Poliblog indépendant

Ici on commente l'actualité politique, vue du côté de ceux qui, le plus souvent, la subissent. On a beau essayer de rester objectif, face à tant de niaiseries c'est dur !

14 mai 2008

Pouvoir d'achat : Sarkozy s'obstine dans ses fixations d'attardé mental

cochon_tirelireQuand l'actualité m'amène à reparler des théories, complètement grotesques, de Nicolas Sarkozy pour "réformer" la grande distribution, ce qui aboutirait selon l'homme à une augmentation du pouvoir d'achat des Français (on ne rit pas s'il vous plaît), j'ai toujours envie de renvoyer mes lecteurs au même article qui date du 1er septembre dernier, dans lequel j'expliquais au non-initié deux ou trois choses dont on oublie souvent de parler quand on parle de la grande distribution, des mentalités qui y ont cours, des pratiques qui font tout le "sel" du quotidien (voir le dernier lien en bas de page, même si la plupart des lecteurs doivent bien le connaître à présent...).

Depuis le 1er septembre 2007, pourtant, on n'a pas avancé d'un iota, ou plutôt si. Malheureusement. A présent, Nicolas Sarkozy tient plus que jamais à imposer une pseudo-réforme favorisant la concurrence entre distributeurs, de même que la libre négociation des tarifs entre producteurs et distributeurs, ignorant par simple crétinisme, j'en ai bien peur maintenant, que les prix de vente en petites, grandes et moyennes surfaces ne dépendent plus depuis des années du prix d'achat des marchandises que d'une façon tout à fait marginale... : la seule chose qui compte pour tous, producteurs, grossistes (quand il y en a encore) et distributeurs étant justement... la "marge". Et à ce petit jeu-là, qui consiste à la faire exploser sans cesse, en repoussant toujours plus loin les limites de la "performance" (celle qui détruit notre pays), ce sont toujours et uniquement les poids lourds du secteur agro-alimentaire et les grands distributeurs qui font la loi. Imposant leurs prix à des copains qu'ils rackettent, avant que ceux-ci ne se mettent à les racketter en réaction (marges arrières), puis que les premiers ne remettent le couvert d'une autre manière, etc., etc., etc.

Du fait de mécanismes bien connus et parfaitement maitrisés, depuis le temps (plus de quarante ans tout de même), par ceux qui travaillent dans la distribution, le prix psychologique par exemple, ou prix qu'un consommateur va trouver "juste" de débourser pour s'offrir un produit ou un service, et qui était une notion fondamentale en marketing dans la détermination des prix de vente, a tout simplement disparu. Surtout depuis qu'on s'est aperçu, dans l'alimentaire mais aussi dans des secteurs (ou rayons) comme l'électro-ménager, que si tout le monde vendait les mêmes produits au même prix, le consommateur finissait bien par être "obligé" d'acheter "ses" produits quelque part, quand bien même il en trouverait le prix scandaleusement élevé (et c'est de plus en plus souvent le cas)...

L'"entente" tout court a cédé la place à l'entente tacite, sans que qui que ce soit y trouve quoique ce soit à redire (et surtout pas Michel Edouard Leclerc, qui n'est qu'un boss d'une familia parmi d'autres) : industriels comme distributeurs ont pris l'habitude de "marger à mort" sur des produits qui seraient prétendument devenus plus difficiles ou plus coûteux à produire, donc prétendument plus coûteux à l'achat aussi pour les distributeurs (cas notamment des produits pour lesquels le prix des matières premières serait officiellement en hausse, comme c'est le cas actuellement pour les produits lactés ou les produits à base de farine), et tout le monde s'est naturellement mis à vendre les mêmes produits aux mêmes prix... Afin, car c'était la seule issue possible pour que le complot fonctionne, que tout le monde puisse fourguer sa camelote à un consommateur qui n'a plus aucun choix, et qui doit casquer indéfiniment pour remplir au quart un frigo qu'autrefois il pouvait bourrer ras la gueule pour le même prix.

Ils sont toujours trop élevés en France, les prix, mais c'est devenu obligatoire, quand le distributeur est tenu de racketter ses clients nationaux pour financer ses rêves de grandeur en Chine (exemple de Carrefour), ou pour blanchir ses profits colossaux dans des filiales qui font évidemment du... crédit à la consommation, avec des prêts assortis de taux de l'ordre de 16% (!)... tout comme il est devenu obligatoire, pour le producteur, de racketter autant que possible tous les distributeurs, en margeant beaucoup plus que nécessaire (au bon fonctionnement et même au développement de son entreprise), après avoir d'abord racketté ses propres fournisseurs de matières, qui vont à leur tour être tenus de racketter les leur pour survivre, la chaîne faisant souvent des kilomètres de long avant que le consommateur n'arrive à trouver un paquet de café standard de 250 grammes, dans une enseigne "pas particulièrement chère", à... 11,08 francs dans les rayons (1,69 euro) !

44,32 francs, ça fait cher le kilo de café "standard" ! "Et" vendu dans les rayons d'une enseigne pas particulièrement chère, s'il vous plaît, où si l'on voulait s'amuser, on pourrait tout aussi bien prendre en exemple à peu près n'importe quel produit alimentaire...

Le paquet de quatre pots de yahourts de 125 grammes, "aux fruits", à 1,85 euro, soit 12 francs et 15 centimes les quatre yahourts, ou 3 francs et 3 ou 4 centimes "le" yahourt si vous préférez, pour un prix de (on s'assied)... 24,30 francs le kilo de yahourt aux fruits ! Au moins le prix d'un litre et demi de Ricard !!!

Il y a le paquet de beurre tendre "standard" aussi, de 250 grammes, toujours dans la même enseigne "pas particulièrement chère", mais tout de même à... 2,18 euros l'unité : ça fait 14 francs et 30 centimes le paquet de beurre, et (on ne s'est pas levé j'espère ?) ça nous met le kilo de beurre à... 57 francs 20 !!!

Exemples dramatiquement éloquents (écoeurants serait plus approprié), puisque si on en était resté aux bons vieux francs, un kilo de beurre et un kilo de café comme ceux que nous avons choisis ici au hasard nous "coûteraient" (effectivement) 101 francs et 52 centimes !

Autant dire qu'il ne se trouverait quasiment aucun Français pour les acheter, sauf peut-être un nabab qui aurait oublié de faire ses courses et qui n'aurait plus rien à la maison, obligé d'aller très tard le soir chez un épicier arabe de... allez au hasard, Neuilly-sur-Seine !

On ne fera pas au lecteur l'affront de lui donner le prix moyen d'une baguette de pain "standard", non plus (plus de cinq francs !), le p'tit déj' que l'on prenait autrefois avec un simple bol de café (sans lait, c'est devenu beaucoup trop cher pour nous), des tartines beurrées et du sucre (plus de quarante francs le kilo, le sucre !!!), étant tout à fait hors de portée pour les bourses de Français qui s'ils s'amusaient à compter ce qu'ils dépensent en simples produits de première nécessité, iraient immédiatement tirer deux cartouches de calibre 12 entre les deux yeux du visage toujours souriant de Michel Edouard Leclerc (...), qui pour donner une leçon de morale par jour à toutes les corporations existantes, y compris la sienne, n'en pratique pas moins des prix du même ordre pour tous les produits dont nous venons de parler.

Explication(s) ? Des centaines... Arrivée de patrons et (ou) d'actionnaires voyous, qui pillent tout pays toute victime qui se laisse piller avant d'aller s'implanter ailleurs, ou de se diversifier quand les ventes commencent à stagner quelque part, avec depuis quarante ans une absence totale de réaction de l'Etat, qui non content d'avoir toujours encouragé le racket maintenant en vigueur à asbolument tous les niveaux dans la profession, a toujours fermé les yeux sur les nombreux cas d'élus qui se sont faits arroser en échange de leur signature pour un permis de construire ou pour l'autorisation d'ouverture d'un hyper... On pourrait parler aussi des nouvelles modes qui font fureur depuis déjà quinze ans dans les entreprises françaises, qui consistent à repousser toujours plus loin les limites de l'immoralité, en n'embauchant plus jamais en CDI même quand on a multiplié ses marges par dix en dix ans, ou en faisant du chantage au licenciement pour exiger des autorisations d'ouverture le dimanche (!)...

A chaque fois que la grande distribution, ou la distribution en général, a poussé le bouchon trop loin, c'est-à-dire pratiquement tous les jours depuis une bonne quarantaine d'années, l'Etat français n'a rien dit. Ni rien fait.

Ce qui, somme toute... valait beaucoup mieux que de faire véritablement n'importe quoi, comme Nicolas Sarkozy qui veut aujourd'hui continuer à se persuader que quelqu'un va négocier quelque chose avec quelqu'un d'autre une fois qu'on aura ouvert des centaines, ou plus probablement milliers de centres de racket supplémentaires : effet désastreux garanti sur le pouvoir d'achat. Mais allez essayer de faire comprendre comment les choses fonctionnent à un attardé qui répond on va "mettre le paquet sur ces histoires" (il faut quand même oser sortir le mot) quand on lui demande ce qu'il a l'intention de faire pour protéger le petit commerce...

Essayer de faire sortir un éclopé du cerveau de son carcan d'idiot du village serait probablement beaucoup plus complexe que de résoudre à la fois les problèmes de pouvoir d'achat et de chômage de masse en France, du moins pour un président de la République qui serait digne d'occuper la fonction. Qui aurait le QI qui doit aller avec, en somme.

A lire bien sûr pour celles et ceux qui ne l'auraient pas encore fait, la visite de Sarkozy à Bois d'Arcy (chez Michel Edouard, dernier lien en bas de page) : une petite plongée instructive dans le monde impitoyable de la grande distribution, que j'aurais bien épargnée à mes lecteurs, mais après tout ils avaient "le droit de savoir". Et comme je ne suis pas Charles Villeneuve...

Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d'achat : "Je pense que ce n'est pas foutu"
(NDR : eh ben, on n'est pas sortis...)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20080513.OBS3575/nicolas_sarkozy_sur_le_pouvoir_dachat__je_pense_que_ce_.html

Leclerc veut (NDR : déjà !) une réforme plus radicale
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/economie/20080512.OBS3418/leclerc_veut_une_reforme_plus_radicale.html

(*) Tout ce que Sarkozy n'a pas "vu" à Bois d'Arcy
http://poliblog.canalblog.com/archives/2007/09/01/6064275.html

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13 mai 2008

Catastrophe en Mélenchonnie

s_isme_en_ChineQuelque part dans le sud-ouest, la Mélenchonnie a été secouée hier par un séisme d'une magnitude de 7,8 sur l'échelle ouverte de Richter. Autant dire un tremblement de terre majeur, dont l'onde a été ressentie jusqu'à plusieurs milliers de kilomètres à la ronde, des employés de Pékin et de Shanghai ayant précipitamment quitté leurs bureaux et immeubles pour se rendre dans la rue (!).

On évaluait ce soir le nombre de victimes à 9000 dans la zone de l'épicentre, mais au vu d'un très court inventaire de dégâts "représentatifs" dressé, notamment, dans un article de L'Express mis en ligne ce lundi (cf. lien ci-dessous), on pourrait revoir, dès demain matin, sensiblement à la hausse les prévisions les plus pessimistes, le séisme s'étant produit en début d'après-midi à une heure où les écoles, immeubles et usines étaient remplis à ras bord de créatures qui résistent mal, en général, à l'aplatissement sous des dizaines ou centaines de tonnes de matériaux divers et variés.

Les Etats-Unis ont proposé immédiatement leur aide à la Mélenchonnie, quant à Bernard Kouchner, il a écrit, nous informe L'Express, une lettre à son homologue chinois pour l'assurer de la solidarité de la France avec son pays : la même chose qu'en Birmanie (oubliée, du coup !), mais sans l'agitation qui a suivi pendant une semaine et qui n'aura jusqu'à maintenant conduit qu'à des résultats anecdotiques, pendant qu'en Mélenchonnie des milliers, voire des dizaines de milliers de soldats probablement, sont déjà au boulot depuis des heures au moment où vous lisez ces lignes.

La situation ne s'arrange pourtant guère dans "l'autre" pays aux 100.000 petits morts et aux 200.000 petits disparus (chiffres ONU), où si l'aide commence à arriver au compte-gouttes, les épidémies continuent de suivre leur petit bonhomme de chemin, en attendant la saison des pluies qui va faire rouler sur eux-mêmes (comme des ballons !) des cadavres que l'on se contente pour l'instant de filmer à bonne distance, personne n'étant pressé de barboter dans la même eau qu'eux, sans même penser à tous ceux qui pourraient se trouver sous la surface (beurk)...

En Mélenchonnie, ce sera sans doute plus propre, donc beaucoup plus intéressant. On verra tout ça demain.

Séisme dans le sud-ouest de la Chine, près de 9000 morts
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=70778&2108

Magnitude d'un séisme
http://fr.wikipedia.org/wiki/Magnitude_d'un_s%C3%A9isme

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La proposition de décret anti-pochtrons de Borloo diversement accueillie...

verre_de_ros_Peut-être, sans doute parce que contrairement aux "cibles" du décret qu'il a annoncé, Jean-Louis Borloo carbure au rosé mais ne conduit jamais lui-même sa voiture...

J'ai beau, incidemment, fouiller dans ma mémoire, je ne me souviens pas avoir jamais vu le ministre d'Etat, ministre de l'Ecologie et tutti quanti, juché sur un vélo, s'escrimant à faire semblant de faire une chose on ne peut plus branchée pour un politique en pédalant comme un attardé, comme l'avaient parfois fait Alain Juppé (surtout pendant sa campagne à Bordeaux) ou même la grosse Bachelot. Des scènes d'anthologie d'ailleurs, car il faut avoir vu une fois un ministre essayer de rouler droit sur un vélo pour se demander si la pratique de la bicyclette est compatible avec le quotient intellectuel d'un(e) politique de haut niveau.

En parlant de niveau, souvent, pour un politique qui enfourche un vélo c'est au niveau du guidon que les choses se passent le plus mal : juché sur une monture à pédales, le politicard a volontiers tendance à confondre son guidon avec une pagaie, tirant un coup à droite, puis un coup à gauche évidemment pour corriger la trajectoire et éviter de se bouffer un mur... De corrections en corrections, même quand il n'a pas bu, on voit toujours le politique zigzaguer, à l'image de ces types qui font tous les soirs la fermeture des mêmes bars, et que Jean-Louis Borloo va bientôt empêcher de rentrer chez eux au motif qu'on ne peut pas décemment les laisser ivres sur la voie publique, eux qui courraient le risquer de se cogner contre un révervère ou de passer par-dessus une poubelle pour s'effondrer au final dans un amoncellement de détritus !

Mais revenons un instant au vélo : quand on ajoute au pagayage la nécessité, pour le politique, de pédaler pour avancer, même des gens que l'on dit très intelligents, comme Alain Juppé (ce qui nous rappelle qu'en France, on dit beaucoup de conneries), ont l'air de découvrir en temps réel le fonctionnement, trop complexe pour eux, d'un objet dont leur intelligence et leur sens de l'équilibre ne viendront jamais à bout.

Ceci expliquant cela, c'est peut-être la raison laquelle je ne me souviens pas avoir jamais vu Jean-Louis Borloo sur un vélo. Les ballons de rosé régulièrement engloutis à la buvette de l'Assemblée doivent, plus durement encore chez ses collègues, affecter le sens de l'équilibre d'un ministre que l'on voit, soit dit entre nous, souvent marcher beaucoup plus vite que la moyenne, de peur, qui sait, que quelqu'un ne s'aperçoive du point auquel il est petit (?), de peur, sûrement, de dévier de trajectoires que Borloo, que par endroits on dit constamment aviné, doit "préparer" en les visualisant, afin de ne jamais dévier de la route qu'il s'est tracée.

Si la mise en place d'éthylotests obligatoires ne rencontre pas un franc succès pour l'instant, en-dehors du fait que la mesure ne touchera personnellement jamais Jean-Louis Borloo (il aura toujours le droit de téter autant de biberons qu'il voudra à l'arrière de sa voiture de ministre d'Etat), c'est aussi parce que personne ne sait qui va financer les éthylotests électroniques. On n'en a pas parlé hier, parce qu'il fallait bien en garder un peu pour aujourd'hui, mais les engins vont tout de même coûter de 2.500 à 3.000 euros l'unité selon les médias. Autrement dit, "pas rien", pour des établissements qui ne roulent pas tous sur l'or tiré des bourses de leurs clients, qui ne sont pas tous des soiffards invétérés.

Question : Jean-Louis Borloo aurait-il un ami dirigeant, voire serait-il lui-même actionnaire (majoritaire s'entend) d'une société fabriquant des éthylotests électroniques, tels ceux que l'on voit quotidiennement ces jours-ci sur toutes les chaînes de TV ? Un sujet à creuser, pour ceux qui auront le courage de ne pas se soûler en méditant sur les mille-et-une façons d'affaiblir un secteur économique majeur en France, celui des producteurs de pinard... dont Jean-Louis va heureusement rester un très bon client.

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12 mai 2008

Quand Jean-Louis Borloo propose un décret pour... se dispenser d'Assemblée !

biblioth_que_de_Jean_Louis_BorlooDe l'aveu de l'une de ses collègues secrétaire d'Etat, rien dans sa présence au sein du gouvernement Fillon n'a jamais plus emmerdé Jean-Louis Borloo que l'obligation de se rendre régulièrement à l'Assemblée pour les séances de questions au gouvernement...

Pendant une heure au moins, quand il devait intervenir dans l'une de ces séances, il fallait que Jean-Louis pose son cul sur un banc, qu'il fasse semblant d'écouter les autres parler, et dès lors, souvent, son esprit se mettait à vagabonder. Son regard se perdait dans le vide, on pouvait avoir l'impression qu'il regardait le plafond, ou le président par exemple (qu'il devait toujours voir en double ou en triple), au point en tout cas qu'un jour, s'inquiétant d'une absence imprévue suivie d'une arrivée impromptue dans une séance où il devait justement la soutenir, NKM avait demandé à Borloo où il était passé. Réponse de l'intéressé : il avait "fallu" qu'il aille s'enfiler un ballon de rosé à la buvette de l'Assemblée... Ce à quoi NKM avait répondu que si c'était à ce point, Jean-Louis n'avait qu'à demander à un huissier qu'il lui apporte du rosé dans une tasse à café. En pleine Assemblée (mais avec Borloo, ça chie pas, on n'est plus à ça près).

Pas con, comme idée. Surtout pour un mec décrit à peu près partout comme un pochtron, et qui ne pourrait pas supporter de n'être coincé que quelques minutes dans un endroit où il "doit" s'empêcher de donner libre cours à sa grande passion... Avec impossibilité, en l'occurrence, pour Borloo, de sortir une flasque de sa poche intérieure, sans avoir l'assurance que dans les heures qui suivraient les images seraient diffusées partout...

On a trop emmerdé Jean-Louis, avec son Amour du biberon, du coup Jean-Louis a décidé d'emmerder tout le monde. En proposant dans un premier temps un décret pour rendre les éthylotests obligatoires dans tous les débits de boisson. Avec l'espoir, disait-il ce dimanche soir sur France 2, que ceux qui n'ont pas suffisamment bu vont dissuader celui qui a trop bu de prendre le volant (ou le guidon de la mobylette).

Pendant que ceux dont le cerveau a été détruit par la vinasse (comme celui de Borloo ?) riront à gorge déployée, les autres sentiront arriver le second décret. Celui qui compte vraiment, et dont Borloo a bien sûr oublié de parler, puisqu'il devrait... dispenser d'amphi tout ministre ou secrétaire d'Etat qui dépasserait les huit grammes d'alcool par litre de sang à l'éthylotest de la buvette de l'Assemblée (!).

Dispensé d'amphi, mais plus jamais dispensé de buvette. Il fallait y penser ! Il est finaud, ce Borloo...

Jean-Louis Borloo annonce un décret pour rendre "obligatoires" les éthylotests dans les débits de boisson
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20080511.FAP3265/jeanlouis_borloo_annonce_un_decret_pour_rendre_obligato.html

En exclu pour le Poliblog : la page des surnoms de Jean-Louis Borloo
http://www.cnrtl.fr/synonymie/ivrogne

Photo : la bibiotèque à Jean-Louis (Jean-Louis lit énormément).

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L'horreur absolue en Oklahoma

Picher__OklahomaDans la rubrique Monde du 19-20 de France 3 ce dimanche soir, le téléspectateur français aura appris avec angoisse, qu'écris-je, avec horreur que l'état d'Oklahoma et quelques états voisins, en Amérique donc (la seule qui existe, celle du Nord), ont été frappés par une vague de minis tempêtes qui ont semé la mort et la destruction sur leur passage.

A l'heure où les journalistes qui tapent des brèves pour les éditions du soir dans la presse en ligne européenne mettaient leurs PC ou leurs MAC en veille, on ne comptait pas moins de 21 morts, dans trois états ou plus, auxquels il faut ajouter un nombre indéterminé de disparus dont on ne sait pas s'ils sont morts ou s'ils sont vivants... Bé oui : comme ils ont disparu, soit il faut attendre qu'ils réapparaissent, à l'état de cadavres en décomposition ou sinon à l'état de "non-morts", soit il faut attendre qu'ils ne réapparaissent pas, auquel cas ils resteront des disparus, jusqu'au jour suivant et rebelote le jour d'après. Horrible horrible horrible.

La météo faisant parfois bien les choses néanmoins, comme diraient George et Condoleeza dans la crainte d'un bilan qui pourrait bien s'alourdir, la seule chose qui reste à faire en attendant demain matin est de prier. Prier en croisant les doigts, en espérant que seules des familles de Noirs isolées auront été décimées (et pas encore comptabilisées) : dans un tel cas en effet, pour distraire une Amérique qui a tremblé sous le choc de la catastrophe (comme on la comprend !), les reporters auraient le droit de montrer deux ou trois cadavres baignant dans la flotte, comme cela s'était fait du temps de Katrina. Incidemment, la seule chose qui restait plus fun qu'un cadavre de Noir baignant dans la flotte quelque part en Louisiane à l'époque, c'était un individu de n'importe quelle race filmé en direct en train de sauter d'un des derniers étages d'une tour en flammes du WTC, des images que l'on regrette d'autant plus que le pantouflard américain sait qu'il en sera maintenant privé à tout jamais (= à quand la reconstruction d'une bonne vieille grosse tour ? Et dans l'intervalle, qu'est-ce que tu fous, Oussama ?).

Tout ça pour dire qu'en Amérique, la situation était suffisamment grave hier pour qu'on ait jugé bon de faire un sujet dessus "avant" de parler de la Birmanie, qui n'intéressait déjà plus personne dans le 19-20 quelques jours après la catastrophe : il faut dire qu'entre 21 morts américains et un dernier bilan officiel de 28.458 morts birmans (et 33.416 disparus), il n'y a pas photo ! Surtout quand même l'ONU patauge complètement en Birmanie, avec des estimations qui ne sont plus faites à la louche, mais carrément à la marmite grand modèle (102.000 morts et 220.000 disparus) ! Des cacahouètes, quels que soient les chiffres, à-côté d'un Ricain qui se serait retourné un ongle, d'ailleurs il faut bien dire ce qui est : LES BIRMANS NE MERITENT PAS QU'ON PARLE D'EUX, DONC ENCORE MOINS QU'ON LES AIDE. Pensez par exemple qu'à cause d'eux, tous les représentants de la Croix Rouge dans le Monde ont dû cogiter, discuter, compter, bref, se réunir et logistiser pendant plus d'une semaine pour pouvoir faire parvenir 35... tonnes de matériel à Rangoun, la Croix Rouge dite Internationale ayant par contre trouvé un moyen rapide de couler ses propres bâteaux en les précipitant sur des troncs flottants (*) !

La Birmanie, ça ne peut plus durer. Il faut arriver à se le dire, on a fait tout ce qu'on pouvait et il n'est pas possible d'aider les Birmans, alors on devrait laisser le choléra, le palu, la dengue et pour finir la junte continuer de nettoyer tout ça. Ca permettrait à France 3 et au CICR de se recentrer sur leurs fondamentaux, comme dirait Fillon ou Lagaffe, de se consacrer aux vrais drames, comme celui qui est en train de se jouer chez nos amis américains.

Pas vrai, les copains du comité de rédaction du 19-20 ?

USA : de violentes tornades frappent l'Oklahoma, la Géorgie et le Missouri, faisant au moins 21 morts
http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200002&sid=9075269&cKey=1210488374000

(*) 35 tonnes de matériel pour la Birmanie
http://www.swissinfo.ch/fre/24_heures_en_suisse/35_tonnes_de_materiel_pour_la_Birmanie.html?siteSect=104&sid=9075610&cKey=1210510217000&ty=nd

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10 mai 2008

Par la voix de l'un de ses excités de service, l'Elysée-UMP menace l'AFP de représailles

Fr_d_ric_LefebvreIl est teigneux, il a à peu près la coupe de cheveux de Nicolas Peyrac il y a 38 ans avec le front plus dégarni quand même, et quand on l'invite sur un plateau d'iTélé pour participer à un "débat", on est généralement obligé de lui enfoncer un pied de chaise dans la bouche pour qu'il la ferme.

Il, c'est Frédéric Lefebvre, inutile créature qui dans la lignée des Jégo et des Morano, assène des contre-vérités avec la suffisance d'une blatte qui vous nargue en cavalant sur le carrelage quand vous essayez de l'écraser, et défend toujours l'indéfendable, l'activité principale de Fred étant en ce moment de soutenir coûte que coûte une caricature de "politique" conduite par Nicolas Sarkozy en coupant systématiquement la parole à des interlocuteurs qu'il ne respecte jamais.

A l'origine de la dernière colère du Kim Jong-il français, improvisé porte-parole de l'UMP parmi une bonne douzaine d'autres rustauds qui savent souvent bien mieux se tenir en société, la provocation lancée "contre" l'UMP (en tout cas contre sa frange la plus paranoïaque et la plus dictatoriale) par l'AFP, qui aurait "occulté" un communiqué de l'Elysée (!) dont le but était de traîner Ségolène Royal dans la boue, après la condamnation de cette dernière dans une affaire relevant du droit du travail qui l'opposait à deux anciennes salariées du Conseil régional de Poitou-Charentes et qui, en fait, faisaient un peu tout pour Ségo...

Face à un communiqué de l'Elysée-UMP qui n'avait d'autre but que de salir l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle, l'AFP, en tant qu'agence de presse, a donc adopté exactement le comportement que toute équipe de journaleux digne de cette appellation aurait choisi d'adopter, la nouvelle, n'en déplaise à Frédéric Lefebvre et à d'autres, ne méritant tout de même pas la diffusion quotidienne d'une dizaine de dépêches informant la presse française et les internautes du point auquel Ségolène Royal est une voyouse (ça on le savait déjà).

Colère noire de Lefebvre quand même, qui voit dans le comportement de l'Agence France Presse une basse manoeuvre destinée à passer sous silence un simple "communiqué de presse" de l'Elysée, bref, à faire taire la voix de l'UMP, la voix de Frédo lui-même, et pendant qu'on y est celle de tout ce que la France de 2008 compte de représentants de l'extrême-droite post-FN... Ainsi, l'AFP pratiquerait tout autant la désinformation si elle refusait demain matin de diffuser un communiqué de l'Elysée (ou de l'UMP) informant le bas peuple que pendant leurs rapports, Nicolas fait toujours grimper Carla sept fois aux rideaux.

Décidément une chose qui ne se fait pas, en tout cas dans une France dont Nicolas Sarkozy est le président et dans laquelle Frédéric Lefebvre est convaincu d'incarner la voix de la démocratie.

Le comportement, que dis-je, l'acharnement immérité de l'AFP contre une majorité à laquelle Fred est (très) fier d'appartenir ne restera donc pas impuni, et pourra même donner lieu à l'occasion à une vengeance terrrrible, en proportion bien sûr avec le crime commis, parce qu'à l'UMP on n'est pas aussi malhonnête qu'à l'AFP ! Parole de Lefebvre. Qui n'a pas été aussi loin dans ses déclarations, mais dont tout le monde aura quand même saisi le sens.

Attaquée par l'UMP, l'AFP refuse d'être "une machine à diffuser des communiqués"
http://www.20minutes.fr/article/230015/Media-Attaquee-par-l-UMP-l-AFP-refuse-d-etre-une-machine-a-diffuser-des-communiques.php

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09 mai 2008

Deuxième mort de Pascal Sevran. Il n'y en aura pas de troisième.

cimeti_re__resized_Ouf, pour une fois nous avons enfin pris de vitesse le site jesuismort.com ! Qui n'a pas encore rédigé de bio pour Pascal Sevran, suite au deuxième décès de ce dernier en une semaine, sauf que cette fois-ci c'était le bon.

Pas de commentaire particulier à faire sur l'homme, dont nous ne ferons pas ici d'apologie, contrairement à de nombreux médias qui à l'annonce de son décès se sont bien vite mis à trouver un million de qualités au moins à Pascal Sevran, rappelant tout de même pour la forme les récentes déclarations de ce dernier sur la bite des Noirs qui selon lui n'était pas loin d'être responsable de tous les maux de la planète.

Reste une chanson magnifique, interprétée par Dalida, que Sevran avait écrite parmi beaucoup d'autres, mais pour le reste, tout le monde ne devrait pas regretter la disparition d'un personnage qui sur la fin n'aura pas su éviter que soient rendues publiques des déclarations que l'on ne pouvait que condamner : punition pour Sevran, un aller sans retour dans la terre. Mérité, iront peut-être jusqu'à penser certains, pour celui qui se définissait lui-même comme un "mirliflore"... Ignorant qu'on peut être fat sans être forcément méprisant, grossier ou insultant.

Un peu ballot comme façon de partir, pour un type qui se la pétait énormément mais qui, au fond, n'avait pas l'air d'être un mauvais bougre. M'enfin bon, le crabe a toujours aimé frapper au hasard, et une fois de plus, c'est lui qui aura eu le dernier mot.

Pascal Sevran, le mirliflore incorrect de la télé, est mort
http://www.20minutes.fr/article/230000/France-Pascal-Sevran-le-mirliflore-incorrect-de-la-tele-est-mort.php

Casse-toi de ma télé
http://poliblog.canalblog.com/archives/2007/08/29/6030799.html

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Amara contre la réintégration dans le monde du travail des demandeurs d'emploi de nationalité française

titres_de_s_jourAlors que la France connaît toujours un taux de chômage record et que j'ai personnellement eu vent du cas, parmi d'autres, d'un saisonnier malgré lui qui ne parvenait même plus à trouver un emploi en saison dans la restauration, c'est avec une relative stupéfaction que j'ai appris dans un autre article du Nouvel Obs que Fadela Amara était favorable tout comme, du moins c'est ce que l'on prétend, Brice Hortefeux, à des régularisations au cas par cas pour des clandestins (et non pas "travailleurs sans-papiers") entrés ou restés illégalement sur le territoire français.

La CGT, visiblement fermement opposée elle aussi à ce que les demandeurs de nationalité française puissent trouver un emploi dans leur propre pays, aurait parrainé avec l'association "Droits devant" un peu moins de 1.000 demandes de régularisation dans la seule région parisienne (soit 5 départements). Ou quand un syndicat qui ne remplit déjà plus sa mission de défense de salariés se lance dans des croisades idéologiques sans rapport aucun avec le syndicalisme...

L'homme dont je parle au début de ce sujet, et qui aux dernières nouvelles avait été contraint de s'essayer à la maçonnerie, bien sûr sans aucune perspective d'embauche à long terme, aura, j'imagine, une petite envie d'expliquer à coups de pioche à Fadela Amara et à d'autres la réalité vécue sur le terrain par des Français quotidiennement piétinés dont on ose dire qu'ils ne veulent plus travailler dans les restaurants à aucun poste.

Sans-papiers : Amara est en accord avec Hortefeux
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080507.OBS2901/sanspapiers__amara_est_en_accord_avec_hortefeux.html

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Besancenot bientôt à la tête du PS ?

question_du_jour_du_Nouvel_Obs__meilleur_Premier_secr_taire_du_PS_Pendant que Nicolas Sarkozy se promenait à Ouistreham, parlant des valeurs de la France et même de la "vraie" France alors que s'il avait vécu pendant la Seconde Guerre Mondiale, on aurait peut-être compté l'actuel président de la République Française parmi les premiers à courir à Vichy, le Nouvel Obs a été gagné par lui aussi par une certaine envie de "déconner" ce vendredi puisqu'il s'est amusé à lancer un sondage auprès des internautes pour leur demander qui, parmi une sélection de candidats imposés, ferait le meilleur Premier secrétaire pour le Parti seucialisse.

Là où le Nouvel Obs s'est vraiment défoulé, c'est quand il a inclus François Hollande, l'actuel Premier secrétaire, et surtout Olivier Besancenot parmi les choix possibles (!). Vous aurez un petit aperçu des résultats, enregistrés vers 1h30 du matin ce vendredi après le vote de 13.701 internautes en cliquant sur l'image : si 1,89% de distraits ou de maladroits ont cliqué par erreur sur le nom de François Hollande, comme meilleur Premier secrétaire pour les années à venir, 16,92% d'autres distraits qui n'ont pas compris qu'Olivier Besancenot était un révolutionnaire en robe de chambre l'ont choisi pour diriger le PS, n'hésitant pas à placer le facteur devant de petites figures du parti comme Manuel Valls et Pierre Moscovici, eux-mêmes arrivant loin devant un bouquetin obèse et chauve et un perdant patenté qui n'a pas inventé l'eau tiède dont nous n'avons pas besoin de préciser les noms ici.

Pour atteindre un score encore inférieur à ces deux-là, il fallait peut-être être relativement méconnu des lecteurs du site du Nouvel Obs, comme cela semble être le cas pour Benoît Hamon (certainement pas le plus mauvais candidat pourtant), qui précède d'une courte tête François Hollande, bon dernier dans la liste de ceux qui n'ont aucune chance de redevenir, en l'occurrence, Premier secrétaire du parti un jour.

Effet Star Ac' oblige, enfin, Ségolène Royal et Bertrand Delanoë sont les seuls à devancer (mais d'un peu plus de quatre points seulement !) le facteur qui distribue probablement le moins de courrier en France, l'écart étant si réduit entre les deux au moment où j'écris ces lignes qu'il serait bien imprudent de faire un pronostic sur le nom du vainqueur final.

Un sondage pour se distraire mais avec tout de même, à la clé, des résultats instructifs sur l'absence dramatique de leader au PS, de nature en tout cas à calmer légèrement les ardeurs d'un Moscovici qui comptait bien profiter de la confusion régnant toujours au sein du parti pour en prendre les commandes...

Une fois redescendu, on se dira que pour un échantillon normal de militants seucialisses, Moscovici aurait plus de chances de figurer en troisième position dans la liste des suffrages. Loin devant un Valls qui a affiché un peu trop de déférence à l'égard de Nicolas Sarkozy et de certaines thèses qu'il défend pour incarner quelque courant que ce soit à gauche, loin aussi devant un Besancenot que l'on n'a convié à participer malgré lui que pour amuser la galerie.

Le meilleur premier secrétaire pour le PS
http://questions.nouvelobs.com/affsondage.php?SONDAGE=000588

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07 mai 2008

Changement de programme, finalement on va remettre les vioques au pas

momiesUne nouvelle anecdotique en précédant souvent une très mauvaise avec Nicolas Sarkozy, le chef de l'Etat a dévoilé aujourd'hui un ensemble de mesures, nouvelles évidemment, destinées officiellement à lutter contre le sous-emploi des seniors, qui en France atteint des records, jamais vraiment évalués, que l'on ne nous envie nulle part en Europe.

Bien que l'on ait prévu de maintenir la possibilité de partir à l'âge de la retraite pour ceux qui auront suffisamment cotisé (trop généreux de la part de l'Etat), on pourra aussi choisir de travailler plus longtemps (c'est-à-dire au-delà de 61 ans maintenant), en échange d'une augmentation de 5% du montant de sa retraite par année de servie supplémentaire. Quant aux flemmards qui ne seraient pas dans le move, on va les inciter à se sortir les doigts de plusieurs manières. D'abord, le chef de l'Etat veut à terme supprimer les préretraites en les taxant lourdement ; supprimer aussi la dispense de recherche d'emploi pour les racailles de 57 ans et demi ou plus qui sont au chômage ; pour favoriser à la fois le pouvoir d'achat et l'emploi des seniors, enfin, on va prochainement autoriser les retraités à travailler normalement pour cumuler les revenus de leur retraite et les revenus tirés d'une ou même de plusieurs activités salariées, comme cela se pratique en Angleterre, où l'on voit des vieux de 90 piges récurer des bagnoles parce qu'ils adorent tout ce qui rutile (privant un plus jeune d'un emploi), ou d'autres de 70 balais qui tout en étant retraités doivent cumuler les petits boulots pour s'offrir, ô miracle, un repas quasi-normal par jour... Ils le font généralement le midi (ça leur permet, presque, de tenir la journée).

Les résultats prévisibles de ces différentes mesures, si elles venaient à être appliquées, seraient un multi-fracassement systématique des créations d'emploi qui heureusement sont déjà au point mort chez nous, puisqu'en-dehors des rares métiers qui nécessitent une force physique incompatible avec le statut du vioque (ils tendent à se raréfier, et sont aujourd'hui réservés aux gentils immigrés et aux méchants clandestins), on n'aurait plus besoin, quasiment nulle part, d'embaucher des nouveaux qui ne seraient pas des vioques, la principale différence entre un vioque et un non-vioque étant que le non-vioque ne travaillant pas pour arrondir ses fins de mois, il demande habituellement à être payé correctement, ce qui est intolérable dans une France où tout le monde doit participer à l'effort collectif (à l'exception notable des politiques). Sur un tel sujet évidemment, le vioque serait plus relax, trop heureux qu'on fasse appel à lui pour boucher les trous laissés vacants par des jeunes qui n'ont jamais été recrutés en CDI puisque la loi non seulement le permet mais l'encourage fortement (stages, apprentissage, intérim, CDD, etc.).

Toutes ces mesures combinées au recul de l'âge de la retraite à 61 ans (le MEDEF exige toujours 62, mais personne ne sait vraiment pourquoi), ce qui implique 41 ans de cotisations, que bien peu de gens travaillant aujourd'hui pourront totaliser en-dehors de quelques fonctionnaires justifiant au mieux d'un BAC+2 qui auront attrapé le virus très jeunes, il s'agit d'une énième copie de la politique conduite outre-Manche en son temps par un Tony Blair qui aura quitté sa fonction en battant constamment ses propres records d'impopularité, mais... qui vit aujourd'hui, très grassement, des mots d'esprits qu'il délivre dans des conférences internationales, quand il ne vient pas bien sûr assister à une réunion de l'UMP (on s'en serait douté) comme il l'a fait récemment.

Les "vrais" demandeurs d'emploi, dont la plupart sont des non-vioques, apprécieront. Encore plus que les autres, sans aucun doute.

Sarkozy dénonce le "scandale social" du sous-emploi des seniors
http://www.laboussole74.com/rubriques_zoom.php?cat=1&subcat=4&id=5927

Illustration : de futurs retraités français dans un petit boulot d'essayeurs de cercueils

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