Poliblog indépendant

Ici on commente l'actualité politique, vue du côté de ceux qui, le plus souvent, la subissent. On a beau essayer de rester objectif, face à tant de niaiseries c'est dur !

28 février 2008

Sarkozy veut refaire un Mardi-Gras le 4 mars

Sniper_Ghillie_Woodland_3Ca devient une non-nouvelle à forcé d'être inlassablement répétée, Nicolas Sarkozy connaît une nouvelle baisse dans les sondages, battant cette fois-ci un (premier) record puisque jamais, dans toute l'histoire de la Vième République, l'écart de popularité n'aura été plus grand entre un président de la République en exercice et son Premier ministre.

En effet, il faut remonter jusqu'en avril 1993, quand François Mitterrand se tournait les pouces depuis déjà 12 ans, pour retrouver un tel écart avec son Premier ministre de l'époque, qui n'était autre que le célèbre Edouard Balladur, homme politique français que le monde nous envie toujours pour son goitre si flasque qu'il a la particularité de le fouetter de chaque côté du visage quand Edouard fait du jogging (en hiver, croyez-moi ça réchauffe).

Bon, côté solutions, qu'est-ce qu'on peut faire à part faire piquer le petit Nicolas ? Ben pas grand-chose... Quand Sarkozy va sur le terrain, on s'en fout. Quand Sarkozy va au salon de l'agriculture, il se fait pincer en train de perdre le contrôle de ses nerfs et d'insulter un lambda. Quand Sarkozy va présenter Carla à Idriss, tout le monde s'en tape aussi. Et même dernièrement, quand Sarkozy avait parlé de la grande et belle Europe qui nous attend sous la présidence française, ça et là on lui a fait comprendre qu'il pouvait s'enfoncer la hampe du drapeau européen où il voulait du moment qu'il cessait de nous bassiner avec ses rêves de grandeur, dont le principal défaut est qu'ils sont toujours personnels.

Reste donc une solution : que Nicolas Sarkozy se transforme en arbre, tel l'individu que l'on peut voir sur cette photo trouvée sur le ouèbe sur le site nommé de façon fort opportune "camo-store.com". Après lui avoir chié dessus, des oiseaux feront leur nid dans les cheveux du président de sa République, le reste du temps des chiens de passage lui pisseront tour à tour sur les jambes, et parfois il se trouvera peut-être aussi un sauvageon ou deux pour lui donner un coup de pied rageur dans les côtes parce qu'un prof l'aura un peu trop emmerdé en cours, mais pendant ce temps-là au moins, on n'entendra plus parler de Nicolas Sarkozy.

Une solution pas plus idiote que celles préconisées par les grosses têtes de l'Elysée pour enrayer la chute perpétuelle du chef de l'Etat dans les sondages, d'autant plus que cette fois-ci, ça devient historique : sans une innovation majeure, il faudra bientôt une vraie calculette aux instituts de sondage pour pouvoir compter le nombre de décimales après la virgule reflétant le véritable score de popularité du président du pouvoir d'achat...

Donc arbre, je ne vois pas ce que l'on pourrait trouver de mieux.

Sarkozy n'en finit plus de chuter dans les sondages
http://www.challenges.fr/actualites/business/20080227.CHA8198/sarkozy_nen_finit_plus_de_chuter_dans_les_sondages.html

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Darcos ne veut plus de hamsters ni de tortues d'eau dans les classes de CM2

Les_enfants_d_Auschitz___la_lib_ration_du_camp_par_les_troupes_sovi_tiques__1945_Suite à l'idée très inspirée du chef de son Etat de faire adopter par chaque élève de CM2 le cadavre d'un enfant juif victime de la Shoah, on sait qu'un tollé fulgurant de protestations avait obligé toute la Sarkozie à enclencher la marche arrière pour dire qu'au lieu de chaque élève de CM2, on allait se contenter de faire adopter un petit cadavre par chaque classe de même niveau...

Le président de sa République étant connu pour ne jamais revenir sur une connerie, surtout quand elle est grosse (et il ne faut voir là aucune allusion à Roselyne Bachelot ou à Christine Boutin), on a confié pour mission à Xavier Darcos, ministre de l'Education Nationale, d'"ajuster" l'idée saugrenue du chef de l'Etat afin que cette dernière heurte moins les susceptibilités des uns et des autres, la vieille Simone ayant à elle seule torpillé le projet initial en se demandant si Nicolas Sarkozy n'avait pas un lien de parenté caché avec un bouliste carburant au beaujolpif...

Ce mercredi, donc, s'est tenue un peu en catastrophe une réunion improvisée à laquelle on avait convié des "personnalités" juives de France, au terme de laquelle plusieurs des intéressés auraient laissé entendre que l'initiative de Sarkozy allait être purement et simplement abandonnée, ce qui satisfaisait tout le monde puisqu'elle était foncièrement débile.

C'était compter sans le zèle, sans limite, de Xavier Darcos, qui aimerait bien rester ministre, et qui après que les "consulté(e)s" aient enfin déblayé le terrain (notamment la mère Veil et le vieux Klarsfeld), a aussitôt laissé courir le bruit que la décision serait maintenue, et que comme prévu dans un "premier deuxième temps", chaque classe de CM2 allait dès la rentrée prochaine devoir honorer la mémoire d'un enfant juif victime de la Shoah.

Exit donc les hamsters, lapins, plantations de flageolets et autres tortues d'eau qui servaient jusqu'à présent de mascottes aux classes de CM2, dans le futur nos chères têtes blondes seront priées de s'agenouiller devant la photo d'une petite juive morte ou d'un petit juif mort, devant laquelle, idéalement, on leur demandera de pouvoir réciter un laïus résumant sa courte vie (pour les fautes de français, on verra après, hein).

Dans de tels moments, on regrette amèrement que des personnages comme Coluche ou Guy Bedos ne soient plus de ce monde, car personnellement je pense qu'ils auraient osé deux ou trois blagues qui n'auraient sans doute pas été du goût de tout le monde, mais qui en auraient dit long sur le niveau stupéfiant de connerie que l'on pulvérise tous les jours dans une France où tout est devenu possible depuis un certain 6 mai.

Surtout le pire.

Photo : les enfants d'Auschwitz à la libération du camp par les troupes soviétiques en 1945
Source : http://www.jewishgen.org/ForgottenCamps/Camps/AuschwitzFr.html

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Delanoë sérieusement menacé à Paris

moto_crotteMalgré un meeting au Zénith qui a réuni quelques 3.000 fans de Gérard Darmon et d'Elie Semoun, qui jouaient hier soir le rôle de chauffeurs de salle pour un Bertrand Delanoë qui n'aura finalement pas fait déplacer autant de monde qu'il le souhaitait en cette période de vacances scolaires, l'avenir s'annonce plutôt sombre pour le candidat socialiste à la mairie de Paris, même si les sondages tablent encore sur un démembrement de  la speakerine de Panaf TV dès le premier tour des prochaines municipales.

Totalement inconscient des risques encourus, en effet, Bernard n'a rien trouvé de plus intelligent hier soir que de convier Lionel Jospin à un meeting ou l'actuel maire de Paris, s'agitant comme un pantin, a essayé de ponctuer son discours de coups de gueule qui ont pu rappeler ceux d'un certain de Gaulle tout en illustrant ses vociférations de mouvements qui n'étaient pas sans évoquer la tecktonik, cette nouvelle danse qui fait fureur chez les djeunz où l'on essaie de mouliner avec les bras et les paluches au lieu de tortiller du croupion.

Bref, tout se passait comme sur des roulettes pour Delanoë, jusqu'au moment où Lionel la louze a souhaité bonne chance à Bertrand, ajoutant que pour augmenter les chances pour l'agité de remporter la mairie, il fallait mettre le paquet sur lui dès le premier tour ! Se trouvant toujours aussi drôle et spirituel d'ailleurs, Yoyo la louze a ajouté qu'il était bien placé pour le savoir, en référence évidemment à la raclée qui lui avait été administrée par Jean-Marie Le Pen en 2002...

On a beau ne pas croire aux malédictions qui entourent certains personnages, comme Lionel je pars je reviens Jospin, pour Bertrand Delanoë, c'est un signe extrêmement inquiétant, car muni du soutien d'un expert en ratages complets dont l'accès au Zénith aurait dû lui être barré, on se demande quelle catastrophe va bien pouvoir s'abattre sur la tête de Delanoë...

Disons que dans l'attente de la cata, qui peut maintenant survenir n'importe quand et sous n'importe quelle forme, les paris sont ouverts. Ainsi, je ne serais pas surpris d'apprendre que sortant demain matin, le nez au vent, de la mairie de Paris pour aller serrer des mains de gogos anonymes qui persistent à le voir comme un maire qui va tout révolutionner dans la capitale, Bertrand aurait glissé sur un objet oublié sur le trottoir par une motocrotte, se rétamant par terre dans une gamelle mémorable qui le laisserait avec le cou brisé, ouvrant un boulevard à Panaf qui ne sait toujours pas aligner trois idées de campagne mais qui pour autant ne serait pas la dernière à se réjouir d'un décès accidentel de Bertrand.

Depuis le temps pourtant, côté socialistes, on devrait avoir enregistré à Paris que quand Lionel Jospin sort de sa retraite rétaise pour donner des leçons de politique à des copains-copines, en général les choses se terminent très mal pour les intéressé(e)s...

Paris : Delanoë au Zénith (NDR : c'est souvent ce qui arrive avant de se retrouver au 36ème dessous)
http://www.latribune.fr/info/Paris--Delanoe-au-Zenith-601-~-AP-MUNICIPALES-PARIS-DELANOE-$Db=News/News.nsf-$Channel=Politique

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Carla réapprend à marcher

AsimoPendant le voyage de son fringant mari Nicolas, nouveau président du Tchad, à N'Djamena où ce dernier s'était rendu pour donner des consignes très claires à Idriss Déby sur la manière de faire avancer le processus démocratique dans la colonie, les observateurs attentifs auront pu remarquer que Carla Bruni a commencé à céder la place à Carla Sarkozy, la nouvelle première dame ayant adopté sur place une démarche fort étrange qu'on ne lui connaissait pas jusqu'alors, puisqu'à mi-chemin entre celle de Michèle Alliot-Marie, qui marche toujours avec deux ou trois parapluies quelque part, et celle du robot Asimo (photo), les mouvements de Carla ne laissant plus de place à aucun roulement de cul intempestif, tels ceux que l'on n'avait pas manqué de remarquer quand l'ancien top avait accompagné Nico chez Mickey puis en Egypte.

Comment Carla Bruni est-elle parvenue à réaliser un tel exploit dans un temps aussi court ? Nul ne le sait... Possible qu'on l'ait emmenée dans un camp de l'armée de terre où on l'a obligée à marcher sur plusieurs centaines de mètres entre les tirs de deux mitrailleuses lourdes qui ont ouvert le feu sur toute la durée du parcours. Pour l'instant en tout cas, l'effet est remarquable, puisqu'on a presque eu l'impression d'avoir affaire à une première dame digne de ce nom, s'il n'y avait bien sûr pas eu les sempiternelles lunettes de soleil et quelques images de groupe prises sur le vif dans lesquelles on a pu lire le quasi orgasme atteint par le pot de fleurs pour l'une de ses premières sorties officielles en tant que m'am Sarko...

Côté marital par contre, ça continue de chier un peu dans la colle : alors qu'il s'apprêtait à monter, dans la cour de l'Elysée, dans la berline qui devait l'emmener à l'aéroport avec sa nouvelle moitié, le petit Nicolas n'a pas pu s'empêcher de faire un long coucou de la main aux blaireaux appointés par différentes rédactions ou agences de presse qui se trouvaient sur le trottoir d'en face, le chef de son Etat n'arrivant pas ce matin à se rentrer dans le crâne que lesdits blaireaux n'étaient pas là pour lui mais uniquement pour voir de quelle façon était habillée le sosie de Cécilia en plus jeune.

Tout fier d'exhiber sa nouvelle accompagnatrice, donc, le petit Nicolas a agité la main avant non pas de monter en voiture, mais... d'enlever sa veste, dans un geste qui a d'abord fait craindre à tout le monde qu'il allait aussi enlever sa chemise. Heureusement, il n'en a rien été et on n'a donc assisté à aucun jaillissement de poignées d'amour qui aurait gâché le spectacle.

Une fois son premier petit show accompli, Nicolas Sarkozy s'est engouffré au côté de madame dans une Citroën noire et longue comme un paquebot qui a dû coûter bonbons aux Français. On aurait pu croire qu'il ne se passerait plus rien alors que le convoi de 79 voitures commençait à s'ébranler, mais non, le chef de son Etat, décidément toujours aussi amoureux de lui-même, a tenu à entrouvrir la vitre de son côté de la voiture pour sortir la main jusqu'au niveau du toît, continuant d'agiter ses doigts boudinés à l'intention de fans imaginaires dont certains priaient peut-être pour qu'un pigeon lâche une énorme fiente dessus, histoire qu'on ait au moins quelque chose à raconter pour aller avec les images. Manque de chance, une fois de plus, il n'en a rien été.

Une fois arrivé au Tchad, après son départ très tomcrouzesque et un voyage qui a dû être terrible, le chef de l'Etat voyageant toujours le cul par terre en avion à cause des caisses qui sont vides, le nouveau président de la République centrafricaine s'est dit super motivé pour qu'une commission d'enquête internationale fasse toute la lumière sur la disparition de deux opposants au régime d'Idriss, qui selon certaines sources auraient été raptés par des extra-terrestres utilisant des véhicules typiques de l'armée tchadienne et portant le type d'armes que l'on utilise habituellement dans l'armée tchadienne... Idriss, que l'on soupçonne de ne pas être pour rien dans ces deux disparitions, a affirmé à Nicolas Sarkozy qu'on ne lui avait rapporté aucun atterrissage de vaisseau spatial au Tchad ou dans les environs dont les occupants, forcément mal intentionnés puisque déguisés en humains, enlèveraient les opposants politiques de l'hôte du petit Nicolas.

Tout est donc bien qui finit bien. Carla a presque réussi sa première sortie, les tourtereaux ont bien mangé, quant à Idriss il s'est personnellement engagé à essayer de se souvenir s'il avait enfoui des corps récemment, ces informations étant d'une importance toute relative, car la principale révélation de la journée aura quand même été sans conteste que Carla Sarkozy semble maintenant capable de marcher dans des couloirs sans se cogner systématiquement les fesses contre les murs, ce qui, convenons-en, est un sacré pas en avant pour la crédibilité de la première dame et, par voie de conséquence, pour l'honneur de la République Française.

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27 février 2008

Jean Sarkozy : non, je ne prends pas les Neuilléens pour des moutons

SamanthaChez les post-adolescentes BCBG qui s'ecanaillent une fois sous la couette en cashmere, il a déjà remplacé le sex toy. Chez les lecteurs qui se tiennent au courant de l'actualité politique française en reluquant la couv' de Match ou de Voici en kiosques, il est en passe de détrôner la toute petite Rachida (toujours pas sous contrat avec Knorr, Liebig ou Royco). A l'Elysée enfin, même et surtout si le Maître des lieux s'en défend, pour ne pas froisser sa Suffisance on a choisi de considérer Jeannot la Flambe comme le digne successeur d'un géniteur qui ne peut toujours pas s'empêcher de serrer la paluche de dictateurs qui font disparaître leurs opposants de la surface du globe avec autant de détachement que Copperfield faisait s'envoler les pianos...

Il, c'est Jean Sarkozy, l'un des rejetons chevelus de Nicolas (dont le nombre officieux reste, euh, indéterminé), qui dans un article de 20 Minutes qui m'a ému aux larmes apprend au lecteur que depuis tout petit, son truc, c'est de parler aux moutons, quitte à se lever à quatre heures du mat' dans le trou du cul de la Corse pour les emmener brouter en montagne, parce que pendant que le mouton broute, on sait au moins qu'il ne bêle pas : autant dire qu'à 21 ans, Jeannot la Flambe a déjà tout compris à la politique.

Continuant son opération séduction dans le cadre de sa candidature pour les cantonales à Neuilly-Sud, Jeannot s'est confié sur le Bondy Blog en empilant un nombre de poncifs si rebattus qu'on les jurerait tout droits issus du cerveau, bien fatigué ces temps-ci, d'un Guaino des bacs à sable, mais attention hein, pas de n'importe quel sable, du sable fin de Neuilly, qui n'est pas un ghetto pour riches, parce qu'à Neuilly, madame, monsieur, les gens ont marné très dur pour amasser tout ce qu'ils ont et à quoi ils s'agrippent aujourd'hui comme des morpions (employés de maison clandestins inclus ?) !

Sur le meurtre de David Martinon, Jeannot la Flambe persiste dans les déclarations qu'il avait déjà faites devant les policiers : au moment où l'on a poignardé le porte-parole de l'Elysée entre les omoplates, il était dans une cave de son immeuble, en train de bricoler son scooter avec son copain Arnaud (perdu de vue depuis), d'ailleurs des tâches de graisse qui ne sont toujours pas parties depuis attestent qu'il n'aurait pas pu perpétrer le meurtre sans laisser de traces de graisse sur le manche du poignard que l'on a retrouvé enfoncé dans le dos de feu David.

"Sur sa filiation", qui n'est pas celle de tout le monde, ben il s'en tape comme de sa première paire de pompes à deux SMIC, Jeannot, il se sentirait tout aussi bien s'il avait été le fils d'un col bleu, mangeant des pâtes le dimanche et un quignon de pain trempé dans l'eau du bain hebdomadaire tous les autres jours de la semaine...

Sur la crise de démence de son paternel au pays des veaux, vaches et cochons, idem, pas de commentaire, là encore, Jean était dans son garage en train de bricoler (mais son VTT cette fois-ci), d'ailleurs son amour pour les Neuilléens est tel qu'il n'hésite pas à l'avouer, il ne s'est pas du tout intéressé à la polémique, son attention n'étant retenue que par ce qu'il pourrait faire au service de ses concitoyens qu'il aime plus que lui-même.

Sur sa vie privée enfin, Jeannot la Flambe, sachant très bien que plus il fera de malheureuses, plus les ventes de sex toys augmenteront (c'est le moment pour lui de prendre des actions, d'ailleurs il a déjà pu en prendre), dit qu'il partage sa vie avec une "jeune femme", sans préciser si celle-ci a quarante ans et se fait chier dans son vrai couple, la vie privée de Jeannot relevant, comme celle de son papounet, de sa vie privée.

Voilà... Qui clôt la courte liste de ce que devaient absolument savoir celles et ceux qui se demandaient si Jeannot la Flambe, innocent dans le meurtre de David Martinon, méritait ou non d'être soutenu dans la course aux cantonales pour Neuilly-Sud.

Ah non, il y a un ou deux petits oublis tout de même... A part marcher sur ses guiboles, se passer la main dans les veuchs et poursuivre des études juridiques qu'il doit suivre avec une application qu'on laissera à chacun le soin d'apprécier, Jeannot la Flambe ne sait rien faire, ou alors simplement jacter, comme papa.

Un bon petit gars tout à fait dans le ton de l'époque, en somme.

Jean Sarkozy : "je voulais voir ce que c'était l'expérience presque mystique du berger"
http://www.lepost.fr/article/2008/02/27/1104778_jean-sarkozy-je-voulais-voir-ce-que-c-etait-l-experience-presque-mystique-du-berger.html?xtor=RSS-30

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26 février 2008

AgoraVox : du nouveau chez les planteurs de baobab

baobabJ'en parle uniquement pour ceux qui s'intéressent au sujet, car s'il m'arrive de lire des articles dans AgoraVox, dont certains sont très bons, les vieux lecteurs du Poliblog savent que je garde une petite rancune bien légitime vis-à-vis de ce, euh, truc, où j'avais envoyé un texte qui me paraissait fort inspiré et tout à fait digne d'être publié par rapport à un nombre assez improbable de merdes que j'ai aussi lues sur AgoraVox...

A l'époque, quatre ou cinq jours après que j'ai envoyé mon projet d'article au comité de rédaction du machin, un email tellement impersonnel qu'il en était presque irrespectueux m'informait que mon article, envoyé donc quatre à cinq jours plus tôt, traitait d'un sujet qui n'était plus d'actualité (et pour cause).

Oscillant alors entre un énervement relatif et l'idée un peu vague que chez AgoraVox, en-dehors de se la péter un peu trop à mon goût, on avait un baobab dans chaque main, je n'avais plus rien envoyé au site, que du reste je visite de moins en souvent.

Comme ce n'est pas le cas de tout le monde, et que des plumitifs en herbe qui lisent ces lignes pourraient avoir, sait-on jamais, envie de s'investir dans le prochain concept de Fondation AgoraVox (avec un grand F s'il vous plaît), je relaie ici l'appel reçu par email de l'équipe de rédaction du "média citoyen" le moins réactif du ouèbe, du moins en ce qui me concerne.

J'ignore si depuis le temps on a tronçonné les baobabs, mais pour tout dire, je m'en fous royalement.


Bonjour,

AgoraVox va devenir prochainement la Fondation AgoraVox ! C'est une évolution majeure dans l'histoire de votre média citoyen.

Grâce à vos contributions, AgoraVox est devenu un média incontournable, respecté et reconnu, qui attire chaque mois environ un million de visiteurs. Afin de sauvegarder son indépendance, AgoraVox a fait le choix de la fondation comme l'explique Carlo Revelli dans cet article: http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=34611

Par ailleurs, dans l'esprit de cette fondation, afin de rendre la politique éditoriale encore plus transparente, désormais n'importe quel rédacteur qui a publié au moins 4 articles peut participer à la modération.

Vous êtes rédacteur régulier sur AgoraVox ? Vous aimez produire de l'information inédite et commenter l'actualité ? Franchissez un pas supplémentaire dans l'animation de votre média citoyen : rejoignez le comité de rédaction d'AgoraVox !

Venez consulter et donner votre avis sur tous les articles proposés avant leur publication : évaluez-les, votez-les, et participez pleinement à la fabrication de votre journal au quotidien !

Plus vous serez nombreux à participer à la sélection des articles, plus AgoraVox pourra répondre à sa vocation de média citoyen.

Pour tout savoir sur le processus de modération, lisez cet article : http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=8843

Accédez dès maintenant à votre espace de modération et évaluez vos premiers articles ici: http://www.agoravox.fr/ecrire/moderation_index.php3

A très bientôt sur AgoraVox

La rédaction d'AgoraVox

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Hausse des prix : bientôt le feu vert de Fillon pour mettre en pratique les pires inepties du moment

Marcel_CerdanTout auréolé de son statut, de plus en plus renforcé, d'écrabouilleur du chef de l'Etat dans les sondages, François Fillon prend ces temps-ci sur lui de faire comme s'il était Premier ministre de la République Française depuis le mois de mai 2007.

Situation relativement nouvelle, car on n'aurait pas misé une demi-rouble sur un tel changement de comportement chez Fillon il y a encore quelques semaines, seulement voilà, vu la cascade de fientes qui s'abattent en ce moment sur l'occiput du petit Nicolas, le Premier ministre a pu recevoir pour consigne de mouvoir un séant que d'ordinaire on le priait sans le moindre égard de garder vissé dans son siège à Matignon...

Visiblement heureux de profiter d'une opportunité de se dépoussiérer, d'autant que sa popularité qui grimpe sans cesse semble le mettre chaque jour un peu plus à l'abri d'un remaniement au terme duquel on assurait que Xavier Bertrand allait prendre la place de François Fillon, le Premier ministre a convoqué une réunion de crise à laquelle il a convié tous ceux qui, au sein du gouvernement et dans les environs, n'ont pas la moindre idée de la manière dont on pourrait stopper l'explosion des prix des produits alimentaires vendus en grandes surfaces. Nucléaire, l'explosion.

N'ayant pas suffisamment de force dans les doigts pour tirer les oreilles des grands distributeurs, et encore moins le pouvoir de "contrôler" les marges que veulent réaliser des producteurs qui voient la France comme un pays économiquement mort où il est devenu urgent de traire les dernières vaches qui donnent encore un peu de lait, l'homme aux sourcils épais comme une encyclopédie en douze volumes va logiquement se trouver bloqué dans une impasse dont les consommateurs ne doivent strictement rien attendre de positif : inapte à relancer l'emploi en France (le boulot de Bertrand, en temps normal...), et tout aussi incapable d'agir sur le pouvoir d'achat des Français puisqu'il est toujours hors de question de contrarier les amis médéfiens du chef de son Etat, François Fillon ne devrait pas avoir d'autre choix que de suivre les propositions totalement saugrenues des Attali, Chatel, Beigbeder, Lagaffe et compagnie, qui tous estiment que si les Français sont désormais trop pauvres pour s'offrir des produits de marque dans des magasins dits normaux, on n'a qu'à leur offrir la possibilité de s'offrir des produits de merde dans des sous-magasins où la palette remplacera le linéaire, prochainement réservé aux seuls nantis qui auront encore les moyens de fréquenter les Monop', Carrouf, Auchan, Leclerc, etc.

Inutile de préciser que Michel-Edouard a profité d'une augmentation scandaleusement rapide des prix depuis novembre pour nous refaire le coup du Zorro qui n'arrive toujours à trouver aucun Bernardo pour l'épauler ; quant aux producteurs, de leur côté, ils ont versé des torrents de larmes en assurant qu'ils n'étaient eux non plus pour rien dans des augmentations qui vont permettre à leurs actionnaires de compléter leurs collections de couilles en platine, certains approchant du chiffre fatidique des 366 paires et envisageant, de ce fait, de saigner jusqu'à la dernière goutte des distributeurs qui eux-mêmes envisagent de saigner les consommateurs avant de les débiter en tranches pour les reconditionner en barquettes de viande d'origine... française.

C'est là que l'affaire risque de sérieusement se compliquer pour François Fillon, qui d'une certaine manière s'est fait piéger comme un bleu par un Sarkozy dont on devine qu'il aimerait bien écraser le visage d'un "collaborateur" devenu si populaire qu'il en est vite devenu insupportable.

Le drame de Fillon étant qu'il ne peut que se planter sur le sujet d'une rationalisation des prix (l'âne, le poing en l'air, va sans doute aller jusqu'à exorter les professionnels de cesser de se comporter en vulgaires margoulins), on peut prévoir pour les prochains jours ou semaines une offensive tous azimuts de Xavier Bertrand, qui sans avoir quoique ce soit à propose qui diffère des inepties que l'on est en droit d'attendre de François, pourra quand même profiter de la gabegie ambiante pour se poser en ultime recours à "tout", avec un avantage certain par rapport à Fillon, c'est que lui n'aura rien fait qu'on puisse lui reprocher, puisqu'il se tourne maintenant les pouces depuis neuf mois...

Ainsi, tout en ayant pris d'une façon on ne peut plus partisane (voire foncièrement méprisable) la défense d'un président attaqué de toutes parts au cours des derniers jours, le gros Xavier a fait en sorte de rester relativement absent des autres débats ces jours-ci, trop occupé, sans doute, à guetter Fillon pour ne rien perdre du moment tant espéré où son rival se prendra les pieds dans le tapis, Xavier pouvant alors sortir de sa tanière pour aller finir François à coups de pieds dans les gencives.

Euh... Les prix dans tout ça ? Bah, personne n'aura le temps de passer un coup de Kärcher dessus, un embrasement sur un sujet aussi anecdotique ne pouvant concerner que les "pauvres cons", auxquels le président lui-même a récemment expliqué au salon de l'agriculture que s'ils n'étaient pas contents, ils n'avaient qu'à se casser !

Flambée des prix : le gouvernement promet une opération "coup de poing"
http://www.20minutes.fr/article/215307/A-la-Une-Flambee-des-prix-le-gouvernement-promet-une-operation-coup-de-poing.php

Illustration : Marcel Cerdan en 1949. Je lui devais bien ça après avoir passé une photo de Jake LaMotta dans un précédent sujet, un Jake sans lequel le bon Marcel n'aurait pas été pulvérisé en (presque) pleine gloire, permettant peut-être à Edith de devenir Marion, ou inversement...

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25 février 2008

Salon de l'agriculture : après les leçons de morale et les promesses, Sarkozy distribue les insultes

Nicolas_Sarkozy_en_racaille_de_banlieue

Après un énième dérapage verbal qui est devenu, en quelque sorte, la marque de fabrique du président le plus vulgaire, le plus bas de plafond et le plus populiste que la Vème République ait jamais connue, avec les risques que cela implique quand le chef de l'Etat, se jetant dans la foule, est amené à prendre quand il force la main de Français dont il dilapide quotidiennement l'argent pour lui serrer la main, on ne peut s'étonner qu'à moitié du scandale provoqué par la réponse faite par Sarkozy à un visiteur du salon de l'agriculture qui, après l'avoir d'abord tutoyé (déjà un signe qu'un peu partout, on n'éprouve pas le moindre respect pour le chef de l'Etat dans le cadre de sa fonction), a ensuite refusé de lui serrer la main, disant à Nicolas Sarkozy qu'il risquait, ce faisant, de le "salir" !...

La réaction du chef de l'Etat ne s'est pas faite attendre puisque prenant en quelque sorte à témoin une assistance devant laquelle il semblait d'être un rappeur qui peut se permettre d'insulter les smicards à l'entrée d'une boîte de nuit et d'en rire ensuite devant tous dans l'espace VIP, Nicolas Sarkozy a répondu au provocateur : "casse-toi alors pauvre con !".

Des deux acteurs de ce qui aurait pu devenir un pugilat qui aurait fait très mauvais effet devant l'objectif d'une caméra qui traînait opportunément dans le coin, on peut dire que celui des deux qui aura le plus honoré le rôle du président de la République a quand même été celui qui a refusé de lui serrer la main, car je ne sais pas de quelle manière auraient réagi d'autres français à ce genre de propos, avec la circonstance particulière qu'ils se seraient trouvés à un moins d'un mètre de Nicolas Sarkozy, mais dans mon cas personnel je pense que j'aurais attrapé le président de la République en lui demandant de répéter ce qu'il venait de dire, et ensuite... ben ça dépend un peu du type de Français sur lequel Nicolas Sarkozy ne manquera pas de tomber un jour prochain, les incidents de ce genre tendant à se multliplier : de la claque monumentale au coup de poing dans la gueule, en passant par le plus technique coup de paume ou de coude sous la mâchoire inférieure ou au plexus qui pourraient bien envoyer le chef de l'Etat directement à l'hôpital, voire à la morgue, on retiendra surtout qu'un jour prochain, une sortie "anodine" de Sarkozy comme celle qu'il a effectuée au salon de l'agriculture pourrait vraiment dégénérer sans que les services de sécurité de la présidence, toujours aussi inaptes à gérer ce genre de situation, n'aient le temps de réagir à ce qui pourrait se passer, et qui pourrait être encore bien plus grave.

La polémique sur le comportement indigne et parfois à la limite de l'insultant du chef de l'Etat envers les Français étant déjà du réchauffé, en tout cas dans le Poliblog, la seule chose que je me demande encore n'est pas si Nicolas Sarkozy va cesser un jour de se comporter comme un loubard qui cherche la castagne, mais plutôt "de quelle manière" un Français lambda va lui faire comprendre qu'il y a des choses qui ne se font pas et d'autres qui se disent encore moins.

Casse-toi pauvre con, quelques réactions de politiques : globalement, à droite, on applaudit, et à gauche, on s'indigne
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20080225.OBS2137/casse_toi_pauvre_con__les_reactions.html

La vidéo sur Youtube
http://www.youtube.com/watch?v=K2eMVdxNhOg&feature=related

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24 février 2008

En pleine schizophrénie collective, partout on prie pour que Sarkozy la boucle

pri_re_2Dans la vie, il existe une telle variété de jacasseurs qu'il serait bien présomptueux de notre part d'essayer d'en faire le tour ici. D'abord, il y a ceux qui parlent pour ne rien dire ou pour s'écouter parler et dont, bien sûr, Nicolas Sarkozy fait partie. Ensuite, il y a ceux qui ne s'expriment que pour dire des choses sans intérêt ou qui n'intéressent qu'eux, et dont on sait aussi que Nicolas Sarkozy a toujours fait partie. Plus dérangeants, certains bavards qui ne disent que des énormités et qui, ce faisant, démontrent eux aussi qu'ils adorent s'écouter parler, sont à ce point centrés sur eux-mêmes et sur les révélations qu'ils sont persuadés de détenir, voire de devoir faire partager au monde, qu'ils ne peuvent plus s'empêcher d'en faire profiter jusqu'aux animaux du salon de l'agriculture, défendant des idées de la morale, des bienfaits du crottin de chèvre et d'un monde plus harmonieux devant lesquelles les masses, silencieuses et ignorantes, devraient se prosterner. C'est encore et toujours le cas de Nicolas Sarkozy, qui après avoir bon an mal an réussi à imposer l'idée stalinienne que l'on devrait pouvoir boucler ad vitam eternam tous ceux que la prison n'a pas réussi à "soigner" (...) veut rendre ladite loi rétroactive, au mépris de l'une des rares règles fondamentales du Droit français qui ait résisté au nouveau principe du criminel qui serait toujours victime de la société, mais qui stipule quand même que des dispositions moins favorables que les précédentes ne doivent jamais être rétroactives en matière pénale.

Pendant que certains s'interrogent (enfin) sur l'état mental du chef de son Etat, et sur la conception très personnelle que ce dernier semble se faire de la fonction présidentielle, celui qui a réussi à transformer sa propre (basse) cour en poulailler dans lequel tout le monde se vole maintenant dans les plumes continue d'aligner les absurdités avec la régularité d'un métronome, oubliant par exemple dans sa volonté de faire toujours plus de tapage en fustigeant l'inefficacité d'un Etat dont il est pourtant à la tête de préciser que si des criminels irrécupérables sortent tous les jours librement des prisons françaises, c'est parce que l'on n'y a jamais dispensé aucune forme de soin ou de suivi individuel, pourtant prévus par le législateur, qui lui en a au moins fait un peu pour éviter que se produisent des affaires Evrard (du nom du ravisseur du petit Enis) ou Dupuy (auteur du double meurtre de Pau, dont l'un par décapitation...).

Après l'affaire Mignon, qui refuse toujours de confirmer des propos que la conseillère de l'Elysée aurait tenus sur la non-dangerosité des sectes, et alors que les municipales s'annoncent de plus en plus mal pour une majorité qui commence à voir son propre chef comme un déséquilibré, la guerre fait désormais rage entre ceux qui ne se cachent plus d'exiger un retour à la modération et surtout au silence et ceux qui prennent envers et contre tout la défense du personnage, devenu pourtant indéfendable, d'un président qui mélange vols de stylos, politique étrangère, poignées de mains aux cols bleus qui ont perdu leur bleu, Rolex, Vel Satis décapotable, absence de réponses pour l'augmentation du pouvoir d'achat et face à la hausse continuelle des prix et renouvellement à grands frais de la flotte présidentielle, sans parler du projet d'un Pentagone sarkozien et de celui, dont curieusement on évite de parler, d'un second porte-avions nucléaire que la France n'a toujours pas les moyens de s'offrir, mais sur lequel on devine que des centaines de flemmards surpayés continuent de travailler d'"arrache-pied", empilant les notes de frais, les bons de commande de tout et de rien, les autorisations de délégation pour des amis experts de tout ce qui touche de près ou de loin à l'eau salée et les promenades aux frais du contribuable, sans lesquels un projet gouvernementalo-présidentiel ne serait pas un projet présidentialo-gouvernemental.

Dans le même temps, la gauche a décidé de frapper très fort pour ramener un peu d'ordre et de morale en politique, puisque du haut de ses 80 ans, la mère de François Hollande, dit Flanby, a décidé de se lancer en politique à Cannes, ayant on suppose l'intention de clamser dans un bureau de la mairie, tandis que de leur côté, la mère et la belle-soeur du facteur Besancenot (à Louviers et au Havre) et le frère de Ségo la dingo, animés par la même passion du combat politique que mémé Hollande, se lancent à leur tour dans la course aux municipales, la belle soeur du cycliste se présentant d'ailleurs au Havre sur une liste... UMP !

Ajouté au soutien tacite apporté par Nicolas Sarkozy père à son fils Pierre aux cantonales pour Neuilly-Sud, un zazou neuilléen adepte du coup de poignard dans le dos et du cheveu qui traîne par terre, dont tout le monde connaît bien la ferveur de l'engagement politique au service de ses concitoyens, ajouté aussi à la décision fort louable d'un candidat divers gauche du Havre de placer en dernière position sur sa liste sa grand-mère de 97 ans, qui pourrait repeindre tous les couloirs de la mairie mais avec autre chose que de la peinture, on se dit que les municipales 2008 risquent d'être une partie de rigolade comme on n'en aura jamais vu dans aucune démocratie occidentale, depuis que les dignitaires romains vomissaient dans leur toge les hectolitres de vin qu'ils ingurgitaient par cubis entiers pour oublier la dure condition qui les obligeait à manger couchés avec les doigts...

Le principal résultat de neuf mois de présidence Sarkozy, finalement, c'est qu'une bonne moitié de la France qui s'intéresse ou qui fait mine de s'intéresser à la politique est devenue aussi tarée que le président de sa République, les intérêts personnels et initiatives, toutes plus grotesques les unes que les autres, primant désormais partout sur l'intérêt des électeurs, dont tout le monde se fout ouvertement et pour lesquels le chef de l'Etat semble avoir encore moins de considération que pour le regard des vaches du salon de l'agriculture, dans lequel on trouve pourtant beaucoup plus d'humanité que dans le regard de Nicolas Sarkozy quand il s'adresse à ses esclaves.

Seul point positif dans le foutoir ambiant, une bonne guerre déjà déclarée entre conseillers de la présidence et députés de la majorité, qui supportent de plus en plus mal d'être piétinés et d'avoir en plus à subir les polémiques quotidiennement suscitées par les valets de pied de Sarkozy peut encore se traduire par une élimination progressive des pires rebuts de la Sarkozie (Dati, Yade, Jégo, Pécresse, Bertrand, Bachelot, Borloo, etc.), ce qui malheureusement ne changera rien au fait qu'après tout ça, la moitié au moins des protagonistes seront bons pour intégrer directement un asile psychiatrique.

Le nouvel établissement de Lyon prévu au départ pour héberger les pédophiles susceptibles de récidiver paraitraît tout indiqué, à condition de pourvoir les chambres de coffres haut de deux mètres dans lesquels on pourrait ranger les valeurs personnelles, les moyens des acteurs dont nous parlons plus haut n'ayant depuis longtemps plus grand-chose de commun avec ceux de leurs concitoyens amateurs de dessous d'enfants...

Une maire de 18 ans ?... Frangois de Panafieu n'a pas envie...
http://www.20minutes.fr/article/210638/Municipales-Une-maire-de-18-ans-Francoise-de-Panafieu-n-a-pas-envie.php
(NDR : Tous les potins des prochaines municipales, dans un pays où à défaut de pouvoir tenir un cent-millème du million de promesses annoncées partout, la schizophrénie collective n'a jamais autant battu son plein)

Nouvelle polémique pour Sarkozy, accusé de menacer l'état de Droit (c'est court, mais c'est pas pire)
http://www.levif.be/belga/politique/78-4-38610/nouvelle-polemique-pour-sarkozy--accuse-de-menacer-l-etat-de-droit.html

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23 février 2008

La tarte à la crême de l'innovation

cha_ne_bris_ePolitique mise à part, mais vous verrez que le sujet s'y rapporte un peu tout de même, ça faisait longtemps (je crois) que je ne vous avais pas parlé des déboires qui m'ont conduit à développer une vision particulièrement noire du monde de l'entreprise (française), une noirceur dont olaf m'a brutalement rappelé l'existence dans un récent commentaire intitulé "Innovation", que vous trouverez ici :

http://poliblog.canalblog.com/archives/2008/02/22/8053711.html#comments

Dans ce commentaire, notre ami olaf, dont nous n'avons a priori aucune raison de douter (surtout depuis le temps qu'on le connaît), nous relate des cas typiques de "vols d'idées", en prolongement du dernier sujet dans lequel je m'interrogeais sur la possibilité que des blogs tels que celui-ci puissent être plagiés par des journalistes professionnels, ou par des analystes présentés dans les médias comme étant des "experts", même et surtout quand on ne sait jamais vraiment d'où ils sortent ni quel parcours ils ont bien pu suivre.

Victime autrefois du même genre de pratiques qu'olaf, pour le moins moralement répréhensibles, le récit de notre ami m'a évidemment fait bondir, ramené plusieurs années en arrière surtout, au point où je me suis lancé dans une réponse si longue qu'elle en est bien vite devenue totalement disproportionnée... Ne sachant pas trop si je devais priver tout le monde de sujet pour demain matin parce que j'avais commencé à consacrer beaucoup trop de temps à un unique commentaire, j'ai décidé de le faire partager à tous.

Manière discrète, pour moi, de ne pas vous avouer que j'avais pensé à d'autres sujets pour hier soir, mais après tout lesdits sujets n'étaient pas particulièrement palpitants à-côté de ces quelques anecdotes, histoires vécues qu'à-côté de l'actualité politique (bien morne) de ce vendredi, je vois plutôt comme du bon pain, bien croustillant puisqu'il sortirait directement du four...

Or donc, voici de que je voulais répondre au commentaire d'olaf, qui parlait d'innovations... systématiquement reprises à leur compte (on peut donc dire volées) par des patrons ou responsables de services qui n'hésitent jamais à se les attribuer, pour en tirer ensuite tous les bénéfices, bien loin des discours de débiles mentaux de personnages risibles comme Nicolas Sarkozy ou Ségolène Royal qui, si on les laissait faire, nous expliqueraient du matin au soir que le seul moyen de tirer la France du bourbier est de croire fermement en Dieu et... d'innover !

Qu'est-ce que ça peut raconter comme conneries, de vagues échantillons d'humanité qui n'ont jamais mis les pieds dans une véritable entreprise... Voyons plutôt ce que je voulais répondre à olaf.


Blog, semblants d'analyses politiques et commentaires ou prises de position personnelles mises à part, on m'a déjà volé à moi aussi (c'est le mot qui convient) plusieurs travaux vraisemblablement géniaux (puisque personne ne les avait faits avant moi) que j'avais réalisés quand j'étais simple étudiant en commerce, et en particulier stagiaire dans des PME, confrontées à des difficultés en termes de rationalisation de leur démarche marketing et de développement commercial (avec des résultats souvent plus que calamiteux).

Incidemment, pour la petite histoire, c'est plus ou moins à cette époque que j'avais essayé de contacter Alain Ayache pour un stage, lequel, pour mémoire, m'avait envoyé chier comme une merde... Pas forcément une mauvaise chose, car concernant des travaux assez similaires à ceux que j'aurais pu réaliser pour môssieur Ayache, et ses magazines dont la qualité pouvait à l'époque se discuter, dans bien plus d'un cas des ordures de première se comportant peu ou proue de la même manière se sont attribuées la totalité de mes travaux, récoltant des lauriers ou même des distinctions dans certaines professions qui se sont parfois traduits en espèces sonnantes et trébuchantes, ou en promotions ultra-rapides bien qu'elles aient le plus souvent été totalement imméritées...

Le plus pathétique, dans ce genre d'histoires, c'est que les travaux volés en eux-mêmes n'avaient rien de vraiment extraordinaire, ou exceptionnel, il s'agissait simplement de vouloir obtenir des "résultats" là où d'autres trouvaient beaucoup moins fatigant de simplement traîner les charentaises, et d'être prêt à mouiller sa chemise pour les obtenir, le problème majeur étant que ces notions sont purement et simplement inexistantes dans la plupart des entreprises françaises, du moins dans celles que j'ai fréquentées, quels que soient les métiers et quelles que soient les dimensions des groupes (de la PME de quelques personnes aux groupes de plus de 10.000 ou 100.000 salariés).

Quinze ans après les premières "claques" que j'ai reçues, je me souviens encore parfaitement de quelques enfoiré(e)s (car certains portaient des jupes), en particulier, qui à partir de boulots que j'avais réalisés auraient presque pu donner des conférences de marketing opérationnel au niveau international, pour un tas de boîtes oeuvrant dans le même genre de secteurs d'activité ou confrontées au même type de problèmes, récurrents, de développement, d'organisation interne ou de management (pourtant de base), que beaucoup d'entreprises françaises connaissent encore aujourd'hui, le fait étant qu'en Franchouillardise, on n'a jamais pu saquer les "bosseurs" ni les "killers" qui s'assument (le genre de mots qu'on a parfois accollés à mon nom), et encore moins les véritables cost-killers, à savoir ceux qui ont compris que pour faire tourner correctement une boîte en France, il faut commencer par en rassembler tout l'état-major dans une pièce avant d'y balancer quatre ou cinq grenades quadrillées, et bien sûr de se barrer en courant très vite et en se bouchant les oreilles. Passée cette première phase, souvent indispensable, de renouvellement d'un "top management" qui dans bien des cas n'a fait que démontrer qu'il n'avait jamais servi à rien, on peut se (re)mettre au boulot, et faire rouler des choses qui devraient rouler toutes seules, par la magie de la force d'inertie à laquelle il suffit de donner tous les jours un petit coup de pouce.

Je l'ai souvent écrit ici et je le répète, sur le plan entrepreneurial, j'ai toujours vu "la France" comme un pays de nullards et de vantards, de branleurs et de bons à rien, auxquels je ne donnerais même pas des chiottes à récurer, les seules véritables motivations des grands dirigeants de ce pays étant d'engraisser comme des truies et, le reste du temps, de faire la chasse aux putes de luxe ou aux invits chez des copains (si-si), que l'on s'échange au même titre que n'importe quelle autre forme de "services" : lobbying, promesses de renvois d'ascenseurs, détournements de subventions de l'Etat ou européennes dont beaucoup se sont faits une véritable spécialité, valoches qui s'échangent sous les tables ou derrière les parois épaisses de bureaux aux murs capitonnées, copinages en tous genres avec des gens qui se promènent parfois avec un 9mm. sous le veston, fellations ou/et coucheries où la future promue se doit de faire semblant de grimper aux rideaux, chantages divers et variés, parfois assortis de menaces de pétages de coudes et de genoux pour ceux qui n'auraient pas un sens des affaires suffisamment développé... En France, on n'a jamais su "bosser" autrement, et le drame est qu'un certain président qui, de façon assez risible, est le premier à prôner le principe du travailler plus pour gagner plus, est tout à fait le genre de gugusses malfaisants et à la limite de l'internement qui personnifient ce système vomitif et totalement schizophrénique, d'où il ne sort que de vagues progénitures qui sont encore plus pourries que leurs géniteurs, et sur le plan des résultats des ratages catastrophiques, industriels, commerciaux, sociaux, suivis bien sûr de licenciements de masse ou/et délocalisations sauvages pour tous ceux qui ne sont jamais aux commandes de rien. A ceux qui étaient déjà exclus du "système" depuis longtemps, il ne reste que plus de pauvreté, que plus de désespoir, que plus de raisons de tout vouloir faire péter, ou de tout vouloir laisser tomber.

Paradoxalement pourtant, si j'en crois mes expériences personnelles, c'est souvent dans l'effectif des sans grade qu'il suffit de creuser pour trouver la solution à tous les maux, le fait étant que c'est souvent là que l'on retrouve les plus grosses "pointures" ; en tout cas, c'est l'expérience que j'ai faite dans la quasi-totalité des boîtes où j'ai travaillées, qu'elles soient (très) grandes, moyennes, petites, et qu'elles oeuvrent dans des secteurs aussi variés que l'énergie, les télécommunications, l'informatique, la distribution ou la finance, la liste n'étant pas exhaustive...

Inutile de préciser que les chiasses humaines auxquelles je fais référence plus haut ont connu, plus souvent qu'à leur tour, des ascensions très spectaculaires dans lesquelles, sans trop me la raconter, je peux dire que je n'ai pas toujours été pour rien, l'un des spécimens qui comme beaucoup d'autres préfère ignorer qu'il en est un étant carrément devenu PDG de son groupe, après un exploit que j'avais réalisé pour sa boîte (alors qu'il était infoutu de gérer son agenda pour la matinée...), débloquant rapidement une situation qui traînait depuis des années chez l'un des plus gros clients de sa boîte, dont il était le principal prestataire... Il faut dire que deux semaines pour redresser une situation sur laquelle une "fausse" équipe de sept ou huit cadres n'avait pas réussi à agir le moins du monde en quatre ans, ça valait bien une méga-promotion... à celui qui n'avait rien fait d'autre que de "me" choisir pour aller au turbin....

Aussi fort si je puis dire, un autre "voleur d'idées" (voire de modes d'emploi complets, spécialement rédigés à l'intention de crétins comme lui) a réussi, à partir d'un système complet de gestion de toute la partie marketing et commerciale que j'avais réalisée pour sa boîte en tant que stagiaire (!) à se faire passer pendant des années, dans le petit monde de la presse magazine, pour une sorte de sommité en matière de marketing titre, reprenant toujours quinze ans après que je l'ai développée une petite usine à gaz qu'il a réussi à replacer en plusieurs endroits, le principal intérêt du machin étant que les résultats obtenus ôtaient aux rares curieux toute envie de savoir "comment" l'ensemble pouvait fonctionner... En quelque sorte, de peur de passer pour un idiot congénital, chaucun, dans la corporation, avait choisi de partir du principe que le branleur était un génie, personne n'osant jamais lui demander "d'où" il tirait des connaissances qui avaient fini par lui conférer une sorte de statut de Dieu vivant du marketing titre ! La réalité, moins glorieuse, était que l'âne lui-même ne comprenait quasiment rien aux modèles que je proposais d'utiliser dans des sortes de "guides", de tableaux de bord, de matrices de marketing et autres bordels à cul du même genre que j'avais conçus en tant qu'étudiant dans son ancienne boîte, car si ladite boîte, gérée par un authentique bras cassé, avait coulé comme toutes ses précédentes aventures en un temps record malgré une coque trois cent fois plus épaisse que celle du Titanic, "notre plagiaire", lui, s'était empressé d'aller vendre avant le naufrage final des compétences qu'il disait avoir acquises en omettant simplement de préciser qu'il les puisait dans les modèles que j'avais mis en place pour faire de l'analyse et de la prévision des ventes, pour gérer le cycle de vie d'un titre, pour mieux connaître le lectorat et améliorer le taux de contact utile des chefs de pub, etc.

A la longue, ce genre de conneries me fatiguait. Voir des guignols partout ne me permettait même pas de me trouver intelligent, quand j'apprenais à des chargés de marketing titre des NMPP qui étaient censés être les meilleures flèches de la boîte à comprendre le fonctionnement de leurs propres tableaux, que je voyais pour la première fois... N'importe quel défi ou travail insurmontable devenait fade, chiant, sans aucun intérêt.

Vérification faite spécialement pour vous demain matin, notre fumier qui se faisait passer pour un as du marketing est devenu responsable de la diffusion pour un certain nombre de titres de presse, et jusqu'à il y a peu, on citait encore son nom en exemple de compétence "reconnue" dans l'une des publications professionnelles les plus respectées à la fois du monde de l'économie et de celui du management (en France, hein, soyons modeste tout de même). Pas Les Echos, pas La Tribune, pas l'Usine Nouvelle non plus, mais quelque chose de vraiment pas éloigné... Si ses patrons savaient ? Il ne se passerait probablement rien, attendu que j'ai toutes les raisons de penser qu'ils ont suivi exactement le même genre de parcours que ce cancrelas. Voleur de boulots effectués par d'autres mais pas au chômage, lui...

Je crois qu'à la longue, ces saloperies qui se sont inlassablement répétées, les méga-promotions auxquelles j'aurais dû avoir droit et qui me sont toujours passées sous le nez, puisque dans le cas général j'ai été éjecté comme un malpropre une fois les "exploits" accomplis et une fois, surtout, tous les "documents remis", le fait aussi d'avoir vu constamment des suceurs et suceuses atteindre des positions parfois très élevées dans des groupes mondialement connus alors que les plus insignifiants de leurs collaborateurs tenaient beaucoup mieux la route qu'eux sur tous les plans, à commencer par le plan professionnel... Tout cela a fini par démolir l'image béate que je me faisais, étant plus jeune, d'une entreprise dans laquelle je croyais fermement que tout le monde n'aspirait qu'à s'épanouir, sans qu'il soit besoin pour le faire d'écraser systématiquement la gueule de son voisin.

En France, pour mon grand malheur et pour celui de quelques autres, on a choisi de faire exactement l'inverse, et c'est peut-être ce qui me fait encore plus sortir de mes gonds quand je pense que l'actuel président de la République est Nicolas Sarkozy, un homme qui à lui seul incarne tout ce qu'il y a de pire en France quand on pense à ce genre de choses, et dont on devrait se débarrasser sans la moindre hésitation, la seule raison d'être de ce genre d'individus, par définition grégaires, étant de nuire toujours plus, constamment, et par n'importe quel moyen à la seule corporation qui puisse signer définitivement leur arrêt de mort, à savoir celle des gens qui sont prêts à mouiller leur chemise pour autre chose que pour leur gueule.

Vulgaire, mais pas plus que la situation.

:(

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