30 septembre 2007
Rentrée politique du mollusque Fabius, et tonnerre de ronflements à Sciences Po
Dernier grand mollusque du Parti socialiste, à l'image de cette créature étrange (et inconnue) aperçue au bord de la mer dans le Finistère, Laurent Fabius est intervenu samedi à l'occasion d'une réunion "de rentrée", disent les journalistes, dans les locaux de Sciences Po Paris.
Sciences Po Paris c'est très bien, ça permettrait de donner une coloration politique à un exposé de Ségolène Royal sur le ravalement de façade en prévision d'une élection présidentielle...
Bref, les tignasses grises, nombreuses à ne pas avoir oublié que Laurent fut en son temps le plus jeune premier ministre de France, se sont déplacées en masse pour s'ébaubir devant le géant déplumé, de même qu'Arnaud Montebourg, qui bien que n'ayant pas été convié est toujours prêt à faire des centaines de kilomètres pour entrer dans l'objectif d'une caméra.
Très courageusement comme à son habitude, Fafa a dénoncé la "pipeulisation" de la vie politique, sous-entendant qu'il ne serait pas d'un projet de réforme qui pourrait (encore) amener une Ségolène dépourvue de cerveau à la tête du PS... Si les choses sont faites sérieusement par contre, c'est-à-dire si elles promettent de ne déboucher sur rien, alors Laurent sera disposé à mettre la main à la pâte, précisant que selon lui le Parti socialiste doit être renouvelé avec "des jeunes et des moins jeunes" (ça tombe bien, car Fabius est justement un moins jeune toujours disponible quand il n'y a rien à faire).
N'allez pas pour autant vous imaginer que Laurent Fabius est candidat à quoique ce soit (houlala, pas du tout), il ne sera intéressé par la succession de François Hollande que si tout se déroule en parfaite conformité avec sa vision personnelle de la politique (je sermonne donc je suis).
Obligé, pour finir, de prendre position sur un thème d'actualité pour légitimer une intervention qui autrement n'aurait comme lui présenté aucun intérêt, Laurent Fabius a mollement critiqué le système de franchises médicales inauguré par le gouvernement Sarkozy. On comprend que sur le sujet, Fabius se trouve autorisé à donner des leçons sur la manière de redresser les comptes de la Sécu, car en tant que premier ministre, il avait commencé à bien redresser la barre en signant les yeux fermés un certain document qui avait permis d'éliminer physiquement plusieurs centaines d'hémophiles (on parle de 3.000) : de la belle ouvrage, incontestablement.
Fabius raille "le championnat d'Europe des peoples"
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20070930.OBS7211/fabius_raille_le_championnatdeurope_des_peoples.html
Pourquoi il n'y aura jamais de président breton (vu de Telgruc)
Mes ami(e)s, j'ai lu avec beaucoup d'émotion les commentaires que vous avez laissés en mon absence : je ne me savais pas aussi populaire ! Mais pas question pour autant de commencer à me la péter et de marcher sur les traces entalonnettées de qui vous savez...
Pendant ces deux semaines en fait, je dois vous avouer que j'ai été quelque peu coupé du monde, ou disons plutôt que j'ai eu la chance de voir les choses "sous un autre angle". Depuis le Finistère, pour être précis, où tout marche beaucoup moins vite qu'en région parisienne, et c'est très bien croyez-moi !
Dans mon cas, donc, pas de connexion Internet, et à la TV juste les chaînes hertziennes (à ce sujet, M6 c'est toujours de la crotte, le signal est pourri quel que soit l'endroit où l'on se trouve), avec les infos régionales le soir (en breizhou !), et éventuellement le programme en clair de Canal Plus... Pour communiquer avec le reste de l'univers, il restait le téléphone portable (bof), ou ces étranges boîtes à lettres qui m'ont bien fait marrer la première fois que je les ai vues. Figurez-vous que dans le fin fond du Finistère, sur la presqu'île de Crozon (le tout petit biniou perdu dans l'eau entre Brest au Nord et Douarnenez au Sud), tous les bureaux de poste que j'ai vus n'avaient que deux boîtes à lettres, une pour le Finistère et une pour le reste du Monde ! :) Dépaysement garanti, comme si les Bretons voulaient rappeler aux parigots égarés là-bas, ou qui veulent envoyer une carte postale à leur famille pendant les mois d'été, que Paris, dans le Finistère, on ne sait même pas ce que c'est !
J'ai aimé ça.
Et c'est peut-être pour le même genre de raisons que mimi a lu quelque part que jamais un Breton ne pourrait devenir président de la République (?) : vu de Telgruc, tout est différent. Les chiens se promènent en liberté, ils vont se baigner dans la mer, ne vous sautent pas à la gueule quand vous les regardez, et les gens en général sont tellement sympas qu'on a l'impression d'être dans un film ! Seule exception, la connasse de la "Biscuiterie de Camaret" (sur-Mer), celle qui est à l'entrée de la ville (je le dis pour lui faire de la pub). Rien à voir avec l'ambiance de la région parisienne, où l'agitation des politiques fait les choux gras de journalistes dont les papelards n'intéressent personne à Telgruc et à des dizaines de kilomètres à la ronde.
Je ne sais pas trop comment vous décrire cette frontière, presque palpable, qui existe entre la Bretagne qui a les pieds dans l'eau et le reste du Monde. Par exemple, à chaque fois que j'ai vu des extraits du Grand Journal avec dernièrement des invités comme Jospin, Guigou (c'est pas vrai que j'ai un faible pour elle, simplement il m'est arrivé de la trouver intelligente mais elle m'a fait changer d'avis depuis) ou Ségo, je ne me suis "pas senti concerné"... J'ai juste observé que Jospin était toujours la même tête à claques, qui prétend avoir amené la gauche au pouvoir en 97 (à Telgruc, plusieurs Vieux ont passé l'arme à gauche quand il a dit ça, mais au moins ils sont morts en souriant), que Guigou masque de mieux en mieux son intelligence derrière une lâcheté qui la pousse à vomir sur Allègre, pour rester dans le ton, et que Ségo est toujours la même arriviste complètement dézinguée, prête à se taper la tête contre les murs pour dire ensuite qu'"on" l'a battue parce qu'"on" veut l'empêcher de réaliser son destin, qui est Grand, etc.
Vu de Telgruc, tout cela avait quelque chose de minable, de pathétique, d'épuisant même, que je n'aurais sans doute pas ressenti de la même manière si j'avais été en région parisienne : en temps normal, dans le Poliblog, je me serais défoulé sur chacun des (nombreux) crétins qui se sont succédés dans le Grand Journal de Canal Plus au cours des deux dernières semaines, émission dont je me suis d'ailleurs dit qu'elle était bien partie pour devenir le baromètre officiel de la connerie ambiante, mais là... rien. J'ai juste fait autre chose, comme sortir le chat, dresser la table, ou aller pisser pendant que la crétine ou le crétin du jour tentait d'expliquer au téléspectateur combien il était un être exceptionnel...
Rendez-vous compte, en deux semaines on m'a parlé une seule fois de Nicolas Sarkozy ! Parce qu'il a bien fallu que je réponde que je venais "du 92" quand on m'a posé la question à l'entrée du musée de l'école rurale, à Trégarvan... Bref, je ne saurais même pas vous dire à quel point on n'en a rien à péter, de Sarkozy, dans le Finistère ! On fait ses petits trucs, on va à la boulangerie, on va voir si une salade a poussé au bord du champ, on croise la mamie qui va jacter avec ses poules... Le reste, les conneries, on laisse ça aux andouilles des villes... Et puis à Telgruc, la capitale du Monde, c'est Telgruc nom de Dieu !!!
Ce qui explique encore, va savoir, ce que mimi a lu à-propos du Breton qui ne deviendrait jamais président... Peut-être faut-il avoir vu les merveilles que j'ai vues pour comprendre ? Peut-être suffit-il de les redécouvrir ? C'est l'effet magique du Finistère, des idées rafraîchissantes ont envahi mon esprit, qui ne m'auraient pas effleuré si j'étais resté le cul devant mon PC. Il m'est venu à l'esprit, par exemple, qu'un Breton ne pourrait jamais devenir président de la République, et que quoique l'on en pense, Nicolas Sarkozy est un président tout à fait "dans l'air du temps". C'est ainsi, en cliquant sur l'image d'illustration qui accompagne ce sujet, une Bretonne ou un Breton "dans l'âme" auraient les pattes sciées par ce qu'ils verraient alors que Sarkozy, lui, ne verrait dans la même image qu'un vulgaire tas de cailloux ("non mais t'as vu ? il n'y en a pas un qui ait une Breitling, de ces salauds de pauvres !").
La différence est là, celle qui fait que le Breizhou va rester chez lui, où on lui fout la paix, pendant tout le temps où Sarkozy va casser les noix de ceux qui regardent trop la télé.
La différence, elle est dans la finesse des détails, dans les larmes, dans la coloration de la pierre (obtenue par quelle secrète manipulation ?), dans l'expression que le sculpteur, qu'écris-je, que "le magicien" a donnée aux visages... D'un côté la passion, le courage, l'amour du travail bien fait, et de l'autre le goût de rien, la poltronnerie, l'adoration de soi... Indépendamment de la scène représentée, pour les uns l'image ne signifiera rien, mais pour les autres il s'agira d'un travail "extraordinaire" ! Surtout quand on leur dira que la plupart des détails que l'on peut voir sur la photo (Ó Moi - 2007) ne sont pas plus gros qu'un quart d'ongle !
Réfléchissez à ça, enfin si vous avez envie, et si vous réfléchissez assez longtemps, vous comprendrez pourquoi un "vrai" Breton ne pourra jamais devenir président de la République Française : "on" ne le permettrait pas.
En France, en 2007, et pas plus dans le monde politique que dans n'importe quelle entreprise, on ne permet que des prodiges comparables aux sculptures du calvaire de Pleyben puissent être accomplis par un seul homme ou même par plusieurs : chez nous, même et surtout quand on promet la réussite, on est bien placé pour savoir qu'on n'a jamais pu la supporter.
C'est pour ça que je ne suis pas un "maître", et que je ne le serai jamais (n'écrivez plus ça, hein), parce qu'il y a des choses devant lesquelles il faut savoir rester humble. C'est pour ça, aussi, que je ne pourrai jamais saquer les Jospin, les Sarkozy, les Begag ou les Ségo... "Je" ne suis rien et "ils" ne sont rien à-côté des hommes qui ont laissé de telles merveilles à leurs descendants.
C'est tout.
Photo : une toute petite partie du calvaire de Pleyben, ici c'est la scène dite de la "mise au tombeau".
http://www.premiumwanadoo.com/pleyben/index.php
L'ai-je bien démoli ?
L'ai-je bien démoli ? Titre inspiré par un article paru dans Marianne ("L'ai-je bien descendu ?"), où il était justement question de critiquer un "livre".
Chose promise, chose due, pendant cette absence de deux semaines je me suis coltiné le livre d'Azouz Begag, "Un Mouton dans la baignoire", de la première à la dernière ligne. Coltiné est bien le mot qui convient, car loin des commentaires souvent élogieux que j'avais pu lire sur les sites Internet d'Amazon et de la FNAC, le bouquin de "Zouzou", fils de Bouzid, originaire de Sétif en Algérie (Begag casse les bigorneaux au lecteur en parlant vaguement de son père, décédé, tout au long du livre), est l'un des livres les plus fatigants que j'ai jamais lus.
Fatigant, Azouz Begag (car le livre ne parle que de lui) l'est déjà quand il explique les circonstances, que certains diraient rocambolesques, dans lesquelles il est devenu ministre : un jour, l'"écrivain" Begag rencontre Villepin dans une foire aux livres quand celui-ci est ministre des Affaires étrangères ("flamboyant", peut-on lire au dos de l'ouvrage...) et lui dit sur le ton de la plaisanterie qu'il aimerait bien devenir ministre, sans en penser un mot car au fur et à mesure des pages qui se tournent (pas toutes seules, malheureusement), on découvre un Begag qui est un parfait modèle d'oisif, de philosophe de comptoir et de nombriliste en puissance : disons le tout net, en-dehors d'Azouz et en-dehors de ce qu'Azouz croit faire (car dans la réalité Azouz ne fout jamais rien), rien ne plaît vraiment à Azouz Begag. Zouzou est le type même du donneur de leçons que l'on peut rencontrer dans n'importe quel bistrot, trop bouffi de suffisance pour vraiment se mêler aux autres (souvent il les méprise, de façon avouée rarement et inavouée la plupart du temps) et qui, sans jamais faire semblant de s'investir dans autre chose que dans des fumisteries, s'arroge le droit d'émettre des opinions sur tous les sujets (diffusant abondamment sa morale à deux balles), de la politique au foot en passant par les femmes qui l'excitent et qu'il a, tout compte fait, souvent envie de prendre entre deux portes (Zouzou en parle avec à peine plus de délicatesse, en tout cas dans l'esprit). Ajoutez au tableau une conception toute "zouzouïenne" du rôle de l'Homme dans l'Univers (mon Dieu, mais pourquoi tout le monde n'est-il pas comme moi ?) et vous aurez quasiment fait le tour de ce que j'appellerais le... torche-cul d'Azouz Begag, beaucoup plus proche de Nicolas Sarkozy que l'intéressé le pense, quand on fait les comptes, car pour l'un comme pour l'autre, tout commence et tout doit s'arrêter au "moi-moi-moi" et au "je-je-je".
On schématise, pour ne pas soûler le lecteur autant que Begag sait le faire (!) : amateur de Martin Luther King le dimanche, Zouzou se souvient le lundi de la marche des beurs de 83, puis de la mort de Malik Oussekine en 86 (qu'il ne connaissait pas plus que moi, qui étais dans ladite manif mais bon)... Le lundi (en réalité c'est surtout le weekd-end), c'est le jour du footing, le jour aussi où Zouzou nous pète les rouleaux avec son enfance au quartier de la Duchère à Lyon où, sortez les mouchoirs, il vendait de petits serpents au pharmacien afin que celui-ci puisse produire des sérums à partir des "prises" d'Azouz (et mon cul... même quand il parle de son enfance à faire pleurer dans les chaumières -arabes, car les autres c'est souvent de la merde-, Azouz se la pète tellement qu'il ne lui vient même pas à l'idée que le pharmacien a dû lui raconter une grosse connerie pour justifier les quelques piécettes qu'il lui donnait, en simple signe d'humanité...). Le mardi, c'est le bilan des différents championnats de foot. Le foot, c'est l'un des rares trucs qui intéressent "vaguement" Azouz, alors Azouz se tient "vaguement" au jus, suit les matches de D1 et évidemment la Coupe du Monde, ce qui lui permet de nous gratifier de ses commentaires sur les performances des Français, de nous rappeler aussi pourquoi il faut toujours penser ce que pense Azouz, quel que soit le sujet (c'est tellement mieux). Le mercredi, c'est le jour "de la mère" d'Azouz, qui est à deux doigts de claquer ou qui, plus souvent, fait seulement semblant, cassant régulièrement les c... de notre héros des temps modernes avec son appareil d'assistance respiratoire dont les réserves s'épuisent, allant même jusqu'à perturber la vie si précieuse et mouvementée d'Azouz (l'âne explique qu'il serait incapable de reconnaître Juan Carlos, même s'il lui marchait dessus) : entre une sieste sur le canapé de son appartement lyonnais et les amorces de débuts d'embryons de réflexions qu'il n'entâme même pas sur l'égalité des chances, Azouz est un homme très occupé ! De toutes façons, l'égalité des chances, Zouzou n'y a jamais cru. Par exemple, Azouz c'est le gars qui est "pour" le CPE, mais qui n'a jamais bossé de sa vie si l'on se réfère à son livre... Ecrivain de l'entre deux siestes, sociologue (soi-disant) de formation, chroniqueur radio, auteur persuadé d'avoir de l'encre qui coule dans les veines et qui ne demande qu'à sortir, et qui ne peut jamais s'empêcher de rappeler combien ceux qu'il rencontre ont aimé tous ses livres (oh oui !), Zouzou est aussi (surtout ?) un enfoiré de première, qui décrit ses copains d'enfance comme des déchets, des ratés difformes qui n'ont pas réussi, comme lui, à s'extraire d'une cité qu'il dit toujours être la sienne (à voir...) ; les ex-potes d'Azouz, qu'il "embrasse" (Zouzou bécote toujours ceux qui le méritent, du moins dans son esprit de malade qui pense presque pouvoir décréter qui a une utilité et qui n'en aurait aucune), on ne les reconnaît plus qu'à leurs yeux, écrit-il, car l'anisette aurait détruit le reste (ça ne s'invente pas) ! En tout cas c'est l'esprit. Mais revenons à notre mouton : le jeudi, c'est le jour où tout en vomissant allègrement sur les Arabes, qui ne savent que se déchirer selon lui, Zouzou se souvient qu'il en est un ! Alors déclarations d'amour à l'Algérie, à la ville de Sétif quand il se rend sur la tombe de son père (mince, encore lui), à toute la région pendant qu'on y est, à ses paysages magnifiques qui donnent à Azouz une énième occasion de nous emmerder avec des descriptions on ne peut plus mal amenées, pour meubler, de la végétation qui provoque toujours tellement d'émoi en lui... Tout au long du bouquin, quand Azouz ne sait pas de quoi parler, il gonfle le lecteur avec la description d'un bouquet de quelque chose (fleurs, arbres, etc.), parle des arômes que la nature répand, puis finalement non, n'en parle pas puisque même ça, ça semble le gonfler, ne pas intéresser l'homme qui ne s'intéresse à rien. Alors le plus souvent, on a droit au soleil, qui darde ses rayons, à la pluie, qui mouille (style Mazarine à l'oral), à la neige, sur laquelle on glisse... J'ai beau ne pas garder de souvenir précis sur le sujet, je suis bien sûr que quelque part dans son hagiographie rédigée par lui-même, Zouzou nous parle du vent, qui doit faire onduler des herbes hautes et leur donner l'apparence d'une mer verte ou une connerie dans le même genre. Connerie pour Azouz, qui dans son bouquin fait surtout la démonstration qu'il connaît au moins mille-et-une manières d'endormir le lecteur parce qu'à aucun moment, il n'a le courage de lui dire (au lecteur), de "se" dire qu'il ne sert à rien, qu'il ne s'intéresse à rien d'autre qu'à lui-même, et que tout ce qui n'est pas "lui" l'emmerde profondément. On termine avec le vendredi, qui est (déjà ?) le dernier jour de la semaine pour le bourreau de travail qu'est le ministre Begag, alors zou, Zouzou file à Lyon, histoire de se palucher dans un endroit qu'il connaît, pour compenser le fait que du lundi au vendredi, le pauvre bougre est contraint de se palucher n'importe où sauf à Lyon (Horreur ! C'est terrible, la vie d'un ministre de l'Egalité des chances !).
A Lyon, soit Azouz se boucle dans son appart, toujours vide (il est divorcé), où il se répand comme une larve sur son canapé, soit il sort en nourrissant le secret espoir de rencontrer une belle cochonne qui ne dirait pas non, soit, encore, il fait un jogging, et comme Azouz Begag est mignon (ça oui !), intelligent (houla !), gentil, adorable étou étou, que tout le monde le connaît et que tout le monde l'aime (fort), tout le monde salue Azouz et lui explique à quel point "on" l'aime et on a besoin de lui, etc. C'est ça pendant tout le livre... Sauf le samedi, jour où Azouz fait de la politique. Il explique des trucs à des jeunes à-moitié bourrés dans une boîte de nuit, discute avec des prolos (Arabes de préférence) pour percer le secret des traîne-savates dont il ne fait plus partie, répond avec gentillesse à ceux (incroyablement nombreux dans le livre) qui le voient comme un Dieu vivant, épluche toute la presse pour voir si on parle de lui... tout en sachant très bien qu'on ne parle quasiment jamais de lui, ou qu'on parle de lui comme d'un crétin (le bicot de service du gouvernement), parce que les gens sont méchants et injustes. Ca s'empile, ça s'empile et ça s'empile pendant 377 pages. Si chez les femmes qui ne seront jamais que des anecdotes de la vie politique française, la victime de service est toujours Ségo, en ce moment et pour la décennie à venir, chez les hommes c'est sans conteste Azouz Begag qui tient le rôle "du" chien battu, lui dont le génie créatif ne peut jamais s'exprimer faute de moyens, lui qui souffre aussi d'une pierre qui ne veut pas sortir de son ventre (Zouzou a mal au bide tout le temps), lui encore que la cruauté d'un monde qui l'ignore superbement oblige à se réveiller toutes les nuits à trois heures du matin (là c'est trop, il faut que j'aille pleurer) !
"SUPER".
Très éloigné, en tout cas, de l'idée que je me faisais du livre après les révélations "fracassantes" (et quelque peu commerciales) de Marianne sur les propos insultants que Sarkozy et Hortefeux auraient tenus à l'encontre d'Azouz Begag. Mal informé (simplement parce que je n'avais pas lu le livre ?), j'avais commis l'erreur de prendre spontanément la défense de celui qui nous rappelle qu'on l'a appelé "le beur de Villepin", reprenant l'une des expressions qui étaient utilisées à l'époque pour qualifier l'idée (ô combien saugrenue lorsqu'il s'agit de Begag) de faire entrer un Arabe dans le gouvernement. Après avoir terminé le livre d'Azouz, j'ai radicalement changé d'opinion : le personnage ne présente strictement aucun intérêt, ne représente ni ne défend aucune valeur, se gargarise d'une légèreté qu'il assume mais qu'il croit être largement compensée par d'innombrables qualités (la modestie étant bien sûr la première qualité d'Azouz, mais vous aviez dû le comprendre) ! Dans la réalité, on a vite fait de conclure que Begag doit être un personnage encore plus caricatural, encore moins intéressant. Une sorte de larve geignante, auquel l'idée ne vient même pas de se défendre quand ses prétendus "collègues" du gouvernement l'attaquent, car Azouz est bien au-dessus de ça ! Il faut le savoir, Azouz est tout, donc Azouz ne fout rien car "tout" doit venir à Azouz, qui mérite tout et même davantage au nom de ce qu'il semble voir comme une sorte de supériorité morale et intellectuelle sur l'ensemble de l'espère humaine... Terrifiant personnage en vérité. On imagine aisément ce que serait la France si tous les membres du gouvernement actuel étaient comme Begag : à la place d'une bande de carpettes dénuées d'humanité, de courage et de cerveau, on aurait une bande d'allumés complets, alternant les distributions de bons points et les ordres d'internement, décrétant qu'une chose est "super" et que son contraire est une honte pour la France (ça doit vous rappeler quelqu'un, un personnage que comme par hasard Zouzou dit ne pas supporter), pour la République, pour la démocratie qu'ils incarnent toujours (c'est le cas d'Azouz, ça aussi vous l'aurez compris), emboîtant le pas du premier givré qui serait prêt à leur confier des responsabilités (et surtout des notes de frais illimitées dans le cas de Begag, car Azouz adore se faire inviter ou faire des tas de trucs sans jamais rien payer : après tout, le Monde le lui doit bien !), chouinant la minute d'après en ne voyant pas leur nom figurer dans le journal, après... s'être ouvertement moqué de ceux qui passent leur temps à éplucher les canards pour y lire leur nom ! Tel est Azouz Begag, un homme au sujet duquel, rapidement, on ne sait plus du tout quel qualificatif il convient d'employer : risible ? ridicule ? lamentable ? Ce qui est certain, c'est que Begag ne sert absolument à rien, qu'il vit depuis des années sur le dos du crétinisme ambiant qui gangrène une société sur laquelle il crache volontiers, avant de se souvenir bien vite que la même société lui permet de payer son loyer (en connaît-il seulement le montant ? on se demande...), de ne pas payer ses voyages quand il est ministre (plus que tout, Azouz a la passion des voyages qui ne servent à rien) et ainsi de suite.
Que reste-t-il des incidents avec Sarkozy qui ont tellement fait parler du livre ? De la complicité supposée entre Begag et Villepin (deux précurseurs incompris ou en avance sur leur temps, ou trop honnêtes pour ne pas faire tâche dans le paysage selon Zouzou...) ? Absolument rien. Bien vite, Villepin semble réaliser qu'en ayant fait entrer Begag dans son gouvernement, il s'est offert les services d'un rigolo de première, d'un type qui ignore totalement le sens des mots "travail", "objectifs" ou "résultats", et qui passe sa vie à se la péter tout en se répétant et en répétant surtout au lecteur à quel point il n'est... qu'un humble parmi les humbles ! Le reste du temps, c'est-à-dire souvent, Azouz se contente de déprimer ou de se branler le cerveau (ou les deux), sans beaucoup d'enthousiasme (ça fatigue) entre un mal de ventre qui le quitte rarement, le mal au dos, les larmes qu'il ne verse jamais sur ses filles qu'il dit ne pas voir assez souvent (Zouzou pense vaguement à sa progéniture quand il ne pense pas qu'à lui, ce qui est excessivement rare, même si le comique adore se persuader du contraire au point que cela semble être l'une de ses principales activités), etc.
Vu le contexte des "incidents" tels qu'ils sont décrits par Begag, Sarko s'est emporté contre lui sans véritable raison, mais je dois avouer que si j'avais été à la place de Nicolas Sarkozy, j'aurais sans doute employé des mots aussi peu respectueux que "connard" en m'adressant à Begag. Simplement, au terme "connard", je pense que j'aurais préféré celui de "branleur", ou de "parasite"... Ca m'arrive rarement, mais avec Begag c'est déjà comme ça. C'est plus fort que moi pour tout dire : j'ai découvert en Zouzou un type qui a le don de me faire sortir de mes gonds, assez rapidement même. Un crétin qui fustige les médias pour l'importance qu'ils donnent à l'affaire Clearstream, instrumentalisée selon lui par Sarkozy pour planter Villepin, même si le bon Zouzou avoue ensuite qu'il ignore presque totalement le contenu du dossier !... Idem avec le CPE. Begag, l'homme qui semble ne jamais avoir mérité la moindre fiche de paie, se dit "pour" le CPE (puisque l'idée vient de Villepin qui, pense-t-il, a témoigné de la confiance qu'il avait en lui puisqu'il lui a confié un faux poste de ministre, ce qui est déjà pas mal pour un Arabe), bien qu'il ne connaisse rien au monde du travail ni à des problèmes qui sont évidents pour tout le monde, à l'exception justement de Begag, qui se tripote, de Villepin, qui se la pète au moins autant que Zouzou, et de 95% des hommes politiques, dont tout le monde sait bien qu'ils sont des demeurés...
Seuls passages intéressants dans un livre qui apparaît bien vite comme un amoncellement de conneries sans aucun intérêt, les passages (trop courts) dans lesquels Azouz Begag parle vraiment du monde politique, notamment de la façon dont Sarko avance ses pions en se posant comme le chef d'un clan mafieux, longtemps avant l'investiture de l'UMP pour la présidentielle. A l'époque dont Azouz nous parle, le clan comprend déjà plusieurs des personnages qui plus tard deviendront ministre ou secrétaire d'Etat. Parmi d'autres, et sans se figurer une seconde qu'il parle d'un branleur en tous points comparable à lui-même (à tel point qu'il pourrait être son frère jumeau), Begag parle à plusieurs reprises de l'improbable guignol qu'est Jean-Louis Borloo, attiré par les caméras comme une grosse mouche verte l'est par une bouse encore fumante... Quant au Villepin décrit par Zouzou, on le voit rapidement comme un gars qui appartient au même genre d'univers que... Begag lui-même : les deux zozos relèvent plus de la psychiatrie que de l'analyse politique. Aussi branleur que Begag mais dans un autre genre et, surtout, à un tout autre niveau, Villepin est tellement ébloui par sa propre personne qu'il ne songe pas une seconde à se mettre au boulot, quel que soit le sujet. Comme Azouz, Villepin est tellement déconnecté de tout, tellement isolé aussi par le clan Sarkozy qui manoeuvre inlassablement dans l'ombre (attaquant même plus ou moins directement Chirac, qui est toujours président à l'époque, sans véritable réaction de la part de ce dernier qui se comporte souvent en paillasson, un sujet que cet imbécile heureux de Zouzou aurait pu creuser soit dit entre nous), qu'il apparaît assez vite comme un modèle d'inutile, de moraliste à deux sous qui préfère se draper dans sa fierté et dans une certaine forme de supériorité plutôt que de risquer une entorse en levant l'index pour s'opposer à ceux qui veulent sa peau... Incidemment, on en apprend davantage sur l'idée du CPE, concoctée par Villepin qui y croyait vraiment (le con) et par un nombre très restreint de gagmen qui, comme Dominique, n'ont jamais travaillé de leur vie, ce qui passe largement au-dessus du plafond d'Azouz évidemment (mais ça devient une habitude)...
Bref, si j'étais aussi branleur qu'Azouz Begag, je pourrais chier comme lui 377 pages sur tout ce qui rend le personnage méprisable (et le livre nul à chier) voire haïssable, peut-être, aux yeux de certains lecteurs qui attendent légitimement quelque chose de la part d'un ministre quel qu'il soit, et qui contrairement à Begag ne peuvent pas profiter d'une notoriété déjà acquise pour écrire n'importe quelle merde et en tirer un profit substantiel.
Tout ce qu'il y a à savoir sur Azouz Begag et sur son prétendu brûlot, pour ceux qui voudraient faire des économies, c'est que Begag n'aime rien, en-dehors bien sûr de lui-même, de son père, de sa mère, de ses filles et de quelques Arabes (si "elles" sont bien roulées c'est mieux). Pour toutes ces raisons, le champion autoproclamé de la lutte contre le racisme fera peut-être pisser de rire certains lecteurs (Begag est si pitoyable qu'au début il ne peut provoquer que de la moquerie), avant de leur donner des envies de meurtre comme cela a été le cas pour moi... Il n'était sans doute pas indispensable, pour Môssieu Begag (et encore moins pour son lecteur), de se détailler en long, en large et en travers dans un livre sans même s'en rendre compte : quand elle se conjugue à un niveau de connerie aussi développé que celui d'Azouz Begag, la fierté a toujours quelque chose de pathétique (et la "race", comme dirait Zouzou, n'a rien à voir là-dedans).
Morceaux choisis...
Sur l'auto-satisfaction affolante (ou la masturbation frénétique) de Zouzou : "Mon père doit se frotter les mains, sur les étoiles, honoré d'avoir semé du bon grain dans le sillon de l'humanité." (p. 345) : il fallait quand même oser l'écrire, non ?
Et pour finir (ben oui déjà, car Begag m'a trop soûlé), un bon résumé du bouquin en général par Azouz lui-même : "Le lendemain matin, des rayons de soleil fouineurs me réveillent en douceur dans mon appartement. Je dors des nuits entières maintenant, ça change la vie. Je me régale de ces longs week-ends où il n'y a aucune urgence, aucun stress, surtout aucun programme. C'est le comble de la relaxation : pas de plan, pas de costume, pas de cravate. Je déteste ce mot "programme", le week-end. Je veux faire des choses spontanément, celles que je sens, rien de plus, m'allonger sur mon canapé chauffé au soleil bio avec Gervaise, m'assoupir un quart d'heure, réfléchir à l'égalité des chances (NDR : et en plus, il y croit vraiment le con !), suivre de nouveau Gervaise, écrire un bout de roman, relire Gervaise, écouter la radio. Non, pas de radio. Pas d'infos. Reprendre Zola page 72. Hier, j'en étais à une scène où un jeune homme éperdument amoureux de Gervaise décide d'aller dans sa chambre, où dorment déjà ses deux enfants, pour la demander en mariage. Elle accepte, du bout des lèvres. Une belle scène d'amour fou comme j'en rêve." (p. 250)
Dernière minute : la fausse révolte de Zouzou-je-me-la-pète-Begag
(ou quand l'éternel donneur de leçons remet le couvert)
Alors que je croyais ce texte terminé, bien que je n'ai pas parlé de tous les aspects du cahier de papier-toilette commis par Azouz Begag avec "Un Mouton dans la baignoire", notamment de sa fascination très exagérée pour Villepin et de sa fascination non moins exagérée pour Sarkozy (que Zouzou observe souvent en lousdé en Conseil des ministres ou à l'Assemblée quand il est ministre), je viens d'entendre un extrait d'une émission diffusée sur Canal Plus dans laquelle Azouz de la Couille Molle est enfin sorti de ses gonds !!! Evénement plutôt inattendu quand on a lu son livre, car vue la manière dont Begag décrit les situations qu'il a eues à subir au contact d'Hortefeux ou autres, je ne croyais pas Azouz capable de faire preuve, une fois dans sa vie, d'une quelconque aptitude à se révolter contre quoique ce soit ! Pourtant c'est fait... Alors que tout est déjà réglé, terminé, et après qu'il ait expliqué dans le "Mouton" à quel point il s'est fait (et laissé) marcher dessus par Sarkozy, Hortefeux, Borloo ou Douste, sans aucune réaction de sa part ou presque, Zouzou a choisi de péter une durite, reprochant notamment aux journalistes (qui ne l'auraient soutenu suffisamment ni en tant que personnage exceptionnel, ni en tant que victime plongée malgré elle dans un monde -politique- de carnassiers aux dents acérées) de ne pas avoir vraiment réagi après les propos qu'il dévoile dans son livre ! Pitoyable révolte (Azouz a failli me faire crever de rire, il était rouge de colère le con !)... Inattendue, mais qui quand elle se produit, reste assez conforme à ce que l'on peut attendre de Zouzou : comme il est toujours plus facile de s'en prendre (à distance quand même) à Brice Hortefeux qu'à Nicolas Sarkozy, Azouz, fidèle à son habitude de toujours choisir la voie la moins risquée, s'en prend à Brice, qu'il dépeint comme un monstre d'incivilité (et un méchant raciste) ! Azouz étant bien trop lâche pour s'opposer à Hortefeux quand ce dernier le maltraite plus ou moins discrètement à l'Assemblée Nationale, selon lui les journalistes auraient dû soutenir l'Arabe (!), qui du coup vocifère de plus belle pour laisser éclater une colère digne de celle du nourrisson qui pense qu'il suffit de brailler pour obtenir quelque chose ! Obtenir quoi ? Une question qui n'a aucun intérêt, comme le personnage. Ceci étant dit, Begag a eu de la chance que je ne sois pas l'un des journalistes attaqués par Môssieu sur le plateau de Canal Plus, car je lui aurais sans doute expliqué en termes plus ou moins fleuris que n'étant pas son père, je n'avais a priori aucune raison de "défendre" un branleur de son espèce, qui si l'on en croit son livre est presque conditionné pour se laisser marcher dessus, et n'est jamais aussi courageux que lorsqu'il ne risque plus rien (pourquoi Azouz Begag n'a-t-il pas crié sa colère quand les mots qu'il rapporte ont été prononcés ? Peut-être parce que Begag adore le pognon -généré par un livre autour duquel on fait beaucoup de tapage-, parce qu'il est clair aussi qu'il a adoré se branler les couilles pendant des mois aux frais du contribuable, au service duquel il a surtout passé son temps à se promener en se racontant sa propre vie) !
Vraiment, amies lectrices, amis lecteurs, je dois vous l'avouer, rarement un personnage me sera autant sorti par les narines qu'Azouz Begag !... Et si ça fait mal au séant de Zouzou de savoir qu'Hortefeux est devenu ministre de l'Intégration, moi ça me fait mal au cul d'avoir dépensé 20 euros pour m'offrir l'interminable complainte du branleur le plus nombriliste que j'aie jamais lu, et qui se voit en plus comme une possible réincarnation d'Emile Zola !
T'as de la chance qu'il n'existe pas de loi qui permette au lecteur qui se sent escroqué de demander à l'"écrivain" qu'il lui rende son pognon, Zouzou de mes deux ! Maintenant je suis bon pour revendre ta merde sur eBay...
15 septembre 2007
Sujet libre (pour mes lecteurs chéris)
Bon ben là, c'est vous qui faîtes le sujet, via les commentaires. En mon absence, vous pouvez parler de ce que vous voulez. N'hésitez pas à vous défouler, car ce sont les ordinateurs de Canalblog qui vont chauffer, et pas le mien pour une fois !
:)
Nous y sommes
Pour conclure cette semaine politique un peu agitée, un petit sujet à la Jean-Luc Mélenchon (comme ceux que l'on peut parfois lire sur le blog de Jean-Luc en tout cas). Lisez bien, à l'image des originaux, c'est court et passionnant : "il est temps que j'aille me coucher, car demain j'ai 571 kilomètres à faire, dont 429 sur autoroutes".
... Mélenchonnesque, non ?
Rendez-vous le 30 septembre.
;-)
Valls la menace
Révélation stupéfiante de Jean-Michel Aphatie ce soir dans le Grand Journal de Canal Plus : Manuel Valls, député socialiste de l'Essonne, aurait été contacté deux fois par Nicolas Sarkozy pour prendre la tête du ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale et du Codéveloppement avant que Brice Hortefeux ne prenne finalement les commandes de ce ministère très controversé dès l'annonce de sa possible création.
Le Canard Enchaîné (cf. lien plus bas) confirme plus ou moins, précisant que Valls "aurait martialement résisté à une drague effrénée de Sarko".
A la lumière de ces informations, et à un moment où les portes semblent se fermer les unes après les autres au Parti socialiste pour un Manuel qui se serait bien vu Premier secrétaire en 2008 (il n'a même pas été convié à l'université d'été de La Rochelle), on comprend mieux la récente déclaration de l'intéressé, qui plaidait pour que le PS sorte d'un "certain angélisme" en matière d'immigration, peu de temps après que l'actualité nous ait appris que Nicolas Sarkozy n'était pas enchanté des résultats obtenus par Brice Hortefeux en nombre d'expulsions...
Interrogé sur ce qu'il pense du fait que Nicolas Sarkozy aurait contacté Manuel Valls pour ce poste en particulier, également sur ce qu'il pense de la réponse a priori négative fournie par ce dernier, Benoît Hamon, qui était l'un des invités du Grand Journal et dont on parle aussi dans le même article du Canard, explique que s'il avait été contacté par Nicolas Sarkozy pour le même type de raisons, il ne s'en vanterait certainement pas.
Visiblement, au PS, Hamon n'est pas le seul à penser que Manuel Valls aurait peut-être moins de scrupules à accepter la même offre ou une autre, si une nouvelle occasion de travailler avec Nicolas Sarkozy se présentait (ce qui pourrait fort bien arriver en cas de remaniement en 2008)... Quant aux militants (ou observateurs, dont Malakine), certains d'entre eux invitent carrément Valls, dans son blog, à se rallier "enfin" à celui qui serait son véritable maître à penser (du moment), à savoir... Nicolas Sarkozy.
Si la rupture n'est pas encore consommée, elle devient de plus en plus perceptible : toutes les conditions sont en ce moment réunies pour que Manuel Valls, dont l'avenir semble quelque peu bouché, achève le socialisme à la française en cédant peut-être à de nouvelles avances du chef de l'Etat pour prendre la tête d'un ministère (pourquoi pas l'Intérieur, comme le pense Malakine ?), ce qui donne à Manuel un pouvoir que beaucoup de socialistes ne semblent pas bien mesurer.
De là à dire que Valls sera un jour ministre de l'Immigration et de l'Identité Nationale, ou de l'Intérieur, il y a quand même un pas, car pour l'instant (voir son blog) les occupations favorites de Manuel restent la participation à des événements locaux, essentiellement dans la ville d'Evry dont il est le maire, et surtout les apparitions (souvent de piètre qualité) dans les médias, sans que l'on comprenne d'ailleurs les buts poursuivis par Valls en général, puisqu'il n'a quasiment aucune chance de devenir Premier secrétaire en 2008, à moins que François Hollande ne manoeuvre dans ce sens (et on a déjà vu le sympathique François mener à terme des coups fumants beaucoup plus tordus que celui-là).
Photo : le très célèbre pique-nique "géant" du parc des Coquibus, qui s'est déroulé dans une "ambiance amicale et détendue" selon Manuel (le blog de Valls est rempli à ras-bords de ce type de sujets passionnants, ou d'autres sujets dans lesquels Valls parle de ses passages dans tous les médias qui acceptent de le recevoir...)
http://progres.typepad.fr/valls/2007/09/il-a-bien-eu-li.html
Le blog de Manuel Valls (aucun intérêt le plus souvent)
http://www.valls.fr/
L'article "Le jeu de l'ego", sur Manuel Valls et Benoît Hamon, paru dans le Canard Enchaîné.
http://www.benoithamon.eu/files/canard.pdf
Le message d'Hamid, militant socialiste a priori, adressé à Manuel Valls dans son blog : ça chauffe (un peu)...
http://progres.typepad.fr/valls/2007/09/france-inter-it.html
Manuel,
Comment peux-tu affirmer que le PS doit faire un pas vers la droite, en ayant des convergences avec elle sur des thèmes comme l'immigration et la lutte contre la délinquance. Sur l'immigration, tu approuves la création du fameux ministère, tu approuves les propos racistes de N. Sarkozy, tu approuves la chasse aux sans-papiers, les centres de rétention pleins à craquer, les enfants angoissés dans les écoles, l'interdiction de faire d'avoir une vie de famille pour un immigrés (regroupement familiale ultra restrictif, mariage mixte soupçonné...). Ah et dire que tu es un descendant de réfugié espagnol...Des convergences aussi avec les peines planchers, l'emprisonnement des mineurs....Le socialisme n'est-il pas un humanisme ? Ne peut-on pas lutter contre la délinquance en respectant les drotis de l'homme ? la question est : que fais-tu encore au PS, pourquoi ne pas rejoindre ton copain Nicolas ? Ne vois-tu pas que personne à gauche ne partage tes idées dignes du maire de St Denis des amis 1930 ? Même Bayrou est plus à gauche que toi pour les droits de l'Homme !
Salutation non socialistes
Hamid
14 septembre 2007
Ces Français qui n'intéressent personne
Article très intéressant proposé par Marc, tiré du journal Sud-Ouest. On y dresse un bilan rapide des problèmes auxquels se heurtent les jeunes pour accéder à l'emploi, dans un pays où les contrats courts sous toutes leurs formes représentent aujourd'hui 72% des embauches...
Malgré un effort louable pour "humaniser" quelque peu le sujet, la journaliste de Sud-Ouest n'arrive pas vraiment à se détacher du climat ambiant qui consiste à présenter le chômage comme une sorte de fatalité : elle nous parle entre autres du chômage des jeunes, sans préciser que l'inactivité forcée touche aussi bien ceux qui sont plus âgés et plus encore ceux qui approchent de l'âge de la retraite... Au final, on peine à réaliser que des Français bien vivants se cachent par millions derrière la cascade de pourcentages qu'il est devenu normal d'égrener, pour éviter d'avoir à rappeler que la situation de l'emploi est "catastrophique" en France depuis une vingtaine d'années.
Dire qu'on en est au stade où l'on commence seulement à s'émouvoir du fait que des stagiaires peuvent travailler gratuitement pour une entreprise, pendant plus de trois mois, en toute légalité...
La galère pour les moins de 25 ans
http://www.sudouest.com/140907/une.asp?ArticleRet=140907a26225.xml&Article=140907a24719.xml
Laïus sur la TVA sociale
Ca y est, Oz a réussi à me mettre en pétard avant mon départ en vacances ! Voici donc le fond de ma pensée sur la TVA sociale, que je reproduis ici après en avoir fait un commentaire dans le sujet "Si les meilleurs choses ont une fin..."
( http://poliblog.canalblog.com/archives/2007/09/14/6204437.html )
Donc on est d'accord, Oz
... pour une détaxation des salaires "dans les entreprises qui créent du véritable emploi", sachant qu'à force d'avoir donné tous les droits aux entreprises d'un côté et d'avoir continué à vouloir absolument les saigner à blanc de l'autre, on a créé un système dans lequel plus aucune incitation ne marche (ni ne peut marcher), sachant aussi qu'on ne peut pas aller plus loin en matière d'impôt sur les bénéfices, où sauf erreur de ma part, on est "encore" les plus mauvais en Europe (ce qui est très habituel pour nous).
Ce que je refuse dans le projet de TVA sociale pour être précis, c'est la compensation de la baisse des cotisations patronales par l'application "à tous" (y compris à ceux qui cherchent un boulot mais qui n'en trouvent pas) d'une augmentation de la TVA, comme si les Français étaient "tenus" de collaborer à l'équilibre du budget d'un Etat qui est incapable de gérer quoique ce soit depuis 25 ans, Nicolas Sarkozy en étant peut-être l'illustration la plus criante et la plus pathétique à ce jour (en passant, les socialistes ne feraient pas mieux si cette attardée mentale de Ségolène avait élue, sur la base de ses projets complètement crétins de Contrat Première Chance et autres, idem pour Bayrou dont les projets étaient si "timides" et même dérisoires qu'ils ne nous auraient conduits nulle part, très probablement).
La solution qui serait meilleure que la TVA selon moi, ce serait, comme toujours... d'augmenter le nombre de cotisants, donc de créer des emplois au lieu d'en supprimer des milliers dans le secteur public et d'en laisser supprimer des dizaines ou centaines de milliers dans le privé, où à chaque fois qu'un emploi est perdu (public ou privé), c'est un cotisant "et" un consommateur qui ne tire pas trop la langue à la fin du mois qui est perdu aussi...
C'est cette spirale, désastreuse par ses conséquences, qu'il faut briser. Ca fait 25 ans qu'on licencie à tours de bras et qu'on précarise le travail chez nous, avec auparavant une complicité passive et avec aujourd'hui une collaboration très active de l'Etat (via les contrats aidés, les dérives de l'intérim sur lesquelles on a fermé les yeux, le CESU et autres conneries du même genre), qui laisse tourner sans jamais intervenir des dizaines ou centaines de milliers de boîtes comme l'usine Continental dont je parle dans un autre sujet : plus de 10% des salariés du site sont des intérimaires, dont la "vie" dépend entièrement d'un employeur qui veut bien "travailler plus", dit-il, mais qui à l'évidence n'embauche plus depuis des années en France, préférant même payer plus malgré de soi-disant problèmes de production plutôt que de gérer ses propres salariés, puisqu'il recourt massivement à l'intérim !!! Pratique, les intérimaires, dans ce genre de boîtes ça permet aussi de se débarrasser des syndicats en prévision d'une fermeture qui est déjà programmée dans la plupart des cas. Quand l'employeur obtient en plus l'aval des syndicats pour augmenter le temps de travail hebdomadaire, tu peux considérer que le site est FER-ME. Mais t'inquiète, d'ici deux, trois, quatre ans, on reparlera de Continental Clairois, sauf que cette fois-ci ce sera pour expliquer que l'usine "ne peut plus être maintenue" pour des raisons de productivité et de coûts de production, même si d'ici-là, la production va augmenter, entraînant même une EXPLOSION de la marge (voire nouvelles conditions imposées aux salariés dans l'article du Monde) !
Un exemple pris au pif, puisque l'actualité nous le fournit... Détaxation des salaires et TVA sociale ou pas, dans la réalité ce serait pire dans toutes les boîtes qui font la même chose, et qui sont toujours les plus gros employeurs dans toutes les régions de France. Par exemple, si elle en avait la possibilité, nul doute que l'usine Continental de Clairois "recruterait" encore plus d'intérimaires pour remplacer au compte goutte les salariés qui partent en retraite, de façon à calmer le jeu au moment de faire les valises.
Tous ces constats m'amènent à dire que globalement, je suis "contre" tout projet de TVA sociale quelle que soit la forme. Vu la situation actuelle, la TVA sociale ne servirait (elle n'a pas d'autre objectif) que pour tenter de combler un trou béant dans les caisses d'un Etat qui ne sait plus quoi faire pour financer la fuite en avant, et accessoirement ses dépenses qui restent pharaoniques (voir affaire de la DCRI qui n'est pas un cas isolé, on en est même très loin).
Nous vivons dans un pays où les politiques sont tous des couilles molles, et ce n'est certainement pas le très petit Sarkozy (qui en plus s'en fout royalement) qui va pouvoir obtenir des patrons qu'ils embauchent en échange d'une baisse des cotisations patronales !
Que l'Etat fasse enfin respecter le contenu mais aussi "l'esprit" du Code du travail en France, que Sarkozy se mette au boulot et cesse de nous prendre pour des "connards", comme il dit, ensuite moi, en tant que citoyen au chômage depuis quatre ans parce qu'il ne peut quasiment plus en être autrement dans un pays qui fonctionne ainsi, je verrai ce que je peux faire pour financer les conneries de Sarko... sous réserve que j'ai retrouvé du travail d'ici-là !
(non mais)
Si les meilleures choses ont une fin...
Elles ont aussi un début ! Dans moins de 24 heures, le Poliblog fermera ses portes pour deux semaines, pour permettre à l'auteur de goûter un repos bien mérité.
N'ayant ni les moyens ni les amis du président de la République, je ne me rendrai pas à Wolfeboro, d'ailleurs je n'aurai même pas accès au ouèbe (MON DIEU, C'EST HORRIBLE !), à moins bien sûr de trouver un cyber-café-laverie-tabac-presse perdu dans le fin fond du Finistère, ce qui relèverait déjà de l'exploit...
Bon, de toutes façons on ne peut rien y faire, c'est la vie et c'est comme ça.
Si d'ici au 30 septembre vous êtes en manque de "Poliblog", je vous invite à relire de vieux sujets (ils sont tous très bien, vous verrez), ou à vous reporter sur l'excellent blog de Malakine, qui est un peu à la blogosphère politique ce que le croque-mort de Lucky Luke est à la bande dessinée (hi-hi, c'est Malakine lui-même qui le dit). Vous pouvez aussi vous rendre sur le blog des B&B pour faire honneur au travail d'Oz, qui se dépense sans compter avec Gillou, qui fait toujours la mise en page, pour animer un blog où les commentaires vont bon train.
Il y a évidemment de la lecture ailleurs, notamment dans les blogs qui figurent en liens dans la colonne de droite : n'ayez pas peur d'aller y jeter un coup d'oeil, on n'y mord pas !
Enfin, si vous voulez lire des choses beaucoup moins intéressantes que tout ce qui s'écrit en ces merveilleux endroits, je peux toujours vous conseiller le blog de n'importe quel journaliste professionnel, mais comme le sous-entendaient Domenach et Zemmour la semaine dernière, il faut savoir avant de se lancer à l'assaut du ouèbe que chercher un journaliste aujourd'hui en France, c'est un peu comme partir en quête du saint Graal...
Bref, mes ami(e)s, quoique vous fassiez pendant ces deux semaines, je vous remercie toutes et tous pour votre indéfectible fidélité, et vous ramènerai de belles photos si Dieu le veut.
Voilà, je serai encore présent demain pour répondre à tous les commentaires, avec peut-être un ou deux petits sujets avant le départ, mais pour la suite je vous donne rendez-vous le 30 septembre.
Atchao, et portez-vous bien !
P.-S. : ne vous inquiétez pas si l'actualité prend des tours très inattendus pendant les deux prochaines semaines, il ne faudra rien y voir d'anormal ; tels que je les connais, Nicolas Sarkozy et quelques autres ne vont pas pouvoir s'empêcher de faire les mariols en mon absence, donc je le répète, ne vous inquiétez pas, je suis "déjà" au courant et je remettrai de l'ordre juste dans tout ça dès mon retour.
;-)
Hortefeux, l'éternel mal-aimé
On a beaucoup parlé aujourd'hui d'un amendement adopté "par la Commission des lois de l'Assemblée autorisant le recours aux tests ADN lors de la délivrance de visas d'immigration pour les candidats au regroupement familial" (formulation du Nouvel Obs).
Comme souvent, les journalistes se sont rapidement tournés vers Brice Hortefeux, ministre le plus directement intéressé par cet amendement, en lui attribuant implicitement la paternité dudit amendement qui a pourtant été proposé par le député UMP Thierry Mariani.
Pour Hortefeux, la nuance est de peu d'importance, l'amendement ne pourra que faciliter l'atteinte des objectifs fixés par le chef de l'Etat en matière d'immigration, même si la réalisation de tests ADN par les candidats au regroupement familial reposera dans un premier temps sur la seule base du volontariat.
En-dehors de cette polémique, la plupart des journalistes ont totalement occulté l'une des rares mesures qui va pour une fois dans le bon sens, dès lors que l'on parle d'immigration et que l'on accepte l'idée qu'il est devenu nécessaire de l'encadrer : l'amendement proposé par Eric Ciotti (prêtant pourtant à polémique, lui aussi), permettant la mise en place d'un fichier biométrique des bénéficiaires, afin de lutter contre le "risque de voir des étrangers abuser du système d'aides au retour", est incontestablement une mesure qu'il devenait urgent d'adopter, face à la multiplication des cas d'étrangers acceptant de partir moyennant finances pour revenir aussitôt sur le territoire national.
Pas simple le boulot d'Hortefeux, tantôt mis en garde parce qu'il n'expulse pas assez, toujours critiqué parce qu'il expulse trop.
ADN pour le regroupement familial : la LDH et la Cimade s'insurgent
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20070913.OBS4764/adn_pour_le_egroupement_familial_la_ldh_et_la_cimade_si.html


