25 ans ? Par cynisme ? Par incompétence ? Par manque de chance ? Un peu de tout cela à la fois ? Enfin, avec un minimum de réalisme, tu devrais comprendre que si les entreprises redeviennent compétitives elles vont créer des richesses, qui par la force des choses seront redistribuées, d'abord par les impôts, puis par les salaires. L'utopie qui fait croire que la baisse des impôts et des charges relance la croissance est criminelle. C'est pour cela qu'on a aujourd'hui du chômage de masse, alors qu'il est réduit à sa plus simple expression dans les pays anglo-saxons. En cela Gilbert a complètement raison, sa qualité de chef d'entreprise n'y est pas étrangère, comme par hasard.<br /> Bon désolé, je ne suis pas sur le bon sujet, je vais poursuivre sur le bon.<br /> <br /> GM
P
Tu pisses d'abord sur les 5 millions de Français qui sont des travailleurs pauvres, des chômeurs qui ne trouvent pas de boulot ou des précaires qui ne bossent que quelques heures par semaine, ceux dont Sarkozy veut se débarrasser étant à mon avis loin d'être une majorité. Ces cinq millions de personnes (ou plus ou encore beaucoup plus), dont je fais partie, n'ont pas du tout les moyens de financer les théories délirantes de Nicolas Sarkozy. Tout ce que ça changera pour moi si ma situation n'évolue pas (pourtant j'y travaille, d'ailleurs j'ai un nouvel entretien la semaine prochaine), c'est que j'envisagerai de me séparer de ma voiture avant sans doute d'être obligé de le faire. Juppé (s'il est toujours là) sera content, je polluerai moins, mais pour trouver un boulot... Bref, il n'y a pas que des salariés en France. Il y a aussi beaucoup de gens qui sont en mesure de travailler mais qui ne le peuvent pas et pour lesquels Nicolas Sarkozy ne lève pas le petit doigt (alors qu'ils sont les seuls à pouvoir relancer la machine), il y a aussi des retraités qui n'ont pas plus que moi les moyens de financer des projets voués à l'échec, et je ne parle pas des jeunes qui arrivent derrière dont il va bien falloir payer les retraites ou financer la fin de vie, qu'ils aient cotisé (s'ils ont de la chance) ou pas suffisamment (ce qui est déjà plus probable). Sarkozy veut relancer l'emploi en France ? Je suis le premier à dire D'ACCORD, mais en attendant on fait quoi concrètement ? Que dalle. Ou exactement l'inverse de ce qu'il faut faire. Et puis vu l'Etat dans lequel les "économistes" ont mis le pays, je suis plutôt fier que l'on puisse dire de moi que je suis une burne en économie ! :)
G
On est forcément contre l'augmentation la TVA, si on la prend uniquement comme une taxe supplémentaires sur les prix!<br /> On est contre les vaccins si on les prend comme l'introduction de microbes dans le sang!<br /> Tous les socialistes répètent la sempiternelle chanson des maîtres du PS (mon parti) sans rien comprendre à la réalité des faits. Tu vera que la TVA s'accompagne nécessairement d'une hausse des salaires PUISQUE les charges sociales vont diminuer Y COMPRIS SUR LA PARTIE du salaire comprise entre le brut et le net.<br /> Résultat: à salaire Brut égal, les salariés vont voir leur salaire net augmenter mécaniquement !<br /> De plus les produits français bénéficiant de cette diminution de charges NE VONT PAS AUGMENTER.<br /> Seuls les produits importés vont augmenter, et encore pas toujours car certain importateurs, pour rester compétitifs auront tendance à réduire leurs marges pour rester compétitifs.<br /> Enfin les riches qui vont avoir à payer leurs ordinateurs, leurs BMW, Mercedès, Audi, Lexus, Honda, Ducati, plus chères sont au contraires ceux qui vont subir de pleins fouet la hausse de la TVA. Les pauvres qui achètent essentiellement leur nourriture (TVA à 5,5%) profiterons plus de leur hausse mécanique de salaires que les riches puisqu'on ne parle pas d'augmenter cette TVA là.<br /> N'est-ce pas ça qui compte, boudiou !<br /> Finalement, peu importe que l'Allemagne soit partie d'un taux de TVA bas, ELLE à les moyens industriels pour s'en passer. Le Danemark s'est judicieusement placé au taux le plus élevé autorisé par Bruxelles: 25%. Et compte tenu de son niveau de prestation sociales bien plus élevées que chez nous, s'en sort merveilleusement bien, surtout compte tenu de leurs petit marché national.<br /> Le problème n'est donc pas d'être dogmatiquement pour ou contre, mais de savoir si on laisse crever les entreprise françaises pour qu'elles délocalisent.<br /> Non ce n'est pas là qu'il faut critiquer Sarkozy, c'est dans l'inique bouclier à 50% et tout autres cadeaux injustifiés aux riches !<br /> Mais sans doute n'as tu pas pas une vision <br /> globale du problème, juste des réactions viscérale que je comprend bien volontiers.<br /> Quand le PS rénové reprendra le pouvoir en 2017, il pourra se baser sur une économie saine, augmenter l'ISS et prendre appui dessus pour faire (ENFIN) une politique sociale à l'avantage des travailleurs pauvres (suppression de la CSG, barèmes des charges progressives avec les salaires) au lieu d'aider les fonctionnaires et les bobos.<br /> Il faut bien savoir que presque personne ne comprend réellement la TVA, un Gd expert comptable de mes amis, me racontait que lors de signature de contrats de millions d’Euros, la plus part des PDG ne savent même pas si la somme pour laquelle ils signent est TTC ou hors taxe !!!
P
T'inquiètes, je n'oublie pas les lapins de l'UMP. ;-)
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