Obama : les Ricains gagnent un président qui prône l'humilité, les Français gardent un poids mort qui se prend pour Dieu
C'est à la démesure de l'événement (typiquement ricaine), et surtout à l'invraisemblable ferveur suscitée chez les Américains par l'entrée en fonction de Barack Obama, que l'on peut mesurer à quel point, depuis maintenant 20 mois, la France a été "présidée" par un poids mort, qui chaque jour ou presque parvient à repousser toutes les limites connues du foutage de gueule et du grotesque, que bien souvent il avait lui-même déjà repoussées la veille...
Interrogé notamment hier, en pleine promenade comme d'habitude, sur les mots qu'il souhaitait éventuellement adresser à Barack Obama à l'occasion de son investiture, le président de "sa" France Nicolas Sarkozy, plus connu dans les colonnes du Poliblog sous le nom de président la Flemme, a répondu qu'il était impatient qu'Obama "se mette au travail" (un comble !), afin que ce dernier et sa Suffisance puissent enfin "changer le monde" ensemble (on reprend ici les termes du fou) !
On croit rêver...
Il faut dire que depuis sa victoire écrasante face à McCain dans la course à la présidence U.S., on ne voit plus bien ce qui pourrait encore rapprocher l'Obama qui s'est mis immédiatement au boulot du Sarkozy beaucoup moins enclin au travail et à la retenue qui, après avoir d'abord bâfré comme un pourceau au Fouquet's en compagnie de Français beaucoup plus "méritants" que les autres, s'était empressé d'aller se faire dorer les bourrelets (à l'étranger) sur le pont d'un yacht prêté par un copain milliardaire, vieux pote issu des rangs de ce genre d'héritiers sur lesquels on a déjà tout dit et tout écrit, et avec lesquels la Flemme en général, toujours partant pour se la péter monstrueusement pendant quelques heures, a toujours entretenu des relations qui tiennent plus de celles d'une péripatéticienne avec son employeur que de celles d'un président de la République avec un citoyen comme les autres.
Passons...
Ca ne pouvait que sauter aux yeux en tout cas : Aretha Franklin chantant "My country 'tis of thee", ça a eu un peu plus de gueule qu'un Enrico Macias brayant entre deux fellations : "Ah, qu'elles sont jolies les filles de Sarkozyyy" (le pauvre Enrico parlait en réalité des filles de Jacques Martin, animateur qui reprochait justement à la Flemme d'avoir détourné sa femme, avant que le sauteur impénitent ne se fasse à son tour larguer par elle au profit d'un nabab beaucoup moins louftingue que la Flemme) ; d'un côté on a parlé "du pays", de l'autre on a passé des coups de brosse à reluire à un blaireau connu pour tortiller du croupion à chaque fois qu'on fait mine de se coucher devant lui, qui en est si friand d'ailleurs, le blaireau, des coups de brosse à reluire (vitaux pour qu'il garde un semblant d'équilibre mental), qu'il a pris l'habitude de s'en passer tout seul quand il n'y a aucun Enrico dans les parages !
Super...
Un bonheur n'arrivant jamais seul en Amérique, à Washington on n'a pas sorti de leur carton des versions américaines de Faudel ou de Mireille Matthieu... On n'a pas ce genre de m... en stock, et d'ailleurs personne ne s'en est plaint.
Vous me direz, toujours à Washington, personne ne s'est plaint non plus hier de l'absence de Nicolas Sarkozy : fumiste, bon à rien, cloporte relégué au dernier plan jusque sur ses propres terres par un Obama qui a cassé toutes les baraques dans tous les médias, à l'exception notable de quelques torche-culs qui vont titrer demain que la Flemme a donné des baffes aux banquiers, et que la tête de certains a même fait trois tours sur elle-même, ne s'arrêtant de tourner qu'alors que le Bébel des bacs à sable était déjà passé à autre chose (qu'est-ce qu'il en a des grosses, ce Nicolas alors !)...
Non, vraiment, rien d'étonnant à ce que personne ne se soit plaint de l'absence de Nicolas Sarkozy hier à Washington : l'individu est devenu si petit, à ce point synonyme de petitesse, de médiocrité pour tout dire, que dans un événement aussi "Grand", il aurait sans doute fait comme au salon de l'auto. Quand Nico-je-me-la-pète-Sarkozy a entrepris de tripoter un Franchouillard qui ne lui avait rien demandé (même pas l'heure). Ouais, il aurait tout sali...
Ca me fait penser... Je me tirerais bien en Amérique, môa. Peut-être, sans doute cette impression confuse que les gens ont un président là-bas, et pas un tire-au-flanc grand modèle persuadé d'avoir inventé l'eau chaude. C'est curieux, mais Obama à peine entré en fonction, et promis sans doute à s'exploser les ratiches sur la première marche qu'il va rencontrer, les Ricains recommencent déjà à être fiers d'eux (toujours aussi fous, ces cons-là) !!! Fiers de leur président ! Rien à voir avec moi, bien sûr. Rien à voir non plus, j'imagine, avec tous ceux qui ne sont jamais interrogés par OpinionWay, et qui pensent depuis des lustres maintenant que Nicolas Sarkozy aura toujours beaucoup plus de points communs avec Sarah Palin qu'il n'en aura jamais avec Barack Obama.
Le pire, c'est qu'on ne peut rien lui reprocher. Etre inculte, être notoirement incompétent, être infoutu d'écrire ses propres discours, être la plus grande feignasse de tous les temps en somme ou être mégalo au point de devoir caler des talonnettes au fond de ses pompes pour que ses chevilles puissent en dépasser, tout ça pourrait être sa faute si Nicolas Sarkozy était intelligent, seulement voilà... Il ne l'est même pas.
Alors allez-y, Enrico, Mireille, le tout p'tit... Au boulot !!! J'ai comme l'impression qu'on va avoir besoin de vous plus souvent, à partir de maintenant !
