On a enfin identifié le virus qui tue la France !
Si je n'ai pas écrit de sujet hier soir, en-dehors de la préparation d'un entretien qui m'a obligé à mobiliser mes neurones, c'est aussi parce que je n'ai pas vraiment suivi l'actualité de mercredi. Pour tout dire, je n'ai même pas suivi le passage télé du président. L'une des raisons qui ont motivé ce choix est que je trouve Nicolas Sarkozy de plus en plus stupide, alors que depuis le 6 mai, je le voyais surtout comme un incapable doublé d'un mégalomane sévèrement atteint, encombré d'un égo si démesuré qu'il tient la moindre de ses opinions pour une réalité incontestable.
A posteriori, je pensais hier soir que j'avais bien fait de "rater" l'interview du sieur Sarkozy, dont j'ai quand même survolé un compte-rendu sur le web : aucun intérêt. Comme le personnage d'ailleurs, que je vois maintenant comme un authentique danger pour la France, pour les Français, mais aussi pour tous ceux qui, en de nombreux points du globe, dépendent de la France à des degrés divers.
Nicolas Sarkozy est inapte à occuper la fonction de président de la République, pour moi c'est plus évident que jamais. J'en veux pour preuve cette phrase absolument délirante (la 1.000ième ? la 1.001ième ?) prononcée hier par un président qui ne connaît rien à rien et qui ne craint pas d'afficher ostensiblement le mépris qu'il nourrit envers une large proportion de la population, qu'il ne semble définitivement pas supporter. Je veux parler des smicards, smicards auxquels le président a violemment rappelé qu'ils étaient de vulgaires détritus en disant qu'"A force d'augmenter le SMIC plus vite que les autres salaires, on a provoqué la smicardisation de la société française"...
Où "comment gerber sur les smicards en leur expliquant que leurs revendications, foncièrement illégitimes, sont à l'origine de tous les maux de la France".
Il faut vraiment être "taré", au sens propre du mot, pour oser prononcer de pareilles inepties devant des micros, devant des caméras... devant des millions d'électeurs assis devant leur poste, moins aisés que lui sans aucun doute et que Nicolas Sarkozy a une fâcheuse tendance à ranger par défaut dans la catégorie des larves ineptes dont le travail ne mériterait aucun salaire...
On pouvait avoir des doutes à ce sujet, mais depuis hier soir c'est clair, du moins en ce qui me concerne : dans le cerveau bipolaire et, surtout, complètement dérangé de Nicolas Sarkozy, il n'existe que deux grandes catégories de personnes ; celle qu'il faut aider à s'enrichir, même quand les gains cent fois promis n'existent même pas sur le papier, et celle dont il faut impérativement se débarrasser, parce qu'elle tirerait la première vers le bas.
A mes yeux, avec cette seule petite phrase, Nicolas Sarkozy est vraiment allé trop loin. Dans le mauvais sens, comme la plupart du temps. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'il a perdu une groupie mais c'est l'idée générale : quand les boulettes sont vraiment trop grosses, il y a un point au-delà duquel on ne peut plus les rattraper.