Manaudou - Sarkozy : les curieuses petites ressemblances
A l'origine de l'affaire Manaudou, renvoyée récemment par le club italien Lapresse, le refus, selon les italiens, de la nageuse française de participer à une épreuve en relais faisant partie de l'Open EDF qui s'est tenu la semaine dernière à Paris. On a pu voir sur des images TV que Laure Manaudou ignorait ostensiblement son entraîneur italien pendant cette compétition, le refus de participer à une épreuve collective étant la goutte d'eau qui aurait fait déborder le bassin. Plus tard, celui qui est déjà devenu l'ex-entraîneur (deuxième en titre) de Laure Manaudou a expliqué que la nageuse semblait préférer signer des contrats de sponsoring à tire-larigot plutôt que de s'entraîner... Possible.
Quoiqu'il en soit, Manaudou quitte le club Lapresse et part en vacances. Alors que la Fédération Française s'inquiète de ne pas avoir de nouvelles de la machine Manaudou qui doit tout de même préparer son entraînement pour les J.O. de 2008, l'avocat français de la championne (sans démentir ce qui est écrit plus haut) explique qu'elle aurait en fait été victime d'un complot ourdi par d'affreux mafiosi italiens : on aurait fait signer à Laure, à l'insu de son plein gré, un contrat dans lequel elle abandonnerait son droit à l'image pour x temps en faveur de la marque Arena et de l'agence photo du club Lapresse ! Possible aussi.
Seul problème, à force de nager dans les bassins, Laure a le cerveau imbibé d'eau chlorée. Elle n'aurait rien dû signer puisqu'elle n'y est même pas habilitée, d'où l'intention de ses proches de poursuivre les italiens indélicats, s'ils le sont réellement...
Suite du feuilleton : ce matin, les responsables de la Fédération Française de Natation, quoique passablement énervés par le comportement de Manaudou qui a maintenant l'habitude de se conduire en diva écervelée, baissent encore leur slip d'un cran et interviennent dans les médias pour dire qu'ils apprécieraient d'avoir des nouvelles de leur nageuse (!), à laquelle ils s'engagent à proposer pas moins de... cinq entraîneurs différents !!! L'idéal pour se faire respecter par une môme de vingt ans qui pète un bonnet, et qui ne semble toujours pas avoir compris que la natation mondiale peut très bien se passer d'elle, a fortiori depuis qu'elle gagne des compétitions.
En fin d'après-midi, on apprend que Laure Manaudou, qui a dû passer un coup de bigo à son frère, ira finalement s'entraîner sous le contrôle de ce dernier dans son "petit" club d'Ambérieu-en-Bugey dans l'Ain, qui ne disposerait ni des infrastructures (bassins) ni des moyens (d'entraînement, médicaux, etc.) adaptés pour accueillir dans de bonnes conditions une championne de son calibre.
Laure s'en fout. Pour l'instant en tout cas. Et on est tenté de penser qu'il y a du vrai dans ce que dit l'ancien entraîneur italien de la nageuse quand il laisse entendre que quitte à gagner de l'argent, Laure a compris qu'elle pouvait le faire sans mouiller le maillot, signant volontairement un contrat alors qu'elle n'est pas habilitée à le faire, refusant aussi de participer à des épreuves collectives dans lesquelles une victoire n'aurait pas vraiment d'effet sur son prestige personnel...
Manaudou, nageuse d'exception mais "trop" jeune et qui subirait trop de pressions de toutes parts, ou tétard lobotomisé qui veut un peu trop souvent sortir de l'eau pour se dorer au soleil ?
J'ai pris une fois la défense de Manaudou, en raison de son âge, en me posant quand même des questions sur la fermeture de l'usine Arena en France peu après que la marque ait signé un contrat de sponsoring avec la nageuse... Je commence aujourd'hui à me demander si je ne me suis pas mouillé pour une mauvaise cause, car quand j'y réfléchis, les points communs m'apparaissent de plus en plus nombreux entre Laure Manaudou et... Nicolas Sarkozy ! Négociations occultes, attirance pour tout ce qui brille, "appel" de l'étranger pour une nageuse qui aime tout autant se montrer là où on ne l'attend pas, décisions imposées au mépris de toutes les formes de protocole existantes, comportement en public sans rapport avec le rôle (ou rang) que l'on aimerait voir tenu (plus dignement) par la nageuse, mépris de ceux qui a priori sont là pour l'aider, fuite devant les difficultés pour Manaudou alors que Sarkozy préfère oublier de les mentionner... les points communs sont tout de même nombreux, sans parler de la "familia" qui dans les deux cas de figure semble fonctionner comme une vague copie de la mafia calabraise, créant ses propres règles, soucieuse de ne voir ni le pouvoir ni le profit lui échapper...
Curieux.
Manaudou : "A Laure de décider" (ben alors on n'est pas sortis)http://www.lejdd.fr/cmc/sport/200732/manaudou-a-laure-de-decider_44588.html