31 décembre 2007
Bonne année à toutes et à tous !
Enfin, pour celles et ceux qui survivront au réveillon, ce qui parfois n'est pas une mince affaire...
Trêve de plaisanterie, préparatifs dudit réveillon obligent, je ne pense pas que j'aurai le temps de faire un autre billet avant la nouvelle année, car ma femme, qui fait bouillir la marmite, m'a confié une mission extrêmement délicate :
1°) penser à sortir le beurre du frigo avant cinq heures (PM), parce que c'est pas du beurre tendre et que donc, justement, il faut l'attendrir,
2°) trouver le pain de mie,
3°) tartiner le pain de mie avec le beurre attendri : il faut quand même pas mal de tranches, parce que ce soir c'est surtout bestioles qui vivent dans la grande bleue et compagnie (soit dit entre nous, il y en a, je vous jure, elles ont autant d'anneaux sur le bide que Roselyne Bachelot),
4°) tartiner le pain de mie, qui est à présent beurré, avec des oeufs de lompe, ce caviar pour pauvres dont Nicolas Sarkozy n'a jamais dû goûter une simple cuillerée,
5°) enlever la croute du pain de mie, parce que madame n'en veut pas sur ses toasts (une sorte de phobie j'imagine, on n'approfondit pas),
6°) couper les tranches de pain de mie en diagonale, pour que ça fasse art-déco ou je ne sais pas trop quoi, j'avoue que j'ai oublié la substantifique moelle du truc, ça doit être une affaire de présentation ou une connerie comme ça,
7°) disposer le tout dans un plat, et là je vais encore être em... au moment du choix, car tel que je me connais, je vais me demander si ce serait plus présentable "étalé", "superposé", "assemblé en rond" ou en figure du genre j'ai essayé de faire quelque chose mais je suis le seul à savoir ce que c'est, etc.
8°) (en réalité, cette étape peut être intercalée n'importe où entre la une et la sept :) vider les deux bacs de l'évier, parce que quand madame est dans la cuisine, c'est un peu comme dans le trou du cul de l'Afghanistan, mieux vaut ne pas passer la tête par l'ouverture si l'on ne veut pas prendre une rafale, de bla-bla ou d'autre chose, du genre "fous-moi le camp", "tu me gênes", "casse-toi balourd", "dégageu s'teplaît", "vas t'occuper du chat" ou "vas r'garder ta télé", etc.,
8bis°) (étape intercalable ausssi :) changer la nappe et dresser la table, avec les beaux verres en cristal que je tiens de mon tonton mort, puis préparer une ou deux suprises pour ma petite fleur qui pense que comme tous les ans, je n'ai rien préparé de romantique et tout le tralala (la naïve !),
8ter°) ... oh boudiou ! Il faut que j'imprime cette liste !!! Nan parce que quand on est comme moi, je veux dire quand on a deux mains gauches, et qu'on ne sait plus ce qu'on voulait faire à chaque changement de pièce, ça sert au moins à ça, un ordinateur ! A pouvoir imprimer avec des trucs qui coûtent cher ce que l'on aurait pu écrire sur un petit bout de papier !
Bon allez, faut que je m'y mette moi ! J'espère que cette petite plongée dans la vie intime de l'auteur du Poliblog vous permettra de passer un super-réveillon... Et ne vous perturbera quand vous devrez vous aussi penser à "votre" liste ! Parce que c'est curieux, tout de même, de se dire que pour beaucoup de gens qui s'en rendent rarement compte, le jour du réveillon du nouvel an est souvent la journée la plus active de l'année ! Celle où l'on fait encore plus de trucs que les autres jours, même pour ceux qui bossent !
C'est une belle connerie le réveillon, quand on approfondit : une mise en pratique annuelle de la théorie d'un gland, qui ne cesse de répéter qu'en travaillant plus, on peut gagner plus... Eh ben c'est pas vrai ! La preuve ? Demain matin, à peu près personne ne se réveillera plus riche qu'aujourd'hui. Je suis prêt à parier ma chemise là-dessus ! (m'en fous, j'en porte plus)
Bref, bon réveillon à toutes et à tous ! Bonne année ! Et pour ceux qui en ont, n'oubliez pas de claquer vos mômes en prévision de toutes les imbécilités qu'ils ne vont pas manquer d'inventer en 2008 ! Pour la politique et tout le bataclan par contre, ben rien. Si cet âne de Sarkozy arrive à ne pas avaler une coquille d'huitre, on verra quelles imbécilités il ne manquera pas d'inventer en 2008, lui aussi.
Allez, à l'année prochaine ! Et n'oublions pas d'avoir une petite pensée pour ceux d'entre nous qui passeront leur réveillon sur un petit bout de trottoir, dans une caisse en sapin, à monter la garde ou derrière les barreaux d'une cellule, etc... On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve, et pour la caisse en sapin au moins, on peut être sûr(e)s qu'on y passera tou(te)s. Alors mollo sur le jaja pour ceux qui conduisent, hein... Ce serait bête qu'ils commencent la nouvelle année dans un tiroir en inox. Bref, en pensant aux autres, n'oublions pas que nous pensons, aussi, un peu à nous.
Sur cette note de philosophie de niveau doctorat (au moins), je vous laisse. J'ai du boulot !
Photo : en exclu, une image du prochain volet cinématographique du Seigneur des Anneaux. Ici, on voit un Hobbit du far-west juché sur un poney. Dans le film, il jouera le rôle d'un lapin qui, à force d'intriguer, arrive à devenir le chef d'une bande de malfaisants, menaçant une nouvelle fois toutes les autres espèces de la Création.
Nicolas Sarkozy : il est bien le président du pouvoir d'achat
Comme toujours, on ne saura probablement pas si c'est Nicolas Sarkozy lui-même qui est à l'origine de cette initiative plutôt heureuse pour le porte-monnaie du chef de son Etat, toujours est-il que selon le Canard, dès son entrée en fonction Sarkozy aurait obtenu de toucher jusqu'à la fin décembre son ancien traitement de ministre de l'Intérieur, supérieur de 4.000 euros, en net évidemment, à celui qu'il aurait dû percevoir en tant que président de la République : il l'avait dit, pourtant, qu'il serait le président du pouvoir d'achat ! Sarkozy avait juste omis de préciser qu'il ne parlait que du sien.
Salaire de Sarkozy : une petite augmentation avant la grande
http://arretsurimages.net/post/2007/12/28/Salaire-Sarkozy-Canard-Enchaine
Nicolas Sarkozy : blaireau un jour, blaireau toujours
Ce soir, le moins que l'on puisse dire est que les faits d'actualité ne se sont pas bousculés au point de nous donner le tourni, à tel point que pour une fois, je ne sais pas trop de quoi vous parler. Et puis mon attention est un peu retenue par autre chose que par les rares événements de la journée. Pour tout vous dire, cela fait déjà plusieurs jours que je m'interroge vaguement sur le contenu de l'allocution au cours de laquelle Nicolas Sarkozy adressera, demain, ses voeux aux Français.
A la place du mec de Carla, c'est certain, je sais déjà que je ne dirais pas que je suis l'un des seuls blaireaux de la planète qui nage toujours avec des lunettes de soleil et une montre, mais bon, après ça ? Qu'est-ce que je pourrais annoncer ? Balancer ? Professer ? Je n'en sais fichtre rien. Et je me dis qu'il doit en être de même pour le cop' de Carla, auquel Henri Guaino aurait déjà sauvé la mise grâce à un petit discours de 5 à 7 minutes, que nous découvrirons donc demain soir.
Je me demande ce que l'on pourra trouver dedans... "La politique de réforme engagée par le gouvernement porte déjà ses fruits, notre taux de croissance aura rattrapé celui de nos voisins européens en 2019". "Ce soir, j'ai la grande joie de pouvoir vous annoncer que nous avons expulsé 25.001 clandestins qui séjournaient illégalement dans notre pays". Ou encore, "dès 2008, vous pourrez payer double taxe en faisant chauffer votre poisson au gaz : une première surtaxe pour GDF, dont le président voulait absolument augmenter son salaire, et une deuxième pour les pêcheurs, que je n'ai pas eu le courage d'envoyer bouler".
Il pourrait en dire des choses, finalement, le père Bruni ! Mais pas beaucoup de choses désopilantes, quand on fait les comptes.
En fait, plus j'y réfléchis, plus je me dis que demain soir, rien de ce que Nicolas Sarkozy pourra dire ne sera suffisant pour effacer les multiples affronts que l'homme a faits aux Français, à la France, et à la dignité des deux aux yeux de la quasi-totalité des pays du Monde.
Alors, la prochaine fois que Nicolas Sarkozy ira nager dans une piscine, ou dans la baignoire de George, j'espère que quelqu'un d'intelligent aura l'idée de lui prêter une paire de lunettes de soleil en béton : Sarkozy coulera à pic, et on n'entendra plus jamais parler du canard.
Les Français pourront passer de biens meilleurs réveillons !
30 décembre 2007
Nicolas Sarkozy : le énième tapis-brosse de Carla Bruni se souvient vaguement qu'il occupe une fonction présidentielle...
Avec moins de vingt-quatre heures de boulot pour conclure cinq jours de vacances "nuitamment actives" payées par on ne sait plus trop qui (un industriel français ? la mafia russe ? les Skull and Bones, cette société secrète dont font partie les Bush père et fils ?), Nicolas Sarkozy a tenu à rappeler aux nombreux Français qui en doutaient non pas qu'il est l'actuel président de la République Française, mais qu'il est toujours un ersatz de clabaudeur qui entend bien s'exprimer sur tous les dossiers de politique internationale, surtout quand c'est pour ne rien dire de fracassant ou de seulement notable.
Ainsi, si les médias qui ignorent toujours qui est Carla Bruni (1) font aujourd'hui mine d'évoquer une intervention "remarquable" de Nicolas Sarkozy, qui se dirait prêt à rompre les contacts avec la Syrie si Bachar el Assad ne favorise pas la tenue d'élections libres au Liban, d'autres observateurs, dont je suis, n'auront absolument rien vu de mémorable dans l'intervention de Sarkozy au côté d'Hosni Moubarak, ce matin au Caire (quoique... Quitte à donner carte blanche à la Syrie pour éliminer un maximum de démocrates au Liban, Nicolas Sarkozy aurait pu au moins vendre quelques Leclercs et Rafales à Bachar el Assad).
Tout au plus retiendra-t-on de la demi-journée (au plus ?) de boulot de Nicolas Sarkozy en Egypte que le chef de l'Etat a pu vanter les mérites de la technologie nucléaire française, seule capable de sortir les pays pauvres du chaos, a-t-il presque assuré ! Dans un contexte de baisse mondiale des réserves d'uranium, il est vrai que l'énergie nucléaire est (c'est Sarkozy qui l'affirme) la seule énergie d'avenir... L'ensemble des pays orientaux pouvant, bien sûr, compter sur la France, dont l'expertise est connue dans ce domaine, pour leur apporter à la fois indépendance énergétique, richesses, émancipation et démocratie via le nucléaire civil... Bon sang mais c'est bien sûr, le rapport est évident. Et la technologie toujours d'avenir, du moins pour les vingt, trente ans qui viennent.
Rhétorique tout aussi habituelle, chez le chef de son Etat, quand Sarkozy a peint le paysage particulièrement noir d'un monde qui pourrait, toujours, se trouver plongé dans le même chaos, si tout n'était pas fait (surtout par lui, Nicolas Sarkozy) pour rapprocher l'Orient (les sauvages avec des sabres à lames recourbées) de l'Occident (les sauveteurs du Monde, qui veillent à la paix mondiale -surtout en Mésopotamie-, et grâce auxquels tous les pauvres du monde vont bientôt crouler sous les lingots) : d'après Sarkozy, les menaces ne planent plus, elles ne sont pas loin de provoquer une éclipse du soleil ! Et elles sont aussi graves que nombreuses. D'où la volonté manifeste, que dis-je, la nécessité, pour Nicolas Sarkozy, "président engagé" d'une démocratie occidentale tout à fait exemplaire, de se jeter à corps perdu dans tous les combats, en disant qu'il a bien l'intention de ne rien faire pour le Liban, pays bien trop pauvre pour s'offrir l'EPR, mais que chez tous ses voisins, il a bien l'intention de placer un maximum d'EPR payables "rapidement"... avant que tout n'explose. Formidable Sarkozy.
Après avoir fait preuve d'une telle grandeur dans la générosité, d'une telle clairvoyance face aux menaces qui pèsent sur nous tous, d'un tel courage aussi pour lutter contre des guerres injustes et contre la pauvreté dans le Monde, et même contre les énergies polluantes qui sont les pires ennemies de notre planète, on comprendra que le président de la République Française ait mal digéré les questions, infâmantes, qu'un journaliste a osé lui poser sur la confusion entre charge présidentielle et vie privée (2) ! "Occupe-toi de ton torchon, connard !", lui aurait probablement répondu Sarkozy si la question lui avait été posée dans des circonstances un peu plus intimes...
En France, où c'était le week-end (et le week-end c'est sacré), il ne s'est guère trouvé que François Hollande pour critiquer, on ne peut plus mollement et toujours avec des mots trop retenus, l'incapacité avérée de Nicolas Sarkozy à tenir le moindre de ses engagements économiques (3), le même Hollande, qui hait tous les riches à l'exception bien sûr de lui-même, allant jusqu'à critiquer tout aussi vertement les frottis-frottas entre Sarkozy et Bolloré.
Alors que la plupart des journalistes traînent toujours aussi mystérieusement les pieds pour faire un véritable bilan de la visite, plutôt "cool" tout compte fait, de Sarkozy en Egypte, l'un des meilleurs bilans du voyage du chef de son Etat en Egypte me paraît avoir été dressé par tropicalboy, dans son blog Sarkozix (4) : en gros, c'est l'histoire d'un mec qui se promène avec des lunettes de soleil, et qui prépare ses voyages privés beaucoup mieux que ses interventions à l'étranger.
Ne parlons pas de ses interventions en France, où il ne met plus les pieds que par stricte nécessité.
(1) Nicolas Sarkozy interrompt les contacts avec la Syrie
http://www.capital.fr/Actualite/Default.asp?source=RE&numero=254864&Cat=GEN
(2) Au Caire, Sarkozy coupe court à une question sur ses vacances égyptiennes
http://www.20minutes.fr/article/203590/Politique-Au-Caire-Sarkozy-coupe-court-a-une-question-sur-ses-vacances-egyptiennes.php
(3) Hollande fustige le narcissisme de Sarkozy
http://www.lefigaro.fr/politique/2007/12/30/01002-20071230ARTFIG00009-hollande-fustige-le-narcissisme-de-sarkozy.php
(4) Sarkozy-Bruni en Egypte : suivez le Guide !
http://sarkozix.canalblog.com/archives/2007/12/30/7386178.html
Nicolas Sarkozy : quand le tocard devient nullard
Bien sûr, il était possible et même probable qu'à force de multiplier les "provocations" à l'endroit de Français auxquels il demande perpétuellement de se serrer la ceinture, selon le mot employé par Alain Krivine, la cote de confiance de Nicolas Sarkozy finisse par connaître une baisse tangible dans plusieurs compartiments.
En réalité, c'est pire : la baisse ne sera pas tangible, elle "est" déjà spectaculaire. Sur l'augmentation du pouvoir d'achat, sur la réduction des impôts, sur la lutte contre la pauvreté et l'exclusion et aussi, mais on pouvait vaguement s'en douter, sur l'intégration des personnes issues de l'immigration, la cote de confiance du président de la République et du gouvernement est en train de s'effondrer.
Les deux seuls thèmes sur lesquels les Français (par extension, puisqu'on parle à la base de sondés) font encore un peu confiance à Nicolas Sarkozy et à son gouvernement sont la lutte contre l'insécurité et la... protection de l'environnement ! Questions à-propos desquelles on peut d'ailleurs se demander "où" les sondés sont allés chercher la confiance que leur inspireraient encore le président et le gouvernement, car après le désastre de Villiers-le-Bel, et les projets de grands travaux dont aucun n'a été ne serait-ce que ralenti, pour études complémentaires par exemple, on voit mal d'où peut encore venir cette confiance que Nicolas Sarkozy inspirerait à certains Français...
Nul doute que l'épidose Sarkozy-Bruni (particulièrement indigne) aura joué un rôle majeur dans ce qui ressemble bel et bien à un "choc de méfiance", en lieu et place du choc de confiance que le président nouvellement élu avait promis aux Français dès le mois de mai 2007, en commençant, évidemment, par en parler aux économistes, qui ne voyaient pas de quelle manière on allait pouvoir remplir les caisses de l'Etat en dépensant 10 à 15 milliards d'Euros pour le seul paquet fiscal...
Avec une certaine finesse, le site Exprimeo note que pour Nicolas Sarkozy, s'il s'agit d'une chute sévère, il s'agit aussi, vraisemblablement, d'un premier palier, précédant d'autres dégringolades qui devraient suivre un scénario à peu près identique : "le style présidentiel a été trop "déchiffré" pour que cette communication (NDR : en "direct permanent") demeure efficace. L'opinion cherche "la ficelle" et la trouve maintenant partout".
A moins de deux mois et demi des élections municipales, les observateurs commencent donc à faire le pari que l'absence de résultats de "Sarko la tchatche" et que les écarts de conduite de Nicolas Sarkozy vont se solder par une raclée pour l'UMP. Donc pour la majorité.
Raclée ou pas, on peut dire que le début de quinquennat de Nicolas Sarkozy aura été une succession d'exploits dans le plus mauvais sens du terme : non seulement le président et le gouvernement semblent avoir réussi à se mettre l'ensemble des salariés du privé et bien sûr du public à dos, mais aucun des engagements de campagne "qui intéressaient directement les Français" n'aura été tenu. Pire encore, on ne voit pas du tout comment la fine équipe du président de la République pourrait redresser la barre en 2008, qu'il y ait ou non remaniement pour la forme après les municipales...
Augmentation du gaz, augmentation ces jours-ci du prix du poisson, en "réglement" des promesses qui ont été faites par Sarkozy aux pêcheurs et que les Français vont une nouvelle fois devoir financer... Conjuguées au refus d'augmenter le SMIC, à la suppression programmée de la durée légale du travail et à la détaxation des heures supplémentaires qui vont toutes les deux enrayer définitivement la machine à créer très peu d'emplois, ces augmentations de prix ajoutées aussi à une augmentation mécanique du prix des produits (la réforme de la loi Galland étant déjà un échec retentissant dans la grande distribution) et des services en 2008 risquent de faire de l'année prochaine l'année de toutes les déconfitures, en particulier sur le plan économique, alors que les prévisions de croissance pour l'année 2007, qui n'étaient guère mirobolantes, n'ont même pas été atteintes...
Les Français sont pourtant habitués à se serrer la ceinture, mais quand tout cela se produit dans un contexte où le président de la République semble considérer sa fonction comme un job idéal pour "tirer des coups", et rien de plus, la situation risque de devenir ingérable. Aussi bien pour un Sarkozy en qui plus personne ne croit vraiment que pour un gouvernement pieds et poings liés, à cause d'une soumission jamais vue aux délires d'un président sous la Vième République.
Reste une porte de sortie, honorable, pour tout le monde : Nicolas Sarkozy pourrait encore démissionner, et céder la place à des gens qui auraient l'envie et la volonté de se battre au service de la France, et non pas "contre" elle. Problème... Il n'y en a pas dans l'opposition.
Chute de confiance générale pour le gouvernement, selon IFOP
http://www.investir.fr/infos/reuters/5775/Chute_de_confiance_generale_pour_le_gouvernement__selon_Ifop.html
Sondage IFOP : fin de "l'état de grâce"
http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/politique/200752/sondage-ifop-fin-de-l-etat-de-grace_82482.html
Quand Sarkozy redonne confiance aux Français...
http://pdel06.canalblog.com/archives/2007/12/29/7384340.html
Nicolas Sarkozy enregistre un très mauvais sondage
http://www.exprimeo.fr/article/1816/nicolas-sarkozy-enregistre-un-tres-mauvais-sondage.htm
Le Poliblog reçoit un prix !!!
Mes ami(e)s, pour vous donner un ordre d'idée du point auquel je peux parfois être distrait, je dois vous dire que quand ma femme me dit un truc (allez, je fais mon Columbo), il suffit que je tourne légèrement la tête pour que le truc soit oublié : rayé de ma mémoire, pffft, envolé !
Non pas que ma femme ne raconte que des sornettes, bien que souvent ce soit le cas (non je rigole, mamour), mais je suis le genre de gusse qui pense toujours à mille choses en même temps, et qui a la sale manie d'en faire plusieurs en même temps aussi... La concentration, connais pas. Ou alors il faut que je prenne sur moi, que j'évite de me disperser. Ce qui explique que j'aie mis deux jours à apprendre que le Poliblog indépendant n'avait rien reçu de moins que l'Horizons d'Or du blog politique de l'année, décerné par notre ami Malakine !
Vous vous rendez compte ? Je devrais avoir honte ! (alors qu'en fait, je suis content :) )
Heureusement, soit dit entre nous, que Malakine a pensé à me le dire, sinon je crois bien que j'aurais été capable de ne pas fouiller dans le sujet où Malakine en parle, qui à ma décharge, s'intitule "Nicolas Dupont-Aignant, révélation politique de l'année 2007" ! Ben oui... Comme j'avais voté pour NDA, je me suis simplement dit qu'il avait été élu, et il ne me serait pas venu à l'idée que j'avais moi-même pu recevoir un prix de la part de Malakine, dont notre ami parlait dans le même sujet !
Totalement inattendu, en fait, ce prix. Surtout venant du célèbre, que dis-je, de l'inégalable Malakine ! Bon, OK, je savais qu'il appréciait mon blog, mais franchement, à-côté de ce que Malakine fait dans Horizons, j'ai toujours pensé que le Poliblog était un peu du pipi de chat. Enfin, que c'était autre chose.
Malakine, il faut dire, c'est "le" gars qui se documente. Qui arrive à creuser profondément dans des sujets complexes, et qui nous apprend un tas de choses de façon intéressante, tout en formulant des opinions avec lesquelles, souvent, on ne peut qu'être d'accord, car non seulement les opinions de Malakine se défendent, mais pour les expliquer, notre ami démonte et remonte des mécanismes où tout s'emboîte si parfaitement que l'on n'aurait jamais l'idée que les choses puissent être organisées autrement !
Bref, Malakine, je le trouve (souvent) très fort. Bien plus fort que moi, qui fais tout à fait autre chose. En quelques mots, Horizons, c'est le genre de blog d'où l'on ressort plus intelligent, alors que le Poliblog, quand je réussis ma mission, c'est le genre de blog d'où l'on ressort plus... rien du tout. Ah si, "gai", disent ceux qui trouvent que j'écris mieux qu'une planche à repasser. Vous croyez qu'ils ont raison ?
'fin bon, je ne vais pas passer trois heures à nous passer du cirage à Malakine et à moi : je voulais juste vous dire que j'ai "reçu un prix", que ce n'est pas le prix le plus ridicule que j'aurais souhaité recevoir, et que j'en suis très content ! Même si je ne suis pas persuadé de l'avoir vraiment mérité...
J'en profite pour remercier toutes celles et tous ceux qui continuent de me lire, sans lesquels je ne serais qu'un misérable vermisseau, qui aurait raccroché les gants depuis belle lurette : sans vous, lecteurs chéris, il n'y aurait pas eu de prix. C'est donc avec grand plaisir que je partage ce prix avec vous tous, car au fond, vous le méritez autant que moi.
Voilà. Je sais que c'était pas terrible, comme discours, mais je ne reçois pas un Horizons d'Or tous les jours. D'ailleurs l'an prochain, il y a de fortes chances que je doive remettre "mon" prix 2007 à quelqu'un d'autre... Les durs aléas de la vie (j'en ai déjà les larmes aux yeux !).
Allez hop, au boulot, tâchons de voir si nous allons réussir à réitérer l'exploit ! :)
"Nicolas Dupont-Aignant, révélation politique de l'année 2007",
et dans le même texte : "Horizons d'Or du chroniqueur politique de l'année : Nicolas Domenach",
puis pour finir, MOI (!) : "Horizons d'Or du blog politique de l'année : le Poliblog indépendant".
http://horizons.typepad.fr/accueil/2007/12/nicolas-dupont.html
:)
29 décembre 2007
Arche de Zoé : doit-on se féliciter du retour des Français ?
Pas besoin d'être un cinéphile averti pour reconnaître au premier coup d'oeil cette image qui a glacé le sang de tous ceux qui ont vu Papillon, film monumental sorti en 1973, dans lequel Steve McQueen interprétait le rôle d'un forçat condamné au bagne en Guyane française.
Le vrai bagne ? On pouvait y aller pour un meurtre, pour une escroquerie ou pour avoir volé un quignon de pain. Presque pour un oui ou pour un non, sachant qu'à l'époque, quand un criminel était allé trop loin, on recourait à une méthode encore plus expéditive : coup de poing dans le ventre (l'homme se pliait), croc-en-jambe tout en le poussant fermement dans le dos (il tombait vers l'avant), dans la foulée on poussait son corps à présent allongé sur ce que j'imagine être une planche mobile, qui devait être montée sur des rails, puis la lunette et le couperet tombaient. Presque en même temps. Avec un bruit caractéristique, disent ceux qui ont assisté à une exécution publique, évoquant celui d'une lame de hachoir qui frapperait violemment une planchette de bois... A tout prendre, beaucoup préféraient le bagne, même si tous savaient qu'ils n'avaient aucune garantie d'en revenir vivants. Les travaux forcés, les accidents, les maladies, les "punitions", ça faisait de la place dans les rangs. Il valait mieux se tenir à carreaux et faire attention de ne jamais s'entailler le pouce. Faire gaffe aux bestioles, aussi.
Pour le peu que j'en sais, mais bien sûr il est possible que je me trompe comme je me suis peut-être trompé pour la planche montée sur des rails, les détenus condamnés au bagne étaient souvent, en même temps, condamnés à la relégation : une fois leur peine purgée, pas question pour eux de rentrer en métropole, car dans bien plus d'un cas, la "société" avait décidé de se débarrasser définitivement d'eux. Du coup, en Guyane, on trouvait des bagnards "en liberté" un peu partout. Qui traînaient dans les rues, qui y crevaient parfois, qui pour les plus chanceux avaient réussi à trouver ou à se construire un petit métier. Cireur de chaussures, cantonnier, fossoyeur, chasseur d'autres bagnards quand certains avaient réussi à s'enfuir dans la jungle... L'Etat payait, grassement paraît-il, d'anciens bagnards pour qu'ils en ramènent d'autres, "morts ou vifs". Pour la bonne société métropolitaine, qui avait oublié jusqu'au nom des proies et des chasseurs, l'essentiel était que l'on n'entende parler de rien, et tout le monde se moquait plus ou moins de savoir s'il existait des perspectives de réintégration pour des gens dont on ne pouvait plus trouver trace que dans les archives du Petit Journal (on ne devait pas parler de "réinsertion", à l'époque)...
Epoque inhumaine ? Elle pourrait l'avoir été. Si nous avions accompli de réels progrès depuis... Seulement voilà, la dernière fois que j'ai entendu parler de "la vie en taule" et après la taule, c'était via des propos rapportés par quelqu'un qui avait côtoyé un ancien détenu dans le cadre de son boulot. Un jeune, qui n'était pas aussi jeune qu'il en avait l'air quand on creusait un peu... Il avait "tiré un an", disait-il. Jusqu'au jour où il a fini par avouer qu'il en avait tiré, disons, beaucoup plus. Très serviable. Agréable, même. Si l'on ne tenait pas compte du fait qu'il passait pas mal de temps, l'essentiel peut-être, à voler ses congénères, à les dépouiller de tout ce qui traînait et aussi de tout ce qui ne traînait pas. Chèques ou carnets entiers, cartes bleues, bijoux, avec une préférence marquée pour les opérations qui pouvaient rapporter un maximum de pognon... Muni de coordonnées bancaires fausses ou volées, il commandait du matériel high-tech en ligne, qu'il se faisait livrer directement à son boulot sous un faux nom, moyennant des ruses ou des arrangements qu'il prenait avec des gens qui se laissaient toujours berner par son air, charmeur, de repenti sincère qui était toujours dispo pour rendre un petit service... Ca roulait pour lui. Il profitait de sa conditionnelle pour faire profil bas, en apparence, et arrondissait ses fins de mois en montant des combines qu'il pouvait gérer depuis son lieu de travail, en attendant le jour où il ne serait plus obligé d'aller pointer pour que son "JAP" lui foute la paix. Maintes fois interrogé, jamais inquiété. Quand il n'y a pas de preuves, il n'y a pas de preuves.
Quand bien même il se serait fait choper ? La "zonzon", disait-il, c'était le Paradis ! Rien à foutre de la journée, personne pour t'emmerder, tu regardais la téloche du matin au soir et tu te faisais livrer ta came directement en cellule. Et si, malgré une proximité propice aux dérapages en tous genres, tu ne faisais pas partie de ceux qui aimaient les étreintes viriles, tu pouvais te faire tailler une p... à peu près quand tu voulais en filant une boulette de shit à une matonne, connue pour ouvrir la bouche à la demande. Une de celles dont le traitement mensuel ne leur permet pas de financer leur consommation perso.
A l'écouter, du moins c'est ce que m'a raconté la personne qui m'a relaté la conversation qu'elle a eue avec ce type, la taule, c'était à la fois les vacances de rêve et l'école du crime. Un cours de déresponsabilisation, où plus la peine était longue, plus on devenait un élève doué. On y était beaucoup mieux qu'à la maison. Pas de loyer à payer, pas de bouffe à préparer, pas de mère pour lui gueuler dessus, pas de chambre à ranger, pas besoin d'aller zoner toute la journée en bas de l'immeuble ou dans la cage d'escalier avec d'autres ratés qui allaient, tôt ou tard, atterrir au même endroit... A tout prendre, il disait presque qu'il préférait être en tôle que dehors. Seulement il y avait le boulot... Truc chiant, mais obligatoire, auquel il faisait semblant de se raccrocher, tout en gérant son business et en attendant de pouvoir, malgré tout, retourner zoner dans la "téci", parce qu'une mère, finalement, ben ça se laisse supporter, et parce que le pognon, ben on n'en gagne pas beaucoup en taule. Ni en travaillant.
Bref, un jour le contrat de notre gars (qui couvrait la période de sa conditionnelle) s'est terminé et il a mis les bouts. Tout simplement. Il a disparu de la circulation et n'a plus jamais reparu à son travail, même pas pour venir chercher ses papiers, même pas pour adresser un "au revoir" à ceux qui croyaient être ses "collègues", et dont certains avaient vraiment sympathisé avec lui. Certains ont été déçus, réellement, alors que d'autres, "dégoûtés", ont compris qu'ils s'étaient faits berner depuis le premier jour. "On" a supposé que le gentil, appelons-le "X", était retourné dans sa cité, et qu'il y avait repris son trafic de came, en plus peut-être des trafics qu'il avait appris à maîtriser (ou simplement repris) dès sa sortie de prison (les avait-il appris là-bas ?)... On a fini par faire semblant de l'oublier, avant de l'oublier vraiment.
Dieu seul sait où il est aujourd'hui, ce "X". Peut-être mort, avec une balle dans le citron, peut-être en taule, à regarder la téloche, peut-être au "boulot", à vendre de la came à des collégiens qui veulent se détruire le cerveau pendant quelques heures pour échapper à une vie qui les emmerde, sans se douter que ce faisant, ils multiplient leurs chances de finir comme lui (seuls, dépressifs, sans famille, sans boulot, sans copains... sans rien).
Pourquoi j'écris tout ça ? A cause d'une idée émise par Malakine, dans un commentaire où notre ami parlait de la libération, un peu trop rapide à son goût, des membres de l'Arche de Zoé : sans verser dans la volonté de punir sévèrement, systématiquement, Malakine exprimait son avis, qui est que les "humanitaires" français "auraient quand même pu faire quelques travaux forcés", et que "c'est une peine qu'on devrait remettre au goût du jour en France". J'ai beau avoir vu Papillon, et le film a eu beau me retourner les tripes... J'ai été d'accord avec Malakine. Je lui ai même répondu ceci :
A-propos du retour des Français (qu'on le veuille ou non), ça me dérange presque de l'avouer parce qu'on sait aujourd'hui les dérives, inhumaines, que ce système a pu entraîner dans le passé, mais je suis de l'avis de Malakine : plus d'une fois ces derniers temps, devant des faits divers ou dits d' "actualité" qui sont de plus en plus sordides, de plus en plus violents, de plus en plus immoraux, etc., je me suis dit qu'on devrait remettre au goût du jour la relégation et les... bagnes. Avec travaux forcés. Et pourtant, Dieu sait que je suis un fervent partisan de la réinsertion. Ceci dit, trop c'est trop. L'échec avéré de la politique de prévention dans son ensemble, les multiples échecs d'un système carcéral qui ne sait plus que transformer des petites frappes encore récupérables en déchets humains, et qui par ailleurs n'impressionne plus du tout les professionnels du crime ou des trafics en tous genres... On ne peut plus se permettre de rester les bras croisés face à tout ça. Idem face à un Sarkozy qui n'est même pas capable de tenir "ses" flics. Trop de choses vont de travers. Et on n'arrivera à rien en tolérant, en plus, qu'au lieu de faire son boulot, Sarkozy passe son temps à se promener dans l'avion d'un pote entre deux séances de "ramonage" de Carla, comme l'écrivait Apollonia (une femme) l'autre jour...
Je ne sais plus trop quoi écrire après tout ça. Si je me voyais de l'extérieur, je pense que je me dirais quelque chose comme : "vraiment, on dirait que ça aigrit, de voir son pays partir en lambeaux"... En arriver à souhaiter le retour des bagnes... De la relégation... En même temps, quand je pense aux gens de l'Arche de Zoé, je me dis que s'il existe des gens qui vomissent à ce point sur toutes les règles de la société qui ne leur conviennent pas, il "doit" exister, pour contrebalancer, des gens qui deviennent ou redeviennent partisans des méthodes les plus expéditives et les plus rétrogrades qui soient, et qui consistent, d'une manière ou d'une autre, à bannir de la société ceux qui, de toute évidence, refusent d'en faire partie.
Parce qu'ils n'ont aucune morale ; parce qu'ils n'ont aucun courage pour avouer ce qu'ils ont fait ; parce qu'ils n'ont pas l'intention de changer pour redevenir humains ; parce qu'ils n'ont aucune intention de payer une "dette", qu'ils doivent au moins à une centaine de familles qu'ils étaient prêts à détruire en souriant, sans parler de toutes celles qu'ils ont saignées à blanc... Parce qu'ils ont voulu vendre des enfants.
Pour ces gens-là, dans le passé, on avait inventé le bagne, les travaux forcés, la relégation, la guillotine... Un sacré arsenal, qui malgré de nombreux défauts, avait l'avantage de vraiment débarrasser la société de certains de ses fruits "pourris". Ce soir, en pensant au type dont je parle plus haut, en pensant aussi aux membres de l'Arche de Zoé, je me demande si pour une société comme la nôtre, la véritable "inhumanité" a été d'avoir mis en place de tels moyens de répression, à une certaine époque, ou si elle n'a pas plutôt été de... les supprimer. Au nom d'une civilisation dont on voit bien, aujourd'hui, que la malhonnêteté et la barbarie sont les seules valeurs qui ont été perpétuellement en hausse depuis la suppression de l' "arsenal".
28 décembre 2007
Arche de Zoé : c'est finalement le contribuable français qui nourrira les Pieds Nickelés
Sur l'affaire de l'Arche de Zoé, j'ai la vague impression que notre ami A2N est frappé du même mal que moi et d'autres : face à la surenchère permanente dans la mauvaise foi des "humanitaires", tout le monde commence à se trouver complètement abasourdi, au point de patiner... C'est souvent ce qui arrive quand on est confronté à une affaire dans laquelle des délinquants avérés se présentent eux-mêmes comme des héros qui ont été abusés, soutenus en cela par des proches qui eux aussi nieraient jusqu'à l'existence de n'importe quel crime ou délit pour protéger "les leurs", au risque de faire passer certains pays d'Afrique pour des pays où les enfants seraient considérés comme de vulgaires bouts de viande, que de généreux occidentaux pourraient donc exporter pour les revendre chez eux, un peu comme au marché. L'opération deviendrait humanitaire, admirable même, à partir du moment où elle serait orchestrée par de gentils européens...
Inutile, évidemment, de dire que je suis aussi scandalisé qu'A2N par un retour si rapide des ressortissants français, tout comme je l'ai quelque peu été par un procès bien vite expédié au Tchad, qui incidemment ne semble pas avoir vraiment permis de démonter tous les mécanismes de la gigantesque arnaque de l'Arche de Zoé.
La seule chose dont je puisse me féliciter, c'est qu'en France, on comment à parler du volet financier de l'opération. Un montage apparemment suffisamment complexe pour devenir, assez vite, plutôt suspect, avec des intermédiaires qui restent peut-être à identifier et des sommes rondelettes qui ont été collectées auprès de familles auxquelles on a délibérément menti, et dont on ne sait pas vraiment où elles ont pu passer.
Un passage devant un tribunal correctionnel français pour requalifier la peine à laquelle les membres de l'Arche de Zoé ont été condamnés au Tchad ne répondra pas, pour l'instant, à une foule de questions sur lesquelles les "humanitaires" sont restés particulièrement évasifs. Par exemple, pourquoi Emilie Lelouch, bras droit et compagne d'Eric Breteau, s'est-elle présentée auprès de familles adoptantes françaises en tant qu' "infirmière" alors qu'elle est en réalité une ancienne artiste de cirque et ancienne ambulancière (l'objectif n'était-il pas, clairement, de saigner plus facilement à blanc les adoptants qui se sont faits berner ?) ? Qui sont les intermédiaires auxquels les familles ont versé des sommes qui pouvaient atteindre jusqu'à 2.500 euros (ou plus) ? Où est passé l'argent de ceux qui ont été jusqu'à s'endetter pour, leur avait-on dit, "sauver" un enfant orphelin condamné à mort en cas d'inaction de leur part ?
A2N - "Arche de Zoé : les zozos recevront bientôt la médaille coloniale à l'Elysée"
http://www.alert2neg.com/article-7327822.html
Emilie Lelouch, 31 ans
http://www.20minutes.fr/article/202593/Monde-Emilie-Lelouch-31-ans.php
Eric Breteau : sa vie avant le Tchad
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-991830@51-628859,0.html
Eric Breteau
http://www.lesoir.be/actualite/monde/l-acteur-eric-breteau-2007-12-27-568485.shtml
La détermination du créateur de l'Arche de Zoé inquiète
http://www.lefigaro.fr/international/2007/12/21/01003-20071221ARTFIG00005-la-determination-du-createur-de-l-arche-de-zoe-inquiete.php
Nicolas Sarkozy : y aurait-il une bonne âme pour devenir cop' avec le dépressif ?
A présent, rien ne semble plus devoir arrêter Nicolas Sarkozy dans ce qui ressemble fort à une rapide détérioration de son état mental, qui conduit maintenant le chef de son Etat à cracher quotidiennement sur l'ensemble des Français, embarquant par exemple ce jeudi une énième fois à bord du Falcon 900 de Vincent Bolloré pour une destination où, comme de coutume, le président ne paiera rien pour son séjour...
C'est un fait. Pendant que ses compatriotes (ou plutôt ses inférieurs), médusés, apprenaient qu'ils allaient devoir faire face à une augmentation de 4% du prix du gaz en 2008 (1), la gouape de l'Elysée a décollé de Louxor en compagnie de Carla Bruni pour s'envoler en direction de Charm el-Cheikh, nouveau lieu paradisiaque où le "président de la République" ne déboursera pas un centime pour satisfaire des pulsions qui doivent conduire plus d'un émule du docteur Freud à s'interroger.
Explication du basculement, incroyable, de Nicolas Sarkozy dans la dinguerie la plus complète ? L'homme n'aurait aucun copain ! Tout simplement.
Depuis le départ de Cécilia, pour tout dire, Nicolas Sarkozy, transformé pour l'occasion en crapoussin par Jacques Séguéla, n'en pouvait "plus d'être seul le soir à l'Elysée" (2). Et c'est alors qu'il était au bout du rouleau que Sarkozy aurait demandé à Jacques Séguéla de lui organiser une "soirée", soirée au cours de laquelle Nicolas aurait croisé le regard de la belle Carla Bruni pour la deuxième fois...
Le reste, c'est un peu du niveau de qui se produit à la fermeture d'un bar, quand un type un peu bourré se propose de raccompagner chez elle une inconnue qui n'a pas de voiture : "coup de foudre", dit Séguéla, toujours est-il que Sarko raccompagne Carla chez elle et que celle-ci lui file son numéro (de toutes façons Carla Bruni donne son numéro à tout ce qui a les poches remplies de billets, laisse-t-on entendre un peu partout)...
On semble bien loin, en réalité, du coup de foudre évoqué par Séguéla, surtout quand on apprend que Carla Bruni se serait étonnée de ne pas avoir été immédiatement rappelée par Nicolas Sarkozy après qu'il l'ait déposée en bas de chez elle ("dis, tu ne veux vraiment pas monter pour boire une dernier verre ?").
...
Est-il vraiment utile de commenter la suite ? Toujours selon le même article, visible dans Sarkofrance, quand Carla Bruni se tape Mick Jagger, elle le décrit comme un "vieux bouc", et quand elle se tape Vincent Perez, elle appelle ses copines pour leur dire qu'elle a "couché avec le mec le plus sexy de la planète".
Qu'est-ce que ce sera / pourrait être avec le petit Nicolas ? "Je t'assure qu'il est aussi petit qu'on le dit" ? "Il est aussi énergique que certains le disent" ?
Bah, on ne peut que s'en foutre. Royalement. Si Nicolas Sarkozy n'a pas de copains ni de copines, c'est peut-être, tout simplement, parce que le véritable personnage ne présente aucun intérêt. Si ce n'est celui de donner (encore) du travail à Yves Jégo.
Nicolas Sarkozy et Carla Bruni sont arrivés à Charm el-Cheikh en jet privé
http://www.20minutes.fr/article/203283/People-Nicolas-Sarkozy-et-Carla-Bruni-sont-arrives-a-Charm-el-Cheikh-en-jet-prive.php
(1) L'augmentation du prix du gaz en 2008 : totalement injustifiée ?http://poliblog.canalblog.com/archives/2007/12/27/7361478.html
(2) Carla Bruni et ses coups de foudre à répétition
http://sarkofrance.blogspot.com/2007/12/carla-bruni-et-ses-coups-de-foudre.html
Nana Mouskouri victime d'un terrible attentat au Pakistan ?
En ce soir un peu particulier, où je me suis demandé si l'on pouvait (devait ?) rire de tout, j'ai commencé par me dire que si j'étais malentendant, j'aurais pu passer une bonne partie de la soirée à croire dur comme fer que Nana Mouskouri avait été la cible d'un attentat dans un pays un poil désorganisé où, hier soir, beaucoup de gens avaient l'air énervés.
Probable que nos amis malentendants sont beaucoup plus branchés que moi. Je ne doute pas qu'une large majorité d'entre eux disposent d'un matériel qui leur permet de prendre connaissance, quasiment en temps réel, des derniers développements de l'actualité.
Pour ce qui me concerne, ce soir, je n'ai pas de commentaire particulier à faire sur l'attentat, réussi, contre Benazir Bhutto. La nouvelle intéressera, ravira ou inquiétera selon le cas, surtout ceux qui se passionnent pour la politique internationale, et qui verront dans la disparition brutale de Bhutto une sorte de "bénédiction" pour Pervez Musharraf.
Inattendue, la bénédiction ?
Pakistan : l'ex-Premier ministre Benazir Bhutto tuée dans un attentat suicide
http://afp.google.com/article/ALeqM5ikcjArrp9N-a0FaDUJ5AkiXEzjmg


